La nausée
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- Publié le mercredi 16 juillet 2014 15:19
- Écrit par Saïdou Nour Bokoum
Tout avait été dit à propos de la Société d’abondance au seuil des années 60: consommation jusqu’à la nausée, relégation dans les dépotoirs du siècle de toute la misère du monde (Michel Rocard), guerres picrocholines entretenues par et pour des chefs d’Etat intronisés à leur insu (Bongo) sur le perron des palais des empereurs néo-colonialistes; donc des coups d’Etat en veux-tu en voilà, mais développement point.
N’est-ce pas, (ils n’ont pas le sens de l’Histoire) (ou du Progrès, Guéant sait le mot exact), donc du changement social.
C’est connu, les Nègres ont toujours été des clones de M. Badin, bons à rien; des fainéants, de bons tirailleurs, je ne dis pas. Se faire trucider à Thiaroye aux aurores, pour avoir osé réclamer leur ration, après que leurs congénères avaient trinqué entre soi, leur vie dans les marais de la Camargue, pour sauver l’homme à la baguette et au béret basque des chaînes meurtrières des Panzers nazis, passe.
Le vent de Mai 68 est venu, a soufflé quelques idées sur le genre, « libérant » les femmes, les mœurs, nivelant les sexes, en passant; quand je dis niveler, c’est affirmer le droit de dire « ni plus homme , ni moins femme.. ».
Il y a eu tout de même les accords de Grenelle, qui est fou, je vis aujourd’hui des allocs améliorés à leur suite, alors que nous ne voulions que barboter sous les pavés où nous voyions la mer..
Donc maintenant
Moi c’est moi
J’ai le droit de porter un pantalon
Tu as le droit de t’habiller mini ou robe longue
Comme ces Nègres au Bois sacré
Unisexe avant l’initiation
Comme cette "retape" du Bois de Boulogne
Des hommes frétillant sous un masque
Agitant le rhombe au-dessus d’une jupette de raphia
Il n’y a rien de nouveau sous la grisaille
Tout de même on peut défendre les noces pour tous
Sans oublier celles de Kanaan !
Pour nous rappeler que tout passe
Sauf Le Temps..
On n’est pas pour autant plus canaille
Je pourrais entrer dans le détail
(Quitte à me faire crucifier)
C’est Valls qui serait content : « un de moins.. »
Dans le bétail soumis au martyre
Le Pen un peu moins
A cause des quotas alors en baisse
Comme dans ces Clandés
Où proxénètes métèques et macaques
Prospèrent en abattant la vioque
Mères-macas rendues sans foi ni loi
Sans souci sans chichi mon chou
Halal ou Haram qu’importe
Comme chez nous là-bas dis
Dans les Kasbah sans porte
Où s’entassent les djantras
Le paradis pour quoi faire
Ici y a pas de queue..
Là-haut trop de péchés
Et puis fè chié
Ici j’appelle un chat un chien
Y a quoi je suis garçon moi !
Sinon tu es là pour quoi
Dans les djandjous de "Madame Claude"
Et dans les gourbis de ce Nord pour Harkis
C'est comme chez nous là-bas dis
Lestés de fourbis
Monologuent des totoches et des toutounes
Comme ce personnage qui se dérobe sous un string
G'iffé Aubade ma chè’
Et les chevaux en rut
Se ruent hors des starting-blocks
Doux doux, doucement
Mouss mouss dirait l’enfant soldat de.
« Tu viens mon Doudou » ?
Laisse coule boa constricteur
Il trouvera devant fourmis magnan
VIH ça tue ma belle
Dit un mignon de la République au volant d’un Hummer volée
Et la faim mon cucu
Le p'tit il va pas téter ton foutre
Dit la michetonneuse, l'"Artiste"
L’écolière qui donne des cours d’art
« Ici je déniaise à petits prix »
Fils à gros tonneaux boutonneux
Drame : une nuit tout l'hôpital
Don de Dieu
A ne pas confondre avec Dieu (nous l’a)donné
Tombé du ciel de Chine
Y a pas son deux depuis que De Gaulle est parti
Y Compris l'équipe médicale
La voyant plia leur jambe au cou
Qui avait pris ses règles précoces
Pour signes mortels d'Ebola
Il en est de même de l'intermittent
« L'ennui c'est qu'il faut qu'il mange »
L'inoubliable formule de Guitry
Qui trouverait d'un ennui mortel
La compagnie des Immortels
Think of this
La compagnie de Finkie..
Bullschitt !
Cool down boy
How can you laugh?
When you know I’m down,
Foin de poetry Mister verbo sity
Je reviens de loin, de Conakry
Ebola est toujours là-bas
Où funérailles c’est ripaille..
Ailleurs on continue à gazer à Gaza
Trop facile mon gars..
Preuve, chaque année
Israël sous perfusion reçoit sa tétée,
Trois milliards d’euros ou de dollars
Entêtés malgré le carnage collatéral
Nous n’oublieront jamais
Entebe ! Entebe ! Entebe !
Où l’on convoqua toute les belles frimousses de Hollywood
Elisabeth Taylor Clint Eastwood..
Pour nous faire jouir nos cannonades
“Whose woods these are
I think I know.
The darkest evening of the year..”
Cette nuit toute l'Afrique fut entubée sur un tarmac
Les sniffers yankees
Aident « Tsahal » à trancher
Entre Youyous et Yuppies
Seront vaincus
« Ceux qui n’ont jamais rien inventé.. »
Sauf la mésentente
Et pour se donner bonne conscience, ceux d'en face allongent quelques jetons humanitaires aux familles des victimes de bombes israéliennes. Hamas et Hezbolla se ruent, parfois se tuent à s’arracher ces jetons. Moins que ce que cette Jet Set des mille et une nuits, jette (pardon les tympans délicats) aux maîtres d’Hôtels des Palaces de Monaco ou des salles de jeu du « Sahara », un casino-bordel de Las Vegas (Nevada, USA). C’est mieux que les carcasses de mouton et de chameaux qu’ils s’apprêtent à envoyer aux affamés, en ce mois sacré, « leurs frères en Islam », qui crèvent au Soudan, pas seulement celui du Sud, mais Al Soudan, au sens d’Ifrikia, le pays des Kafres, qui va du pays originel des Boers, à Miçra. .
Donc on tue en Palestine. Roquettes contre missiles à têtes chercheuses.
L'amnésie s'est mondialisée
Les médias comptent.
Le Hamas a tué tant
Israël en fait autant, sinon plus
Pourtant, c'étaient l’Union soviétique et l’Amérique qui, à la fin des années quarante du siècle dernier, avaient tapé sur la table pour mettre fin à une "excessive primo colonisation" de la Palestine par les Ultras, aidés par les colons anglais et français.
Le « Grand Capital » (Georges Marchais) n’était plus à l’aise dans le corset du colonialisme de papa.
Les Allemands se sont repentis : 20 milliards de marks ou de dollars ou de francs lourds. Ce n’est pas la manne ou la caille qui compte, c’est le geste, le symbole. Ils savent que la « racaille » a prospéré dans la même matrice d’une (in)justice clivée par :
Ma synagogue est plus belle que ta mosquée.
Pour cause de dépassement non républicain: ces minarets que je ne saurais..
Mais où sont donc passés les surréalistes, Picasso, parlons pas de Duchamp, passons.
Les Allemands, par avance ont entendu l’ambassadeur Stéphane Hessel :
Indignez-vous !
Lui savait de quoi il parlait
Un Juste, un ambassadeur
Qui vivait dans un petit bureau
Une alvéole d’anachorète
« Patron » de La Maison des immigrés
Où s’accumulait leur pécule :
Leur sueur leur sang
C’est devenu le Fonds d’Aide Sociale (FAS)
Ensuite le FASILD
Une grosse mamelle de La Ville
Et la Négraille dans tout ça ?
La racaille fut évacuée du macadam
Et jetée à la rue, la callera
Car même plus bonne à répondre
De « Paris ville propre »
Confiée à des Techniciens de surface
Les Balkanisés de l’Europe
Qui restent tout de même des Blancs-Blancs-Blancs
Rien à voir avec ces Blancs-Blacks-Beurs
A qui ce qui reste de philosophie
Du moins pour l’audimat, asséna la mort subite :
« Blancs-Blacks-Beurs ?
Plutôt Blancs-Blancs-Blancs
Quelle honte pour l’Europe ! »
Je sais, depuis, le quidam s’est repenti
(Pour la bavure extra-hexagonale)
Il eût sans doute préféré les épines de la couronne
Le poids de la croix et arpenter le Golgotha
En vrac, puisé dans un think tant :
Aux Serbes Croates Roumains et « même » Roms
Pour le plus grand bonheur des Finkie
Bennes luxueuses, pelleteuses presque téléguidées
Trop délicates pour être confiées
A ces gros doigts d’éboueurs, de balayeurs
Trop facile pour ces allocataires du FASILD
Ils sont retournés là où ils avaient commencé
Dans les trous de Métro
A leur vie de cul-de-basse-fosse
Bientôt ils iront plus bas
Dans les catacombes de Paris
Le carré nègre ou raton de Thiais, faut pas rêver
Voilà, maintenant c’est trop tard, Hessel est mort.
Sartre avait eu la Nausée « d’être là, pour rien ».
A présent, c’est pire,
Il n’y a plus personne pour avoir la nausée.
Impossible de dégueuler
Il est temps que je la referme, cette boite de Pandore, où grouillent « indifférents parfaits », faux adeptes de Lao Tseu et du Tao, islamistes, antisionistes, terroristes, junkies ivres de Dieu ou du Malin, des illuminés qui veulent hâter la fin du monde de leurs fulminations.
D’ailleurs on ne saurait être audible ou visible, s’extirper de la glu de la lâcheté, jutée cette nuit de gésine, ni de la Toile d’araignée de la mondialisation, cet art de vaincre quand on n’a pas raison (Cheik Hamidou Kane, L’Aventure ambiguë).
Shalom, Wa Salam,
Saïdou Nour Bokoum
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