Mamadou Sylla et Sylla Mamadou : pompier et ou boutefeu?
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- Publié le vendredi 15 août 2014 18:07
- Écrit par Saïdou Nour Bokoum
Tout Maa Nkala sort des reins d’un Sara Kollé (1)
L’un, est ce nabab qui ne sait plus où mettre son fric depuis que son ami, Lansana Conté était venu personnellement le sortir des fricfracs de la « justice », provoquant l’ire de feu Ibrahima Fofana et Rabiatou Sera qui ne demandaient qu’un peu de flouze pour remettre à flot leurs militants qui avaient ras-l’ bol de la mangue noyée dans l’huile rouge. Ainsi la révolte corporatiste de janvier-février se répandit en une massive insurrection qui elle-même n’accoucha que d’une souris. En Guinée, les montagnes sont remplies de scandaleuses richesses pour les uns, rien que de stupides turgescences, des fibromes pour la masse, en attendant une césarienne offerte par les Soros, Sam Walsh et autres dealers..
L’autre, Mamadou Sylla devenu Sylla Mamadou (Dupont T, c’est pas Dupond D ?) viendra un Vendredi dans le même avion que feu Ibrahima Fofana et la « Révolution » fut flinguée net, dans l’ouf, c’est-à-dire dans la marmite bouillante de la Bourse du travail où un millier de syndicalistes hurlaient des mots d’ordre pour en découdre avec le Pouvoir, une fois pour toutes. La base n’était pas u courant qu’elle était hors-jeu.
Combien ça coûte une révolte ? Rien du tout sous nos tropiques, la mort n’a pa de prix !
Mamadou Sylla a raconté à qui voulait l’entende sur des stations FM qu’il a sauvé le pays du chaos.
Hélas, il avait raison : le Pouvoir allait tomber dans des mains amateures avant d’être ramassé par des soudards qui nous ont amenés là où nous sommes. L’abysse du Triangle des Bermudes. Lui Mamadou Sylla s’allia avec un professionnel du métier, le Pr suivez mon regard, et vous rencontrerez « un président démocratiquement élu » par la R-PDG tv. Ingrat comme un politicien qui arrive à ses fins, y a pas son deux. D’ailleurs seul un Mamadou Sylla peut aligner autant de naïveté et de pognon.
Pourtant Alpha avait clairement indiqué sa doctrine crypto-stalinienne plutôt sa vulgate : même Rocky IV n’eût oser se hasarder à ce funambulisme; c’était lors d’une opération coups de poings qu’il allait illustrer cet art de la grimpette.
Après avoir mis KO madame Dominique Bangoura, cerveau d’une petite mouvance, COTRADEG vouée à l’ascension d’un Fall à l’époque honni par Alpha, « Madame, vous vous plantez. Madame, c’est du sophisme (elle défendait l’article 34-Somparé-légalisme-présidence intérimaire et tuti quanti). Alpha est monté au septième ciel en se faisant la courte échelle par Pivi-Tiégboro-Kiridi-Fodés (Al Dianna et Diahannama, « chantons tous ensemble ».), Sylla Mamadou-Rabiatou, la liste est toujours ouverte.
Je continue ?
Maintenant, ça et là, de façon ciblée, mesurée, A lélét cho ! est entrain de donner un coup de pied aux ânes qui l’ont aidé à grimper, en renvoyant l’échelle, qui n’est pas un ascenseur ! Pour Sylla Mamadou, on commence par lui retirer des fesses le tabouret de la vice-présidence du « Perchoir » qui n’existe que dans la tête du journaliste guinéen mais pas en Guinée. Entre-temps, un des stratèges de l’Arc-en-ciel-Alpha-Kouchner-Bourgi, lui avait « acheté » pour un milliard, un immeuble dont le bâti ne valait pas moins de dix, quant au terrain, il faut multiplier ce chiffre par au moins deux.
C’est cela, sinon nous hâtons la publication des audits où ton nom est en « pole position », dixit la rumeur, celui dont on dit, toujours selon la rumeur, qu’il a bradé ENTAG-Henriette/Conté pour financer une de nos « prestigieuses » institutions de déformation professionnelle..
Voilà, cruauté ou « malobalya », non seulement ce maître de l’arc-en-bouche par ailleurs éminence grisonnante de l’Arc-ciel-mon œil, certes la publication des audits a traîné en longueur, mais avec son nom en rumeur qui à présent, sent pire que la mare de Baro où les caïmans mêmes ont la nausée, tellement les grigrimans en baskets ont fait tinter le Sosso Bala non loin, à faire vomir Balla Fasséké.
Kurukan Fuga, foué !
Que du vent, dirait Sampil, Muchachito (paix à la grande âme !)
Kurukan Fuga où est le rapport ?
Mollo, cool Bèb, vous verrez -, KKF qu’on pourrait écrire autrement en se bouchant le nez - est la première constitution démocratique avant celle des Etats unis, celle de 1789 ! Hommage honoris causa appuyé, appliqué, baiser de la mort à la culture africaine de Laskaris, Excellence des EU, dont je m’étonne qu’il ne soit toujours pas rappelé par.. la Bibliothèque du Congrès pour « surformation ». En vérité un faux confectionné en 1998, qui triture, tripatouille la Résolution des Chasseurs Bamanas-Maninkas; anti esclavagiste alors que la charte de Kurukan Fuga, ce hold-up en papier, consolide cette pratique qui avait poussé Asoumawolo Kanté à lever des armées.
C’est ce que Mamadou Sylla, nous y voilà, le Sarakollé, n’a pas compris : l’Histoire est écrite par les vainqueurs. Et l’argent sans l’entregent de l’Intelligence historique n’est que papier qui s’envole, froissé, comme ce torchon tripartite, œuvre ancillaire de la Jacquerie émasculée par des « acteurs » politiques couchés, devenus « paillasson » (Rama Yade) des Mousquetaires du « Mouvement social », CNTG (syndicats) et CNOSCG (société civile) de janvier-février 2007.
Maintenant « l’histoire » vient le rattraper jusqu’à son Boké natal. On le met dehors, bala bala oust ! Sors de ma Maison de mes jeunes ! Comme s’il était né à Baro..
Boké ne se dispute pas. Ce n’est pas qu’Alpha y soit né, on lui connaît plus d’un village natal. On a parlé d’un petit village non loin de Kouroussa, Kouyaté aurait protesté : montrez-moi ???
C’est que Boké lui est plus chère à A lélé tcho, qu’une terre natale : on y a adopté son père biologique. En Guinée, les liens de chair, on sait ce qu’ils valent. Chaque semaine une enfant-mère enfouit son bébé dans un dépotoir.
Voilà que Mamadou Sylla flirte avec d’anciens PM qu’on veut effrayer par des audits. Une blague qui ne trompe même pas Alpha. Qui est toujours entouré d’invisibles PM, tellement invisibles que lorsque l’un d’eux avait jeté l’éponge, Alpha aurait tenu cette gracieuseté : « un non évènement ! ».
Mamadou Sylla en tant que Sarakollé doit méditer ceci.
Lorsqu’Asoumawolo s’était déporté comme le vent pour venir surprendre cet infiltré de Sôn Diarra Kèta (lion voleur d’héritage en pur bamana), entrain de jouer son Bala magique, il dansa au lieu de le trucider, mais dit :
Kô Yantè, il y a un secret entre nous.
Ce secret ?
Kouyaté ou Konaté ?
Deux acteurs de la Transition qui ont chacun joué leur partition. Ce dernier vocable est une irrépressible nécessité sémiotique du marché djéfussé (friperie) : la Guinée est depuis cinquante ans en lambeaux. Elle est maintenant en quarantaine d’elle-même, ad vitam aeternam.
Lorsque les tombes cracheront leur contenu
Lorsque les urnes funéraires vomiront des chiffres et des lettres
La horde abrutie
Prise dans les spirales d’un Kotèba
Comme une horla des fous des stades de foot
Dansant le Doundoumba le Kakilambè
Le Yéla le Marbayassa, le Konden Diarra :
Alors le Kakandé dira le secret du Nimba Du Simandou
Alors le masque des Mounâfikoun tombera
Au risque de soulever le Voile de la Mariée
On verra ce qu’on voudra
Enfin l’aveugle pourra peeper
Avec les yeux du paralytique
Marchant avec les pieds de l’aveugle.
Alors la Guinée sera debout
Comme une femme soussou
Portant son foulard fière
Comme un cimier foulfouldé.
Ou le fer à béton d’un époux somali
Eh oui Boké Bouaké Bouaflé
Danseront le Zaouli
Mêlant les pas frénétiques du Soli
A la mélopée glauque de « Minuit »
Les masques de l’ancêtre Méroé
Ont soif du sang d’angbansan
Ensemble dansant d’un même pas
Pour régénérer une terre stérile
Avec le sang sacramentel
Du perpétuel mensonge politicien.
Transmuté par le stylet
Qui tracera en lettres vermeilles
Les merveilles de l’Ascension
Ce jour saint n’est pas un hasard
Ce quinze août comme une scansion
Avant l’assomption de nos petits mensonges
Captifs libérés de misérables petits tas de secrets
Enfin aptes à entamer l’ascension
Cap sur la Voie la Vérité la Vie
C’est certain fini le traintrain
Le lointain est proche
Hosanna Le voilà Khaïdara !
Shalom Wa Salam,
El Hajj SaïdouNourBokoum
www.nouvellerepubliquedeguinee.net
Note 1 : libre interprétation d’un dense raccourci du regretté Youssouf Tata Cisssé, sa bouche mon oreille: « tout Bamana-Maninka vient d’un Sarakollé ». D’où je dis : toute créature est de Mangala ou Man Kala (L'Unique chez les Bamanas qui disent aussi Yori) !)
