M. Diaby patron de l'A.R.P.T. sur le gril se débat
- Détails
- Publié le lundi 29 décembre 2014 11:28
- Écrit par Youssouf Hawa Keita
- Affichages : 1646
Au cours de la conférence de presse qu’il a animée mardi dernier à Conakry, le Directeur général de l’Autorité de Régulation des Postes et Télécommunications (ARPT) Moustapha Mamy Diaby a répondu à ses « détracteurs » qui ont affirmé récemment dans les colonnes d’un journal de la place qu’il a détourné 400 milliards GNF.
« La corruption à l’ARPT. Je suis très heureux que cette question soit posée. Comme on dit, quand vous ne faites rien, on ne sent pas votre présence. On dit qu’il y a la corruption à l’ARPT. L’ARPT est une institution, un organe parapublic qui n’est pas au dessus des instruments de contrôle de l’Etat. Il y a l’inspection d’Etat qui est un organe de contrôle de l’Etat qui peut contrôler n’importe quelle structure. L’ARPT fait partie des structures nationales qui présentent chaque année un rapport annuel d’activité, un rapport financier d'audit, certifié par des commissaires aux comptes. Et qui présente chaque trois mois sur son site Internet des données statistiques sur le secteur », se défend Diaby. Ajoutant que « l’ARPT régule un secteur où domine le privé. La totalité des entreprises régulées par l’ARPT sont cotées en Bourse. Quand une entreprise est cotée en Bourse, cela est l’expression d’une certaine moralité dans la gestion des biens de cette entreprise. Parce que quand vous êtes coté en Bourse et que vous faites des malversations, c’est votre valeur en Bourse qui baisse. Les plus regardants dans ce que fait l’ARPT sont d’abord ceux que nous régulons, ce sont d’abord les opérateurs. Si nous, nous sommes les premiers à faillir que ce soit la non observation des règles de régulation ou la non observation des règles de gestion ou même des pénalités où des comportements de nature à s’inscrire dans une logique de corruption, c’est très facile à voir. C’est l’occasion de dire que j’ai un respect profond pour le métier de journaliste. Ce que vous faites est très sensible ».
« Ayez à l’esprit que nous sommes dans un pays à près de 90% analphabètes. C’est fréquent que nos parents vous disent, la radio a dit ça. Pour eux tout ce que la radio dit est vrai. Le travail de journaliste est un travail noble. Mais malheureusement il faut se dire aussi que parmi nous et parmi vous, certains qui salissent l’image de leur métier. Certains qui, pour de petits besoins et de petites accointances se positionnent sur certaines choses qui sont de nature à salir l’image où la notoriété du métier du journaliste », regrette celui dont la structure est sévèrement accablée par une institution internationale .
Répondant à une question d’un journaliste qui a cité un journal l’accusant de détournement de 400 milliards de francs guinéens, Diaby se défoule en ces termes : « S’agissant du Monsieur que vous venez de nommer dans votre question, l’ARPT n’est pas la gendarmerie, elle n’est pas la police et elle n’est pas non plus la justice. Quand un Monsieur dit, fût-il le premier des journalistes, que j’ai recruté mes cadres dans les maquis, je puis dire aujourd’hui que j’ai sans (fausse) modestie le groupe le plus homogène. Les critères de sélection à l’ARPT sont claires et transparents et je suis un chercheur de tête, je cherche la crème. J’ai débauché la plupart de mes collègues. J’ai pratiquement débauché chez tous les opérateurs ».
« Ça me fait franchement rire de dire que j’ai détourné 400 milliards, soit 57 millions de dollars. Mais s’attaquer à mes collègues, s’attaquer à l’institution et aux instruments de l’institution..; nous avons demandé à l’agent judiciaire de l’Etat d’exiger par voix de justice que ce monsieur apporte les preuves de ce qu’il avance. Il a le droit de dire ce qu’il veut. Mais il a également l’obligation d’apporter la preuve de ce qu’il dit. Quant ses preuves seront apportées, c’est l’Etat qui va se retourner contre l’ARPT. Mais quant les preuves ne sont pas apportées et que c’est après qu’on porte plainte à la justice, qu’on prend toute une communauté pour aller tous les jours faire le pied de grue chez l’agent judiciaire pour lui demander pardon, vous voyez que c’est trop léger. Et après c’est des collègues qui disent laisse tomber… ».
Par Youssouf Hawa Keita
mediaguinee.com
Relu par www.nrgui.com

