La manifestation anti-islam de Pegida tourne court à Montréal

Plusieurs centaines de manifestants contre l'islamophobie ont défilé dans les rues de Montréal, le 28 mars, et bloqué les quelques membres de Pegida qui ont finalement renoncé à défiler.

Quatre à cinq cents manifestants contre l'islamophobie ont bloqué, samedi 28 mars à Montréal, les quelques membres de la cellule québécoise du mouvement islamophobe allemand Pegida, qui a finalement renoncé à défiler.

Un important cordon policier encadrait les manifestants rassemblés dans le quartier du « petit Maghreb » où réside une importante communauté de ressortissants d'Afrique du Nord.

Pegida Québec n'a pas réussi à mobiliser ses partisans pour ce qui aurait été le premier rassemblement du genre en Amérique du Nord. Ils étaient moins d'une dizaine sur un parking du centre commercial de ce quartier.

« Brisez Pegida ! Contre les nazis »

Quelques jeunes manifestants ont ensuite repoussé les rares partisans de Pegida Québec derrière les très nombreux policiers qui ont ensuite annoncé, sous les cris de joie et des signes de victoire, que Pegida Québec annulait sa manifestation. « Solidarité contre l'islamophobie », « Brisez Pegida ! Contre les nazis », déclinaient les banderoles en tête du cortège des manifestants anti-islamophobie.

Pegida, acronyme allemand pour « Patriotes européens contre l'islamisation de l'Occident », avait lancé son appel à manifester via les réseaux sociaux.

Lire notre reportage interactif : A Dresde, berceau du mouvement Pegida contre « l'islamisation de l'Europe »

Un petit noyau de cinq personnes est à l'origine de cette cellule québécoise, dont Jean-François Asgard, qui s'est dit proche du Front national en France. Cet homme de 33 ans avait expliqué au Toronto Star cette semaine que son appel à manifester n'était pas uniquement pour s'opposer à l'islam mais « pour dire que si l'islam ne se réforme pas, alors il doit disparaître de l'Occident ».

Cet appel de Pegida Québec avait été condamné par l'ensemble de la classe politique. Le maire de Montréal, Denis Coderre, avait ainsi rappelé que la ville était « une terre d'accueil » et déclaré que ses habitants allaient « condamner toute forme d'islamophobie ».

DenisCoderre       

Le Monde


Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir