LE MOT DE GUIKOU BILET ZAFLA : JE CROIRAI EN DIEU SANS DEVENIR BÊTE.

Autrefois, mon peuple croyait déjà en Dieu

Il avait ses propres manières d’être pieux

L’Etre suprême dominait ses croyances

Et c’était de Dieu qu’il tirait son essence

Il donnait ses noms sans oublier le Seigneur

De lui, il espérait la fin de ses malheurs

Lagotché veut dire : tout dépend du Maître

Il nommait ainsi le nouveau petit être

Pour le confier à Dieu, le seul à décider

Du destin de notre pauvre humanité

 Parce que je prends une autre religion

Je dois sans réfléchir adopter des prénoms

Je dois sans douter les trouver meilleurs aux miens

Et me laisser donner un nom comme un chien

Alors mes beaux prénoms deviennent des péchés

Une grande peste que je dois éradiquer

Et vu qu’il n’y a pas plus ignorant que moi,

Je détruis mes valeurs à cause de ma foi

Je vis ma religion sans du tout réfléchir

Pour donner à mon nom un radieux avenir

A présent, j’ai compris mes erreurs de borgne

Il me faut rétablir sans tarder les normes

Mes propres noms priment désormais sur les leurs

Je n’écouterai plus les mots de ces menteurs

Ils se servaient de Dieu pour me rendre tout sot

Sans un brin de remords, ils lavaient mon cerveau

Maintenant c’est fini, et je croirai en Dieu

En gardant mon vrai nom car je le trouve mieux

Après tout, c’est bien lui qui me l’a inspiré

Je n’aurai donc pas d’autres noms à chercher 

Nohoré Gbodiallo Guikou Bilet Zafla

Le Fils d’Afrique (Inédit, Je suis un noir, donc un vaurien)

Collaboration Bolou Zoléba Djéko

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