Entendu sur L'axe Bambéto-Sandaga : dégagez !
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- Publié le lundi 20 février 2012 01:27
- Écrit par Khaïdara
Il a 85 berges bine calés. Son apprenti sorcier à peine dix de moins. Des jeunes mal élevés qui vont jusqu’à lui crier, Wade, attention à tes couches qui tombent ! Soubhanallah !
De tels propos à un Ancêtre. Mêmes nos renois du 93, la callera de Sarko ne sont pas aussi sauvageons (Chevènement incompris qui parlait plutôt de botanique..). Pas dut tout. Quand un vieillard au lieu d’entrer dans l’Histoire telle « une bibliothèque qui brûle » (Hampatè Bâ), il préfère péter les plombs, au risque de disjoncter un pays qui était alors, avec la Côte d’Houphouët Boigny les bons élèves du Modèle de Shaytane logeant à Babylone ! Néron en périmé.
Que c’est beau quand le pays de la Téranga brûle !
Quand un vieillard pète les plombs, il se dégage comme des effluves de boules puantes, des bombes dont l’explosion est à la dimension de presque tout un peuple ; parce qu’enfin il n’y avait pas que de jeunes détribalisés du lumpen des faubourgs du pays de la Téranga. Des des barons de la vie politique sénéglaise comme Mustapha Niasse affrontant les gaz lacrymogènes. Pas seulement des gaz. Ils tiraient à balles réelles, les soldats jusque la républicaisns mués en soldatesque par l’agrégé de droit. L’opposant historique qui a patiemment lutté contre le « père » de la nation, et a fini par donner à Abdou girafe d’être élégant : un coup de fil pour plier son interminable carcasse et reconnaître magnanimement sa défaite.
Et par-dessus le marché, sa victoire a été largement possible par le vote massif de ces « jeunes », grâce aussi à leur vigilance; jamais des sms n’ont été autant déterminants dans un pays pauvre et démuni de moyens électroniques de communication. Et l’appareil vermoulu du PS s’est effondré comme un château de cartes. Le parti, mais pas l’Etat qui existe, contrairement à ce pays qu’un revenant de notre première république vient de ramasser comme une coquille vide qui traine quand la mer se retire.
Ce n’était pourtant pas facile pour Abdou qui n’a connu que les ors et les palais de la République depuis l’âge de 25 ans. Au contraire, celui qui, il n’y a pas plus de 3 mois conseillait sagement aux Kadhafi, Gbagbo de partir et d’éviter d’aller à pied vers le grand nord, humiliés, blâmés par leurs peuples et par l’Histoire, voilà que l’inévitable effet de la drogue qu’est le Pouvoir (Michel Jobert) a sais notre Sage devenu accro, junkie et promis à une fin que je n’ose imaginer.
Quand l’Oncle Sam lui-même se fait le portevoix de ces jeunes, hurlant Wade dégage, de façon même discrète comme il se doit, eh bien le TPI devient trop loin.
Devenu sourd, muet, aveugle, il n’entendra même pas les coups de tonnerre d’une roquette qui change de direction. Pourtant "Wade dégage", n’es pas qu'un slogan, ce pourrait être le titre d’une lamentable tragédie sans poésie, digne d’un continent barbotant dans les eaux glacées du calcul égoïste de l’Histoire.
Sans transition.
Sauf ce symptôme propre à ces Alzheimer politiques. Il y seulement quelques heures, on a entendu un ministre haut-parleur de qui vous savez, éructer :
Bambéto, l’axe Bambéto-Coza Hamdallaye, ce n’est pas la Guinée, et ce n’est pas la jeunesse ; qu’ils sortent, ils trouveront nos gendarmes.
Bambéto.
En effet, il y une petite semaine on a vu un Bambéto, manucuré, sur son 31. De jeune filles sorties de « Femme de sable », « Rosa », ou qui sait louées à quelques cabinet de Neuilly, pour venir jurer la main sur le cœur, que Bambéto ce n’est pas Bambéto, en inversant la formule bien connue « Tôle c’est pas tôle » ! Les garçons ressemblaient à de jeunes zazous sortis d’un film français des années 50, chapeau noir, veste blanche cravate etc. Bambéto sorti droit de la Place Dauphine, non loin de l’ambassade de Guinée.
L’axe du bien.
Eh bien on vient de voir un autre Bambéto. L’axe du Mal. A l’occasion d’un match de football, où Cellou Dalein Diallo était invité, et la RPGTV toute proche qui n’a pas dû recevoir un carton, une double faute lourde, eh bien ça a repris. Ils auraient pu entonner
Wade dégage !
Mais c’était comme. Puisqu’ils ont affaire à son frère ici-même. Le Sily national aura été sevré d’une belle marée humaine à l’occasion d’un match. Et Alassane Condé une occasion de se taire. Il faudra cependant lui reconnaître une petite nuance dans son propos à l’emporte-pièce.
A part Cellou, tous les autres leaders ne sont que des ratotos, que dis-je des cafards !
A ces derniers, de lui apporter là aussi et au plus tôt, un cinglant démenti; ils le peuvent, ils le doivent.
Le lointain et bien proche Khaïdara.
