tentative désespérée..
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- Publié le jeudi 26 avril 2012 00:18
- Écrit par Saïdou Nour Bokoum
Réf. Mon article Fouta : uni ou foutu
Mais une question que j'aimerais poser est la suivante. Au-delà d'un problème de survie, sur quelle base peuvent ils refonder une UNITE partagée avec le reste des populations guinéennes, voire africaines en général. Les neufs grands marabouts avaient au 18ème Siècle résolu cette question admirablement .Pourquoi pas nous, en dépit des "Poullis" et autres féticheurs???Bien sûr je laisse de côté la profession de foi sartrienne: existence et essence car ça me dépasse. Avec tout mon respect,
Was salam!
Et me voilà confronté à l’impossible question duelle de mon frère Doumba. Nos parents, nos ancêtres de la Grande Tradition nous ont laissé un Dépôt. Fait d’une gangue protectrice et profane, voilant un noyau sacré. Pour aller vite, je dirai que le profane, ce sont nos « valeurs de civilisations noires « (Négritude de Senghor/Césaire). Qu’en est-il du Sacré ? Je vais dans ce cadre étroit devoir être sommaire. Les 9 Marabouts qui ont conçu ou géré les neuf Diwè n’étaient pas du tout dans le Sacré ; ils étaient au cœur du profane, c’est-à dire du politique. Ils géraient de façon rituélique (le propre du Sacré) un contenu éminemment profane. Le sacré est « pur » de toute considération profane. Les exemples sont florès dans l’histoire de l’humanité. : tous les Etats théocratiques sont d’une manière ou d’une autre une gestion « religieuse » du politique le plus guerroyant, pour ne pas dire pire. De l’Occident à l’Extrême Orient (des Etats chrétiens quand les Papes intronisaient les rois, quand les brahmanes primaient sur les chefs guerriers kshatrias. Sans oublier les petits royaumes éphémères juifs, les Califats abbassides, fatimides, etc. , musulmans. Ne parlons pas des empires nègres. Et là les choses sont un peu plus complexes. Nous avions en Afrique affaire avec une dialectique restituée de façon totalement, dévoyée, sauf rares exception par le regard de l’Etranger dominateur. Ils étaient hermétiques à une perception décentralisée entre les maîtres du Savoir et les chefs profanes. Le Sacré n’est pas la religion, que l’Afrique profonde a, en quelque sorte au risque de blasphémer, renvoyée aux Cieux. En effet toutes les aires culturelles africaines ont connu l’Un, mis à « à côté », tout en pratiquant des « religions animiste », des cultes, rites et rituels méprisés. Autant de vocables qui relevaient au pire du mépris des « envoyés du futur maître Etranger (historiens, ethnologues, etc.), au moins une série de méprises, de méthodes qui n’ont rien à voir avec la méthode scientifique. Les Dogons disent de l’Unique Amma, les Bamanas-Malinkés Mangala ou Yori, les Foulbhè Guéno, les Soussou Manguè. Au-dessous de l’Equateur Nzamè, etc. Partout, pas une portion de l’Afrique n’a ignoré la Présence de l’Un. Quoi d’étonnant à cela, Le Savant n’a-t-il pas dit qu’Il n’a parlé que de quelques prophètes dans son livre sacré, et que en Pédagogue, il ne s’est dévoilé que progressivement, de nabi en rassoul, jusqu’à sceller les messages et les messagers avec Muhammad rassouloullah (PSL) ! Mais alors que faire de ceux à qui Il a révélé qu’Il Est Celui qui Est (Houwa en arabe et en « hébreux »), mais qui ont mis de côté les pratiques et les préceptes qu’Il a consignés et transmis à Ses Avatara (Envoyé en sanscrit) ou qui L’ont même défié ? Mais qui « ils » ? Pour essayer d’y répondre il faut d’abord dire ceci avec force, il ne faut plus parler de Religion qu’à propos des dites religions révélées, qui sont dit-on trois : le judaïsme, le christianisme et l’islam. Un envoyé, un texte, un lieu fermé d’adoration : synagogue, église, mosquée. Mais le Sacré sans les pratiques rituéliques, authentiquement sacrées n'est pas à jeter hors des Cieux. « Ne dites jamais de quelqu’un qu’il n’est pas musulman (au secours frère Doumba, références !) Que faut-il alors faire des Poullis, maîtres forgerons, maîtres chasseurs, maîtres tisserands dépositaires du secret initiatique, que détenait probablement Soumagourou Kanté, qui en fut dépossédé par la Ruse de Diégué, envoyée par le MUSULMAN Soundjata Kéïta ? Autant de « Maîtres de cérémonie » (je préfère ce terme englobant pour éviter « prêtre », « sorcier », « magiciens », traduction mécaniques d’entités et de fonctions radicalement distinctes) qui connaissaient les pharaons, et sans doute Aménophis IV devenu Akhenaton à qui l’Un s’est révélé qu’il a appelé Aton ? (Je dis en passant qu’Aton a le même poids mystique (et donc numérique) que Houwa, 66, mais je ne continue plus dans cette voie..) Akhenaton qui fonda Akhetaton dont les populations se répandirent dans le désert quand les tenants du polythéisme ont fini par reprendre le Pouvoir et rendre à Amon sa suprématie au-dessus de tous les autres « dieux ». Ce seraient ces populations d’Akhetaton qu’on a appelées Yahoudis. Les Juifs et l’hébreu n’existent pas. Moïse était un prince égyptien, (Fereud) africain sans doute. Et l’hébreu est, lettre par lettre, de l’ancien égyptien. L’arche du Saint des saints existait des milliers d’années avant l’arche des Juifs, les deux objets cultuels étant pratiquement la reproduction du même ! L’arabe (la langue) par voie de conséquence, vient de l’ancien égyptien. Toutes les langues des grandes aires culturelles africaines contiennent des radicales de l’ancien égyptien. Cheick Anta Diop en a inventorié quelques unes aux quatre coins de l’Afrique. Parler de ceci m’agace quand je pense qu’une jeunesse qui a tout son avenir devant elle se dissipe dans un opportunisme sans foi ni loi derrière des politiciens incultes qui croient nous mener hors du tunnel de la reproduction d’une civilisation qui a fait faillite avec tous les modèles gauche-droite qu’elle a proposés; économie, politique, culture n’en parlons pas. Une culture où toutes les cinq minutes on viole des bébés de trois mois et où deux patates se marient.. Cadrage macro-économique.. Ils répètent ces concepts comme des roquets. Il paraît qu’il y a des pays émergents. Et ils vont où ? Ils quittent leur patries pour aller saloper l’écosystème des autres : chez nous qui n’allons jamais émerger. Ils prennent les sentiers d’un Occident soviétique en faillite.
J’en étais à la civilisation égyptienne qui n’est pas la mère des cultures africaines, c’est l’inverse qui est vrai. Ce sont les pharaons qui l’affirment.
Les Poullis sont comme nos masques, nos mythologies, nos cultes qui contredisent nos trois religions monothéistes. Et c’est là le drame de l’Intellectuel profondément croyant, surtout le musulman pour qui la profession de foi (Il n'y a de Divinité qu'Allah) n'est pas négociable ! Je n’ai qu’une réponse à donner. J’ai résolu cette « contradiction. » A chacun de résoudre la sienne. J’ai mis vingt ans à mettre au clair, ma culture, ma vie spirituelle et ma religion.
Quant à l’existence qui précède l’essence (Sartre).. Si Sartre pensait à l’Essence divine, ce que je ne crois pas, moi pas. Marx et Sartre n’avaient pas mon problème. C’étaient des athées indécrottables. L’empire dont leurs philosophies étaient le fondement théorique s’est effondré comme cette mosquée dont parle l’Un dans certaine sourate (Les Hypocrites ?). Bâtie sur du sable..
A suivre..

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