Naité : comment éviter le boomrang de la surfacturation du data Center ?

Avec cette affaire de Data center qui n’est autre qu’un serveur, on est en face d’une situation pour le moins cocasse. Imaginons un peu que l’auteur d’un méfait se découvre au grand jour et qu’il soit hors d’atteinte. Sinon pensons à cet autre pris en flagrant délit en sortant sa main du pot de confiture, mais dont le seul risque est d’être surpris par un essaim d’abeilles.
Pour en revenir à la belle signature commise par Moustapha Naité et sa bande de l’ancienne Direction du patrimoine Bâti public, rappelons d’abord avec persistance en signant d’ailleurs mille fois que son data center a fait l’objet d’une surfacturation à vous donner du vertige. Ce serait comme si le cahier de charge avait permis l’achat des deux Boeings, même si le premier n’a pas de réacteur. L’image n’est pas trop forcée et il reste alors à vous montrer comme si vous l’aviez en face, le fameux qui a entrainé une si forte saignée financière au niveau de notre trésor public.
Et c’est justement parce qu’il est question de la gestion de notre cher patrimoine qu’au passage, on croyait désormais hors de portée des vautours que nous nous y attardons. En plus, force est de remarquer que c’est précisément au moment où se livre la plus grande bataille de récupération du patrimoine bâti public en déshérence que cela se passe.
A propos, nous reviendrons dans nos prochaines livraisons sur des cas frauduleux qui sont en passe d’être résolus.
Ainsi donc si, les efforts de la nouvelle équipe du patrimoine sont à saluer, les ardoises léguées par la précédente continuent de préoccuper, sinon de sidérer nos bonnes consciences. Visite guidée du data center en question.
Au portillon d’une petite chambre aménagée pour accueillir l’équipement, on est littéralement envahi par une douce fraicheur et l’envie d’y passer la journée. A gauche est confortablement installé un backup de 30 minutes d’autonomie. A deux pas de là, trônent deux armoires dont le vernis autant que le dispositif frappent aussi l’attention du néophyte. Mais l’œil averti qui se hasarde dans la première armoire est littéralement choqué d’en constater le contenu. Le nec plus ultra annoncé à cor et à cri ne paie donc pas de mine, techniquement parlant.
En tout cas pas de nature à nous faire rattraper notre retard de 50 ans en 5 ans.
Alors accrochez-vous, car vous êtes en zone de turbulence. La grosse et belle caisse qui envouterait le premier visiteur n’est en qu’une coquille quasiment vide. C’est en quelque sorte l’histoire du verre à moitié vide ou à moitié pleine.
En optant pour le second cas pour être un tant soit peu optimiste, l’amateur que nous sommes se demande s’il ne faudrait pas interpeler les spécialistes. Mais avec ou sans eux, il est facile à l’amateur de conclure qu’il ne s’agit que d’un simple attirail qui malgré son prix prohibitif ne pouvait fonctionner. Après les grincements de dents que cela a occasionné dans les couloirs de la présidence, si l’on en croit aux dernières nouvelles, le chef de l’Etat aurait instruit d’acheter un logiciel pour faire fonctionner le serveur.
En attendant, en fait de data center, la plupart des sociétés de la place qui se respectent en disposent avec des options de performances avérées. Quant à l’équation qualité-prix, il n’y a pas de comparaison possible. Très loin s’en faut. Au point d’ailleurs qu’à cette allure, il est à se redemander si cette opération digne de la légende en matière de prévarication n’est pas déjà passée sous le chapitre pertes et profits. Impunité, quand tu nous tiens…
Dossier à suivre…
Une enquête dirigée par Aboubacar Condé In '' Le Diplomate ''

source  : www.aujourhui-en-guinee.com

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