« En 1998, le gouvernement Sidya Touré m’a torturé et envoyé dans un camp de concentration. C’est ce qui est à la base de mon handicap actuel »
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- Publié le mardi 9 septembre 2014 13:27
- Écrit par Rouguiatou SYLLA
Le passage de l'opposant Sidya Touré à la Primature (1996-1999) semble laisser un souvenir de mauvais goût.
Pour l’Opposition guinéenne d’alors dirigée par le RPG qui verra son leader (Pr. Alpha Condé, devenu douze années après président de la République de Guinée) emprisonné, ses militants embastillés sur fond de violations graves des droits de l’homme, Sidya a été l’un des plus « gros prédateurs de la liberté et de l'Etat de droit en Guinée ».
15 ans après, les faits collent encore au leader de l’UFR avec cette fois-ci les troublantes révélations du député du RPG Arc-en-ciel de la ville minière et très peuplée de Siguiri : Sékou Savané.
Interrogé récemment par Le Vérificateur, le député du Parti au pouvoir a chargé ‘accusé, (ndlr, nrgui.com) le gouvernement Sidya Touré d’être à la base de son handicap physique (malvoyance) par torture.
Sous Lansana Conté, « quand je dirigeais une marche pacifique organisée par les RPG à Siguiri contre certaines tares de l’administration, en 1998, le gouvernement de Sidya Touré m’avait arrêté et envoyé dans un camp de concentration où j’ai été torturé. Les talonnades, au genou, aux coudes, à la tête et aux poignets (ndlr, nrgui.com) qui ont fini par me donner des maux de tête intenses d’où mon état actuel de malvoyance », explique t-il.
Pour l’honorable Savané, ceux qui, aujourd’hui, le traitent de « mal-aimé et malvoyant » de Siguiri, doivent avoir honte de leur passé à la tête de la Guinée. Allusion faite au représentant de l’UFR à Siguiri et également à son mentor qui se pose, selon ses propres dires, en donneur de leçons de démocratie alors qu’il.. fut un prédateur de classe.
« Ils ont mis, dit-il, ce pays en retard. Ils n’ont pas honte de m’avoir traité de député mal-aimé », fulmine-t-il.
« J’ai été le seul député uninominal qui a enregistre 148. 600 voix aux élections législatives dans toutes les circonscriptions. Le premier responsable de la section UFR de Siguiri doit faire très attention, il doit s’occuper de ses propres affaires politiques au lieu d’inciter les jeunes de notre grand Parti à la violence », prévient-il. Menaçant de faire d’autres déballages sur l’UFR si le Parti ne fait pas profil bas. « Je suis un indépendantiste et témoin oculaire des faits marquants de la lutte des indépendances à Siguiri de 1955 à 1956 », conclut-il.
Rouguiatou SYLLA
Relu par www.nouvellerepubliquedeguinee.net
