Les 72 heures du livre : demain quand les Guinéens se mettront à lire..
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- Publié le samedi 21 avril 2012 15:17
- Écrit par Asmaou B
« La place du livre dans l’éducation » est le thème retenu cette année pour célébrer le livre en Guinée le 23, 24 et 25 avril au Centre culturel franco-guinéen. “ Le 23 avril, c’est la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur initiée par l’UNESCO depuis quelques années. On s’est dit depuis quatre ans que la Guinée ne peut pas être en marge de cette activité », dixit Sanssy Kaba DG de la maison d’édition Harmattan Guinée. Cette année, cette maison d’édition a décidé de rendre hommage aux écrivains décédés comme: Keita Fodéba, Laye Camara, Wialliams Sassine, Alsény Réné Gomez, Emile Cissé, Sébé Lamine Kouyaté, Néné Khaly Condétto Camara etc.. L’objectif est de dire que ces personnes décédées ont contribué à l’émancipation de la jeunesse guinéenne, à la promotion du livre et de la lecture et ont mis leur expérience au service de la nation.
L’une des particularités de la quatrième édition des 72h du livre, fut la participation des artistes à l’événement : les groupes de rap Degg j Force 3, Banlieuz’art, la chanteuse Johanna Barry qui, au reste, est auteure de l’hymne de la fête du livre. Fête qui sera l’occasion du « Bibliobus » ou la bibliothèque mobile, qui vise à décentraliser la bibliothèque du Centre culturel franco-guinéen pour mieux rapprocher le livre du lecteur. Cela Ça innove, toutefois les organisateurs déplorent qu’il n’y ait pas, comme ailleurs, un prix littéraire doté du trophée du Président de la République. L’écrivain Camerounais Gaston Kelman, auteur du roman “ Je suis noir et je n’aime pas le manioc ”est l’invité de cette année.
Au programme également, exposition et vente, exposés, conférences-débats, tant au CCFG que dans quelques universités de Conakry. Tout cela autour de “ La place du livre à l’université et les défis de l’édition universitaire ”, « Le manuel scolaire en question » ou encore « La problématique de la lecture en milieu scolaire et le rôle de la radio scolaire » . Il est aussi prévu une caravane à l’intérieur du pays.
En clôture, il y aura un dîner-gala dans un réceptif hôtelier de la place, où seront décernés des prix littéraires, notamment celui du Jeune écrivain guinéen. Nadine Bari, présidente du comité d’organisation révèle :
« Il y aura un atelier d’écriture, d’autant plus important que nous avons pu constater au moment du Prix du jeune écrivain, que beaucoup de manuscrits sont mal écrits, parce que le français n’est pas la langue maternelle des auteurs, le Guinéen a beaucoup d’excuses. Mais aussi parce que le niveau du français dans l’éducation guinéenne est actuellement médiocre. Pour le concours du Prix du jeune écrivain guinéen, nous avons reçu deux cents manuscrits dans les catégories poésie, conte, nouvelle et bande dessinée »
