" Alpha Condé n'a pas la compétence pour aider la Guinée, essayons Dalein aussi", préviennent les habitants de Kaloum
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- Catégorie : Politique
- Mis à jour le dimanche 23 novembre 2014 10:19
- Publié le dimanche 23 novembre 2014 10:14
- Écrit par Cellcom UFDG
« Nous étions hier avec Alpha Condé. Aujourd’hui, nous sommes avec Dalein. Et nous le conduirons au fauteuil présidentiel du palais Sékhoutouréya en 2015 ». Telle est la quintessence du message que Kaloum était venu porter au Président de l’UFDG.
C’était hier mardi au domicile de Dixinn (de CDD, ndlr nrgui.com). L’émotion était à son comble. Tant du côté de l’hôte que des invités. Les messages transpirant d’une sincérité incroyable. C’était une après-midi marathon au cours de laquelle des jeunes, des femmes, des cadres se sont bousculés pour se saisir du micro et dire des paroles aussi importantes que rafraichissantes, aussi réconfortantes que motivantes. D’abord l’expression d’un regret. Regret d’avoir participé à la confiscation des destinées de notre pays à un homme qui n’avait aucune expérience, aucune compétence, aucune connaissance ou aucune attache avec la Guinée. Regret d’avoir fait confiance à un homme qui n’a aucun scrupule à piétiner la parole donnée. Regret par-dessus tout d’avoir préféré un inconnu face à un illustre dont le bilan en termes d’infrastructures crèvent les yeux. Résultat : une Guinée pauvre, miséreuse, stigmatisée et divisée. Une Guinée qui exhibe à tous vents ses béantes plaies d’ethnocentrisme, de stigmatisation et de division. Une Guinée tirant le diable par la queue. Une Guinée de citoyens qui ont déchanté au gré de l’obscurité qui nous nargue, de l’insécurité qui nous endeuille, de la pauvreté qui nous avilit, d’un gouvernement de kleptocrates qui nous spolie, une Guinée malmenée par la seule et unique volonté d’un homme et de son clan qui n'ont cure de nos souffrances. Ces regrets que ces concitoyens portent comme de honteuses scarifications déformant le visage, ces douleurs révoltantes qu’ils portent en leur cœur, parce qu’ils savent qu’ils ont contribué à donner le pouvoir à un homme qui ne se fiche pas mal de ses promesses électorales, ils étaient venus les porter au Chef de file de l’Opposition guinéenne. Ils savent désormais, ils sont convaincus, disent-ils, que c’est lui qui représente aujourd’hui l’ultime recours de ceux qui ont perdu la foi en l’avenir de leurs enfants. Qu’ils soient debout ou assis, à haute ou à basse voix, dans la plus pure des traditions ancestrales et musulmanes, ils sont venus demander pardon pour avoir combattu l’homme qui, pourtant, a toujours incarné la justice, la fraternité et la solidarité, depuis les premières lueurs de la première journée de sa campagne jusqu’au soir de sa victoire volée. Ils se sont relayés, trois heures durant, pour dire leurs souffrances et leur déception. Des maux qui s’égrènent au rythme d’un chapelet de mots ironiques et incisifs à l’égard du locataire de S... Le tout sous le regard bienveillant de ceux par qui ils ont franchi le seuil de la maison UFDG, en l’occurrence Aboubacar Soumah (député uninominal de Dixinn) et B52 (Secrétaire fédéral de Kaloum). Les paroles se suivent, les critiques se ressemblent et se rassemblent dans cette vérité cardinale :
« Alpha Condé n’a ni l’expérience ni la compétence pour sortir les Guinéens de la misère. Essayons Cellou Dalein aussi pour voir ».
Silence, on passe la parole. Parmi les invités, un invité, un qui sort du lot, assis aux côtés de Cellou Dalein. Son nom : M. Ousmane Pelé Diop. Il est accompagné de son jeune frère. C’est l’ancien bras droit de feu Briqui Momo. C’est un des grands architectes de la « victoire » ou de la fraude d’Alpha Condé en 2010. Il a tenu à venir voir Cellou Dalein Diallo. En personne. Face à face. Pour reconnaître qu’il s’est trompé. Il ne voulait pas que quelqu’un d’autre le dise à sa place. Il fallait qu’il le dise lui-même. Ses mots dans les oreilles de Cellou Dalein. Sans filtre mal intentionné. Sans transmetteur faillible. Il a expliqué, avec toute sa force de persuasion, dans un ton vibrant de sérénité, les raisons qui l’ont poussé à rejoindre aujourd’hui l’UFDG. Trop de Guinéens ploient sous la misère. Trop de larmes coulent de nos cœurs. Trop de douleurs et de malheurs frappent nos demeures. Trop de haine habite nos relations. Trop de jeunes appréhendent leur avenir avec beaucoup trop d’incertitude. Trop de femmes ne savent plus par quel sein faire téter leur famille. Et trop c’est trop. Et lui, Pelé Diop, et son jeune frère, et tous les autres jeunes de Kaloum qui ont effectué ce déplacement, tous ces leaders d’opinion de cette commune stratégique, tous viennent apporter leur contribution pour faire de Cellou Dalein le prochain Président de la République que tous les Guinéens attendent avec impatience en 2015. Celui qui garantira la sécurité, raffermira la fraternité, promouvra la solidarité et apportera la prospérité. Pour ceux qui travaillent, tous sont conscients du danger de perte d’emploi qui les guette à cause de leur ralliement au combat de l’UFDG. Mais ce risque, tous sont prêts à le prendre pour abréger la souffrance du peuple de Guinée. Ils sont prêts à mettre en place, à la disposition de l’UFDG, toutes les stratégies qui ont permis de différer la victoire de Cellou Dalein Diallo. Mieux, ils promettent de les améliorer pour débarrasser la Guinée d’un pouvoir autocratique et "divisionniste". Ils le font à visage découverts. Sans aucune contrainte. En toute connaissance de cause. Et ils ne viennent pas pour échouer. Ils viennent pour gagner. Et cela est valable et à Kaloum avec M. Pelé et M. Alhassane Camara (du mouvement Cercle des Jeunes Intellectuels Démocrates au premier rang desquels le fondateur du mouvement J’aime Alpha), et à Dabondy avec M. Yaboi Keïta. Et les vagues marines de l’Atlantique emportent vers la presqu’île les applaudissements qui annoncent la réponse de Cellou Dalein Diallo.
Lorsque celui-ci prend la parole, avant de dire toute sa fierté de voir toutes ces personnes rejoindre son combat, il a tenu à préciser à ses invités que lui, il a déjà pardonné. A l’époque des faits, Alpha pouvait bénéficier du doute. Il a expliqué que tout le monde peut se tromper ou du moins peut être trompé une fois. L’essentiel, c’est de se rendre compte de cette erreur, se ressaisir et faire en sorte que cette faute ne se répète pas. Il a cité à cet égard les saintes écritures qui reconnaissent que même en commettant un péché, si l’on se repentit en prenant l’engagement de ne plus refaire la même faute, Dieu dans Sa Miséricorde, accepte le repentir. Et là où Dieu a pardonné, lui Cellou Dalein a déjà oublié. Le Président de l’UFDG a ensuite expliqué la raison fondamentale qui l’a poussé à faire de la politique. Selon lui, il a vu la Guinée rater trop d’opportunités à cause d’un manque de vision et de leadership. Il sait que le pays a les potentialités et les ressources nécessaires pour son émergence. Il suffit pour cela qu’il ait à sa tête des personnes compétentes et soucieuses du bien-être des Guinéens. Pour lui, tout le monde ne peut pas être riche, mais tous les Guinéens ont le droit de manger à leur faim, à la sécurité, d’accéder aux soins de santé primaire, à l’école ; et c’est à l’Etat de garantir cela. C’est le devoir de l’Etat de traiter les Guinéens à l’aune de leurs comportements, non en tenant compte de leur appartenance politique ou ethnique. C’est le devoir de l’Etat d’assurer la sécurité, la justice et l’égalité, la solidarité et la fraternité. « Et croyez-moi, c’est pour ces valeurs que je fais la politique. Et quand je vous vois ici aujourd’hui, mobilisés et déterminés, vous et d’autres qui travaillent pour nous dans l’ombre, quand je vois toutes ces vagues d’adhésion aux valeurs de l’UFDG, je reste convaincu que je me rapproche tous les jours de S.. Mais, soyez sûrs d’une chose, dès que vous sortirez d’ici, Alpha ou ses ministres vous appelleront pour tenter de vous corrompre ou intimider. Ne perdez pas de vue que le combat de l’Opposition pour la démocratie et l’Etat de droit est certes parsemé d’embuches, mais il reste drapé de beaucoup de noblesse qui fonde notre fierté et notre abnégation », conclut Cellou Dalein Diallo en début de soirée.
C’est sur ces mots que les invités prennent congé de leur hôte qui, pour la circonstance, était entouré de son épouse Hadja Halimatou Dalein et de certains de ses collaborateurs dont les députés Aliou Condé et Alain Touré. Rendez-vous est pris pour Cellou Dalein Diallo les prochaines semaines dans les rues et les familles de Kaloum. C’était une journée ordinaire comme on en a désormais l’habitude à l’UFDG. Une journée où les vagues se suivent. Les vagues d’adhésion roulant et venant caresser les berges de Dixinn ou de CBG. Une journée comme une autre où le domicile et le bureau du Président de l’UFDG ne désemplissent plus. Ces journées où on a pris l’habitude des flèches empoisonnées qu’on décoche contre le régime, pendant qu’on tend une main tendre et fraternelle à l’Union des Forces Démocratiques de Guinée. Tous ces jours où le Parti de Cellou Dalein Diallo renforce sa position d’alternative la plus crédible aux yeux des Guinéens. Tous ces jours où les arrivées sont massives, des citoyens ou des groupes de citoyens se bousculant au portillon. Chacun voulant sa part dans la guerre contre le régime corrompu d’Alpha Condé. C’était encore le cas ce mardi, comme un de ces nombreux jours à l’issue desquels le soleil se couche introduisant une nuit tumultueuse et pleine de cauchemars pour Alpha Condé. Comme dit la sagesse populaire, « ça c’est la fumée, le feu arrive derrière ».
