Depuis Paris, Jean Marie Doré propose le cumul des municipales avec les présidentielles, les communautaires plus tard, et prend Sidya Touré pour responsable en partie de la crise actuelle

 

''A Ougadougou, c'est Sidya qui avait refusé le memorandum pour la tenue des municipales en 2010 ''



L'ancien premier ministre de la transition, Jean Marie Doré en séjours depuis quelques jours en France, a rencontré sans tambour ni trompette quelques guinéens presque triés sur le volet en banlieue parisienne, ce dimanche 17 mai 2015. Aucune annonce dans la presse; cependant, Jean Marie n'a pas pas failli à sa réputation. Répondant rarement aux questions de l'audience, il a tout de même expliqué sa position sur le débat actuel à Conakry. La division de la classe politique sur le calendrier électoral. ''Avant mon départ, j'ai rencontré Kassory Fofana, pour lui demander de faire des concessions à leur niveau'' explique Jean Marie Doré, visiblement un peu fatigué. A l'UPG, pour sortir de cette crise, il faut couper la poire en deux. ''Je leur ai demandé de coupler les élections municipales avec les présidentielles, et organiser les élections des communautés rurales de développement plus tard'', propose Jean Marie Doré. Sur ses liens avec l'opposition guinéenne, le premier ministre à éludé tous les sujets y afférents. A la question, avez-vous changé de camp ? Il botte en touche: ''Non, je n'ai jamais quitté mon parti'' répond-il.

Sidya s'est opposé à l'organisation des municipales en 2010

Dans son résumé de la transition, l'ancien premier ministre accuse Sidya Touré d'être à l'origine du problème que traverse la Guinée aujourd'hui. A Ouagadougou, il affirme que Sidya Touré s'était opposé à son initiative de présenter un mémorandum visant à organiser les municipales qui arrivaient à expiration. ''Quand on a voulu présenter un mémorandum pour organiser les élections municipales en 2010, seul Sidya s'est opposé, avec des menaces de publier un autre mémorandum contre cette proposition'' , révèle Jean Marie Doré.

Trop de suspicion dans la transition

Pendant la transition, la levée des suspicions des uns et des autres étaient son quotidien. Chaque camp le prenait pour un joueur de l'autre camp laisse entendre l'ancien premier ministre. ''Il fallait aussi constamment gérer les égos'', explique-t-il. Il se sentait presque seul, et pouvait passer plusieurs jours sans pouvoir joindre le général Sékouba Konaté, président de la transition. Il le cherchait parfois des jours à travers Conakry. «Un jour, une société est venue signer un contrat, et il fallait sa signature, je l'ai cherché pendant quatre jours, avant qu'on me dise qu'il est près de chez Bobo Lopi, et quand je l'ai vu. Il me lance, ça ne peut pas attendre ? J'ai dit non, ça ne peut pas, enfin... » ironise-t-il.

J'avais dit à Blaise Compaoré de passer la main, mais...

''Deux mois avant le coup d’État à Ouagadougou, Blaise Compaoré m'a invité pour recueillir mon avis, je lui dit qu'après tous ces loyaux services, il peut passer la main, mais je me suis rendu compte après, qu'il ne n'avait pas écouté...'', indique pour conclure Jean Marie Doré. A-t-il rencontré Dadis à Ougadougou ? ''Oui'' mais ''c'était dans un cadre privé '' estime-t-il.

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