Elhadj Bokar Bokoum et Sacky Camara, deux membres du bureau exécutif de l’UFDG proposent une refondation du Parti
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- Catégorie : Politique
- Mis à jour le mercredi 20 janvier 2016 11:51
- Publié le mercredi 20 janvier 2016 01:24
- Écrit par El Jajj Bocar Bokoum et Sacky Camara
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A l’attention des cadres et responsables de l’UFDG à tous les nivaux
Mesdames et Messieurs,
Les problèmes auxquels l’UFDG a été confrontée ces dernières années n’ont jamais été abordés et traités dans le cadre d’un débat interne permettant une gestion démocratique du parti.
La rencontre de réconciliation entre les deux premiers responsables du parti à Dakar en juin 2014, était une occasion inespérée pour discuter de la gestion de la plus grande formation politique de l’opposition de notre pays.
A cet effet, le forum des cadres de l’UFDG avait préparé un document de synthèse sur la base duquel un débat aurait pu être ouvert. Malheureusement, la rencontre de Dakar a été limitée à une simple réconciliation de personnes.
C’est pourquoi, il n’y a d’ailleurs jamais eu de compte rendu au niveau du parti. Le comité de veille chargé du suivi des accords n’a jamais fonctionné faute de volonté politique.A Dakar, il n’y a eu qu’une réconciliation de façade.
Le dernier congrès de l’UFDG a été également une occasion ratée pour traiter des vrais problèmes du parti.En effet, ce grand rassemblement aurait dû permettre de débattre des grandes questions telles que :
L’opportunité d’aller aux élections présidentielles ou non ;
L’examen et le toilettage des textes régissant l’organisation et le fonctionnement du parti (Statuts et Règlement intérieur). Il n’en a rien été.
Ce congrès s’est contenté de n’avoir pour unique but, que le plébiscite d’EL Hadj Cellou Dalein Diallo comme président de l’UFDG pour les 5 prochaines années et son investiture comme candidat du parti aux élections présidentielles de 2015.
A ce jour, les quelques résolutions issues de ce congrès et les listes des nouveaux dirigeants du parti n’ont toujours pas été publiées. Il en avait d’ailleurs été ainsi lors du congrès de 2008. On se souvient juste de la publication d’une note de service signé du président du parti El hadj Cellou Dalein Diallo indiquant les membres du bureau exécutif (plus de 300 personnes). Les Statuts prévoyaient 175 personnes élus par le congrès et non désignés, en plus des 15 membres de droit art 16.
En 2015 également, le congrès n’a pas élu les membres du bureau exécutif. On attend surement la prochaine note de service pour connaitre les nouveaux membres du Bureau exécutif. Or, tous ceux qui sont membres du conseil politique ainsi que les adjoints des Secrétaires nationaux devraient être issus du Bureau exécutif (art 16-1 des Statuts)dont les membres répétons-le, devait être élus par le congrès.
C’est le lieu de rappeler que le Doyen Bâ Mamadou avait été reçu et élu Président du parti en 2002 par un congrès extraordinaire de l’UFDG originelle.
L’arrivée du Dr Saliou Bella Diallo et sa cooptation comme vice-président, a emmené le parti à mettre en place une commission de révision des statuts pour introduire le poste de vice-président qui n’existait pas : il y’avait un président Bâ Mamadou et un secrétaire général Bah Oury.
Avant qu’il y ait un congrès pour valider ces nouvelles dispositions, l’arrivée d’El hadj Cellou Dalein Diallo a été annoncée. Ce dernier a été également copté président du parti en 2007 par consensus d’abord, et un congrès le confirmeras en 2008. Une fois encore les projets de textes (Statuts et RèglementIntérieur) avaient été repris pour prévoir des postes de plusieurs vice-présidents et secrétaires nationaux, un conseil politique, un cabinet du président. Bref, une nouvelle structure.
Des propositions de texte ont été conçues à cet effet, et distribuées pour corrections et amendements éventuels. Il existe pour les Statuts plusieurs versions de 24, de 28, de 29 et de 48 articles. Il n’y a jamais eu de textes définitifsdes Statuts et du Règlement Intérieur soumis et adoptés par un congrès ou un Conseil National quelconque, ni en 2008, ni en 2015.
Tout ceci pour dire, qu’en réalité les textes actuels de l’UFDG ne sont juridiquement opposables à personne sauf si on accepte le consensus comme base légale, car du point de vue du droit, le consensus peut avoir une valeur juridiqueétant accepté par tous.
Dans ce cas voici ce qu’on devrait retenir :
-Seul le Bureau Exécutif (BE) est organe de direction, de décision et d’orientation du parti art 16 des Statuts ;
-Le conseil politique est simple organe consultatif qui assiste le président à sa demande et ses membres peuvent effectuer des missions que leur confie le président (art 16-4 des Statuts).
Aujourd’hui, on constate que le conseil politique s’est substitué au BE pour diriger le parti et prendre toutes les décisions importantes en lieu et place de celui-ci.
Pire, des sanctions sont prises sans tenir compte des dispositions du Règlement Intérieur. En effet, le 4eme vice-président sanctionne le premier alors que l’art 65 du Règlement Intérieur dispose dans son dernier alinéa que la sanction est prononcée par l’organisme supérieur (pour le premier vice-président c’est donc le président qui aurait dû signer la décision qui le sanctionne).
S’agissant de l’ordre et des catégories de sanctions à l’UFDG on constate une véritable confusion :
-Bah Oury et Lamine Diallo ont reçu des mesures de suspension (3eme degrés) avant avertissement et blâme (1er et 2eme degrés).
-Lamine Keita a été exclu du parti (4eme degrés après simple avertissement 1er degrés) sans blâme (2eme degré) ni suspension (3eme degrés) toutceci est pourtant bien précisé à l’art 68 du Règlement intérieur.
Ces dysfonctionnements sérieux interpellent tous ceux qui, au sein du parti tiennent à l’instauration d’un débat démocratique serein sur l’avenir de l’UFDG.
C’est pour tous ces motifs, que nous soumettons à votre examen et analyse un document que nous avions préparé pour la rencontre de Dakar en juin 2014 et que nous avions actualisé pour le dernier congrès de 2015. Mais hélas !!!
Ce congrès avait eu lieu, sans aucun respect des conditions de convocation telles que prévues par les textes dont tout le monde parle aujourd’hui.
En effet, l’art 15-8 des Statuts et l’art 12 du Règlement Intérieur prévoient tous que la date du congrès et l’ordre du jour doivent être communiqués deux mois à l’avance aux participants. Ces délais n’ont évidemment jamais été respectés.
Voilà brièvement définies les motivations qui ont emmenés la publication de ce document, en ce moment précis où des sanctions sont prises à l’endroit de tous ceux qui introduisent des critiques sur la gestion actuelle du parti.
Il parait évident que si les propositions contenues dans ce document avaient pu être introduites et examinées lors du dernier congrès, des solutions idoines auraient été certainement trouvéeset le parti aurait évité cette cacophonie qu’il connait en son sein aujourd’hui.
Vous en souhaitant bonne réception, veuillez accepter Mesdames et Messieurs, nos salutations militantes.
Conakry le 01 Décembre 2015
Pour le Forum des cadres
Deux membres :
Elhadj Bokar Bokoum Membre du BE
M. Sacky Camara Membre du BE
PROPOSITIONS DE REFONDATION DE L’UFDG
A L’ATTENTION DES CADRES ET RESPONSABLES DU PARTI A TOUS LES ÉCHELONS
Nous sommes un groupe de cadres, hommes et femmes, jeunes et moins jeunes œuvrant de concert pour approfondir la réflexion sur des questions d’ordre tactique et stratégique en vue d’apporter notre contribution dans l’édification de notre parti l’UFDG que nous voulons plus performant, moderne et démocratique.
Les assises du congrès annoncées devraient nous offrir l’opportunité de procéder aux corrections des dérives constatées et à la nécessaire restructuration de l’appareil du parti, au recadrage de sa gestion et de son fonctionnement.
Il nous a donc paru important de saisir cette opportunité des préparatifs du congrès pour rechercher des solutions indispensables à la survie du plus grand parti politique de notre pays et son accession au pouvoir.
Nous savons que dans toutes les organisations humaines, les périodes de dépression succèdent ou précèdent souvent celles de faste. C’est une loi de la nature et les partis politiques n’échappent pas à cette dialectique. Et c’est le cas aujourd’hui de l’UFDG qui vit une profonde crise qu’il serait mal venu d’éluder en cette phase critique que traverse notre pays.
Les observations et suggestions contenues dans ce document sont issues de la volonté de certains responsables, militants et sympathisants de notre parti de participer activement à la démarche tendant à attirer l’attention de la Direction du parti sur l’impérieuse nécessité de circonscrire et de résoudre la profonde crise de confiance au sein de l’UFDG engendrée par les frustrations et une gestion néo-patrimoniale du parti.
Sans dramatiser outre mesure mais sans rien négliger pour autant, il nous faut réagir pour que l’actuel malaise au sein de l’UFDG ne mette pas en péril notre volonté d’être ensemble et notre devenir commun.
Pour ce faire, nous devons avoir le courage et l’honnêteté intellectuelle de poser les problèmes, sans complaisance ni tabou, et de proposer les solutions que nous croyons les plus objectives, pour qu’elles soient pérennes.
La crise actuelle s’exprime donc dans les termes suivants et pose des interrogations fondamentales sur les buts poursuivis dans les formules de structurations jusque-là proposées comme organigramme de l’UFDG :
– constitution de clans rivaux ;
– découragement au sein de la base militante ;
– persistantes interrogations de la base sur les aptitudes de la Direction du parti à la conduire à la victoire.
Faut-il le rappeler, l’UFDG d’aujourd’hui ne s’est pas constituée ex nihilo. Elle doit sa force actuelle à plusieurs courants politiques qui se sont développés depuis 1992-1993. La gestion de ces courants a été un difficile jeu d’équilibre, que la Direction du parti a su mener tant bien que mal, jusqu’aux élections présidentielles de 2010.
Après ces élections, il s’est installé une mainmise progressive de cadres venant de l’Administration et de transhumants politiques sortis d’autres partis. Toutes ces personnes se sont muées en opposants. Cette mainmise, a été couronnée par l’élimination systématique des anciens membres de l’UFDG de la direction du parti et le déclassement de certains anciens cadres du parti sur les listes aux élections législatives de 2013.
Il est également reproché à l’actuelle Direction du parti, les griefs ci-dessous listés :
le non respect du cadre légal existant, bien que lui-même, comporte de nombreuses lacunes à corriger urgemment (statuts et règlement intérieur).Le manque de soutien moral & politique au Vice Président et d’autres militants du Parti lors de leur procès ;Les fréquents dédits politiques enregistrés au cours de ces dernières années notamment : le rejet puis l’acceptation de Waymark, la non participation annoncée aux législatives puis renoncée, etc...l’inscription sur la liste nationale à la députation au détriment des militants de l’UFDG de leaders de partis qui n’ont jamais eu un réel poids électoral sur l’échiquier politique national, et d’autres cadres jusque-là inconnus à l’UFDG.la mise en place d’une commission d’investiture partisane qui, lors de l’établissement des listes de candidatures a privilégié ses propres membres et les amis d’El hadj Cellou au détriment de beaucoup d’autres cadres du parti.l’arbitraire mise à l’écart de la plupart des secrétaires fédéraux dont certains ont, à leur actif, plus de 20 ans de militantisme.le clientélisme, le népotisme et la gestion opaque des ressources du parti.La non institution d’une journée en la mémoire de feu Ba Mamadou, premier président de l’UFDG et grand combattant pour la Démocratie et l’Etat de droit dans notre pays. Et c’est pour corriger cette lacune, que la famille et des cadres amis de Ba Mamadou ont organisé en Mai 2015 sacrifice et symposium en sa mémoire.l’abandon du siège du parti à la minière dans un état de délabrement indescriptible sans équipements ni entretien. Or, bien que le président du parti ait installé son cabinet dans sa villa privée au quartier dit CBG, il n’a jamais été dit, que ces locaux étaient désormais le siège du parti.
Sur la base de ce constat, vous comprendrez que la frustration soit grande au sein du parti et qu’il faille trouver des solutions pour un meilleur avenir.
A l’analyse des faits sus mentionnés et de bien d’autres comportements et faiblesses coupables, les causes de la crise dépassent donc, largement, ce que beaucoup s’étaient empressés à un moment donné, de qualifier de «guerre des chefs » au sommet du parti.
A notre avis, la démarche doit porter essentiellement sur la refondation du parti.
En effet, on ne devrait pas parler d’individus mais de principes. Il faudrait donc envisager :
la refonte des statuts et la reformulation d’un règlement intérieur cohérent en vue de la mise en place de structures plus fonctionnelles et d’une organisation plus simple et pratique ;la redéfinition d’une vision politique mieux adaptée au contexte actuel.la mise en place de pratiques transparentes dans la gestion du parti et de son patrimoine.
DE LA NECESSAIRE REFONTE DES STATUTS
Les statuts de l’UFDG modifiés et actuellement appliqués n’ont jamais été adoptés par un congrès et ne sont donc opposables à qui que ce soit.
D’ailleurs, dans la forme comme dans le fond, ils apparaissent trop lourds, trop peu adaptés à ceux d’un parti qui se veut moderne, dynamique et prospectif. Pour y apporter beaucoup plus de souplesse, les statuts doivent impérativement être révisés et débarrassés des fonctions et organes ci-après :
les nombreux vices présidents :
En réalité, ils constituent une cour autour du président et l’encombrent plus qu’ils ne le secondent dans l’accomplissement de sa mission.
Un président et un vice président ou secrétaire général sont largement suffisants à la tête du parti.
Les représentations régionales et les dosages ethniques à la tête du parti ne suffisent pas pour en faire un parti national.
le conseil politique :
Simple organe consultatif selon les statuts, il fait aujourd’hui double emploi avec le bureau exécutif, organe de décision dont il s’est quasiment approprié toutes les prérogatives. Là également, il faudra choisir un organe et supprimer l’autre : Bureau Exécutif ou Bureau Politique du parti. L’organe qui sera retenu devra comprendre un nombre limité de membres pour être efficace 15 à 21 maximum.
le cabinet du président :
Il est tout simplement superflu et très peu productif, en plus il éloigne le président des structures du parti et des militants. Il est d’ailleurs, de notoriété publique, que le président du parti ne travaille qu’avec ses amis du cabinet laissant de côté les structures du parti. Et cela n’a rien de politique.
le conseil des sages et les secrétaires nationaux :
Les Secrétaires nationaux sont pléthoriques et avec les conseils de sage à tous les niveaux, ils sont inutiles car ils apparaissent comme une Direction parallèle dont les attributions se recoupent avec celles des différents organismes du parti en particulier le BE ou BP. Il est donc, plus simple et plus rationnel de mettre en place des comités de femmes et de jeunes au niveau de chaque structure du parti : comités de base, sections, fédérations et au niveau national.
Les statuts actuels devraient tout simplement être remplacés par l’ancienne version.
C’est pourquoi nous suggérons :
La mise en place d’une seule fédération par commune, car il n’y a qu’une seule circonscription électorale par commune ;L’institution d’un Bureau Exécutif ou d’un Bureau Politique comme organe de décision du parti. Les membres qui composeront cet organe devront avoir une expérience politique avérée, des compétences techniques éprouvées et une moralité au delà de tout soupçon.L’organe de décision qui sera mis en place BE ou BP devra à son tour installer un secrétariat permanent au siège du parti pour un suivi au quotidien des activités du parti : courrier, tenue des archives, intendance etc.L’élection d’un président et d’un vice président ou secrétaire général.
Il faut absolument faire cesser l’intolérable confusion entretenue sur l’ordre de préséance pour assurer l’intérim en cas d’absence ou d’empêchement du président. Cette confusion est née de la pléthore du nombre de vice présidents et du fait que le président a dit qu’ils sont tous logés à la même enseigne.
DE LA DÉFINITION D’UNE VISION POLITIQUE MIEUX ADAPTÉE AU CONTEXTE :
Pour répondre à cette exigence qui nous parait fondamentale, nous suggérons que la Direction du parti mette en place des groupes de réflexion ou commissions techniques.
Ces « think tank » qui existent dans tous les partis politiques organisés seront constituées de cadres d’un haut niveau, choisis pour leur expertise prouvée, aptes à faire au parti de pertinentes propositions de solutions sur toutes les questions de la vie nationale : politique, économique et sociale. Ces cadres pourront de ce fait, aider à constituer des banques de données en faveur du parti, et lui permettre ainsi, de disposer d’un éventail de solutions sur divers sujets d’intérêt national et international.
Pour en arriver à des solutions consensuelles, il est souhaitable que ces commissions de réflexion regroupent de cadres appartenant aux divers courants politiques qui, historiquement constituent le socle du parti. L’invite à la concertation au sein de ces groupes de réflexion, toutes tendances confondues, permettra de trouver à la base, des solutions consensuelles sur tous les sujets d’intérêt commun.
DE LA BONNE GOUVERNANCE ET DE LA GESTION DÉMOCRATIQUE DU PARTI :
Nous devons travailler davantage à instaurer une culture démocratique affirmée au sein du parti, en même temps que nous devons instituer des méthodes de gestion transparentes de ses ressources.
Plus de démocratie au sein d’un parti politique exige que tous les courants en son sein, puissent s’exprimer librement. Il y faut de la tolérance, du respect absolu de l’autre, de l’humilité ; et cela, à tous les niveaux. Il faut donc, à tout prix, bannir tout règne de la pensée unique et toute dictature rampante au sein de l’UFDG.
Dans la désignation des cadres du parti aux divers postes de responsabilités, en son sein comme en dehors de lui, il faut beaucoup plus d’objectivité.
Dans cette optique, nous suggérons la mise en place d’une commission d’investiture dont le rôle sera de proposer les cadres devant représenter le parti à l’occasion de toute élection ou auprès des différentes Institutions nationales et internationales.
Il appartiendra à cette commission de définir des critères clairs, objectifs et non discriminatoires de désignation des cadres qui auraient le meilleur profil pour représenter le parti à ces occasions. Il reste naturellement entendu et bien compris, que les membres de cette commission ne devront en aucun cas, être candidats aux différents postes à pourvoir, comme ce fut le cas, lors de la dernière élection législative.
Tous les cadres et leaders, élus députés sur la liste UFDG devraient intégrer le parti obligatoirement.
Nous devons également travailler à plus de transparence dans la gestion du patrimoine du parti. Ce patrimoine comprend à la fois les biens mobiliers et immobiliers. Dans cette optique, il faudra nécessairement créer une cloison étanche entre les biens du parti et ceux de ses dirigeants.
Les ressources financières du parti doivent être gérées par un trésorier élu au niveau de chaque organisme, de la base au sommet. Chaque trésorier à chaque niveau devra faire un compte rendu exhaustif de la situation financière lors des réunions du parti en suivant des règles et procédures bien établies.
Les matériels et équipements seront gérés par un service administratif mis en place à cet effet, et relevant du secrétariat permanent.
Toutefois, les membres de ce service administratif devront être désignés par le BE ou BP auquel ils feront un compte rendu régulier, des tâches et opérations effectuées.
Nous suggérons également, que pour qu’il y’ait plus de démocratie dans le parti, il faut qu’il y ait moins de bureaucratie.
Sans verser dans la banalité, il faut agir de manière à rapprocher les responsables du parti de la base, en les rendant plus accessibles aux militants.
En définitives, nous pensons qu’il nous faut revenir aux fondamentaux de notre parti. Ce sont eux qui en avaient fait un modèle et une référence pour tous les guinéens épris de justice, de démocratie vraie et de progrès.
Pour y arriver, nous devons nous employer à « construire des institutions fortes » comme le disait l’autre, au lieu de nous évertuer à former des dictateurs. Cessons de déifier nos dirigeants !
Voilà exposées quelques esquisses, quelques propositions de solutions pour l’amélioration de l’organisation et du fonctionnement de l’UFDG.
Ces quelques propositions de solutions démontrent que la crise que connait présentement l’UFDG dans son fonctionnement ne peut pas se résumer en une simple opposition entre quelques personnes membres du parti. Nous l’aurons compris, le malentendu résulte du non respect des règles démocratiques dans l’organisation et la gestion du parti.
Simplement pour dire, que pour éviter de mettre en péril notre volonté d’être ensemble et notre devenir commun dans ce parti, il faut impérativement que nous apportions aux causes de la crise, les solutions les meilleures, parce que les plus justes.
Conakry, le 09 juin 2014
POUR LE FORUM DES CADRES
Deux Membres :
ELHADJ BOKAR BOKOUM Membre du BE de l’UFDG
SACKY CAMARA Membre du BE de l’UFDG
