L'inhmation de Hadja rougui Barry, "RBB"

Nrgui.com Guinée Conakry / 18/03/16

Comme prévu, les obsèques de la ministre conseillère à la présidence, Madame Rougui Barry se sont déroulées ce vendredi 17 mars. Cette cérémonie qui a débuté à la morgue de l’hôpital Ignace Deen s’est poursuivie au Palais du peule, aux environs de 11 heures. De là, les proches collaborateurs de la défunte ont tour à tour rendu leur dernier hommage à l’illustre disparue.

Au compte du RPG-arc-en-ciel, son secrétaire général, et premier vice président de l’Assemblée nationale, Saloum Cissé rappelé selo lui, les bienfaits et les grandes qualités de Hadja Rougui Barry. Les grandes qualités de Hadja Rougui Barry comme femme d’Etat, mère et’épouse affectueuse, pétrie de valeurs humaines leurs ont manqué et continuerons à leurs manquer. « Très tôt tu t’es inconditionnellement et indéfectiblement rangée  derrière le Pr Alpha Condé dès les premières heures de l’élection présidentielle de 2010. Nul n’est besoin aussi de rappeler les immenses efforts que tu as fournis pour la brillante élection de celui que tu as servi au nom du peuple de Guinée avec loyauté », A-t-il rappelé, avant d’ajouter que le RPG Arc-en-ciel restera indéfinitivement reconnaissant pour sa contribution de qualité en l’enracinement de la démocratie naissante en Guinée.

Pour les Partis alliés au RPG, El Hadj Mounir Camara, a tout d’abord précisé que c’est une étoile filante qui s’est détachée du firmament de la Guinée et s’est évanouis dans le sol de Guinée. Selon lui, les Partis restent reconnaissants à Rougui Barry, une véritable combattante de la démocratie et de la réconciliation nationale. « L’alliance Arc-en-ciel est née dans la cour de Madame Rougui Barry et c’est dans cette cour que les assemblées fondamentales ont eu lieu pour booster la candidature de Pr Alpha Condé en 2010. Il y a dans cette dame une logique, une fidélité constantes à ses choix. Hadja Rougui Barry nous a donné l’exemple d’une grande politicienne, mais surtout d’une patriote.»

Au nom du président de la république, après avoir rendu hommage à la famille de la défunte, Naby Youssouf Kiridi Bangoura a lu l’oraison funèbre. « Madame Rougui Barry défendait avec force ses convictions, elle était l’avocate des siens et des autres. Une guerrière de la cause juvénile. Elle a toujours dit ‘’l’égalité entre l’homme et la femme est la clé de tout progrès’’. Nous nous souvenons tous lors des premières élections communales libres de 91 dans notre pays, la candidature de Rougui à la mairie de Matam ouvrant et montrant ainsi la voie aux femmes dans le combat électoral et démocratique ». Ce témoignage de Kiridi Bangoura a été suivi par la lecture de l’oraison funèbre.

Au nom de la famille, N’famoussa Kaba a dit que « Hadja Rougui Barry avait fait du pardon son cheval de bataille, de l’amour, son bouclier, et du patriotisme, son étendard. C’est pourquoi ajoute t-il, elle s’est engagée au coté du Président Alpha Condé. Une démarche qui lui avait permis d’être admirée et honorée par le président. « Qu’il en soit remercié au nom de la famille Kaba, Barry et Sylla ».

Au cours de ces témoignages, les enfants de la défunte n’étaient pas en reste. Dans un témoignage pathétique, Line Kaba l’une des filles de Rougui Barry a dit : « Nous te pleurons sans cesse, tu nous a toujours poussés sur le droit chemin, tu nous as toujours traités comme des adultes. (…) Et aujourd’hui, repose-toi en paix. Au peuple, elle a consacré sa vie pour la Guinée. Alors pleurons son absence, mais célébrons ses actes. Maman a toujours souhaité voir une Guinée unie, donc réalisons son rêve. Notre cœur souffre et le vôtre aussi. Je remercie le peuple et tous ceux qui partagent notre souffrance. Utilisez son histoire pour vous motiver, réalisez vos rêves, construisez votre vie, rien n’est impossible avec la foi en Dieu et la confiance en soi »

Ces différents témoignages ont été suivis par le recueillement sur la dépouille mortelle de Hadja Rougui Barry, avant d’être transportée à la grande mosquée Fayçal.

Par Alphonse Camara avec SNB pour nrgui.com

FUD, flrt avc Cellou : Mamadou Sylla reste dans l'Arc-en-ciel. COMMUNIQUE

 

UNION DEMOCRATIQUE DE GUINEE (UDG)

 CE JOUR 10 MARS 2016, LE BUREAU EXECUTIF DE L’UDG S’EST REUNI EN SA SESSION ORDINAIRE SOUS LA HAUTE AUTORITE DE SON PRESIDENT EL HADJ MAMADOU SYLLA, DE 10 HEURES À 12 HEURES AU SIEGE DE DIXINN BORA.
L’ORDRE DU JOUR A PORTE ESSENTIELLEMENT SUR LES POINTS SUIVANTS :
INFORMATIONS GENERALES,
DISPOSITIONS PRATIQUES POUR LES PROCHAINES ELECTIONS COMMUNALES ET COMMUNAUTAIRES.
DU POINT 1 DE L’ORDRE DU JOUR, ET EN RAPPEL, LE PRESIDENT EL HADJ MAMADOU SYLLA A DONNE DE LARGES INFORMATIONS SUR LES RAISONS DE SON SEJOUR DE DEUX MOIS A PARIS.
PENDANT CE SEJOUR, IL A ACCORDE, A LEUR DEMANDE, UNE AUDIENCE A MESSIEURS PAPA KOLY KOUROUMA, PRESIDENT DU PARTI GRUP ET ALHOUSSEIN MAKANERA KAKE PRESIDENT DE L’ASSOCIATION DIMBORE.
L’OBJET DE CETTE RENCONTRE A PORTE SUR LA PROPOSITION DE CREATION D’UN FRONT UNI POUR LA DEMOCRATIE.
LE PRESIDENT DE L’UDG, FIDELE AUX PRINCIPES STATUTAIRES DE SON PARTI, A INSTRUIT SON BUREAU POLITIQUE NATIONAL DE SE SAISIR DE CETTE PROPOSITION POUR EXAMEN ET AVIS.
EXECUTANT CETTE INSTRUCTION, LE BPN S’EST IMMEDIATEMENT REUNI ET, APRES DE LONGS DEBATS, A SUGGERE AU PRESIDENT DU PARTI DE SURSEOIR A TOUTE PRISE DE DECISION JUSQU’A SON RETOUR A CONAKRY.
APRES CE RAPPEL, LE BUREAU EXECUTIF A SALUE LE RETOUR DU PRESIDENT ET A APPRECIE SA VOLONTE PREALABLE D’ASSOCIER LA BASE DU PARTI AUX PRISES DE DECISIONS.
TRAITANT DE L’ACTUALITE, LE PRESIDENT DU PARTI A INVITE LE BUREAU EXECUTIF A PLUS DE SERENITE ET DE REFLEXION STRATEGIQUE.
SE REFERANT AUX RESOLUTIONS DE SON DERNIER CONGRES, LE BUREAU EXECUTIF A REITERE QUE L’ALLIANCE AVEC LE RPG ARC EN CIEL EST ET DEMEURE EN VIGUEUR ; CEPENDANT, IL FAUT L’ENTRETENIR CAR, DE TOUS LES HORIZONS, DES VOIES DE MILITANTS ET MILITANTES INTERPELLENT LA DIRECTION NATIONALE DU PARTI QUANT AUX DIFFICULTES DANS LEURS RELATIONS AVEC LEURS HOMOLOGUES DU RPG ARC EN CIEL SUR LE TERRAIN.
LE BUREAU EXECUTIF A SON TOUR, A SALUE ET APPRECIE LES INTERVENTIONS MÉDIATIQUES DU PRESIDENT, TOUT EN L’ENCOURAGEANT DANS SES DEMARCHES TENDANT A APPORTER PLUS DE CLARIFICATIONS ET D’AMELIORATIONS DANS LES RAPPORTS DE L’UDG AVEC SON ALLIE LE RPG ARC EN CIEL.
DU POINT 2 DE L’ORDRE DU JOUR, LE BUREAU POLITIQUE DU PARTI A MIS UN ACCENT PARTICULIER SUR L’IMPORTANCE DES PROCHAINES ELECTIONS COMMUNAUTAIRES ET COMMUNALES QUI SONT DES ELECTIONS DE PROXIMITE IMPORTANTES EN POLITIQUE.
POUR MIEUX Y PARTICIPER, LE BUREAU EXECUTIF INVITE LE BPN A ENTRETENIR UN ESPRIT D’OUVERTURE POLITIQUE POUR TOUT ACCORD ELECTORAL EN VUE D’ASSURER UNE FORTE REPRESENTATIVITE DE L’UDG A LA BASE.
FAIT A CONAKRY, LE 10 MARS 2016
LE BUREAU EXECUTIF

Du sophisme comme modalité de l’imposture hégémonique ou Gandhi Barry, baisse un peu pour qu’on entende le Mahatma ! (SN Bokoum)

Citoyen Gandhi n’est pas n’importe qui, c’est un leader d’opinion qui a en principe toutes les dispositions techniques : politologue, juriste, conférencier, chroniqueur, enseignant, etc., qui à chacune de ses publications, est à La Une de tous les grands médias en ligne, et même très souvent reprise par les journaux-papier de Conakry ; cette presse soudain honnie par lui, dans une globalisation, schizophrénique. Pourtant, j’insiste, Gandhi a toutes les qualifications pour être le parangon de cet organe dirigeant de la société que Gramsci nomme l’Intellectuel hégémonique ou organique ou pour employer une autre terminologie plus familière acceptée de tous les sociologues, la « classe dirigeante », qu’il ne faut évidemment pas réduire au Pouvoir dirigeant.


La clé de voûte du sophisme :


« En effet, les associations initiatrices du boycott, à savoir l'Urtelgui, l'UPLG, l'Agepi, l'Aguipel et le Remigui, ne sont pas des entreprises de presse, mais des faux-nez du pouvoir.
J'ignorais que ces entreprises étaient prospères, elles qui ne font que pleurnicher pour des subventions – qui ne devraient d'ailleurs pas exister –, car elles vont à l'encontre de la liberté d'entreprendre, mais surtout de l'indépendance de la presse. Mais chacun peut constater que les nombreux opportunistes qui pullulent dans ces organisations fantômes, n'en ont cure
».


Gandhi, tu es un « Science Po », (enseignant ou au moins diplômé de.), alors les bras m’en tombent, car voici ce que dit le Citoyen de la Révolution de Robespierre que tu nous suggères de suivre après tous tes articles :


« Le système des aides à la presse en France, né en 1796 avec l'instauration de tarifs postaux privilégiés 1, a été progressivement mis en place pour tenter de favoriser un certain pluralisme du paysage médiatique, donnant ses chances aux nouveaux titres et un choix réel aux lecteurs.
Le dispositif général des aides publiques à la presse a débuté il y a plus de 200 ans, contribuant à l'histoire de la presse écrite. La plus importante en volume comme en diversité est l’aide postale, qui remonte à la période de la Révolution française. D’autres mesures s’y sont progressivement ajoutées pour encourager la diffusion, la défense du pluralisme, et plus récemment la diversification vers la production multimédia des entreprises de presse.
Le rapport Brachard, préalable à l'adoption à l'unanimité en 1935 de la loi Brachard sur le statut de journaliste professionnel faisait remarquer que « les Chambres françaises, ayant eu, à plus d'une reprise, à prendre, en faveur de l'industrie des journaux, des mesures exceptionnelles, qui constituent de véritables privilèges, il est équitable qu'elles entendent l'appel que leur adressent les journalistes par la voie de leurs associations professionnelles unanimes
».


Citoyen Gandhi, il y a pire, s’agissant des aides à la presse en ligne :

« Le fonds d’aide au développement des services de presse en ligne créé en 2004 et refondu après les États-Généraux de la presse en 2009 a pour objet l’octroi d’aides pour la réalisation de projets de développement de services de presse en ligne. Cette aide dépend de l'accord d'une commission propre au fonds et le service de presse en ligne doit être reconnu par la commission paritaire des publications et agences de presse (CPPAP)9. Il faut une part significative en langue française ou dans une langue régionale en usage en France, ou contribuer au rayonnement de la pensée et de la recherche scientifique françaises.
L’éditeur peut demander à bénéficier d’une subvention, d’une avance remboursable ou d’une aide composée d’une subvention et d’une avance remboursable. Pour chaque projet, la subvention accordée est plafonnée à 40 % des dépenses éligibles et l’avance remboursable à 50 %. Pour les services de presse en ligne présentant un caractère d’information politique et générale, ces taux sont respectivement majorés à 60 % et 70 %10.
Depuis février 2014, la presse en ligne bénéficie du taux super réduit de TVA de la presse écrite : 2.1%. »


Et le « fond », juridique vu par Gandhi


Voici un fond abyssal rempli de contradictions, où s’entortillent subordonnées et principales du mécano sophiste, mot-à-mot, phrase après phrase qui s’annulent dans ce procès (en son double sens juridique et du mouvement historique) immobile d’une pensée parfois pétillante. Un seul exemple : « Pour caractériser une infraction.. ».

Mais qui a parlé d’infraction ? Où Citoyen a-t-il lu ou entendu parler d’infraction de la part de cette presse « ..malhonnête, alimentaire, rpégiste.. ». D’entrée de jeu, il nous prend de court, subrepticement, Gandhi crée une infraction et se met en devoir de « montrer qu’il n’y a pas eu.. d’infraction, puisqu’intention, « négatif », comme dirait le fameux Fabou anti Badialr-AOB, et par-dessus le marché, la balle a raté sa cible, j’imagine LOGIQUEMENT, si on suit courageusement ce brillant sophisme, oui, le commanditaire, BO comme il dit souvent –il ne se surprend pas à dire CDD – mais AC (Alpha Condé) par-ci AC par-là, (moi j’en ai assez !) ; donc une balle perdue, n’a pas pu tuer « un journaliste ».. ; ah bon Mohamed n’était pas journaliste ? Mais si, seulement, la balle n’avait pas l’intention de.. Je dis bien la balle, puisque par sophisme, l’auteur étant inexistant puisqu’ il n’y a pas d’intention, c’est son affaire à cette balle, si elle va se loger dans la poitrine de Mohamed Diallo, qui s’est trouvé par hasard sur la trajectoire d’une balle. Ah si c’était Toumba, l’UFDG aurait fini avec ce « turmoil » (micmac, pour simplifier) depuis le retour d’exil de. Ah bon, il était journaliste tout de même ? Ce n’est pas guinee7.com  son journal qui le dit mais cette presse qui ose boycotter un Parti ! Demandez donc à la balle partie seule, quelle étourdie, cette « Full metal jacket », (c’est un chef de Stanley Kubrick, Odyssée 2001.. !) qui parle des balles aveugles de la guerre du Vietnam.

Gandhi ton pied mon pied Gandhi


«Plus d'une fois, des journalistes ont été empêchés de travailler, frappés, délestés de leur matériel, poussés à l'exil, voire tués et/ou assassinés, sans que cela ne perturbe ces « représentants » du régime. On se souvient en effet de Facely Konaté tué à Womey, de la disparition suspecte de Chérif Diallo, de l'attaque contre Moussa Moise Sylla, de tant d'autres blessés enregistrés lors des manifestations politiques, sans compter les exilés (Mandian Sidibé et Sékou Chérif Diallo pour ne citer que ceux-là), pour lesquels la presse ne s'est pas montrée particulièrement zélée. Et je ne parle pas non plus des pressions ou licenciements sur certains (Amadou Diouldé Diallo et Mouctar Bah de RFI). Bref la presse est surtout libre de souffler dans le même sens du vent que ce régime ».


Faux : il y a eu des réactions, même si elles n’ont pas été massivement médiatisées comme ce communiqué de ces « associations rpégistes dont guineeactu, par exemple dont tu es « friand » est ou fut adhérente ..
« http://thejournalistsmemorial.rsf.org/?lang=fr&pays_naissance=7&id_article=200440 » ; beaucoup de journalistes, des intellectuels guinéens ont participé à la confection de ce mémorial. Je n’y ai pas participé, peut-être que Gandhi, en cherchant bien..

Gandhi : « Ce n'est pas un journaliste qui a été tué, mais un citoyen guinéen. A-t-on regardé si parmi toutes les victimes de ce régime, il n'y avait pas de médecin, d'avocat, de chef d'entreprise ou de tout autre métier ?… Ces corporations doivent-elles boycotter le gouvernement pour autant ? »

Mais Gandhi, qu’est-ce que c’est qu’une grève ? Rien d’autre qu’un hard boycott. Boycott des Partis en 1993 après la loi anticasseurs et des fraudes massives.. Tous les deux jours les cheminots, les infirmières, les postiers, les chasseurs, les tabagistes sont dans la rue en France et souvent pas contre le gouvernement mais contre des entreprises capitalistes : alors quand les partis politiques se réduisent à des entreprises familiales…

Gandhi :
« Jusqu'à preuve du contraire, le meurtrier n'est pas encore connu, donc rien n'indique qu'il ait voulu tuer un journaliste, (attention, le Guinéen Mohamed vient de devenir journaliste, sinon qu’est-ce que journaliste vient chercher dans cette proposition ?) à fortiori Mohamed Diallo. À quel titre cette pseudo-presse alimentaire se permet-elle d'anticiper une décision, qui de toute façon ne pourra pas incriminer l'UFDG de meurtre et encore moins d'assassinat ? »

Mais quand Gandhi (imposture, sophisme oblige) ajoute :

« Et si, comme le dit Bah Oury, c'est lui-même qui était visé, cela signifierait, en admettant qu'il puisse le prouver, que la balle qui a tué Mohamed Diallo est donc une balle perdue. Et dans ce cas, cela ne peut être un assassinat, (absence d’intention de la part de ..la balle évidemment, SNB), ce que ne se privent pas pourtant de colporter, des minus de la République.
La véritable motivation de ces agitateurs est d'abord de salir l'UFDG et son président
»,
Plus loin, insidieusement, le sophisme en marche,  la répétition le martèlement phraséologique :


« Il est clair que le régime cherche à affaiblir et discréditer l'UFDG en général et son président en particulier, voire même à la rayer de la carte »
Le président devrait porter plainte contre Bah Oury».
« Si troubles graves à l'ordre public il y a, Bah Oury en est le responsable, puisque c'est lui qui a tenté de violer le domicile de l'UFDG. Je m'étonne d'ailleurs que l'UFDG n'ait pas encore porté plainte en ce sens, ne serait-ce que pour dissocier dans cette affaire, le trouble à l'ordre public qu'on pourrait parfaitement imputer à l'UFDG – mais elle dispose de courriers montrant l'inaction (volontaire ?) de la gendarmerie et de la mairie de Dixinn, qui n'ont pas daigné répondre à sa demande de sécurisation –, de l'homicide, dont l'UFDG ne pourra jamais être tenue responsable
».

Remarque : si une « association » a obligation d’indiquer son siège social, se domicilier, en revanche, parler de « domicile » de l’UFDG » est indigne d’un étudiant en droit. D’ailleurs, Cellou et « son » UFDG risquent d’avoir une mauvaise surprise quand ils verront devant le juge que le contrat de location de « son domicile » de  Commandantya porte les noms de Bah Oury et Ba Mamadou..

Gandhi, l’étourdi :

« Par contre, l'UFDG a-t-elle du temps à perdre en engageant des poursuites contre certains hurluberlus, qui ont perdu la raison, en accusant publiquement Cellou Dalein Diallo d'être le commanditaire, voire même le meurtrier de Mohamed Diallo ? »

Gandhi n’a pas lu ceci où Cellou accuse Bah Oury :« La Direction nationale de l’UFDG informe les autorités guinéennes, l’opinion nationale et internationale que Monsieur Bah Amadou Oury ancien Vice-président de l’UFDG exclu du Parti, s’est rendu ce vendredi 05 février 2016 aux environs de 16h30 au siège du Parti.
Mr Bah était muni d’une arme à feu et accompagné de loubards à l’effet de perturber la réunion du Bureau Exécutif et, selon des rumeurs persistantes avec aussi l’intention d’attenter à la vie de Cellou Dalein Diallo, Président de l’UFDG au motif que celui-ci l’aurait exclu du Parti qu’il aurait créé.
A son arrivée, il a voulu forcer le passage et s’est heurté à l’opposition des maintiens d’ordre du Parti. Au cours de l’altercation, il a fait usage de son arme à feu devant plusieurs témoins et malheureusement, le jeune journaliste Elhadj Mohamed Diallo du site Guinee7 présent sur les lieux a été mortellement atteint par la balle.
La Direction Nationale de l’UFDG, adresse ses sincères condoléances à la famille du disparu, aux travailleurs du site Guinee7 et à toute la presse guinéenne. Elle demande aux autorités de prendre toutes les dispositions pour situer la Elle invite les militants et sympathisants du Parti à faire preuve de vigilance et à rester mobilisés pour la défense de l’unité et des idéaux de l’UFDG.
Conakry, le 05 Février 2016
LA DIRECTION NATIONALE
 »

Il vrai que l’UFDG de Gandhi serait mal inspirée, car son président a aussi et APRES déc laré à afrik.com

« L’enceinte étant fermée, je ne pouvais rien apercevoir de ce qui se passait dehors. Quelque temps après, on m’a dit que les assaillants étaient partis et on a repris la réunion… » Pourtant il affirme plus loin (rumeurs ?) », « Lorsqu’on a repris la réunion, un peu après, j’ai levé la séance et rejoint mon domicile. Quelque temps après, on m’a dit qu’un journaliste avait été atteint lors des affrontements. Entretemps, on m’a dit à plusieurs reprises que j’ai eu de la chance parce que Bah Oury était armé. »

Cellou enfonce le clou et ne peut pas être plus clair quand Gandhi nous enfonce dans des arguties pseudo-juridiques : « Je n’ai pas vu Bah Oury. Je n’ai pas été témoin des altercations qu’il y a eu. J’étais dans l’enceinte du siège, complètement fermé et lui il était dehors. Je ne suis pas à même de confirmer ou d’infirmer les informations selon lesquelles il détenait une arme ou qu’il aurait fait usage de son arme ».

Concluons

D’abord avec Gandhi, l’amnésique :
« Il faut faire confiance à la mémoire, Internet étant de toute façon indélébile… » (1)
Oh oui, je vais ressortir tes textes « un petit pas à droite, un pas à gauche, un pas en avant, deux en arrières, sur les faux pas de Cellou. Au fond, il suffit de voir que tous ce pathos juridique repose sur un sophisme, et voir que tout ce château de cartes s’effondre. Mais pour qui roule Gandhi ? Pour personne d’autre que lui-même !

Mais si on le suit, on tombe sur Cellou, enfin à son « domicile » de Comandantyah, où le tueur Bah Oury est venu, etc., etc. BO que Gandhi veut tuer, politiquement.

J’ai écrit ailleurs que les tronches de Cellou, Alpha, Sidya, Oury, etc. ne m’intéressent pas comme TELLES, n’étant pas ENCARTE comme du reste l’affirme Gandhi. Mais je dis à tout leader d’opinions :

Ton pied mon pied, en matière de syntaxe politique.

"Quand les tombes s'ouvriront.., que la jeune fille enterrée vivante parlera..", plusieurs négateurs, plus d'un fabulateur, surtout plusieurs haineux sans cause, des morts-flats, des morts-vivants, continueront leurs divagations à la recherche de leur tombe déjà remplie d'ignominie (Yathrib), pour avoir jeté une pierre tombale sur un présumé innocent. Censurez ! Censurez, il arrive le Boomerang, Yalla ! Yalla !

Was-Salam,

Saïdou Nour Bokoum

www.nrgui.com

Note 1) Gandhi à guinnee actu, une perle parmi cent : « Gandhi07-11-2015 10:38

« Pédagogie par l'exemple.
Un leader (Cellou, SNB) qui perd doit justifier sa stratégie et ne pas se contenter de pleurer qu'il y a eu triche. Qu'est-ce qui a été fait pour la contrer ?
Un leader qui perd doit remettre son leadership en cause par des élections de confiance crédibles et transparentes, ne serait-ce que pour se démarquer d'AC qu'on accuse de telles bassesses ». Ah, j’imagine que l’exclusion de BO (Bah Oury raccourci par Gandhi) par le BE élargi au CP (sic, puisque le CO n’est qu’une émanation du BE) et aux députés, entre le, 3 février et le 5 février alors que le « grand frère » avait entre-temps invité « mignan », est l’exemple de l’acte de « confiance crédible et transparent » pour se démarquer des « bassesses d’AC ».

Affligeant. Je dis des dizaines de pépites lumineuses comme des feux, des pétards d’artifices :

  •  à propos d’un certain accord du 3 juillet que Gandhi mordicus, soutenait tout de même, contre l’opinion d’un Kylé et d’autres.
  • L’acceptation d’une CENI..critiquée par Gandhi puis, pfuittt !!!
  • La présence de l’UFDG-Cellou à l’investiture de cette CENI, Gandhi, pfuit !!!
  • « ils sont tombés dans un trou...on va les sortir de là.. nous ferons le job nous-mêmes », et puis pfuitt !!

Je pourrais continuer..




 

UFDG : DÉCLARATION DES MEMBRES DE BUREAUX FÉDÉRAUX DU PARTI AU SÉNÉGAL, MALI, GUINÉE BISSAU ET LA GAMBIE

Nous soussignés, Des membres de Bureaux Fédéraux du Parti de L'Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) établis au Sénégal, au Mali, en Gambie et en Guinée Bissau, engagés dans la lutte politique de notre pays pour ouvrir la Guinée à la démocratie et le multipartisme intégral, constatons avec regret un sérieux malaise au sein de notre famille politique, occasionné par un refus d'examiner un projet de restructuration administrative et d'audit du parti, porté par Monsieur Bah Oury, Vice-président et fondateur de L'UFDG.

Nous soussignés, portons à votre connaissance la déclaration ci-après :

- nous sommes profondément affligés suite à la tragique mort de Elhadj Mohamed Koula Diallo, reporteur du site guinee7.com, abattu par balle dans la journée du 5 février 2016 au siège de L'UFDG dans le cadre de l'exercice de ses nobles fonctions de journalisme.

- Nous reconnaissons le caractère barbare et criminel de cet acte odieux qui vise à supprimer nos libertés constitutionnelles , notamment notre liberté d'expression qui constitue un des symboles indispensables à notre démocratie.

- Nous présentons nos condoléances à la famille du défunt, ses collègues et collaborateurs, à toute la presse guinéenne et africaine ainsi qu'aux militants et sympathisants de L'UFDG et l'ensemble des guinéens épris de liberté, de justice, de vérité et de solidarité, de démocratie et d'unité dans la paix.

- Nous demandons à l'institution judiciaire de notre pays de tout mettre en œuvre pour identifier les commanditaires, auteurs et complices de ce crime odieux et de les traduire en justice.

- Nous invitons la presse guinéenne et internationale à collaborer activement avec l'ensemble des acteurs impliqués dans le crime perpétré contre le journaliste Mohamed Koula Diallo pour aider à diligenter l'enquête officiellement ouverte par les autorités judiciaires de notre pays.

Nous sommes convaincus que la procédure d'enquête aboutira par l'identification et la condamnations des auteurs de ce crime crapuleux.

- Nous rappelons que L'UFDG est engagée depuis plus de 25 ans dans la lutte politique au sein des forces de l'opposition guinéenne pour favoriser la naissance et l'enracinement de la démocratie dans un État de droit fécond en République de Guinée.

- Force sera d'admettre que L'UFDG est victime d'un petit clan de privilégiés qui viennent récemment d'intégrer ses rangs. Ce petit clan constitué par des militants arrogants, violents et dépourvus de toute éducation politique, civique et morale ont contribué depuis l'année 2011 à détériorer l'image de L'UFDG et à déstabiliser l'unité de l'opposition Républicaine.

- Nous sommes convaincus que ces récents militants qui ont pris l'UFDG en otage pour jouir sans limites de toutes les ressources financières et matérielles, n'hésiteront pas de détruire notre parti avant d'aller militer ailleurs comme à leur habitude.

- Nous vous faisons remarquer qu'en moins d'un an, L'UFDG fait face à sa deuxième procédure judiciaire pour violences et crimes contre des personnes innocentes et n'ayant aucun lien juridique avec le Parti.

Rappelons que la première victime de cette barbarie fut un opérateur économique guinéen chargé de fournir des véhicules à nos institutions républicaines pour le compte de l’État.

Le député Ousmane Gaoual Diallo, auteur du premier crime, refusera d'assumer ses responsabilités et prendra la fuite avec la complicité des hauts responsables de notre parti.

Ousmane Gaoual sera finalement livré par ses complices du parti, jugé et condamné conformément à la loi pour agression et tentative d'assassinat sur autrui.

La deuxième procédure judiciaire est celle relative à l'affaire du vendredi 05 février 2016, dite affaire Mohamed Koula Diallo, journaliste de Guinee7.com. Cette sordide autre affaire concerne cette fois un assassinat soldé par une tentative d'assassinat manquée de Monsieur Bah Oury, Vice-président et fondateur de L'UFDG.

- Comment peut-on comprendre qu'Ousmane Gaoual, un fondé de pouvoir de notre parti politique qui, de surcroît cumule le statut d'élu du peuple au poste de député à L'Assemblée Nationale, puisse prendre seul une initiative personnelle d'utiliser des objets tranchants pour agresser un innocent opérateur économique avec l'intention de donner la mort ?

- Rappelons que l'attitude de la direction de L'UFDG dans l'affaire dite « Ousmane Gaoual », était scandaleuse ! La direction du parti établissait ouvertement une complicité affichée avec un membre du parti accusé et recherché pour crimes. D'autre part, le fait d'organiser la fuite et d'assurer la cachette de Gaoual devenu un hors-la-loi recherché par la justice, constituait une véritable obstruction à la justice et portait un sérieux préjudice à l'image du premier parti politique de l'opposition qui aspire bâtir un Etat de droit en Guinée .

Pire encore, la direction du parti a lancé l'appel à manifester pour empêcher la comparution d'Ousmane Gaoual devant le juge. Ce, malgré toutes nos demandes adressées à la direction pour s'abstenir de s'opposer à une procédure judiciaire légale et d'épargner la vie de nos jeunes manifestants.

- Force sera d'admettre que les agents qui assurent la sécurité de Elhadj Cellou Dalein Diallo et de son épouse Hadja Halimatou Dalein Diallo, sont tous rémunérés par les fonds du parti. Le 24 janvier 2016, jour de retour du Vice-président Bah Oury, tous les deux groupes de sécurité ont reçu l'ordre de rester au siège à Commendanyah, obligeant ainsi Bah Oury à s'exposer publiquement devant les milliers de citoyens venus l'accueillir à l'Aéroport Gbessia pour l'accompagner au siège du parti à Commandanyah.

En visionnant les films de l'arrivée de Bah Oury à Commandanyah, nous pourrons aisément en déduire le goût de la violence de ces agents de sécurité d'Elhadj Cellou Dalein Diallo et de son épouse Hadja Halimatou Dalein Diallo.

Quel est le statut juridique de ces agents de sécurité de Madame et Monsieur Dalein ? Quels rapports entretiennent-ils avec les autres responsables, cadres et militants de L'UFDG ?

- Nous vous informons que nous ne suscrivons pas à la déclaration du Doyen Bah, fédéral de L'UFDG à Dakar. La déclaration du doyen Bah est unilatérale et son caractère partiale à charge contre le Vice-président Bah Oury est infondé. Le doyen Bah est prié désormais de respecter les textes fondamentaux de L'UFDG, gage des prochaines décisions collégiales qui résulteront d'un débat démocratique officiel et constructif.

-

- Nous lançon un appel à toutes les bonnes volontés pour unir leurs forces et réunir Elhadj Cellou Dalein Diallo et Monsieur Bah Oury, respectivement président et Vice-président de L'UFDG au tour d'une table afin de discuter pour trouver une solution qui irait dans l'intérêt du Parti et de la nation guinéenne toute entière.

Pour les Fédérations de L'UFDG au Sénégal, Mali, Guinée Bissau et Gambie,

Alpha Ibrahima Dara Diallo

Mamadou Bailo Tounkara

Mariam Diouldé Sow

Kadiatou Souaré

Abdourahmane Koïn Baldé

  

Bah Oury dit tout à guineenews : qui a tué le journaliste Mohamed Diallo, son avenir politique etc…

Guinéenews© : Comment peut-on vous appeler,  Monsieur le premier vice-président de l’UFDG ou le vice-président exclu ?

Bah Oury : Je suis le premier vice-président de l’UFDG et le fondateur du Parti.

Guinéenews© : il y a eu des incidents qui se sont produits il y a plus d’une semaine au siège du Parti UFDG suite à une décision du conseil politique qui vous a exclu. Pouvez-vous revenir sur ce qui s’est passé ce jour au siège ?

Bah Oury : Il faut qu’on éclaire l’opinion sur ce qui s’est réellement passé. D’abord, il y a eu une campagne haineuse contre ma personne depuis pratiquement deux mois. J’ai été victime d’une série de calomnies de toute nature, de diffamations, des menaces sur ma personne et mon entourage. Lorsque je suis rentré au pays, certains avaient fait croire que je suis rentré pour détruire l’UFDG et que j’aurais signé un deal avec le Président Alpha Condé. Donc, cette campagne a été entretenue par le directoire de Cellou Dalein Diallo. Ils ont fait croire qu’il y a problème. La première semaine de mon retour, ils ont envoyé des délégués, comme si je ne voulais pas participer aux séances du bureau exécutif national, alors que je leur avais signifié de manière nette et claire que je serai partie prenante à tout ce qui se passera au siège. Je considère que c’est la maison commune pour l’ensemble des militants et responsables de l’UFDG. Par contre, tout ce qui peut se faire dans la maison privée de Cellou qu’il a transformée en siège et en bureau pour l’UFDG, je ne mettrai pas les pieds à cet endroit. Donc, les vendredis, la réunion du bureau se tient régulièrement au siège. Des délégations sont venues pour dire qu’il faut que le débat soit interne. J’ai répondu qu’il le faut parce que nous avons intérêt à ce qu’il y ait un réel débat à l’intérieur du Parti, pour qu’on fasse le bilan des 5 ou 6 années de gestion et de gouvernance du Parti par Cellou, et qu’on tire les points forts pour les renforcer et les points faibles pour les corriger, pour ne pas continuer dans la voie que nous connaissons présentement: l’impasse. J’ai été le premier à demander le débat interne, donc, si je suis de retour, je ne peux qu’accepter ce débat. Cela s’est passé avant le vendredi 5 février; le mercredi 3 février 2016, j’ai eu une rencontre avec le Doyen Chaïkou Yaya de la Coordination Haal-pular, et à mon fort étonnement, j’ai trouvé toute une pléïade de dignitaires qui m’attendaient. Je leur ai fait savoir que j’étais invité par le Doyen et non pour rencontrer toute cette pléïade de personnes. Le début de la réunion a été houleux, mais en fin de compte, cette réunion s’est conclue positivement, et le Doyen m’a demandé d’aller le vendredi au siège en n’étant pas accompagné de garde de corps, au risque d’avoir l’air de venir dans une dynamique belliqueuse. C’est ce que je devais faire le vendredi 5 février 2016. La recommandation du Doyen a été que Bah Oury aille le vendredi 5 février pour la réunion du bureau exécutif. Cela mettait à nu la stratégie de ceux qui voulaient me présenter comme étant un éléphant dans un château de porcelaines. Ils ont convoqué immédiatement le jeudi 4 février le Conseil politique élargi aux députés où ils ont pris de la manière la plus illégale, en violant les statuts du Parti, les résolutions du Congrès qui m’ont élu comme premier vice-président du parti et numéro 2 de ce Parti qui remplace le président en cas d’intérim ou d’absence. Ils ont mis tout cela à l’eau de la manière la plus désinvolte en disant, on exclut Bah Oury du Parti ! Donc, sachant que cette décision ne repose sur aucune légitimité et aucune légalité au regard des statuts du Parti, j’ai dit que j’irai comme convenu le vendredi 5 février pour saluer l’institution politique qu’est le bureau exécutif national…

Pour le reste, vous savez ce qui s’est passé : il y avait un guet-apens qui était préparé ! Il y avait un portail fermé avec des gens de l’autre côté de la cour, ils fumaient de la drogue (parce que ça se sentait), qui avaient des armes blanches, qui m’ont empêché d’être dans la cour. A un moment donné, un des battants s’est entre-ouvert, j’ai reçu un coup sur la tête à l’aide d’une barre solide, je ne sais plus si elle était en fer ou en bois, seulement heureusement, quelqu’un avait amorti le choc en mettant sa main. Cela a été le premier acte agressif sur ma personne.

Quelques temps après, des jets de pierres ont commencé. Les pierres à l’endroit de ceux qui étaient dans l’allée et des jeunes sont venus me protéger en me demandant de baisser la tête et ils se sont mis à me pousser afin que je quitte rapidement les lieux. A un moment donné, j’ai trébuché, c’est ce qui m’a sauvé la vie car, au même moment, l’un des jeunes qui me protégeait a reçu le coup de poignard dans le dos : j’ai même la photo. C’est horrible ! C’était le deuxième acte violent agressif contre ma personne et qui a atteint Abdoulaye Cosa. Heureusement, sa vie n’est pas en danger.

Ensuite, on me fait traverser les deux voies pour rejoindre la route allant vers Hamdallaye, il y a eu un véhicule qui m’a aperçu et a fait marche-arrière pour m’évacuer. C’est à ce moment-là, qu’il y a eu un coup de feu qui a été certainement dirigé vers ma personne, mais qui a atteint le journaliste. Parce qu’à ce moment-là, on était pratiquement sur le même axe de tir par rapport à notre position. Lui, il était à l’entrée au niveau du trottoir, entre les tireurs et moi. Ça été fatal pour le jeune Mohamed Diallo et c’était le troisième acte agressif.

Le quatrième a été, mon véhicule qui m’avait déposé au début, et qui est revenu par la suite pour récupérer mes amis Abdoulaye Barry qui était caché dans le magasin de M. Baldé; ils ont reconnu le véhicule et deux motards ont poursuivi le chauffeur, ils ont cassé la vitre-arrière et heureusement, le chauffeur a eu la présence d’esprit de se réfugier dans le commissariat de Taouyah. Et pendant tout le trajet, il était poursuivi par les deux motards. Ils ont cru que, puisque les vitres étaient teintées, j’étais à l’intérieur du véhicule. Après, le véhicule a été escorté jusqu’à mon domicile. Il y a donc eu le meurtre du journaliste et tentative d’assassinat sur la personne de Bah Oury. Aujourd’hui, 20 gardes de corps de Cellou Dalein ont été déférés à la Sûreté et j’espère que la justice fera tout, de manière diligente, de manière transparente et de façon objective, pour que toute la vérité soit dite sur cette affaire.

Guinéenews© : De l’autre côté, il se dit que, et toutes les vidéos qui circulent l’attestent, que vous aviez votre main à la poche et que vous auriez une arme sur vous. Il y a eu même un communiqué disant que c’est vous qui avez tiré sur le journaliste.

Bah Oury : C’est ce qui est encore aberrant puisqu’ils se croient au 19ème siècle. Il y avait des images, un de mes collaborateurs avaient mon i-pad et il filmait la scène. Si j’étais armé, je n’allais pas demander à mon collaborateur de filmer tout ce qui allait se passer. Et puis, il y avait toute une pléïade de journalistes qui étaient là en train de filmer. J’avais les mains à la poche parce que je portais un boubou, j’étais rentré de la prière du vendredi et je protégeais mes téléphones tout simplement. La responsabilité de Cellou comme président du Parti de cautionner et faire un communiqué aussi diffamant, m’accusant de meurtre et de mensonges, cela mérite de… Bon, laissons la justice se prononcer sur cette affaire. Mais je trouve cela scandaleux, c’est une attitude criminelle, totalement irresponsable.  Quelqu’un qui assume cette responsabilité, qui le montre de la manière la plus éhontée en accusant une autre personne d’avoir une arme et de tirer sur un journaliste alors que c’est cousu de fil blanc, je dirais que c’est comme si on était dans un roman ou au cinéma. On ne l’est pas, c’est de la réalité, le jeune Mohamed Diallo n’est pas de ce monde aujourd’hui, il laisse une veuve et un enfant de trois ans.

Guinéenews© : Lors de la reconstitution des faits avec les enquêteurs, vous étiez venu seul et les autres étaient avec toute la garde. Donc, pour le camp de Cellou Dalein, il y a deux poids, deux mesures.

Bah Oury : Moi, j’ai été au siège avec mon collaborateur Barry, un membre du bureau exécutif, El hadj Bocar Bokoum et un journaliste qui nous avait accompagné durant la journée de la Mosquée de Nongo Taadi au siège. C’est tout.

 Guinéenews©: Il semble que dans les enquêtes, aucune personne proche de vous n’ait été interpellée et que vous n’avez pas fait d’objet d’interrogatoire. Seulement Cellou Dalein, ce pourquoi, ils disent qu’il y a deux poids, deux mesures.

Bah Oury : C’est évident. Je suis victime, le jeune Mohamed Diallo est victime, les jeunes qui m’ont protégé, l’un au dos, l’autre au cou sont des victimes, mon collaborateur qui a été obligé de fuir pour se protéger dans un magasin d’en face également. Ils veulent que les victimes soient transformées en bourreaux. Ceux qui ont tiré ont été formellement identifiés. Ceux qui ont planté le poignard au cou ou encore au dos des victimes ont été aussi identifiés.

Guinéenews© : On les connait aujourd’hui ?

Bah Oury : Ce sont tous des éléments de la garde de Cellou Dalein Diallo.

Guinéenews© : Peut-on connaitre leurs noms ?

Bah Oury : Bon, je préfère que la justice se prononce et que le Procureur comme il sied dans des cas pareils, doit communiquer sur le plan national et international, les premières conclusions. On attend avant de dire quoi que ce soit.

Guinéenews© : Dans votre camp, personne n’a été arrêté ni placé en garde en vue ?

Bah Oury : Personne. Parce qu’ils n’ont commis aucune faute. Ils ont plutôt porté assistance à une personne en danger en l’occurrence moi-même.

Guinéenews© : Les gens ont été surpris également de ne pas vous voir aux obsèques du journaliste.

Bah Oury : Vous savez il y a eu une campagne systématique de mensonges avec ce communiqué qui a fait le tour du monde que j’étais le coupable, des gens sont montés un peu partout dans le pays, instrumentalisés, certains sont payés parce qu’ils dépensent beaucoup d’argent pour faire croire qu’ils bénéficient d’un soutien. Donc, il y a des réseaux qui dénaturent les faits, qui entretiennent cette campagne systématique contre Bah Oury. Aller aux obsèques était un risque pour moi et les personnes qui se trouvent là-bas dans le cadre de cette affaire criminelle. Indépendamment de cela, j’ai d’excellents contacts avec la famille. Le 6 février, je m’étais dirigé à la morgue pour rendre hommage à la victime. Une semaine plus tard, le vendredi 12 février, j’ai posé une gerbe de fleurs là où le jeune Mohamed a été assassiné.

Guinéenews© : Le vendredi, quelques heures avant d’aller au siège de l’UFDG, vous aviez dit à la presse quel que soit ce qui va se passer, vous irez à cette réunion. Ceci a été interprété comme quelque chose de prémédité. Qu’en dites-vous ?

Bah Oury : Vous savez, il y avait déjà des menaces qui ont circulé un peu partout. Un député que je ne citerai pas avait mis sur sa page Facebook, le scénario qui a été appliqué. C’est-à-dire que Bah Oury viendrait, accompagné de loubards, et Lamine Keïta qui est son collaborateur sera l’agneau à sacrifier. Donc, le scénario était déjà écrit, et il avait communiqué autour. Sachant cela, je n’avais pas donné une grande importance à ce genre de menaces et je me suis dit intérieurement, peut-être qu’ils vont essayer de faire obstacle à un certain nombre de faits mais je ne pouvais pas penser qu’ils en viendraient à mettre en place un guet-apens pour m’assassiner alors que ce ne sont que des contradictions politiques qui peuvent avoir un espace de débats pour les gérer et trouver des solutions. Ils sont hostiles à tout débat et cela est devenu une pathologie jusqu’après les exclusions, ce sont les éliminations physiques. Je crois qu’on a à faire à des gens qui sont devenus complètement fous.

Guinéenews© : On vous reproche aussi  le fait que depuis un certain temps, le changement de votre discours depuis la rencontre avec Alpha Condé à Paris. Cela faisait un peu de dissonance au sein du Parti. C’est-à-dire que le Parti avait une position et vous en aviez, une autre.

Bah Oury : J’ai ma position depuis longtemps, indépendamment de la période des trois mois. Je n’avais jamais partagé la manière de gouverner durant ces 5 années. J’avais critiqué la gouvernance de Cellou Dalein, la stratégie politique qu’il avait adoptée et à chaque fois, j’ai marqué ma différence. Parce que je n’ai pas vu de stratégie efficace qui prenne en compte les données fondamentales de la sociologie politique guinéenne. Tout est simplement ramené à l’égo d’une personne. J’étais totalement en déphasage avec lui sur cette question. Après l’élection présidentielle, au moment où il demandait aux gens de descendra dans la rue, le mardi 13 octobre, j’ai demandé aux gens de ne pas sortir, et je remercie tous ceux ont contribué à empêcher qu’il y ait une crise post-électorale dans notre pays. Et depuis lors, nous avons atteint le point de rupture. Ils disent qu’ils ne reconnaissent pas l’élection présidentielle, mais c’est une attitude que je considère suicidaire pour un parti politique. Mais ils manquent de conséquence à ce niveau. Moi j’avais déjà marqué ma différence car j’en avais assez de voir les gens mourir pour rien. Si lui, il a le culte de la mort, moi, j’ai le culte de la vie. J’en ai assez et les stratégies politiques mises en avant doivent tenir compte de l’intérêt du Parti et de l’intérêt national. Pas de faire descendre les gens dans la rue au risque d’être perpétuellement dans une situation de crise. A la fin du mois d’octobre, le Président Alpha Condé m’a demandé de le rencontrer, c’est ce que j’ai fait. Nous avions discuté de la libération des détenus politiques et du retour des exilés et aussi, de la nécessité de faire en sorte qu’il y ait une réelle décrispation dans ce pays. Je crois que toute personne sensée, ne peut qu’acquiescer à cette démarche.  C’est ce que j’ai fait et je continue de le faire. Je crois fermement que notre pays a besoin de stabilité, de décrispation en profondeur, pour nous permettre à la suite, de nous attaquer aux choses essentielles. C’est-à-dire, aux questions de la pauvreté, de la gouvernance économique. Je pense qu’on ne peut pas faire avancer l’intérêt national en étant toujours dans une situation de guerre civile larvée.

Guinéenews© : Comment vous voyez la suite judiciaire de cette affaire, et personnellement, comment voyez-vous votre avenir politique ?

Bah Oury : D’abord, il y a une affaire judiciaire. Il y a meurtre et tentative d’assassinat, il faut que justice se fasse. Il y a des diffamations et accusations graves, il faut que justice se fasse. Ceci dit, il y a des démarches, il y a la situation de l’UFDG. Egalement des actions en cours. Je ferai tout pour que l’UFDG reprenne sa vocation première. C’est-à-dire, être un Parti de l’Opposition dans le contexte actuel, constructif, ouvert et tourné vers l’avenir. Et ça, il n’en demeure pas moins que je suis et je reste le premier Vice-président de l’UFDG jusqu’à ce qu’il y ait une instance conformément aux statuts du Parti, un congrès pour mettre à plat cette gouvernance. Entre-temps, la justice doit trancher un certain nombre de problèmes cités plus haut.

Guinéenews© : Mot de la fin ?

Bah Oury : Je crois à l’avenir, je crois que le combat actuel n’est pas un combat entre simplement deux égos : Bah Oury et Cellou Dalein. Il s’agit de la conception de la démocratie dans notre pays. Il y a deux cultures politiques qui s’affrontent. Il y a le Parti unique, le refus du débat, le culte de l’exclusion, de la violence et ça ils l’ont prouvé. Et l’autre, celui de la modernité, de la démocratie, de la tolérance, de l’ouverture. Je suis du second cas et je ferai en sorte que notre pays, au-delà de l’UFDG, s’engage dans cette démarche.

Interview réalisée par Amadou Tham Camara