Mama Kanny DIALLO : source de la fronde ?

 
Mama Kanny DIALLO : L’incarnation de la fronde
 

Ces derniers temps, tout le monde aura remarqué qu’aussi paradoxalement que cela puisse l’être, entre Alpha Condé et le parti qui a contribué à son improbable élection en 2010 et à sa réélection, le 11 octobre dernier, ce n’est pas l’amour. C’est même le moins qu’on puisse dire. Aux raisons de la méfiance naissante entre l’historique dirigeant et la formation politique qu’il a enfantée, entretenue et hissée au sommet, il se dit que c’est parce qu’à la faveur de la dernière composition des membres du gouvernement, le parti a été superbement ignoré. Aux militants et responsables qui s’étaient battus et avaient sué pour la victoire, le chef de l’Etat aurait préféré des hommes et des femmes dont tout le mérite aura été  de se pointer au moment opportun pour récolter les fruits du labeur.

La clameur publique évoque à propos Sidya Touré, Mohamed Tall et Makalé Camara. Cette dernière ayant été, selon nos informations, imposée grâce au lobbying personnel d’El hadj Sekhouna Soumah, le Kountigui de la Basse Guinée, redevenu tout-puissant. Ces informations pourraient bien être conformes à la réalité. Mais au-delà de tous ceux-ci, des sources bien au fait des intrigues politiques en Guinée, nous rapportent que s’il y a une personne qui, à elle seule, traduit les reproches de trahison et de népotisme que le parti impute à son chef, c’est bien la nouvelle ministre du plan et de la coopération internationale, Mama Kanny Diallo, ex-épouse du chef de l’Etat, redevenue première dame de fait.

A elle seule, elle contrôlerait cinq portefeuilles ministériels par le truchement de proches qu’elle aurait managés auprès du président Alpha Condé. Le plus illustre de ces recommandés, ce serait, selon notre source, son neveu promu ministre de la Santé, Abdourahmane Diallo. Or, chez les militants et responsables du RPG-arc-en-ciel, s’il y a quelque chose de totalement inadmissible, c’est le retour en grâce de cette dame. Tant qu’elle était confinée dans son confus rôle de conseillère économique auprès du président Alpha Condé, c’était encore acceptable. Mais qu’elle devienne tout de suite l’éminence grise même du gouvernement, certains ne gobent pas. D’autant que par le passé, elle avait été à la base de bien de misères pour le chef de l’Etat.

En effet, nous rapporte notre source, au lendemain de l’arrestation, en 1998, du candidat Alpha Condé, et de son emprisonnement par le régime de Lansana Conté, Mama Kanny s’était lancée dans une quête de fonds auprès de tous les proches de celui qui était alors son époux. Mais au lieu d’engager les sous en faveur du soutien à la libération de ce dernier, elle se serait complètement détourné de lui. Ce qui aurait particulièrement affecté le prisonnier qui vouait à cette dernière des sentiments sincères.

Il se dit également qu’à la sortie d’Alpha Condé de prison, suite à une grâce à lui accordée par Lansana Conté, le 18 mai 2001 ; quand, constatant qu’il boitillait de manière un peu plus accentuée, Bernard Kouchner avait recommandé qu’il soit tout de suite hospitalisé, à son chevet, Mama Kanny n’avait fait qu’un passage furtif, préférant aller passer des vacances aux Etats-Unis.  Elle n’était donc pas là quand Alpha Condé, rejoint notamment par feu Pr. Alpha Sow en provenance de Conakry et l’ex Ministre Mansour KABA s’est rendu avec des béquilles au colloque qui se tenait à Hambourg, en Allemagne.

Très au fait de toutes ces péripéties, certains des responsables actuels du RPG ne comprennent et n’acceptent pas que cette dernière soit aujourd’hui la première dame de fait, au détriment de la pauvre Djénè Kaba, contrainte à jouer de la figuration. Ce serait pourtant le cas. Car, nous apprend-on, outre le fait de contrôler directement ou indirectement plus de 15 % des portefeuilles ministérielles, c’est Mama Kanny qui, a la place de Bintou Dabo, une nièce du président Alpha Condé, préparerait les repas présidentiels.

Autant de raisons qui font penser que le chef de l’Etat serait très avisé de prendre au sérieux les secousses qui commencent à ébranler la bâtisse RPG-arc-en-ciel. D’autant qu’elles seraient initiées et soutenues par des barons insoupçonnés, frustrés et résolus à avoir sa tête, s’il persiste dans sa sortie de route.

Anna Diakité , www.kababachir.com

Reçu de Kaba Bachir

Le général Sékouba Konaté promet de se battre pour consolider le pouvoir Alpha Condé

 

Instantané 2 (28-12-2015 22-50)
 
 
 

 »Le président déjà, il a posé pour son deuxième mandat les bases; donc vous verrez que nous allons nous battre pour consolider ce qu’il a proposé comme base; donc je remercie le professeur Alpha Condé, le président démocratiquement élu de la république de Guinée »

Reçu de Kbarrie

www.guineeinformation.fr

 

 
 
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Commentaires

interview de monsieur Mamady Youla, nouveau Premier ministre chef du Gouvernement

 Je voudrais vous remercier pour l’opportunité que vous m’offrez de m’adresser aux Guinéens, à mes compatriotes, à la suite de cette grande marque de confiance que le chef de l’État a voulu porter sur ma modeste personne. Vous le savez, nous avons traversé récemment de très grands défis. Le pays a connu des moments difficiles. Et le chef de l’Etat,  pour tous ceux qui l’ont suivi ces dernières semaines, ont dû remarquer, il a affirmé, il a montré une réelle volonté, une grande détermination à vouloir apporter du changement. Je crois que c’est le mot d’ordre qui a été constant depuis sa venue aux affaires en Guinée, en 2010, c’est toujours un des fils conducteurs de son message, le changement. Je crois qu’en faisant le choix sur ma personne- qui a un profil un peu particulier, je ne suis pas politique comme vous le savez- je crois que le président a voulu aussi envoyer un message à la jeunesse, aux jeunes et à tous ceux qui travaillent dans l’ombre.

Moi, je suis, c’est vrai, travailleur de l’ombre, c’est vrai. Oui, j’ai fait un certain nombre de choses au cours de ces dernières années, mais plutôt dans l’ombre. Et, j’espère aujourd’hui que je vais pouvoir mettre ma petite expérience au service de mon pays. Je voudrais encore une nouvelle fois adresser mes remerciements, j’ai reçu énormément de marques de reconnaissance et de félicitations de la part de nombreuses personnes auxquelles je n’ai pas pu répondre. D’ailleurs, j’ai reçu de nombreux messages sur mes téléphones, les réseaux sociaux… Donc,je n’ai pas pu répondre à tout le monde. Je profite ici de l’opportunité pour dire merci à tous ceux qui ont manifesté et m’ont témoigné leur marque de confiance et de reconnaissance.

Abdoulaye Oumou Sow pour Guineematin.com

Reçu d'Afrique 2050

 
Photo de Jacques Roger.

DADIS : un cas à part !

DADIS : un cas à part !Depuis l’annonce de la participation du président Alpha Condé à la cérémonie d’investiture du nouveau président burkinabè, Roch Marc Christian Kaboré, ce 29 décembre, les doléances se multiplient pour que le chef de l’Etat mette l’occasion à profit pour rencontrer le capitaine Moussa Dadis Camara, en exil forcé dans le pays des hommes ingères. Les partisans d’une telle rencontre voudraient même que dans le cadre d’une certaine réconciliation nationale, l’ancien chef de la junte guinéenne, puisse enfin regagner son pays. Il se trouve qu’un tel appel s’apparente à un raccourci et à un amalgame qui ignorent superbement que le cas Dadis est à part.

En effet, à la différence de Bah Oury et de Tibou Kamara, le capitaine Moussa Dadis Camara est désormais inculpé pour les massacres du stade du 28 septembre 2009 qui, rappelons-le, avaient fait au moins 157 morts, une centaine de femmes violées et un nombre inconnu de disparus. Ce rappel préliminaire est destiné à ceux qui parlent déjà de réconciliation nationale. Il est important que l’on sache que la justice est un élément de cette réconciliation. Ce n’est pas donc le retour de Dadis qui participera à la réconciliation, mais l’organisation du procès de cet odieux massacre. Ce qui est possible sans qu’il ne soit obligatoire que l’ancien président du CNDD revienne en Guinée. Encore que la tenue de ce procès ne parait pas nécessairement imminente.

Il y a donc une autre raison qui justifie cet appel de pied ! Celle de faire revenir le capitaine Dadis dans son pays, coûte que coûte. Ce qui est tout à fait légitime. Mais il est malsain et malhonnête de faire passer cette volonté sous le couvert de la réconciliation nationale. C’est une manipulation de l’opinion publique. A quelle fin ? Là est toute la question. Or, ce que les partisans obsessionnels de ce retour semblent ignorer, c’est que ce dernier peut avoir des implications sécuritaires. En effet, avec son statut de militaire ayant déjà été au sommet de l’Etat guinéen, Dadis n’est pas comme un vulgaire politicien dont la pire des menaces sur le pays demeure verbale. Par ailleurs, Moussa Dadis Camara, c’est un leader politique en qui se reconnaissent des militants communautarisés dont il est difficile de prévoir les réactions, une fois que leur champion foule le sol guinéen.

Du coup, contrairement à ce qu’on entend ça et là, le retour de Dadis peut être contre-productive pour la tenue du procès tant attendu . Toute chose qui, au lieu de réconcilier comme on le prétend, pourraient davantage diviser.

Reçu de Anna Diakité, www.kababachir.com

Après lui avoir annoncé que personne ne bénéficiera désormais de grâce présidentielle, Alpha Condé raccroche au nez monsieur Bah Oury

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Selon une source proche de Sékhoutoureya, monsieur Bah Oury, vice-président de l’UFDG et le professeur Alpha Condé se sont entretenus hier nuit au téléphone. L’appel viendrait de monsieur Bah Oury, qui voulait s’enquérir de l’évolution de la situation des autres condamnés dans l’affaire du 19 juillet 2011. Réponse du professeur Alpha Condé :  »il n’y aura pas de grâce’‘.

Mais malgré cette réponse, monsieur Bah Oury demande une indication sur un délai, conformément à leur accord de Paris; la réponse du président Condé fut alors cinglante,  »je te dis qu’il y aura plus de grâce pour des bandits, c’est tous des bandits », et que  »maintenant la loi sera respectée ».

Bah Oury voulant évoquer leur rencontre de Paris et les implications de cette décision, Alpha Condé lui raccroche au nez aussitôt.

Ce samedi, à l’assemblée générale du RPG Arc-en-ciel, Alpha Condé est revenu publiquement sur cette décision :  »J’ai accordé une grâce avant-hier, je n’accorderai aucune autre grâce jusqu’à la fin de mon mandat. Il faut que les gens respectent la loi ».

Bah Oury qui n’aura finalement réussi à obtenir qu’une seule véritable grâce noyée dans un océan de grâces accordées à des détenus pour la majorité de droit commun, continuera-t-il de faire confiance à Alpha Condé ? D’autant plus que leur conversation s’est mal terminée ?

 

Du côté de monsieur Bah Oury, personne ne veut nous répondre pour l’instant.

Reçu de Kbarrie

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