Manœuvres postélectorales Anti-U.F.R. à CONAKRY

Manœuvres postélectorales Anti-U.F.R. à CONAKRY
Politique
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Le scrutin présidentiel est terminé. Le vainqueur  est désigné par la Cour Constitutionnelle  depuis plus d’un mois.  Certains de ses concurrents ont  reconnu sa victoire, même si tous ne l’ont pas fait, ou pas encore.  Mais le fait qu’un ou deux compétiteurs ne félicitent pas le vainqueur, n’invalide pas pour autant sa victoire. Le président de l’U.F.R., M. Sidya TOURE,  préoccupé par la situation précaire du pays, s’est rangé à l’avis de la Cour Constitutionnelle.  De ce fait et comme à son habitude, il a choisi de privilégier l’intérêt du pays, plutôt que celui de son parti, ou son orgueil personnel. C’est ce qui est attendu d’un Homme ou d’une Femme d’Etat. J’approuve cette décision  et je m’y associe pleinement.

  1. Alpha CONDE est donc le président LEGAL de notre pays. Son  camp  semble accueillir  ce succès électoral avec sobriété, mesure,  sérénité et dans l’apaisement. En tout cas, il semble montrer une maturité  qui ne lui était pas habituelle, contrairement à l’aile ETHNISTE de l’U.F.D.G. qu’incarne désormais M. Cellou Dalein DIALLO et son clan. Prenons-en acte, sans y voir toujours une manœuvre douteuse, parce que le R.P.G. ou le président serait à l’initiative.

 Après ce constat,  il nous faut bien  d’admettre que, l’apaisement post-électoral souhaité par l’immense majorité des Guinéens,  parait  indisposer une minorité significative extrémiste à l’U.F.D.G., regroupée donc autour de  M. Cellou Dalein DIALLO et de son clan élargi. Plus  exactement,  le clan qui est lui est  attaché par identitarisme ethnique exacerbé, plutôt  qu’au pays lui-même, a entrepris de pilonner toute initiative susceptible de favoriser un minimum de sérénité dans notre pays.  Tout ce qui n’est pas de l’ordre de la célébration  de M. Cellou Dalein DIALLO, ou de l’allégeance à leur hégémonisme  de type ethnique, est  impur, et donc frappé par eux, d’infamie. Ainsi selon  eux, SYDIA est un « traitre » quand ils sont polis. Sinon, le qualificatif le plus courant qui lui est réservé, c’est « SIDYA est un prostitué…. ».  Les lecteurs sont priés d’admirer  l’élégance dont ils sont capables, quand on s’oppose à leur folle vision ethniste du pays. C’est dans ce contexte que des blogs et journaux locaux, tous connotés, pas seulement au plan politique,   dans un élan concerté et une action organisée, livrent une « guerre » pas très digne contre M. SIDYA TOURE, depuis sa rencontre avec M. Alpha CONDE. A leurs yeux, il présente un défaut rédhibitoire, celui d’être issu de l’une des plus petites  minorités ethniques,  et d’avoir la capacité  d’apaiser et redresser la situation économique et sociale de notre pays. C’est aussi cela, l’une des motivations  de leur HAINE contre M. SIDYA TOURE, même s’ils s’en défendent.

La raison immédiate de cette furie haineuse ?—L’U.F.R. et son président, ont refusé et refusent de se laisser embarquer dans une aventure dont le caractère politique  est loin d’être établi. Par ailleurs, la rumeur insistante, favorablement accueillie  par nos compatriotes, que le président Alpha CONDE ne dédaignerait pas travailler avec le chef de l’U.F.R., a possiblement contrarié  les plans de ceux qui  militent pour une alternance non pas politique, mais  ethnique.

Peut-être faut-il le signaler ici,  des intellectuels éclairés, ne partageant pas les dérives communautaristes et népotiques  de leur parti, et un grand  groupe  silencieux des militants et  sympathisants de l’U.F.D.G. semblent en avoir pris conscience. En tout cas, les démissions d’intellectuels éclairés se multiplient. Ainsi, une part importante des militants est de plus en plus réservée  par rapport aux gesticulations dangereuses de certaines des notabilités du clan ETHNO-FAMILIAL du  président de l’U.F.D.G., par exemple M. Ousmane Gaoual DIALLO dont l’accession à un siège de  Député n’est pas totalement étrangère à la fortune commerciale de son papa.  Or en Guinée sous le règne de Lansana CONTE,  les commerçants faisaient plus dans la contrebande que dans une activité économique  légalement présentable, en particulier pendant sa longue maladie.  Je n’en déduis pas que  la fortune qui  a permis  à M. Gaoual d’être à l’assemblée nationale, a nécessairement  une origine contrebandière. Pour autant,  elle ne devrait pas l’autoriser à violenter les uns, et à être hautain et arrogant avec  les autres.  La fortune personnelle ou paternelle, ne créé en aucun cas une légitimité politique. Elle n’interdit pas non plus  la courtoisie dans le débat. Notre violent « député » représente assurément la fraction la plus détestable de l’U.F.D.G.

  Pourtant, ce serait une grave erreur de croire, ou de laisser dire,  que ce parti  ne serait  qu’un agrégat  d’individus violents et ethnistes comme le sont ce « député » vulgaire et ses semblables. Bien au contraire, l’U.F.D.G. recèle des Hommes et Femmes de grande qualité, ouverts, et hostiles à toute hégémonie ethniste. Mais, ils sont piétinés, ou exclus du parti par le clan ethno-familial de M. Cellou Dalein DIALLO.

Et c’est  en raison de cette dangereuse  propension politico-ethnique, que quelques mois plus tôt, SIDYA TOURE, a clairement  pris ses distances avec la fraction haineuse tribaliste de l’U.F.D.G., lorsqu’il a fait savoir qu’il n’appellerait pas à voter  pour M. Cellou Dalein DIALLO, s’il était au second tour. J’ai approuvé cette décision, et je continue de m’en réjouir aujourd’hui.  Ici, le mot « haineux » n’est pas excessif. Pour confirmation, j’invite les lecteurs et lectrices à lire sur les blogs ETHNISTES militants comme « GUINEEACTU », GUINEE58, et sur  certains autres journaux locaux de la même école, les  commentaires violents, parfois vulgaires, dirigés contre SIDYA, parce qu’il refuse de cautionner le tournant nouveau, de type ethnique pris par M. Cellou Dalein DIALLO et son clan.

Il n’est un secret pour personne, que l’immense majorité de nos compatriotes,  verrait d’un très bon œil, que  le président Alpha CONDE, appelle  SIDYA à le rejoindre, afin que les deux conjuguent  leurs efforts pour redresser notre pays. « Avec le Président Alpha CONDE et SIDYA, c’est la Guinée qui gagne ». Tel est le slogan fabriqué par nos concitoyens pour obtenir que l’un accepte de devenir le Premier Ministre de  l’autre.  D’où l’agressivité tout à fait irrationnelle du camp du président de l’U.F.D.G. contre SIDYA et son parti.

Le plus acharné  des croisés Anti-Sidya, est incontestablement un certain Tibou KAMARA qui se partage, ou est partagé entre « son » général adoré (Sékouba KONATE) et son autre « idole », M. Cellou Dalein DIALLO. Il prétend vouloir ou  pouvoir  transformer sa détestation personnelle de SIDYA, en projet politique  à laquelle son « idole » a l’air d’adhérer. Or, la HAINE, même contre SIDYA ne saurait être une politique, ni un projet.

Le drame de la Guinée, c’est qu’il est facile au premier imposteur venu, M. Tibou KAMARA en est, de s’auto-désigner Représentant, chargé de porter la Parole Publique (‘parole politique). Et les blogs ethniques se chargent  de faire croire et de lui faire croire qu’il est, ce qu’il prétend être, et  qu’il n’est évidemment pas. Ainsi, à longueur de blog, tous les jours on lit ici et là « …ce qu’en pense Tibou KAMARA…. »« …Tibou KAMARA s’exprime…. », «… Tibou KAMARA explique… ».  Et pour intimider  les citoyens innocents et naïfs, on enfonce le clou. « …Alpha CONDE  a appelé deux, trois, dix fois Tibou KAMARA….Alpha CONDE souhaite se réconcilier avec Tibou KAMARA…. », « Alpha CONDE demande des conseils à TIBOU….. » On comprend que, si le président Alpha CONDE est demandeur d’une rencontre avec un banal FARBA du genre de M. Tibou KAMARA, c’est que ce dernier est IMPORTANT. Lui-même s’y croit. Sur un ton comminatoire, il indique au président Alpha CONDE ce qu’il doit faire, ou ne doit pas faire, quel parti il doit rencontrer et celui qu’il doit excommunier, qui il doit choisir comme Premier Ministre, et celui qu’il ne doit pas choisir…Je peux continuer la liste des ordres qui sont donnés au R.P.G.et au président par M. Tibou KAMARA.

Pour paraitre INTELLECTUEL, et ainsi se placer auprès MM Alpha CONDE, et Cellou Dalein qu’il a d’ailleurs déjà domestiqué, notre Rastignac de pacotille pense avoir trouvé des arguments Anti-SIDYA : l’âge des deux protagonistes et la bipolarisation que connaitrait la GUINEE.

1°. Sur le plan de l’âge : c’est la marotte de notre NGAWLÔ TIBOU KAMARA.  Il m’a déjà expédié plusieurs fois dans la tombe. Car à bout d’argument à m’opposer, il m’avait déclaré « vieillard sénile, impotent, alcoolique, grabataire,… », et  bientôt dans la tombe ».  Lui serait à un âge «  stationnaire », vingt ans. Il n’en bouge pas. Il y a trente ans qu’il a vingt ans. Au fond, notre FARBA national est un personnage HEUREUX ! Le temps ne passe jamais pour lui. Il y croit, fermement. On a l’impression que sa Profession connue, c’est « JEUNE ». HOUPHOUET BOIGNY avait  plus de quinze ans que Sékou TOURE. Devinez qui a construit son pays et nourrit l’ensemble de l’AFRIQUE de l’Ouest pendant plus de vingt ans, et qui a détruit le sien et ses compatriotes.  Je n’insiste pas. Chacun a trouvé la réponse.

2°. La bipolarisation : je ne suis pas convaincu  que le FARBA Tibou KAMARA, improvisé journaliste politique, sache exactement  ce qu’est la bipolarisation. Car c’est un concept  politique, et non pas ethnique. Or   ce dont veut parler  notre « journaliste » improvisé, c’est bien  une « bipolarisation » ethnique qui met Face-à-face deux groupes ethniques, c’est-à-dire un « Bi-ETHNISME ». En clair en GUINEE, il y a deux   ethnies numériquement  plus nombreuses que les autres : Les Malinké (Mandingue) associés dans le R.PG., et les PEULS, associés dans l’U.F.D.G.

Pour être honnête, il faut reconnaitre qu’en raison de l’exercice du pouvoir, et peut-être de la personnalité de M. Alpha CONDE,  le R.P.G. fait un travail indéniable de « détribalisation », quand l’U.F.D.G. avec M. Cellou Dalein et son « gourou »inculte Tibou KAMARA exaltent  l’ethnisation de leur parti. Car  suggérer qu’en GUINEE, il n’y a que MM. Alpha CONDE et Cellou Dalein DIALLO, puisqu’ils  sont issus d’ethnies  quantitativement plus  nombreuses,  c’est évidemment plaider pour l’HEGEMONIE des PEULS et MALINKE sur toutes les autres ethnies du pays. Tout Guinéen, un petit peu éclairé, peut facilement imaginer le désastre inévitable que provoqueraient les conseils d’un FARBA INCULTE qu’est notre Rastignac de village, si un quelconque responsable se hasardait à les écouter.

J’ai souvent écrit que l’ignorance est par moment confortable, puisque, on peut dire des énormités sans être  gêné.  Mais là,  la proposition de notre NGAWLÔ, est dangereuse et presque criminelle. Car prôner implicitement, peut-être inconsciemment l’hégémonie de deux partis ethnistes (U.F.D.G. et R.P.G.) sur  le pays, est totalement IRRESPONSABLE. Imagine-t-on un seul instant que les autres petites  ethnies s’offriraient en victimes soumises à un « parti » Malinké, ou à un « parti »  Peul ?  Chaque Guinéen sait parfaitement que les scores électoraux octroyés ici, ou là, sont loin de correspondre à la réalité  des votes exprimés dans les urnes. Mais puisque, le destin du pays est plus important que la « victoire », ou la « défaite », je suis dans cet esprit personnellement, regardons devant.

Il n’y a pas de bipolarisation en GUINEE. Il y a un Bi-ETHNISME qu’il convient de dépasser. Pour cela, selon moi, SIDYA est le mieux placé pour  apaiser, et réconcilier tous les GUINEENS. Il rassure à l’intérieur, et inspire confiance à l’extérieur. Il n’est pas soupçonnable de tentation ethniste hégémonique. Sa compétence technique et politique en matière de gouvernance est incontestée. Toutes les représentations diplomatiques  africaines et extra-africaines  accréditées à CONAKRY peuvent vérifier le constat que je viens de faire.    Et  c’est loin d’être le cas de tous ceux dont  on proclame les noms ici et là, sous des prétextes divers, d’ailleurs souvent farfelus.

Ceux qui sont  dans des projets ethnistes dépassant le cadre de notre pays, invoqueront toujours l’âge de Pierre, l’appartenance ethnique de Paul, pour empêcher le redressement et la Réconciliation dans notre pays, parce que, leurs frères, amis, cousins ou cousines….ne sont pas encore installés  à SEKHOUTOUREYA. Or à mon avis,  le jour où émergera au sein de la communauté PEUL, un VRAI leader, dans lequel la majorité des Guinéens  se reconnaitront, il n’aura pas besoin de clamer sa fierté  d’appartenir à une ethnie. Il sera juste fier d’être Guinéen, et sera reçu comme tel par  ses compatriotes. Je fais exactement  la même observation concernant les autres groupes ethniques.

Mamadou Billo  SY SAVANE

 

novembre 16th, 2015 | par Leguepard.net

Bah Oury demande à Cellou, qu'après trois échecs, il doit en tirer les conséquences..

Reçu de Kbarrie,

www.guinrronformation.fr

Tentative d’évasion des prisonniers à Conakry : que des zones d’ombre ! (Nouhou Baldé)

Les Guinéens et observateurs étrangers ont été surpris ce lundi 9 novembre 2015 d’apprendre qu’il y a une tentative d’évasion des prisonniers de la maison centrale de Conakry. Une évasion en sorte, puisqu’on parle de plus d’une centaine de détenus qui ont franchi le mur d’enceinte, même si plusieurs d’entre eux ont été rattrapés et remis en détention.

Et si c’était un montage ?

Il est d’abord important de préciser que les détenus semblaient bien organisés et des tirs sont venus de l’intérieur comme le démontrent d’ailleurs des images et vidéos publiées par Guineematin.com, grâce à la témérité d’un de nos vaillants reporters qui a immortalisé ces évènements.

Dès qu’on a parlé d’évasion ou tentative d’évasion, beaucoup de compatriotes ont pensé aux prisonniers politiques (Madame Fatou Badiar, Commandant Alpha Oumar Boffa Diallo (AOB), Général Nouhou Thiam, Thierno Sadou, Aguibou…). Puis, on s’est aussi rappelé de la détention dans ce grand centre pénitencier (le plus grand de la République de Guinée avec 1 600 détenus, environ) des prisonniers comme Junior, Souka et autres grands bandits qui ont souvent réussir à s’évader de leurs lieux de détention. Mais, rapidement, on a expliqué qu’aucun des prisonniers politiques n’a mis le pied dehors, contrairement aux grands bandits qui auraient été rattrapés et remis en détention.

Mais, qui pourrait organiser cette évasion ?

Un agent qui s’est exprimé à la radio publique guinéenne a parlé d’une dispute qui aurait été à la base d’un débordement entre clans, etc. Mais, la tactique organisée sur deux sorties opposées indique bien que les détenus n’ont pas agi au hasard et qu’ils semblaient bien maîtriser ce qu’ils faisaient… Et, il y avait des armes qui ont crépité de l’intérieur durant un bon moment. Plusieurs fois, les agents mixtes (armées, policiers et gendarmes) ont échangé des tirs et des jets de pierres avec les détenus. A partir de ce moment, on peut penser à des acteurs internes qui pourraient avoir bénéficié d’un appui externe. Mais, de qui et pour quel but ?

Plusieurs confidences expliquent à Guineematin.com que certains membres de l’entourage du chef de l’Etat apprécieraient mal le projet (encore non officiel) de gracier les détenus politiques, notamment ceux de l’affaire du 19 juillet 2011. Comme on le sait, des négociations politiques ont été enclenchées pour permettre un retour négocié des exilés politiques et aussi la libération des prisonniers politiques.

A en croire certains de nos compatriotes, si certains proches du président de la République n’ont pas réussi à anéantir (du moins pour le moment) le projet du retour des exilés politiques, on chercherait à empêcher la sortie négociée des prisonniers politiques. Une « opération » de tentative d’évasion serait alors un bon argument pour enfoncer la situation de ces derniers et tenter ainsi de faire foirer le projet de grâce présidentielle. Or, des exilés politiques comme Bah Oury auraient posé des conditions dont l’une des plus importantes serait la libération des détenus politiques.

Ne risque-t-on pas ainsi de remettre en cause tout ce beau projet de retour des exilés qui déboucherait sur une belle détente politique pour le prochain mandat d’Alpha Condé ?

A suivre

Nouhou Baldé pour Guineematin.com

A LIRE AUSSI :

DESAPROBATION DES DECISIONS SANCTIONNANT DEUX CADRES DIRIGEANTS DE L’UFDG

Je suis de L’UFDG depuis sa création en 1990. J’ai été membre de tous ses Bureaux Exécutifs. Et depuis le dernier Congrès, je suis membre du Conseil Politique.

C’est à ce titre que je me permets, par la présente, de vous exprimer certaines de mes inquiétudes relatives au fonctionnement de notre Parti et à la manière dont certaines décisions sont prises.

Notre Parti continue de fonctionner de façon encore rudimentaire. Or, les moyens de communication modernes permettent de joindre n’importe qui, n’importe où et n’importe quand.

Il est donc possible de participer à une réunion et de délibérer à distance au même titre que ceux qui sont physiquement présents. Nous devons en tenir compte pour le futur.

Ceci dit, je voudrais attirer votre attention sur les récentes décisions de suspension et d’exclusion de deux cadres dirigeants du Parti.

Il me semble selon nos Statuts et Règlement Intérieur, toute décision de sanction obéit à une procédure et relève de la compétence du Bureau Exécutif, Organe de Direction, de Décision et D’orientation du Parti.

Je ne crois pas que cette procédure ait été suivie et respectée. Le fondement juridique de ces sanctions est donc contestable et politiquement, elles sont inopportunes. En tous les cas, c’est le Conseil Politique qui s’est pratiquement substitué au Bureau Exécutif pour prendre ces décisions.

Par ailleurs, politiquement, comment peut – on justifier, moins d’un mois après les élections présidentielles : 

  • La suspension d’un Cadre Responsable du Parti, qui s’est fortement impliqué et à ses frais dans la mobilisation de nos militants lors de la dernière campagne présidentielle et qui a donné sa voix au candidat de l’UFDG,
  • Exclure un cadre dirigeant, qui comme des millions de nos compatriotes, le 11octobre a glissé son bulletin dans l’urne au profit assurément du candidat de notre parti.

A L’UFDG, BARRY Mamadou est bien connu pour son style et sa plume acerbe. Nous avons tous lu ces écrits contre le Premier Vice- Président BAH Oury, lorsque celui – ci a utilisé pour la première fois le titre de membre fondateur du Parti. Il n’avait pas été sanctionné à l’époque.

Cette fois–ci, il tourne sa plume vers certains proches collaborateurs du Président du Parti.

En dépit du respect que nous devons avoir pour ces personnes, il aurait été souhaitable de savoir à travers un débat contradictoire et conforme à nos statuts, pourquoi BARRY Mamadou s’attaque à ceux- ci et non pas à d’autres.

Nous ne devrions pas laisser croire qu’au sein du parti, il y a des intouchables avec lesquels il ne faut jamais être en conflit.

En effet un conflit politique requiert une solution politique. Par solution politique, il faut entendre, une solution obtenue par la discussion par opposition à la violence, à l’autoritarisme et aux sanctions administratives qui sont les pires solutions politiques.

Les sanctions que viennent donc de prendre le Conseil Politique contre les deux cadres dirigeants du Parti ne sont autre chose qu’une autoflagellation.

Or comme nous sommes un Parti Politique que nous voulons juste et démocratique, nous devrions privilégier la sagesse politique qui suppose l’intelligence des situations aussi bien à l’interne qu’au niveau du pays que nous souhaitons diriger.

Personnellement, je ne partage pas et je n’accepte pas cette autoflagellation. En tant que Membre du Conseil Politique et, pour des raisons de justice et d’équité de traitement mais aussi de conviction politique, je me désolidarise de ces décisions.

Vous en souhaitant bonne réception de la présente, je vous prie de croire, Mesdames, Messieurs, en l’expression de ma franche et loyale collaboration pour faire de l’UFDG, un Parti moderne et capable de conquérir le pouvoir.

Conakry le 17 novembre 2015

Par El hadj Abdoul DIALLO

Membre du Conseil Politique de l’UFDG

Sidya tourne la page de la présidentielle et félicite le président Condé (Communiqué)

L’Union des Forces Républicaines (UFR) a participé activement à l’élection présidentielle du 11 Octobre 2015 dans notre pays.

L’ambition de l’UFR et de son candidat de remporter ce scrutin dans le but de réconcilier les guinéens et d’impulser un développement économique n’a pas pu être réalisée. 

L’UFR réaffirme son attachement aux valeurs républicaines dans l’objectif d’assurer la cohésion sociale en vue de préserver la paix.

Prenant acte de la proclamation des résultats définitifs par la Cour Constitutionnelle le 31 octobre 2015, l’UFR félicite le Président Alpha Condé pour sa réélection et lui demande de poursuivre son engagement à défendre et à servir avec ardeur  les intérêts de la Guinée et de tous les guinéens.

Le candidat saisit cette occasion pour adresser ses remerciements aux militantes et militants qui se sont impliqués sans réserve dans ce combat politique que représente l’élection présidentielle.

                                                             Conakry, le 9 Novembre 2015.

                                                                             Le  Président

                                                                             Sidya  TOURE