COMMUNIQUE DE L’EQUIPE COMMUNICATION DU 1er VICE-PRESIDENT DE L’UFDG

Nous avons pris acte du discours du deuxième vice président de L'UFDG à l'occasion de l'assemblée générale du parti le samedi 07 Novembre 2015.

Sans vouloir engager une quelconque polémique,  nous  réagissons par rapport à ce qui est manifestement une dérive dictatoriale inquiétante aux yeux de tout démocrate soucieux de l'avenir de son pays.

Si élever la voix, émettre un avis contradictoire et demander des réformes après trois échecs successifs à des élections non de moindre importance ,doivent valoir à son auteur une exclusion en tant que perturbateur, il y a lieu de s' interroger sur l'avenir démocratique d'une telle institution politique. On aurait pu comprendre un peu la position de cette direction si l'exclusion reposait sur un fondement légal en rapport avec la procédure en vigueur au sein de l'UFDG.

Par ailleurs toutes les institutions qui se veulent fortes ,acceptent et encouragent  le débat et les contradictions internes en leur sein, gage de leur essor et de leur développement. 

Mais aujourd'hui, nous sommes au regret de constater qu'il y a un petit groupe à l'UFDG ,qui étouffe tout esprit critique en prenant tout le parti en otage.

Ils doivent savoir que l'heure est venue d'accepter les réalités en face, de poser les vrais problèmes et d'ouvrir le débat. Ce n'est que de cette manière que rapidement des solutions idoines vont être trouvées sans effriter l'unité et la cohésion de L'UFDG. 

La dynamique en cours ,visant la refondation du parti ne faiblira point.Que cela soit entendu et compris par tous ceux qui veulent maintenir le statu quo.

Les raccourcis qui consistent à voir derrière toute différence ou contradiction, une volonté de déstabilisation de L'UFDG, orchestrée en arrière plan par le RPG, constituent une fuite en avant et ne peuvent malheureusement pas prospérer. Cela rappelle les méthodes du PDG avec sa théorie du complot permanent.

Il appartient donc aux militants et sympathisants de L'UFDG de prendre leur destin en main, en exigeant de leurs leaders politiques, l'instauration d'un véritable débat politique dont jaillira un nouvel espoir pour 2020.

L’Équipe communication du 1er Vice-Président de l'UFDG

Le Porte- Parole pour la  Guinée :

Diallo Amadou Mouctar.

Que dire de ceux qui prétendent que Bah Oury n'est pas le fondateur de l'UFDG ? Mohamed Lamine Kéïta répond

Mohamed Keita, chargé de communication UFDG France

La propagande du système « mono-partisan » trouve de plus en plus d’adeptes. Dignes d’une absurdité surpuissante, ils fabriquent des gommages d’histoire et des repoussoirs d’avenir.

Dire que BAH Oury n’est pas fondateur de l’UFDG relève de la mauvaise foi et de la désinvolture d’un esprit en divagation. Mais c’est surtout une insulte pour ceux qui ont subi l’âpre dictature de Lansana Conté, pire si ces balivernes sont dites par ceux qui servaient de pieds pour marcher et d’yeux pour voir à son fameux régime. C’est pour dire en effet que Cheick Chérif FADIGA, même s’il jure par son Saint avant de montrer ses limites pour la notion de militantisme; ses propos relèvent de la bassesse d’esprit et de la malhonnêteté intellectuelle.

C’est vrai que parfois il y en a qui, à peine arrivés dans les nuages tentent de refaire l’histoire, parce qu’ils sont champions en jeux de dés ; parfois géomanciens ou redoutables charlatans. Mais n’en déplaise à ces historiens vraiment hors-paires, « l’UFDG à des Racines et Ailes ».

Ces vaniteux prisonniers de leur vanité, entre frissons et couardise, s’adressant aux militants prétendent guérir des malades en les blessant les âmes. Ces braves militants en ont assez de ces larbins sans cape ni semelles qui rampent comme des vers de terre devant leurs responsabilités.

Que ces « Consuls de marbres » retournent chez leur Saint refaire l’histoire !

A bon entendeur salut !

Mohamed Lamine KEITA 

Chargé de Communication de l’UFDG/France

 

L'Axe chez Cellou : le rejet des résultas doit être irrévocable. Vidéo de guineematin

 

Traîtrise, deal supposé avec Alpha, rapports avec Cellou, médiation de Kassory… Sidya Touré répond

 

Traîtrise, deal supposé avec Alpha, rapports avec Cellou, médiation de Kassory… Sidya Touré répond à tout (Interview-vérité de www.conakryactu.net)
Conakryactu : Toutes griffes dehors, le leader de l’Union des forces républicaines (UFR), Sidya Touré, a répondu à nos questions…

1. Vous êtes accusé de traîtrise, d’avoir trahi l’opposition…

Ce mot est violent. Le média qui l’a prononcé a un problème personnel avec moi ou l’a fait dans le cadre d’une mission commandée. Je crois en la seconde hypothèse. Cette charge médiatique a été commanditée par ceux qui me combattent au sein du pouvoir. En fait de traître, j’ai donné et n’ai pas reçu en retour. J’ai trahi qui ?

2. On vous reproche d’avoir cassé la dynamique de combat de l’opposition en allant rencontrer Alpha Condé…

C’est le comble. Comment peut-on reprocher à un chef de parti de se concerter avec le président de la République ? Ce n’est pas la première et ce ne sera pas la dernière fois que je vais le rencontrer. Après moi, des leaders de l’opposition l’ont fait, certains officiellement, d’autres plus discrètement. Qu’y a-t-il de mal à cela ?

3. Avez-vous négocié un pacte de gouvernement avec lui ? Ou convenu de travailler ensemble ?

Nous avons parlé de la Guinée. Le président de la République m’a confié sa vision de la manière de conduire le pays. Je l’ai écouté, puis lui ai dit ce que je pensais. Dans l’intérêt du peuple de Guinée.

4. Depuis cette audience, pouvez-vous réaffirmer votre ancrage dans l’opposition ?

Quelle opposition ? Elle n’existe plus comme organe unitaire depuis que nous sommes partis en rangs dispersés à la présidentielle. Dès lors que le projet de candidature unique a échoué, chacun a repris sa liberté. Il y’a une recomposition du paysage politique. L’UFR se positionnera par rapport aux nouveaux enjeux.

5. Quels sont aujourd’hui vos rapports avec Cellou Dalein Diallo. Vous parlez-vous ?

Il n’y a rien de personnel entre lui et moi. Il y’a trois jours, nous nous sommes parlé. Je parle avec tout le monde.

6. Y compris avec Kassory Fofana, qui aurait mené la médiation entre Alpha Condé et vous ?

En dépit de mes relations fraternelles avec Kassory, je sais à qui m’adresser pour parler au président de la République. Je connais tous les dirigeants du RPG, avec lesquels j’ai cheminé dans l’opposition, à commencer par Alpha Condé lui-même. Je n’ai pas besoin d’intermédiaire pour parler avec lui.

Propos recueillis par Cheikh Yérim Seck.  

Source: www.conakryactu.net

GUINEE : PEUT-ON ENCORE PARLER DE SCRUPULE?

En politique, il y a souvent très peu de ce que le commun des mortels appelle le scrupule (souci extrême du devoir, grande délicatesse morale). Doit-on d'emblée me rétorquer qu'il faut être naïf pour croire que scrupule et politique font bon ménage? Certes, non, car dans le monde entier, tous les professionnels de la politique font au moins semblant, devant les citoyens dont ils doivent solliciter les suffrages, lors des élections, d'être des hommes ou des femmes qui ont du scrupule sur toute chose. Mais c'est aussi exact que parler de scrupule ou de morale en politique peut quelque peu surprendre des esprits. Dans cette chronique, c'est le langage et l'approche qu'adopte l'homme ordinaire face à cette thématique que j'ai choisi d'utiliser.

Dans les années 1960-70, ce sont des militaires qui prenaient fréquemment le pouvoir politique par la force des armes. Il n’y avait aucun recours contre cette conquête du pouvoir. En 2015, ce sont des civils, des hommes entrés en politique avec (pas toujours) une formation pour ce métier, qui élaborent des lois fondamentales mais qui réalisent aussi des coups d'Etat permanents. Ils ne se privent pas pour autant de clamer sempiternellement leur attachement à la loi, toutes les lois de la République, sans oublier, dans leurs discours, la transparence des élections et (sous-entendre) la démocratie à l’œuvre. C'est ce qui se passe en Guinée où sans gêne tous les affidés du pouvoir, de la base au sommet de l'Etat sans aucun scrupule, ont laissé entendre urbi et orbi que cette élection n'était qu'une simple formalité et que, sans aucun doute le Président en place de 2011 à 2015 retrouverait son fauteuil. L'échafaudage de la vaste escroquerie tissée, à cet effet, autour d'un peuple largement analphabète a été réalisé sur une batterie de pilotis que tout le monde connaît. Implication de l'administration publique dans son ensemble en faveur du président-candidat ; utilisation, sans compter, des deniers publics; pléïade de petits écrivassiers stipendiés sur sites internet pour répandre ce message du « coup KO » ; mystification du peuple par recours à l'utilisation pèle-mêle d'un mélange de scientisme (une doctrine introduite au XIX e siècle, selon laquelle tous les phénomènes peuvent s'expliquer par la science) et des pratiques occultes voisines de la cartomancie, de pouvoirs fétichistes ou maraboutiques de devins ; recensement de la population loin des méthodes modernes de dénombrement correct des individus, fichier électoral rendu sciemment bancal etc.

Tout ceci a conduit aux résultats publiés que tout le monde connaît à présent. Il faut faire avec. C'est ce qu'a voulu, dit-on, tout le monde; y compris et surtout l’Opposition guinéenne qui savait tous ces ingrédients de ce qu'elle appelle une mascarade d'élection. C'était en effet une mascarade, mais alors comme dans mes chronique d'avant cette élection, je me pose toujours la question du pourquoi d'une participation qui allait être suivie, comme je l'écrivais par une récusation des résultats. Ceci dit, comme d'autres, n'ayant pas été entendu, j'ai quand même choisi de soutenir Cellou Dalein Diallo de l'UFDG pour les raisons que j'avais évoquées. Je referais ce choix si j'avais à le refaire. Mon choix, dans tous mes écrits, est motivé par l'unique préoccupation d'une recherche de l'équilibre national guinéen. Et pas d'autre chose.

Le fait qui corrobore l'ampleur des fraudes, insupportables pour des démocrates, est de se reporter aux comportements des électeurs de la diaspora guinéenne (150 771 dans des pays africains, 19 909 en Europe, 7 966 en Amérique ). De toute évidence, cet électorat ne pouvait pas numériquement changer la donne de l'élection. Mais ce qui est intéressant c'est de constater que cette diaspora qui comprend toutes les ethnies du pays et qui n'a pas subi les tripatouillages de ses votes comme ceux de l'intérieur du pays, présente des résultats diamétralement opposés à ceux des électeurs intérieurs vis-à-vis des deux principaux candidats. Le candidat battu Cellou Dalein Diallo arrive presque partout en tête. Mais, il y en a qui trouveront toujours d'autres explications. Quoi qu'il en soit, ces votes de l'extérieur de la Guinée constituent un indice irréfutable de ce que nombre de Guinéens et d'étrangers considèrent comme des fraudes massives ayant entaché l’élection.

Malgré le slogan abondamment répandu par le RPG d' Alpha Condé pour cette élection d'un « coup KO », qui signifiait que le Président-candidat serait irrémédiablement élu dès le premier tour, je m'étais dit que ce n'était qu'un slogan du genre de ceux qui résonnent lors des campagnes électorales. Le Président Alpha Condé disposait, certes, de TOUT pour être réélu, comme Sékou Touré, puis Lansana Conté, ont disposé de TOUT, en leur temps en Guinée. Mais en ce premier quart du XXIe siècle, on pouvait raisonnablement penser qu'Alpha Condé qui dit avoir lutté pendant quarante ans pour l'avènement de la démocratie en Guinée, ne se prêterait jamais, un jour, à jouer l'organisateur d'une mascarade d'élection aussi digne de l'époque des nombreux putschs de la soldatesque ou des partis uniques de l'Afrique des années 1960-70. Huit candidats étaient en lice, il faut insister là-dessus. Quelle qu'ait été l'aura d'un Président-candidat et la bienfaisance de ses réalisations sur le pays, il ne pouvait nulle part dans le monde d'aujourd'hui atteindre les 57,85% des voix, annoncés avant l'élection et attribués à Alpha Condé, dès le premier tour sur les sept autres candidats. Et cela, d'autant plus que parmi ces sept, au moins trois poids lourds de la scène politique guinéenne étaient présents. Il faut, aujourd'hui encore, aller dans des pays comme la Corée du Nord ou la Biélorussie pour constater des élections comme celle qui est intervenue ce 11 octobre 2015 en Guinée. Alors quand on a entendu des représentants de grands pays démocratiques porter un jugement presque positif sur cette élection présidentielle guinéenne, on en vient à se dire que ce type d'appréciation ne peut être portée que sur l'Afrique et sur les africains. En effet ceux qui se sont empressés, d'exprimer un cautionnement à cette élection, n'auraient jamais formulé ce genre de remarques ailleurs qu'en Afrique. Ceci dit, on ne peut aucunement les rendre responsables de l'incurie qui affecte la gouvernance en Guinée. Ce ne sont pas des étrangers qui ont payé des préfets et des sous-préfets pour intimider des électeurs, ni pour bourrer des urnes ou tenir des fichiers électoraux défectueux. On peut seulement constater que des observateurs qui s'érigent en juges sont confortés en cela par des élites aux manettes de leurs pays. De révolutionnaires marxistes-léninistes-maoïstes il y a peu, ceux-ci sont devenus ce qu'ils appelaient naguère des éléments de la bourgeoisie compradore. C'est-à-dire, en vocable révolutionnaire des années 60-70, la bourgeoisie composée d'éléments de pays en développement qui s'enrichissent des liens tissés avec des relations dans les pays développés. Cette bourgeoisie s'agrippe au pouvoir d'une telle férocité que des pays en ont sombré dans le chaos.

Bref, cette élection a, encore, été pour la Guinée, une occasion manquée. Pas pour ceux, nombreux qui se satisfont toujours du plat chaud qu'on leur sert. L'occasion manquée n'est pas le fait du seul pouvoir en place mais également le fait de l’Opposition républicaine qui y a contribué. J’étais de ceux qui avaient mis cette opposition en garde sur sa participation qu'elle-même avait brandie comme une menace, des mois durant, en dénonçant l’impréparation.

Ce que je retiens de cette élection est simple :

***Le pouvoir semble avoir inhibé en cinq ans les capacités de réflexion d'Alpha Condé. On peut même dire que politiquement, cette élection au premier tour avec une palette de huit candidats (il faut encore insister sur le nombre 8 de candidats) sera à terme contre-productive pour le pouvoir du Président guinéen. Mais seulement en Guinée, on a toujours vu les problèmes, tous les problèmes, à court terme. Et personne n'a semblé tirer de leçons des désastreuses conséquences qui s'en sont suivies. Les supporteurs fieffés des politiques des Présidents Sékou Touré (1958-1984) et de Lansana Conté (1984-2008) ont disparu dans la nature, aussitôt le Chef disparu, sans que cela interpelle beaucoup de monde. C'est un très mauvais service qu'Alpha Condé s'est rendu à lui-même en s'autoproclamant pour un second mandat pour 2015-2020 avec la couverture d'hommes et d'institutions de paille. A entendre certains personnes recommander de porter les litiges relatifs à l'élection devant la Justice, on mesure leur degré d'ignorance sur la prégnance que le Président de la République de Guinée exerce sur les hommes et les choses de ce pays. C'est d'ailleurs ce qui explique l'ampleur de la fraude qui a été pratiquée au cours de cette élection. Dans plusieurs circonscriptions de son fief, le candidat Alpha Condé a fait plus de 95% des voix. Personne ou presque n'a souligné ce fait. Son principal adversaire Cellou Dalein Diallo n'a atteint nulle part dans son fief électoral 90% des voix. Au vu de ce contexte, tout recours à une quelconque juridiction ne conduirait qu'à justifier à nouveau l'innommable félonie pratiquée sur la Guinée. Tôt ou tard, malgré la capacité d'oubli des faits par nos compatriotes, les effets pervers de cette félonie remonteront à la surface.

Pour le présent, tout le monde étant en face de fait accompli, je pense que personne n'a intérêt à souffler sur les braises au niveau des masses populaires. Il faut seulement donner à ce qu'on appelle l'élite guinéenne de quoi réfléchir sur l'avenir commun. Dans son malheur guinéen qui persiste, personne, encore moins les dirigeants politiques, n'a intérêt à rallumer des haines entre les citoyens. Il y a d'autres voies, lesquelles ? « Légales » bien qu'elles semblent très souvent invisibles, on en parle et il en faut pour manifester qu'on ne peut plus continuer à se comporter comme un troupeau de bétail. Il faut, en tout cas, que chacun à son niveau, évite ce qui peut opposer les Guinéens les uns aux autres. Mais il faut surtout qu'en haut lieu on sache que tout ce qui est bâti sur l'absence de scrupule, et sur le « Mensonge construit », n'a eu aucun avenir durable, nulle part en Afrique. Consultez, pour vérifier cette constatation, l'histoire des cinquante dernières années des Etats africains. Il faut que les Chefs d'Etat africain en viennent à une réflexion sur eux-mêmes. Dans de nombreux cas on a observé que la vieille sagesse africaine (c'est selon) qui rappelle que « le poisson commence toujours à pourrir par la tête », a été vérifiée.

Ansoumane Doré

21 octobre 2015