Syllabaire pour Toto et cocos à propos des 20 milliards sino-chinois

Actualités de Guinée Conakry, 18/09/17. Nouvelle République de Guinée, www.nrgui.com. « Selon Alkhaly Yamoussa Bangoura, conseiller du président guinéen Alpha Condé sur les mines, interrogé par Africa Mining Intelligence lors de la conférence Africa Down Under, la société publique chinoise Chinalco a obtenu la prolongation pour trois mois de son contrat d'exclusivité en vue d'acquérir les blocs de bauxite guinéens de Boffa. Ces droits, qui empêchent le gouvernement de Conakry de conclure des accords sur ces permis avec d'autres entreprises, avaient été signés début 2017 pour laisser le temps au groupe chinois de faire des études sur les concessions. Grâce à ces examens, Chinalco, qui est intéressé par les blocs de Boffa Sud, Boffa Nord, Santou et Houda, entend décider s'il veut racheter tout ou partie des titres (La Lettre du Continent).


Un casse-tête chinois

« En parallèle, Chinalco négocie toujours avec le gouvernement guinéen les conditions de la reprise des blocs de fer de Simandou, anciennement opérés par Rio Tinto. Toutefois, l'investissement nécessaire pour lancer la production sur le gisement, estimé à 20 milliards de dollars, dont la moitié pour les infrastructures, semble être un FREIN à la signature d'un accord définitif. (Un vrai casse-tête chinois, www.nrgui.com). C'est pourtant sur cette même somme que le gouvernement chinois vient de s'engager auprès du ministre des mines de Conakry, Abdoulaye Magassouba, pour financer des infrastructures en Guinée, sans que l'accord porte en particulier sur Simandou. » (La Lettre du Continent)

Comment notre brillantissime et sémillant MAK (Mouvement Alpha Kassory et non MAC, Mohamed Alpha Condé, pour les intimes) a-t-il pu venir à bout de cette noix chinoise ? Pensez donc au coup KO du MAK qui mit chaos ces têtes de noix de l’opposition !

Ouvrons le Syllabaire pour Toto

Primo, les Chinois veulent reprendre aux Australiens, Tinto, en trainant le pied, car il leur faut 20 milliards de $ US ; ce n’est pas ce montant, bien que faramineux, qui les impressionne, ils en prêtent dix fois à la première puissance du monde. Seulement, ils ne VEULENT pas mettre la main à la poche. Deuxio, on ne prête qu’aux riches ou qu’à soi-même. Tertio, l’Etat des CHINOIS assure sa garantie à des banques de CHINOIS, des prêts à des sociétés possédées par des CHINOIS, pour réaliser des infrastructures dont les GUINEENS ont un besoin vital. Quarto (sic), GARANTIE ne veut pas dire DON ! Par exemple, l’assureur des « dégâts d’eaux » d’une habitation ne paie qu’après les dégâts, étant grassement prépayé par les cotisations de l’assuré. Oui mais les Guinéens qui VONT (Toto, note bien le futur mielleux) profiter de la belle route Coyah Mamou (2 milliards et poussières) n’ont pas de sous. Ils n’ont pas de flouze mais ils ont de la TERRE, celle de Simandou, oui mon Doudou, pour parler comme la belle et fraîche "retape" guinéenne des abords du Plazza (Bloody) Diamond ! Et donc personne ne verra du symbolique ou du numéraire, puisque les CHINOIS se « contenteront » des ROYALTIES, comme l’indique clairement le contrat que je n’ai pas lu, mais Alpha, qui n’est pas un menteur (ohon..) l’a dit NOIR sur JAUNE, comme cela se voyait quand il renvoyait le journaliste de France 24 à ses « conneries » !

Quinto (re-sic), quand il n’y a pas de numéraire ni de scripturaire, on est soit dans l’économie du POTLACHT, du DON, (Marcel Mauss) ou celle de TROC.

Bref, il arrive à A lé lé tcho de .. de ne pas dire la .. Bref, quand Dèdè Alpha dit:

Nous n’avons pas hypothéqué, parce que je n’ai jamais accepté le TROC .

Or donc :

Qu’est-ce qu’une monnaie de singe ?

« Le troc est un échange de deux quantités de biens ayant une valeur considérée à peu près comme équivalente entre deux personnes. Le troc a précédé la monnaie à l'époque des hommes préhistoriques, par exemple dans les échanges économiques, mais il est moins pratique. »

La force des Chinois, en ce cycle postmoderne, c’est qu’ils vivent comme des brontosaures. Pourtant, Napoléon avait prévenu :

Demain quand la Chine s’éveillera, le monde tremblera.

Alpha et Kassory sont vraiment garçons, ils n’ont pas frétillé au vent que fait cette manne de singe. A moins qu’ils n’aient appris à Harvard ou à la Sorbonne, qu’au Moyen Âge, tous les marchands qui passaient par le Petit-Pont (C’est à Panam) pour aller vendre un singe dans la Cité, payaient quatre deniers... mais si le singe appartenait à un jongleur (terme désignant à l'époque les amuseurs publics dont les dresseurs d'animaux), celui-ci, en faisant danser son singe devant le péager, franchissait le pont gratuitement. Il était également admis que les jongleurs sans singe ne payeraient pas ce droit de péage pour leurs autres marchandises à condition d'exécuter un tour devant le péager. Ceux-ci « payaient donc en MONNAIE DE SINGE  ».

En combien de millions de tonnes du fer le plus riche au monde, et en combien de décennies le Guinéen, moi, vous, nos fils-filles ou les rejetons de ces derniers, devront rembourser ces 20 milliards ? La seule mention de temps précis, de périodisation (ou chronogramme loupcenique..), c’est la date de la signature de cet accord qu’aucun élève de l’école primaire d’aucune république ne signerait. Surtout pas du temps de l'impérialisme à bas ! où la fosse septique de la Banque centrale engloutissait dans le tumbèrè du Djinkono d’A. Satan Touré, bon an mal an, 350-450 millions de $ US. (1) La danse de l’ours et autres singeries avaient lieu au « palais » (Djinkono) du « peuple » ». AST, c’est à son "honneur", si on veut, ne badinait pas avec la souveraineté nationale des générations FUTURES, il se « contentait » d’assassiner et laisser crever d’envies, les générations ACTUELLES, quand donc la "Guinée était le tombeau de l'impérialisme". Certes, son impérialisme est parti, mais le tombeau est toujours là, plus profond semble-t-il. Et le Guinéen lambda, continue de chanter dans son caveau :

Djassè toun, Allah sankanaï èn !

A yé kèlèkè niè tamani fö

Dum dum dum !

A suivre, peut-être..

Was-Salam,

El Hajj Saïdou Nour Bokoum

www.nrgui.com

Note : M. Touré fiston AST  a des raisons de minimiser cette somme faramineuse en quelque 200 millions de $ US, mais c’est là un autre sujet de.. pendaison.

Limogeages: Alpha a sabré la crête de l’iceberg (Saïdou Nour Bokoum)

Actualité de Guinée Conakry, 27/08/17. Nouvelle République de Guinée, www.nrgui.com. Les racines de la montagne immergées, l’immonde hydre.. (Paul Hazoumé dans Doguicimi) enserrent Alpha comme la tunique de Nessus. Il  est donc loin le temps de sabler le champagne.

Loup-CENI

Le limogeage de Makalé, Loup CENI, Siaka, etc., ne sont qu’une poudre de perlimpinpin aux yeux du Guinéen menacé d’être enterré vivant par les boues rouges et noires dont il est éclaboussé par les grosses cylindrées des bandits à col blanc du même gouvernement qui ne change que de faciès, et encore ! Tous PDG-PUP-RPG, les RPCès étant de plus en plus noyés dans les eaux glacées de la trahison, de l’ingratitude d’Alpha qui n’a pas seulement piétiné nos idéaux panafricanistes de la FEANF, mais semble se complaire à faire se retourner Malick Condé dans sa tombe.

Avec Loup CENI, aucun démocrate n’oubliera sa corruption érigée en mode de fraudes à la CENI, aggravée par le bordel qu’il pilotait avec la casse du front de mer qui part de Plazza Bloody Diamond jusqu’à Dubréka. L’anecdote veut que Loup CENI fut enlevé de cette institution non pas à cause des fraudes qu’il parrainait mais parce qu’il s’accaparait toute la manne de cette institution, gouffre financier jamais vu en Afrique creusé par une telle institution. Quand Alpha l’avait convoqué pour débloquer la situation de la CENI c’était pour lui dire :

Eh toi aussi, partage un peu..

Il partit, les autres corrompus de la CENI furent contents, pas les citoyens du camp des éternels perdants. Voilà donc Loup CENI propulsé au tourisme. J’avoue que j’aimais bien son discours, et même plus tard à la pêche (remplaçant l'effrayant Sankaraka, "Tata Vieux" qui disait que les eaux des forages foutaniennes ne seraient bues que par les abrutis du RPG. Et enfin à la Ville où il y a à boire et surtout à bouffer, au menu, la terre.

Justement, Alpha n’a fait que couper l’une des têtes de l’hydre. En laissant les directeurs nationaux, tel Ibrahima Camara, de la DATU de Coléah, Alpha n’a fait que planter le sabre dans l’eau. Parce que ce sont les DN et les DAF qui font bouffer les ministres. J’ai vu l’ex ministre Ibrahima Bangoura dans le bureau de ce malotru d’Ibrahima Camara poser ses fesses, en marmonnant des complaintes : il devait avoir besoin de quelques bidons d’essence à moins que ce ne fût une requête pour finaliser un arrêté lui attribuant encore une parcelle. Tout le monde sait la mélasse qu’il aurait laissée à l’habitat. On l’avait enlevé, mais Ibrahima Camara est resté. Tant que, persistante rumeur, Mohamed Diané le paternel de l’épouse de Ibrahima Camara continuera de parader devant les forces de "people massive destroy", après avoir vendu sous couvert de mercenaires qui opéraient dans la cour du pitoyable musée national) des dizaines de décrets de nomination à des postes juteux à des va-nu-pieds, (a yé di i ka macoro économi lon ?), ce qui lui permet d’acheter des parcelles à Kobaya, là où Loucény-Asmaou a chassé la mer pour faire surgir une villa qui tutoie celle qui trône de l’autre côté de Kobaya au Carrefour dit justement Fall. D’un côté il chasse la mer, de l’autre il la capture pour se donner un lac en guise de piscine privée.

C’est pour vous apprendre à faire de la pisciculture dit-il aux ilotes bagas qu’il croit blaguer.

Macadam cow girl

Aux Guinéens de l’Etranger, des directeurs généraux devraient pouvoir faire du bon travail, une fois débarrassés de mon amie Makadam cow girl. Elle m’appelle le Mufti de Dinguiraye et s’est toujours moquée de moi en me lançant :

L’Histoire se répète !

Elle faisait référence au fait qu’à chaque fois que notre CNGE (Conseil National des Guinéens de l'Extétérieur) avait une réunion, elle s’arrangeait comme ambassadeure, à faire coïncider le rendez-vous du chef de l’Exécutif avec la communauté guinéenne. Ce fut le cas lors de la première sortie du CNDD et celle de Sékouba Konaté.

Je lui dis aujourd’hui, Excellence Makadam, il arrive que l’adage «  jamais deux sans trois » soit battu en brèche. Côté Guinéens de l’Extérieur à Paris, votre rôle est TERMINE, parole de Mufti de Dinguiraye. Cela dit, notre réconciliation sur le plan humain reste intacte, « validée » par cette « table servie » (C, sourate X , V, Y) de poisson et d’allocos, le même plateau que Jésus (AS) avait demandé à Son Seigneur..Les lecteurs des saintes écritures savent de quoi je parle. Il t'est même arrivé de donner plein de billets à une nièce qui aujoujourd'hui, je l'espère, depuis le paradis prie pour que ton trop fier mouchoir de tête de protège de l'humiliation.

J’ai tout eu, m’avait-elle murmure pendant sa traversé du désert un soir dans un célèbre lieu culturel : grosse huile du PUP, ministre, plusieurs fois ambassadeure, re-ministre,  prenez soin de vous.

A nos deux Ibrahima Camara de la DATU de Coléah, fais tes valises remplies de boues rouges, tu ne rempileras plus ou c'est Alpha qui pliera bagages avant 2020, in châ Allah.

A suivre...

Was-Salam,

Saïdou Nour Bokoum

www.nrgui.com

La Cour constitutionnelle hors la loi ?

Actualités de Guinée Conakry, 11/08/17. Nouvelle République de Guinée, www.nrgui.com. Rappel de quelques faits

On se souvient que Bakary Fofana a été évincé de son poste de président de la CENI. Le 4 Juillet dernier en effet, 18 des 19 commissaires présents à l’assemblée plénière1, ont voté Amadou Salifou Kébé à la présidence de la CENI.

Je ne reviendrai pas sur les conditions de son éviction, car la CENI viole les textes en permanence – j’ai déjà écrit plusieurs fois en ce sens – et ne respecte même pas ses procédures internes. Dès lors malgré la présence d’un huissier de justice, Sory Daouda Camara (mais celui-ci n’a tenu que le PV, ce qui ne préjuge en rien du respect des formes en amont et/ou en aval), il n’est pas impossible que les autres commissaires de la CENI, qui ont parfaitement le droit de révoquer Bakary Fofana de son poste (article 17 de la loi organique n°16 du 19 Septembre 2012 sur la CENI), ne l’aient pas fait dans les formes, ainsi que le rappelle Bakary Mansaré2.

Ceci dit, en apparence (puisque je n’ai pas tous les éléments), l’existence d’un quorum d’au moins 2/3 des commissaires à l’assemblée plénière (17 en temps normal lorsqu’ils sont 25, 16 puisqu’ils ne sont que 23 actifs) permet à peu près tout (la présence du président par exemple n’est pas exigé, un ordre du jour qui ne comprendrait pas l’élection d’un nouveau Bureau peut-être modifié et accepté…). L’objet du recours de Bakary Fofana, est justement de faire annuler cette décision.

Des motifs lamentables et des intérêts divergents

Ce qui est lamentable, c’est de constater que les frondeurs ne reprochent à Bakary Fofana, que de gérer à sa guise les fonds de la CENI, et non les violations répétées de l’institution en matière électorale (et pour cause, ils sont complices). C’est pour mettre fin à sa gestion opaque, et peut-être de plus en plus personnelle, que les 18 commissaires ont d’abord suggéré la mise en place d’un Comité de trésorerie pour surveiller la gestion des fonds (ils ont pourtant le pouvoir et donc la responsabilité d’un audit financier interne annuel), avant de « débarquer » ensuite Bakary Fofana de son poste de président.

Les commissaires (mouvance et opposition confondue) sont totalement disqualifiés (depuis 2010 en fait) pour organiser des élections en Guinée, d’où l’importance de la recomposition de la CENI, qui, on le rappelle, constitue l'un des points de l'accord politique du 12 Octobre 2016, où il était même prévu, que cette réforme devait intervenir au plus tard en Juillet 2017 !!!

On sait que l’opposition veut se débarrasser des représentants de l’État, ainsi que ceux de la société civile en vue d’obtenir une parité de représentants politiques. Un changement de président ne change strictement rien. Quant à la mouvance, elle a d’autres vues. Ainsi lors d’un entretien récent d’Amadou Damaro Camara3, ce dernier indiquait que « nous perdons toute une expertise, un certain niveau de ces commissaires là et ce serait un risque irresponsable d'avoir une nouvelle CENI en 2019 ». Selon lui, « il faut modifier ou amender la loi sur la CENI, car on nous l’impose, mais on pourrait proposer à l'assemblée un type de CENI plus approprié, qui pourrait avoir une certaine pérennité ».

Si on traduit de manière laconique et subliminale ses propos, Amadou Damaro Camara ne veut pas d’une CENI, qui ne serait pas formatée dans un moule, consistant à violer la loi en faveur d’Alpha Condé. Or il faut signaler que selon l’article 8 de la loi du 19 Septembre 2012, le mandat de la CENI est limité à 7 ans (jusqu’en Septembre 2019 donc), et les commissaires ne sont pas reconductibles.

Supprimer les représentants de l’État et ceux de la société civile, contre la reconduction de 20 (voire de 10) commissaires actuels « achetés », constituerait-il un bon compromis pour les 2 principaux « partis politiques ? ». À voir…

Une fois ces faits rappelés, il convient d’examiner en quoi le recours de Bakary Fofana pose problème.

Que disent les textes ?

Il est nécessaire de rappeler quelques articles relatifs, et au fonctionnement de la CENI (articles 104 et 175 de la loi du 19 Septembre 2012), et à celui de la Cour constitutionnelle (articles 186, 277, 358 et 439 de la loi du 10 Mars 2011), pour comprendre les développements suivants.

De la lecture de ces textes, il faut tirer au moins deux conséquences :

  • la Cour constitutionnelle n’est pas compétente pour trancher les conflits internes au sein d’une seule institution (mais seulement les conflits entre institutions – voir article 18 de la loi du 10 Mars 2011). À la CENI, le litige concerne la légalité du vote des commissaires, à remplacer le président de la CENI. Or sous réserve du respect du formalisme, les commissaires sont habilités à remplacer en tout ou partie les membres du Bureau, y compris son président. Aucune condition de fond (les motifs de ce remplacement) n’est exigée, mais seulement un quorum des 2/3.
  • en dehors du contentieux électoral, et hormis les présidents de la République et de l’Assemblée Nationale, la Cour constitutionnelle n’est pas compétente pour recevoir des recours d’individus, mais seulement d’institutions. On peut arguer que lesdites institutions sont représentées par un président, qui a vocation à agir au nom et pour le compte de l’institution, et non pour son compte personnel, d’ailleurs dans des cas bien délimités du contentieux électoral. Or l’arrêt de la Cour constitutionnelle n°AC 41 du 7 Août 2017, est relatif à un recours individuel et personnel de Bakary Fofana, pour demander l’annulation d’une décision de l’Assemblée plénière de la CENI contre lui-même.

Il ressort donc qu’au regard des textes, la CENI ne peut saisir la Cour constitutionnelle que dans les cas limitativement énumérés suivants :

  • le contentieux des élections nationales, et notamment les requêtes écrites adressées au Secrétaire Général de la Cour constitutionnelle, au Président de la CÉNI ou son démembrement compétent.
  • le règlement intérieur de la CÉNI (7 Décembre 2012) quant à leur conformité à la Constitution,
  • pour un avis consultatif pour les questions relevant de sa compétence.
  • en contrôle de constitutionnalité,
  • les lois censées porter atteinte aux droits fondamentaux de la personne humaine et aux libertés publiques, et en général, sur la violation des droits de la personne humaine.

Au regard de ces motifs strictement énumérés et très clairs (donc non susceptibles d’interprétations), la Cour constitutionnelle aurait du rejeter la saisine de Bakary Fofana pour incompétence. Il ne tient qu’au vice-président de la Cour constitutionnelle, qui a pris la décision, d’en démontrer le bien fondé, car les textes évoqués pour prendre sa décision (la loi sur la CENI et son règlement intérieur) sont silencieux quant à un éventuel recours devant la Cour constitutionnelle pour un conflit interne à une institution !!!

Pour répondre aux questions non évoquées

Il est utile de rappeler que Bakary Fofana n’est pas révoqué en tant que commissaire (sauf plainte au pénal pour détournement de fonds par exemple), mais a simplement perdu sa fonction de président, ce qui est possible selon l’article 17. Il peut néanmoins contester les conditions de son éviction, mais pas devant la Cour constitutionnelle – on vient de le voir ci-dessus -, mais devant la Cour Suprême, qui est la seule habilitée à juger des excès de pouvoir des autorités exécutives, pour lequel elle peut d’ailleurs prononcer un sursis à exécution. La Cour Suprême a certes perdu ses attributions relatives à la constitutionnalité des textes en général, et tout ce qui touche au contentieux électoral, mais elle a gardé ses autres prérogatives, notamment en matière administrative. Elle est juge en premier et en dernier ressort de la légalité des textes réglementaires et des actes des autorités exécutives.

Cela prouve, une fois de plus l’incompétence de nos commissaires, et de son président en particulier, chargé pourtant de faire appliquer la loi aux partis politiques, et de certains de nos magistrats. Il est par ailleurs lamentable, que certains observateurs – et je ne m’étendrais pas sur eux - se soient crus autorisés à féliciter cette décision illégale et gravissime.

Pour conclure

Lorsqu’un conflit interne existe au sein d’une institution, il faut se référer au statut, puis au règlement intérieur pour résoudre le litige, d’où l’intérêt d’avoir de vrais juristes au sein de telles institutions. À défaut de résolution, le litige doit être porté généralement devant les tribunaux de l’ordre administratif – y compris en référé si l’urgence l’exige -, en l’occurrence la Cour Suprême.

Le juge pourra ou non souverainement accepter cette demande ou la refuser, et dans ce dernier cas, il pourra prononcer une condamnation aux dépens de la personne qui l’a déposée, si le juge considère qu’il s’agit d’un recours abusif.

Comme le souligne le député Ousmane Gaoual Diallo, en aucun cas, la Cour constitutionnelle ne peut se substituer aux commissaires pour désigner elle-même le président intérimaire de la CENI, mais pour d’autres raisons – l’incompétence de la Cour constitutionnelle – que celle qu’il invoque.

En effet, la Cour Suprême, si elle était saisie, et qu’elle confirme l’éventuel non respect du formalisme, comme une condition de rejet de la décision des commissaires -, pourra nommer un administrateur provisoire interne, afin de faire cesser le trouble dans les meilleurs délais. L’article 10 alinéa 4 précité, sur le statut de la CENI, précise que pendant une période de 8 jours du remplacement d’un nouveau président (parmi les commissaires issus de la société civile), l’intérim est assuré par le doyen d’âge parmi ces derniers. S’agit-il d’Aziz Kader Camara ?

Dans le cas inverse (respect du formalisme par les 18 commissaires), la Cour Suprême devra confirmer l’élection d’Amadou Salifou Kébé comme nouveau président de la CENI. Ce ne serait qu’une étape avant une réforme attendue.

Dans l’attente d’un débat – que j’espère - de juristes guinéens, et de réactions énergiques des politiciens et/ou de la société civile à ce scandale, j’approfondirai éventuellement le contenu de ce papier.

Gandhi, citoyen guinéen

« Dans tout État libre, chaque citoyen est une sentinelle de la liberté qui doit crier, au  moindre bruit, à la moindre apparence du danger qui la menace ». (Robespierre, Discours sur la liberté de la presse, Mai 1791).

1Sur les 25 commissaires que devrait compter la CENI, 23 seulement sont actifs, Maxime Koivogui étant décédé en Novembre 2016 et Alpha Yéro Condé en Juin 2017, n’ont pas été remplacés. Mamadi Lamine Condé était en voyage, Ramatoulaye Bah, Bakary Mansaré et Bakary Fofana n’ont pas pris part au vote.

2http://guineeactu.info/actualite-informations/actualite-informations-generale/7250.html#_contentiphone

3http://guineeactu.info/actualite-informations/actualite-informations-generale/7236.html#_contentiphone

4Article 10 : « en cas de vacance consécutive au décès, à la démission ou à toute autre cause d’empêchement définitif d’un Commissaire constatés par la Cour Constitutionnelle, saisie par le Bureau de la CENI, il est procédé à son remplacement dans les mêmes conditions que celles de sa désignation pour le reste du mandat en cours. Dans les cas d’absence ou d’empêchement temporaire du Président, celui ci désigne à tour de rôle, un des vice-présidents pour assurer l’intérim. En cas d’empêchement consécutif au décès, à la démission ou à toute autre cause d’empêchement définitif du Président, il est procédé dans les 15 jours à son remplacement dans les mêmes conditions que celles de sa désignation, pour le reste du mandat de Commissaire. Il est procédé dans les 8 jours de ce remplacement, à l’élection d’un nouveau président parmi les commissaires issus de la société civile. Pendant cette période, l’intérim est assuré par le doyen d’âge parmi les commissaires issus de la société civile. Le doyen des vice-présidents préside la séance de l’Assemblée Plénière consacrée à l’élection du nouveau Président ».

5Article 17 : « le Bureau Exécutif de la CENI est composé comme suit : un Président, deux Vice-Présidents, un Rapporteur et un Trésorier. Le Bureau est mis en place pour la durée du mandat de la CENI. Toutefois, à la demande des deux tiers des membres de la CENI, l’Assemblée Plénière peut procéder au remplacement partiel ou total du Bureau ».

6Article 18 : « la Cour Constitutionnelle statue sur :

  • la constitutionnalité des lois avant leur promulgation ;
  • le contentieux des élections nationales ;
  • la validité des dossiers de candidatures aux élections nationales, ainsi qu'à celle des opérations de référendum ;
  • le Règlement Intérieur de l'AN, du CES, de la HAC, de la CÉNI, de l'INIDH, du Médiateur de la République, du HCCL quant à leur conformité à la Constitution ;
  • les conflits d'attributions entre les organes constitutionnels ;
  • l'exception d'inconstitutionnalité soulevée devant les juridictions ;
  • les recours formés contre les actes du Président de la République pris en application des articles 2, 45, 74 et 90, ainsi que les recours formés contre les Ordonnances prises en application de l'article 82, sous réserve de leur ratification ».

7Article 27: « … de même sont transmis à la Cour Constitutionnelle, soit par le PRG, soit par l'AN, soit par l'INIDH, par la CÉNI, soit par la juridiction devant laquelle l'exception d'inconstitutionnalité est soulevée, les lois censées porter atteinte aux droits fondamentaux de la personne humaine et aux libertés publiques, et en général, sur la violation des droits de la personne humaine ».

8Article 35 : « … la CENI et l'INIDH peuvent saisir la Cour pour son avis consultatif pour les questions relevant de leur compétence ».

9Article 43 : « la Cour Constitutionnelle, en contrôle de Constitutionnalité, peut être saisie par le Président de la République, le Président de l'AN ou un dixième des députés, la CÉNI, l'INIDH, la juridiction devant laquelle une exception d'inconstitutionnalité est soulevée ».

Alpha Condé burkinabè ? Faux ! (Saïdou Nour Bokoum)

Actualités de Guinée Conakry, 24/08/17. Nouvelle République de Guinée, www.nrgui. En effet son gouvernement, sa gouvernance sont indignes du Pays des hommes intègres.

Je ne vais pas accabler les lecteurs de liens d’articles étalés sur la plupart des sites guinéens où le débat est permis. (Mots clés sur Google : Saïdou Bokoum). Depuis 2011 je répète, l’Etat, (gouvernement et assemblée nationale) R-PDG-TV explose la Guinée de corruption, de cupidité, d’impéritie et d’impunité.

Hélas, en face, toutes oppositions confondues, (excepté peut-être Faya Mllimono-BL, Mpouctar-NFD et d’illustres jeunes Partis inconnus ?), ne promettent pas mieux. En effet leurs partis, du moins les responsables, ont bu le même lait prédateur, mortifère : PDG-RDA, PDG-AST, PUP koudaïstes ; transitions et consorts.

Ils ont une excuse de taille : ils ne sont pas aux affaires. Donc peu me chaut qu’Alpha soit burkinabè ou malien. Je suis un incurable panafricaniste. C’est manquer d’argument que d’aller chercher dans la biométrie d’un homme d’Etat les tares et les métastases d’un Etat qu’il savait incapable de sortir la Guinée du tunnel où elle se trouve depuis 60 ans, et de s’y adosser pour gouverner.

J’ai hérité d’un pays et non d’un Etat

Depuis 7  ans et bientôt 8 mois le président de la république gouverne SANS ETAT.

Ou alors c’est l’Etat qui gouverne sans PRESIDENT.

Après le KO, la Guinée est menacée par le CHAOS

Alpha Condé saute d’une calamité à l’autre, barbote dans les boues rouges de Sierra Leone, le bitume sanglant du Burkina, oublie Kindia tout proche et va essuyer les larmes des bébés phoques en Laponie et oublie les femmes sevrées du bonga introuvable de nos eaux qui en regorgent. Parce que des quidams venus de Mandchourie se mettent à en revendre au détail après avoir acheté à des ministres et hauts cadres anti-guinéens tout le front de mer qui va de la Minière à Dubréka..

Alpha est en pleine schizophrénie, mais où est donc French and friend docta’ Kouchner ?

Mais voici que les boues noires de nos dépotoirs le ramènent à Darsalam, et tous les tous les jours Cassandre dit qu’il y aura des Darsalam dans Conakry, une des capitales les plus sales au monde. Et cela n’a rien à voir avec des rivières bouchées par des constructions anarchiques.

Habitations précaires oui, avec des permis de construire vendus aux plus démunis par des agents véreux d’un Etat vermoulu comme ces abris, hauts cadres et ministres qu’Alpha connaît très bien de haut en bas, jusqu’au sommet de l’Etat dont certains trinquent avec lui le miel et le fiel de la honte.

Je vais les balayer !

Tu ne balaieras personne, tu ne peux pas, parce que tu penses que tes élections en dépendent et parce que « l’élite » d’en face ne rêve que d’une chose, entourée des mêmes salopards qui sont autour de toi, et ceux qui nous gouvernent depuis François Cornut-Gentille et le responsable « suprême ».

Aïe Couleur Soumah Tropicale, ma migraine est là, passe-moi un peu de cola et un pétard à chiquer.

Salut de fatigue.

Saïdou Nour Bokoum

www.nrgui.com

TIBOU, le 28 Septembre 2009 à Conakry : récusation de son autoblanchiment

Actualités de Guinée Conakry, 04/17. Nouvelle République, www.nrgui.com Il est fréquent et somme toute normal qu’un coupable, un responsable d’une infraction ou d’un crime, cherche à se disculper, et parfois à amoindrir sa responsabilité ou sa culpabilité. C’est dans l’ordre normal des choses. Mais avec M. Tibou KAMARA, on assiste à une entreprise inédite d’auto-disculpation par accusation inversée dans une AFFAIRE, celle des VIOLS et MASSACRES de 2009 au stade du « 28 Septembre » à DONKA (CONAKRY).

Le titre de son long, très long plaidoyer pour lui-même est : « Je ne suis pas acteur, ni témoin » dans l’abjection de 2009 au stade « 28 Septembre » à Conakry. D’entrée de jeu, l’actuel Ministre d’Etat-Conseiller personnel de M. Alpha CONDÉ, évite soigneusement de parler des abjections commises, ou ordonnées par celui dont il était au moment des faits incriminés, le plus proche Conseiller. En pointillé, tout le long de son article, il laisse entendre qu’on lui en voudrait. Il ne le dit pas explicitement, mais suggère par insinuation que certains dont il ne dit pas les noms, veulent sa « peau ». Et que, le convoquer au plan judiciaire, pour qu’il dise à la justice ce qui s’est décidé dans la nuit du 27 au 28 Septembre 2009, entre son patron d’alors, Moussa DADIS CAMARA et lui, est déjà un crime de lèse-majesté dont il serait la possible victime.

Ahurissant.

Nous avons affaire là, à une vieille technique de défense consistant à inverser préventivement l’accusation. Le bourreau s’autoproclame « victime » d’une imaginaire cabale à venir dont il aurait le pressentiment. A l’heure de sa mise en examen, à mon avis inévitable, il dira « je vous l’avais dit. On m’en veut ». Cependant, il s’abstient de désigner ses invraisemblables tourmenteurs, ni leur mobile. On comprend aisément son silence à lui par rapport à cette question. La réalité est qu’il n’y a ni complot contre lui, ni mobile. Chapeau l’artiste ! Mais la ficelle est trop grosse. De ce fait, elle aura du mal à convaincre, même le plus naïf de la Guinée.

En guise d’auto-blanchiment, M. Tibou KAMARA écrit entre autre ce qui suit : « ….Si le critère de comparaître ou de témoigner dans l’affaire du 28 septembre est d’avoir été  pendant cette période critique en situation de responsabilité quelconque  dans l’appareil d’Etat, l’administration publique, l’Armée, la Justice, l’opposition…, alors, l’instruction ne prendra jamais fin, car il faudra interroger sans aucune discrimination ou la moindre précaution quiconque portait un titre ou assumait une fonction sur toute l’étendue du territoire national…. ». Etourdissant de malhonnêteté intellectuelle et de veulerie.

Ainsi donc, au CNDD, comme aux côtés du capitaine Dadis le Chef des putschistes, M. Tibou KAMARA n’était qu’un simple « citoyen chargé de balayer » les couloirs des bureaux du capitaine dont il était pourtant le Ministre-Conseiller le plus écouté, et le plus craint, y compris des autres gradés militaires. Qui peut accorder le moindre crédit à ces fariboles ? Personne.

Alors questions :

1°. Dans la nuit du 27 au 28 Septembre 2009, jusqu’à une heure ou deux heures du matin, M. Tibou KAMARA était-il avec le capitaine Moussa Dadis CAMARA au camp Alpha Yaya ou non ? Et qu’est-ce que les deux compères se sont dit ?

2°. M. Tibou KAMARA croit-il sérieusement que le petit infirmier de N’ZÔ, le petit éleveur de BOULLIVEL, l’instituteur, ou le pêcheur de BENTY, le planton du sous-préfet de DJÉLIBAKORO…..passaient leur journée au camp Alpha Yaya avec les notabilités du putsch comme Sékouba KONATÉ, Moussa KEITA,….. ? Les Guinéens sont très impatients de lire la gymnastique juridique capable de faire passer ces malheureux petits fonctionnaires, pour généraux et colonels tortionnaires du CNDD. Mais notre « brillantissime journaliste » a peut-être une la philosophale dans sa manche qu’il sortira au moment opportun. Peu probable. De pierre philosophale, il n’y en n’a pas et il n’y en aura jamais. Dommage pour notre prestidigitateur. L’imposture aussi peut avoir des ratés.

Mais alors de qui se moque-t-il, notre « brillantissime » Tibou KAMARA comme le chantent ses adorateurs, d’ailleurs fort discrets et rares ? Il en existe, croyez-moi. Il est parait-il un « journaliste ». Concédons-leur cette charité. Inutile de malmener le cœur de ceux qui pensent avoir trouvé en lui, un « brillantissime journaliste ». Pour ma part, M. Tibou KAMARA n’est qu’un IMPOSTEUR habile, mais malfaisant.

Ailleurs, autre que la Guinée, ce Monsieur et certains autres seraient en prison depuis bien longtemps. Non pas que je le lui souhaite personnellement. Il ne m’a rien fait. Il ne le peut pas, même s’il en avait le désir. Mais il a fait trop de mal à trop de personnes innocentes, et depuis trop longtemps.

Exemple : après la proclamation de l’élection présidentielle de 2010 manifestement arrangée par lui Tibou, Sékouba KONATÉ, et beaucoup d’autres pour Alpha CONDÉ, les militants et sympathisants de l’U.F.D.G., s’estimant à juste raison grugés, expriment leur mécontentement. Un déluge de violences militaires, ordonné par Sékouba KONATÉ, et Tibou KAMARA que le naïf Cellou Dalein DIALLO imaginait être son allié, s’abat alors sur les quartiers où ses électeurs sont supposés habiter. J’étais à Conakry à cette époque, moi-même en campagne électorale pour mon candidat privé militairement de sa deuxième place. Dans les quartiers de Nongo, Wanindara, Cosa…., on était presque dans un épisode d’occupation étrangère militaire de type colonial. Si on ajoute à cela l’épisode de l’eau qui serait « empoisonnée » par les PEULS, on tient un tout petit peu la dose du mal fait à autrui par M. Tibou KAMARA dans les fonctions d’Etat qui lui ont été confiées sur des bases encore « mystérieuses » à la date d’aujourd’hui.

Présentons d’abord brièvement les faits. Ensuite viendront quelques questions.

Au sein du CNDD, organe politique des putschistes, auprès de leur CHEF, Moussa Dadis CAMARA, M. Tibou KAMARA n’était pas un quidam, ni le premier venu. Il était à la fois le Ministre et le Conseiller très écouté de Dadis. Sékouba KONATÉ alors homme fort de la junte criminelle, a affirmé à plusieurs reprises qu’il écoutait les conseils de son « ami » Tibou. Au demeurant, M.  Tibou KAMARA était aux côtés de DADIS jusqu’à la date fatidique de la commission des abjections au stade « 28Septembre ».

Enfin, pour se disculper comme il le croit, M. KAMARA dit avoir démissionné. Exact. Mais à quel moment ? Avant ou après les viols et massacres ?

Pour terminer, rapidement, disons que M. Tibou KAMARA confond peut-être culpabilité et responsabilité. Il n’est pas encore COUPABLE. Mais sa RESPONSABILITÉ est évidente. Il n’est pas le seul responsable, mais il y a sa part SIGNIFICATIVE.

Dernière remarque : je suis intrigué par les jérémiades, les vantardises soudaines de M. Tibou KAMARA. Il dit ne pouvoir parler qu’à ses conditions à lui. En clair, s’il est convoqué à s’expliquer, les Juges devront le faire à ses conditions à lui ? Aurait-il déjà la garantie de ne pas être inquiété, comme il le laisse entendre ? Qui est, ou qui sont ces garants ?

Mamadou Billo SY SAVANÉ (ROUEN) France.