Présidentielle 2015 : Jean Marc Telliano a choisi son camp…

Jean Marc Telliano PopL’UFDG et le RDIG ont signé une alliance électorale ce mercredi 16 août 2015 au QG du parti de Cellou Dalein Diallo à Hamdallaye CBG. Jean Marc Telliano met un terme au suspense pour soutenir le candidat de l’UFDG à la présidentielle du 11 octobre prochain.

Selon la cellule de communication de l’UFDG, la signature de l’alliance s’est déroulée en présence de l’ancien ministre de l’Elevage Mouctar Diallo. ‘’Je suis heureux qu’un leader aussi déterminé, aussi engagé que le président du RDIG accepte de se désister à la course présidentielle en ma faveur. L’alternance 2015 est de plus en plus certaine’’, a dit Cellou Dalein Diallo.

Et Jean Marc Telliano de répondre : ‘’Nous avons passé plus d’une semaine de nuit blanche en train de consulter la base. Même si ma préférence est ailleurs, la base a unanimement préféré l’UFDG et le président Cellou Dalein Diallo’’.

Selon lui, ‘’elle m’a même demandé de ne pas me présenter et de l’accompagner dès le premier tour. Je me soumets à cette volonté car, un parti politique c’est avant tout la base. Nous sommes convaincus, pour avoir collaboré avec l’UFDG depuis les élections législatives que cette présente alliance n’aura rien de commun avec celle que nous avons signé en 2010, avec le RPG Arc-en-ciel’’.

Dans un entretien à VisionGuinee, Jean Marc Telliano indiquait n’avoir pas choisi son camp. Ce qui est sûr, confiait l’ancien ministre de l’Agriculture, ‘’le parti avec lequel je ferai alliance passera dès le premier tour. J’ai confiance à mon fief, ce n’est pas compliqué”.

Sidy BAH, pour VisionGuinee.Info

Baadiko Bah rejoint-il le Rpg Arc-en-ciel ?

 

 

BaadikoLe président de l’Union des forces démocratiques change-t-il de veste ? La question reste posée. Opposant au régime Alpha Condé, Mamadou Bah Baadiko estime que seuls les imbéciles ne changent pas. 

Invité sur  une radio locale, le président de l’UFD n’a pas manqué d’admirer la gouvernance du pouvoir central de Conakry. ‘’Alpha Condé reconnait qu’il s’est trompé. En plus, il a reconnu qu’il y a de corruption dans son système, les marchés de grès à grès qui ont été surfacturés, des choses qui coûtent deux milliards qui se retrouvent payer à 20 milliards. Quelqu’un qui a la force de reconnaître ses erreurs à ce point mérite de la crédibilité en espérant que ça ne va pas continuer’’, souligne Baadiko Bah.

‘’Il y a d’autres problèmes (sur lesquels) il ne s’est pas prononcé comme la fracture communautaire qui est pratiquement ouverte, la plaie béante de l’éducation. Cette dernière plombe le pays et fait qu’on ne peut pas s’en sortir. Puisque même si les investisseurs arrivent, même si Rio Tinto revient, il faudrait qu’ils amènent des bateaux et des bateaux de travailleurs migrants d’extérieur’’, ajoute le président de l’UFD.

‘’Il y a quelques débuts  de solutions au problème d’énergie. Je refuse de me plaindre d’avoir un peu plus souvent que d’habitude et cela a un impact économique qui permet de dire si nous avons la stabilité politique, il y a qu’à même de l’élément positif’’, admet-il.

Pour étayer ses propos, Baadiko Bah explique : ‘’Lorsque  vous prenez le petit tailleur, l’artisan, le soudeur, le peu d’industries, les opérateurs de téléphonie, ce sont des gens qui dépensaient des centaines de milliards en énergie et qui déclarent des bénéfices réduits. Si nous avons de stabilité sur  le front  politique et social et communautaire, il y a l’espoir de remettre le pays au travail’’, explique le président de l’UFDG.

A la question de savoir si Mamadou Bah Baadiko a rejoint le Rpg Arc-en-ciel, l’intéressé répond : ‘’On travaille en toute transparence mais on n’a pas encore signé. Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas’’.

Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.info

La seule femme en lice pour le fauteuil présidentiel a dévoilé dimanche son programme agricole pour la Guinée

Dans le journal de campagne, Marie Madeleine Dioubaté indique que le fondement de la politique agricole du Parti des écologistes de Guinée (PEG) est basé sur la sécurité alimentaire, la lutte contre la faim et la lutte contre la malnutrition.

En compagne d’un ancien conseiller agricole à la Primature, Mme Dioubaté a détaillé le programme qu’elle ambitionne réaliser si elle est élue présidente de la République à l’issue du scrutin du 11 octobre prochain.

Pour M. Bangoura, expert agricole, ‘’on entend dire qu’on a atteint l’autosuffisance alimentaire’’, précisant qu’il existe un indicateur simple que tout le monde peut maîtriser : ‘’Voyez tout simplement le port de Conakry,  tous les jours, le nombre de camions qui transportent le riz du port jusqu’à l’intérieur du pays. Le jour où on verra les camions transporter les produits agricoles de l’intérieur du pays pour les mettre dans un bateau, on pourra dire qu’on atteindre l’autosuffisance alimentaire’’, explique-t-il dans le ‘’Temps de convaincre’’.

Ce qui est paradoxal, souligne Mme Marie Madeleine Dioubaté, ‘’là où on produit les aliments, c’est à ce niveau qu’on trouve que les gens sont le plus affamés’’.

Pour faire de l’agriculture, indique la candidate du PEG à la présidentielle, il faut des moyens. Pour elle, depuis l’indépendance, ‘’on a quasiment pas cultivé. La façon dont nous voulons faire l’agriculture aujourd’hui, ce n’est plus les grandes exploitations. On a vu que ça appauvrit les sols. On veut faire de l’agriculture de type familial’’.

Pourquoi ? ‘’Parce que nous sommes un pays à plus de 60% rural. Nous devons organiser les filières agricoles en nous appuyant sur les groupements et les spécialiser en fonction des produits qu’ils peuvent cultiver’’, détaille Mme Dioubaté.

Elle note que la filière riz par exemple est mal organisée. A l’en croire, il ne suffit pas de donner des intrants, des pesticides, des engrais ou un tracteur tout en sachant qu’ils n’ont pas d’argent pour le carburant pour le faire fonctionner. ‘’Il faut qu’on s’appuie sur les groupements. Les organiser, être sur le terrain, donner des semences améliorées pour avoir de meilleurs rendements, suivre les techniques culturales’’, conseille-t-elle.

Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.Info

Guinée : Election présidentielle du 11 octobre 2015, "enjeu politique majeur" ?

C'est ce que claironnent certains Guinéens. Je voudrais bien le croire. En Guinée, on n'en est plus à une élection qui ne fut pas déclarée « enjeu politique majeur » depuis près de soixante ans. Et à chaque fois, l'enjeu s'est évanoui dans un activisme brouillon ou dans le train-train quotidien épicurien des professionnels de la politique. Du point de vue de l'honnête citoyen guinéen, si une élection présidentielle pouvait viser un enjeu, cela aurait pu être celle de juin-novembre 2010.

Malgré le long et dramatique « voyage au bout de la nuit » du peuple de Guinée, entamé à l'aube de la décennie des années 60, l'élection de 2010 annonçait, enfin, une ère nouvelle pour les Guinéens. Elle s'est située dans un contexte tout nouveau de vrai multipartisme politique et de démocratie naissante. Mais les impedimenta des régimes qui se sont succédé jusqu'à cette date étaient toujours réels et donc le premier devoir d'Alpha Condé et de son Parti, Le Rassemblement du Peuple de Guinée (RPG) qui accédait à la gouvernance du pays, en janvier 2011, était d'établir un état des lieux bien précis à présenter à la population, pour dissiper toutes fausses attentes de réalisations spectaculaires immédiates. L' insuffisante préparation de cette équipe à une gouvernance adaptée à la situation en décombres , la démagogie, très souvent propre à une longue opposition stérile, loin des faits quotidiens et les rodomontades sans fondement ont occupé une bonne partie des deux premières années du quinquennat avant l'irruption de l'épidémie de la fièvre à virus Ebola.

Avant cette épidémie, avait été présenté en guise de bilan de ces deux premières années un document de 76 pages intitulé : « Bilan de deux années de bonne gouvernance de son Excellence, Professeur Alpha Condé, Président de la République, Chef de l'Etat, 2011-2012 » par El hadj Ibrahima Diallo et Mamadou Camara. Ce gigantesque catalogue de bonnes intentions, était présenté comme l'alma mater de la bonne gouvernance du Président Alpha Condé. C'était plus que grotesque.

A ce que l'on a appris ici ou là sur l'importance des flux financiers reçus, depuis 2011, de l' étranger, par le gouvernement guinéen et sur lesquels il n'a pas apporté des précisions aux citoyens guinéens, il y a de quoi se poser la question de savoir si Alpha Condé mérite d'être reconduit à la Présidence de la République. Mais poser cette question en ces termes est mal connaître ce qui se passe dans ce pays, et démocratie ou sans démocratie, le Président guinéen a bec et ongles pour être reconduit. Dans un pays extrêmement appauvri par la gestion de ses responsables politiques d'hier et d'aujourd'hui, le citoyen électeur n'en est que de nom. Le débit de circulation des espèces sonnantes et trébuchantes de billets de francs guinéens, de jour comme de nuit en direction d'électeurs à acheter n'est un mystère pour personne. Le site internet guineematin.com (12 septembre 2015), vient de montrer Alpha Condé en campagne électorale, distribuant des billets de banque, (vidéo). On sait bien que ce genre de pratique d'achats d'électeurs est courant en Afrique. Mais le cas de distributions de deniers publics à ciel ouvert par le Chef de l'Etat en personne, est devenu ainsi, une spécificité guinéenne.

Les 8 candidats en lice ont tous, certes, des besoins de financement mais qui, plus que le Président-candidat dispose d'une aussi grande capacité de financement ? L'appropriation par le Chef de l'Etat de l'argent de la République de Guinée pour sa réélection est-elle moins condamnable que les vols et pillage de la Guinée sous Lansana Conté ? Or après avoir, des années durant dénoncé et condamné avec force ceux qui ont pillé la Guinée, Alpha Condé fait plus qu'eux, aujourd'hui, en étant le Premier Magistrat du pays. Avec des fraudes massives à venir, comment les Guinéens peuvent-ils lui renouveler leur confiance ? Comme l'indique clairement l'achat d'électeurs par l’argent, le Président a la haute main sur l'Etat et tous ses éléments composants. Cela est une réalité dans ce pays. Il y en a qui ne veulent pas voir cette sale réalité. Alpha Condé et son Parti disposent des corps constitués de la Nation, des deniers publics au service de sa réélection qui ne fait de doute que dans la tête de doux rêveurs. Or cela devrait être difficile de se satisfaire du présent quinquennat perdu qui s'est déroulé dans la manipulation et des tactiques subalternes. Naturellement, L'épidémie Ebola dont personne ne peut nier les amples effets dévastateurs humains et socio-économiques a bon dos pour s'attirer un bilan calamiteux que, malgré tout, les habituels thuriféraires des régimes en place magnifient. Sur Ebola, je souhaite que la mémoire collective des Guinéens demeure reconnaissante à toutes les Organisations de santé, toutes les Institutions nationales ou internationales qui se sont portées au secours des peuples de la Guinée, de Liberia et de la Sierra Leone.

Je viens d'écrire que c'est un quinquennat perdu qui vient de se passer. On ne peut raisonnablement pas se satisfaire de la situation. Elle ne peut pas expliquer l'engouement de l'Opposition politique guinéenne à s'engouffrer dans un jeu qui, de l'affirmation de la Mouvance présidentielle, est déjà conclu au premier tour et à défaut au second tour. Alors s'engouffrer dans cette élection, c'est apporter une caution de pluralisme (démocratique) à une mascarade d'élection que d'aucuns, sans rire, disent devoir se dérouler dans un relatif apaisement.

L'accord du mois d'août dernier a été escamoté par le Président Alpha Condé. Les manœuvres concoctées par lui et son Parti dans l'entre-deux-tours de juin à novembre 2010 (près de cinq mois entre un premier et un second tour d'élection, un record mondial), leur ayant réussi, pourquoi se priver des mêmes tactiques subalternes en octobre 2015 ?

C'est pourquoi les louvoiements de l'Opposition républicaine paraissent incompréhensibles. Participer à cette élection, les choses étant ce qu'elles sont, c'est tout simplement cautionner une mascarade d'élection qu'elle va très probablement contester après la proclamation des résultats. Alors où est le pourquoi de la participation ?

Cette Opposition républicaine dispose de cadres capables d'expliquer d'abord au peuple de Guinée, puis aux partenaires étrangers qui viennent en aide à la Guinée, pourquoi elle ne veut pas participer à la mascarade, dite « élection transparente ». Si un report de la date de l'élection est pris par le Président pour aboutir à des accords sur les points litigieux en suspens, alors l'Opposition républicaine et « ses mouvances », pourront participer dans la clarté à l'élection du Président de la République. Le tout n'est pas d'élire quelqu'un pour continuer sur le même train-train médiocre, mais de désigner un homme ou une femme de large consensus sur la voie du progrès des Nations.

Les Guinées en ont assez de l'étouffement et de la médiocrité dans lesquels une cohorte d'hommes politiques frénétiques et aux courtes vues les ont conduits et maintenus.

Quoi qu'il en soit, voilà une élection présidentielle :

***** Sans objet précis ?...Retrouver ou trouver un fauteuil pour continuer la morne ballade qu'a toujours connue notre pays.

***** Sans enjeu ?... A part l'enjeu personnel. Quel vrai programme pour la Guinée a été décliné devant le peuple ? Encore qu'en l'état actuel de la Guinée, à travers ses principales structures, un projet de société réaliste et donc réalisable serait ce qu'il aurait fallu. « Je suis le Président des pauvres ! », comme le dit Alpha Condé, n'est pas un programme, les 90% de la population guinéenne sont des pauvres.

***** Si cette élection se passe le 11 octobre 2015, avec tout le brouillard qui couvre encore l'univers politique guinéen, Alpha Condé sera « élu » mais cela ne réglera aucun problème fondamental. Le nouveau quinquennat risque de démarrer dans un contexte national très difficile. Les débauchages de personnes ici ou là n'y feront rien. A l'international, le Président reconduit, n'en sortira pas grandi. Or c'est ce qu'Alpha Condé recherchait depuis l'année 2011. Y pensera- t-il avant de se faire proclamer à nouveau Président ?

Ansoumane Doré, Dijon, France

15 septembre 2015

Discours d’ouverture de campagne du Président de la République (vidéo)

 

 
Alpha newGuinéennes, Guinéens, chers compatriotes. Je suis avec vous dans un village de notre beau pays. Ici, auprès des véritables constituants du peuple de Guinée, je veux renouveler mon engagement d’être toujours à votre service.

Ces cinq dernières années, grâce à la confiance dont vous m’avez investi, grâce à vos sacrifices et à vos efforts de tous les instants, notre pays a marqué des points remarquables dans sa lutte pour la liberté et la prospérité.

En 2010, vous m’aviez confié la direction d’un pays en crise, d’un Etat en faillite, des comptes publics en déficit, une monnaie faible et une armée désorganisée ;

Il y a cinq ans, notre pays était dans le gouffre et se débattait entre le désespoir et la survie. Nos femmes avaient perdu leur enthousiasme légendaire, nos jeunes n’avaient plus foi en l’avenir ; le désespoir et le découragement étaient le lot quotidien du peuple de Guinée.

Ensemble, avec vous et pour vous, nous avons parcouru du chemin, nous avons surmonté des obstacles, nous avons relevés des défis. Comme l’atteste les chiffres et analyses des observateurs nationaux et internationaux, notre pays se porte mieux.

Aujourd’hui, la jeunesse a accès à une éducation de meilleure qualité rendu possible par la construction de nouvelles infrastructures, l’amélioration de la qualité de l’éducation et la mise à disposition gratuite de manuels scolaires.

Aujourd’hui, nos femmes dont la bravoure et le courage n’ont jamais été pris à défaut, travaillent plus et travaillent mieux. Elles travaillent plus et mieux parce que leurs initiatives sont soutenues par la mise en place et l’accès facilité aux micro-crédits. Elles travaillent plus et vivent mieux grâce à la gratuité de l’accouchement. Elles vivent mieux et travaillent plus grâce aux campagnes de vaccination dont bénéficient leurs enfants.

Ensemble, avec vous et pour vous, durant cinq ans, j’ai parcouru les villes et villages de notre beau pays. J’ai tenue à me rendre personnellement dans les sous-préfectures, districts et secteurs en milieu rural. J’ai touché du doigt les effets du programme d’autosuffisance alimentaire ; la faim liée à la période de soudure a disparue.

L’engrais et l’outillage agricole à la disposition des paysans a permis un accroissement notable de la production qui est passé pour le riz de 1,5 millions de tonnes en 2009 à 2 millions de tonnes en 2014. Le riz du pays, autrefois rare et cher, est devenu aujourd’hui abondant et à un prix abordable dans les marchés des villes et des villages de notre pays. Les terres cultivables, hier abandonnées et en jachère, sont redevenues des maraichers fertiles et des plantations fécondes en fruits.

La transformation de la vie rurale se fait aussi avec l’arrivée de l’éclairage public et de l’électricité. Pour cultiver mieux et plus, il faut vivre mieux ; le bien-être paysan est au cœur de notre politique de développement agricole et d’autosuffisance alimentaire.

Ces cinq dernières années, la réhabilitation de 4 500 kilomètres et la construction de 2 680 kilomètres de pistes rurale favorisent la commercialisation des produits agricoles, l’augmentation des revenus des familles paysannes, leur accès aux biens et services.

En parcourant notre pays, j’ai vue, ici et là, les effets de l’amélioration de la desserte en électricité. Le barrage de Kaléta et ses 240 MW, les 100 MW des Groupes thermiques participent à l’amélioration des conditions de vie et à la relance des Petites et moyennes industries. La création des entreprises et de l’emploi reste la seule stratégie durable de lutte contre la pauvreté. De nouvelles unités industrielles, de nouveaux réceptifs hôteliers, de nouvelles banques privées ont vue le jour. En plus des emplois crées, toutes ces initiatives concourent à l’augmentation de la richesse nationale.

En cinq ans, la téléphonie s’est rependue de façon exponentielle sur tout le pays. De 4 millions 200 milles abonnés en 2010, nous sommes arrivés à 9 millions 400 milles abonnés en 2014 ; le nombre d’utilisateurs d’Internet est passé dans la même période de 30 milles à 2 millions.

Durant cinq ans, avec vous et pour vous, notre monnaie s’est appréciée, l’inflation a baissée, la dette du pays a été réduite de 2/3 grâce à l’initiative PPTE. Aujourd’hui, la gestion des finances publiques de notre pays obéit aux critères et principes agrées par les institutions financières internationales. Les investisseurs travaillent dans un environnement juridique plus sûr et trouvent de plus en plus des avantages comparatifs à s’installer et à développer leurs affaires dans notre pays.

La stabilité des prix des produits de premières nécessités comme le riz importé est dû également à cette bonne gestion.

La réforme de l’Etat a commencé par la réforme de l’armée. En effet, la fonction de défense est une mission cardinale de tout Etat qui se respecte. Les efforts de réforme en cours au sein de nos forces de défense et de sécurité produisent déjà des effets visibles tous les jours : les militaires sont casernés et les relations entre militaires et civils sont de plus en plus empreint de confiance et de respect.

Notre vaillante armée ainsi réformée, et dirigée dans le souci de la protection de notre territoire et dans l’accomplissement de notre mission de solidarité africaine et internationale, est actuellement engagée aux côtés de nos frères du Mali.

Durant ces cinq ans, au moment même où notre pays s’apprêtait à prendre son envol, à sortir des affres de la pauvreté, à atteindre une croissance à deux chiffres, clé de voute de l’émergence, une terrible épreuve s’est imposée à nous : la fièvre hémorragique à virus EBOLA.

Cette pandémie qui a causée beaucoup de morts a fortement contribué à ralentir la croissance de notre économie et à bouleverser profondément nos plans de développement.

Dans cette épreuve, ensemble, avec vous et pour vous, nous avons lutté, pied à pied, contre l’isolement, contre la stigmatisation. Nous avons lutté pour sauver la vie de nos filles et fils. De cette épreuve, nous avons tiré quelques leçons pour l’avenir.

La première de ces leçons est la faiblesse de notre système de santé. Cette faiblesse est systémique. Elle est liée aux infrastructures et équipements ; elle est liée à l’approvisionnement en médicaments ; elle est liée également à l’insuffisance de ressources humaines qualifiées. Le défi que cela nous impose est de faire de la santé une priorité nationale. Nous devons rebâtir notre système de santé en mettant en place des centres de santé communautaires d’un niveau plus élevé avec un personnel plus qualifié ; des hôpitaux préfectoraux et régionaux mieux équipés et des hôpitaux nationaux de référence.

Guinéennes, Guinéens,

Chers compatriotes,

Malgré les difficultés traversées, notre Guinée est un pays en mouvement vers le progrès social. Notre pays est désormais au rendez-vous avec son destin. Il doit choisir sa voie en tenant compte de ses forces et aussi en prenant en compte, modestement, ses faiblesses. Notre fierté doit être le résultat de notre travail et de notre effort.

Plus je parcours notre pays, plus je crois à son avenir, à son émergence.

Plus je visite les villes et villages de notre Guinée, plus je crois que les projets qui ont débuté il ya cinq ans feront de notre pays dans cinq ans un pays émergent qui tiendra sa place en Afrique de l’Ouest, jouera son rôle en Afrique et participera à l’émergence d’un monde de paix et de prospérité.

Ensemble, avec et pour vous, continuons la construction de la Guinée pour la liberté, la prospérité et le progrès social.

vionguinee.

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