L’ancien ministre Salifou Sylla attaque Damaro Camara: ‘’il ne connait rien du tout’’

En juillet 2013, il avait participé au dialogue au titre de facilitateur national. Cette année, l’ancien ministre de la Justice dit s’être abstenu de prend part aux négociations entre la mouvance et l’opposition, estimant que ce dialogue n’avait pas sa raison d’être.

Dans un entretien accordé à VisionGuinee, le Professeur Salifou Sylla a reconnu que la réforme de la commission électorale nationale indépendante réclamée par l’opposition ne peut se faire qu’à l’Assemblée nationale. ‘’Je savais que ce dialogue n’avait pas d’avenir raison pour laquelle je me suis détaché de ce cadre de dialogue. C’est un jeu de dupes, quand vous acceptez d’aller au dialogue et vous acceptez que celui qui préside ce dialogue soit un membre du camp d’en-face, c’est-à-dire le gouvernement, mais on vous dictera ce qu’ils veulent’’, a-t-il indiqué.

Il déplore qu’il n’y ait pas de médiateurs indépendants autour de la table : ‘’la communauté internationale est là comme simple observateur. Ceux qui sont médiateurs ont été nommés par décret. Le ministre de la justice, qui est le président de ce cadre de dialogue est nommé par décret de la présidence de la République. Vous allez discuter avec un gouvernement étant donné que c’est ce même gouvernement qui est médiateur dialogue’’.

Parfois, fait-il valoir, ‘’je regarde l’opposition guinéenne et je vois une certaine naïveté de sa part. A la place des opposants, je n’aurais pas accepté ce dialogue parce qu’il ne faut pas simplement aller s’assoir bavarder alors qu’au fond il n’y a rien d’intéressant’’.

Vendredi dernier, mouvance et opposition se sont quittées à queue de poisson. L’opposition accuse le  député Amadou Damaro Camara de la mouvance d’être la cause du blocage. L’ancien ministre de la Justice partage ce point de vue : ‘’Vous savez, Damaro qui s’est transformé  à ce dialogue en porte-parole de la mouvance est un homme insolent, arrogant. Mais à vrai dire, il ne connait rien du tout’’ assène le Pr. Sylla.

Il estime que ‘’Saliou Bella Diallo, porte-parole de la mouvance qui ne sait même pas ce qu’il dit, a été écarté au profit de Damaro qui est là pour tenir des propos haineux. Avec cela, il est très difficile d’aboutir à un dialogue franc et sincère’’.

‘’Donc tout est mal organisé, c’est pourquoi, je sentais que ce dialogue était un échec à l’avance. Je ne suis pas du tout surpris’’, assure-t-il. Selon l’ancien ministre de la Justice, tout ce qui intéresse la mouvance présidentielle, c’est l’organisation de l’élection présidentielle. ‘’Dès lors que l’opposition a accepté la date du 11 octobre, tout est fini. Alpha Condé et son camp sont préoccupés par la présidentielle. Il veut être reconduit à son poste pour 5 ans encore. Tout le reste, c’est du blabla’’, conclut le doyen Saliou Sylla.

Aissatou Diallo, pour VisionGuinee.Info

ENSEMBLE CHANGEONS LA GUINEE (Bayo Abidine)

Mouvance présidentielle et Opposition dite Républicaine, se disputent à couteaux tirés, le pouvoir suprême, avec comme principe de base à respecter, un " impératif catégorique" - SN Bokoum, qui est celui de la tenue d'élections libres et transparentes, pour assurer la sécurité, la justice et la paix dans le pays.

Cependant, les modalités d'organisation de ces joutes électorales, posent problème, en ce sens que les acteurs politiques, peinent à trouver de manière consensuelle, des compromis sur les variables ajustables du processus, à même de garantir la régularité et partant, la crédibilité du scrutin, ce qui d'ailleurs, donne présentement lieu à un débat de sourds, dans le cadre du dialogue politique. À ce stade des tractations, l’on n’ira pas jusqu'à se substituer aux acteurs politiques ou leur intimer une quelconque démarche citoyenne patriotique, pour trouver une issue heureuse à la crise, puisqu'ils sont, estime-t-on logiquement, assez matures et surtout enclins à défendre leurs intérêts particuliers, qui ne sont d'ailleurs pas forcément ceux du peuple de Guinée, dont la principale exigence, demeure à ce jour et à jamais, le maintien d'un climat de paix et de sécurité, favorable à l'amélioration des conditions de vie des populations à la base. Mais, force est de reconnaître qu'il est d'une nécessité impérieuse pour la survie de la nation guinéenne, qu'on en finisse une fois pour toute, avec ce cercle vicieux de violence politique, en prenant conscience du fait qu'avec le jonglage auquel se livrent les acteurs politiques, au grès des intérêts partisans, entre respect des lois et consensus, les raccommodages hâtifs et les solutions conjoncturelles qui sont la source des dissensions politiques et des convulsions sociales que nous vivons, et ne peuvent en aucun cas, garantir la stabilité politique, et sociale et la consolidation des acquis démocratiques, nous contraignant ainsi, à un perpétuel recommencement. Ne dit-on pas que les mêmes causes produisent les mêmes effets. C'est pourquoi, nous avons besoin aujourd'hui en Guinée, d'une vraie rupture. Rupture de fond en comble, pour repartir sur de nouvelles bases et cela suppose naturellement, une remise en question totale de la donne politique actuelle et les méthodes désuètes de gestion étatique qui la caractérisent, afin de susciter un sursaut national, susceptible de favoriser l'adhésion populaire, sur la base d'un nouveau contrat social, pour la reconstruction des fondements structurels et institutionnels d'un État de Droit, respectueux des libertés individuelles et
collectives et permettre ainsi, l'essor économique de la nation tout entière.

Mais, à y regarder de près, on devine aisément que le problème de fond dans cet imbroglio politico-social, est la question cruciale de la gestion du pouvoir, dont l'exercice actuel, jugé à tort ou à raison despotique et sectaire, crée et entretien de façon insidieuse, un sentiment d'exclusion, chez une frange non négligeable de la population. Une situation déplorable, qui donne politiquement matière à instrumentaliser, aux ethno-stratèges, dans leur macabre dessein du " diviser pour régner ".
 

Finalement, entre autres ébauches de solutions, pour sortir de ce bourbier, l'on est en droit de supposer, que le partage du pouvoir entre belligérants, pourrait sans nul doute, atténuer les tensions politiques et les clivages ethniques. L'idée à propos, étant de procéder dans un premier temps, à une répartition horizontale et verticale des postes à responsabilité.
 

À cet effet, les deux finalistes de la prochaine élection présidentielle, doivent et ce, quel que soit le futur vainqueur, s'engager solennellement et officiellement, à observer une sorte de moratoire, en acceptant de partager le pouvoir, pour les cinq années à venir, avec des critères, qui, au-delà des questions de compétence et de probité morale, tiennent compte d'une représentativité harmonieuse (l'équilibre ethnique étant utopique), des différentes tendances politiques et de la question du genre.
 
À) Répartition horizontale, par l'élargissement de la gouvernance aux différentes composantes socio-politiques :
 
- 50% Mouvance présidentielle
- 30% Opposition
- 20% Société civile
 
B) Répartition verticale, par l'élargissement de la gouvernance aux différentes catégories sociales:
 
- 50% d’ " Adultes et de Vieux " (plus de 35 ans)
- 30% de Femmes
- 20% de Jeunes (35 ans maxi)
 
La constitution d'un tel gouvernement d'union nationale, donnerait plus de légitimité, à agir au nom du peuple, en s'attaquant prioritairement à certains dossiers brûlants, notamment:
 
- Liquidation du dossier du 28 septembre

- Révision de la constitution (revoir à l'occasion par exemple, la question de la candidature indépendante aux élections, la procédure de nomination aux postes stratégiques de haute responsabilité et dans les grandes régies financières de l'Etat, actuellement un pouvoir exorbitant et exclusif aux mains du seul Président, en soumettant ces nominations à l'approbation des représentants du peuple, à l'assemblée nationale),.
 

- Relance du dossier des audits
 

- Mise en branle du processus de Vérité-Justice-Réconciliation (contrairement à l'idée d'une foire d'empoigne, il suffirait pour cela, de constituer une commission pluridisciplinaire, qui aura à charge de produire une sorte de "livre blanc", restituant fidèlement et intégralement, la vérité historique, qui sera ensuite rendue publique, au cours des journées dites de Réconciliation nationale), pour le sacrifice du grand pardon.

- Les ressources financières issues du recouvrement des créances de l'Etat au niveau des délinquants économiques, pourront ainsi servir à indemniser symboliquement, toutes les victimes de la violence d'Etat, de l'indépendance à nos jours.
 
À méditer.....

BAYO Abidine



Déclaration des Fédérations NFD de l’Extérieur sur le Dialogue entre Opposition et mouvance

Déclaration des Fédérations NFD de l’Extérieur sur le Dialogue entre Opposition et mouvance

 

Dans le cadre du dialogue préconisé entre l’Opposition républicaine et la Mouvance présidentielle à la suite des différentes manifestations organisées pour réclamer plus de transparence dans les futures élections (Communale et Présidentielle) en Guinée ;
Vu l’expérience des dialogues entre l’Opposition et le pouvoir en place dans un passé récent (non-respect des engagements pris par le pouvoir en place),
Vu la non prise en compte des préalables exigés par l’Opposition avant d’entamer un Dialogue,
Vu l’engagement de Partis de l’Opposition de soutenir les citoyens victimes lors des différentes manifestations,
Nous estimons que les conditions d’un dialogue franc et honnête ne sont pas remplies pour aller avec sérénité à la table de négociations.
Le Parti NFD a ses valeurs propres qu’il ne pourrait monnayer avec quoique ce soit si ce n’est dans l’intérêt de tous les Guinéens.
Nous demandons au Bureau Exécutif National de rester cohérent et d’opposer un refus catégorique de participer à un soi-disant dialogue tant que la condition suivante non négociable n’est pas remplie à savoir :
-La libération totale de tous les prisonniers des récentes manifestations de l’Opposition,
La base du Parti reste soudée autour des valeurs morales, de liberté, sécurité, égalité de tous les citoyens guinéens d’où qu’ils se trouvent à travers le monde et quel que soit leur appartenance politique gage pour une Guinée Unie et Prospère.

Approuvée et signée par les Fédérations NFD de l’Extérieur

Selon amadou Damaro Camara, les communales ne pourraient même pas se tenir avant septembre 2016

 

Le dialogue politique en Guinée rassemblant depuis la semaine dernière majorité, opposition et gouvernement a été suspendu vendredi en raison de nouveaux désaccords notamment sur la date des élections locales et la réforme de la commission électorale, selon les différents camps.
Le ministre de la Justice Cheick Sacko, qui préside les pourparlers, a fait état devant la presse d'un blocage dans les discussions n'ayant pu être résolu. J'ai donc suspendu la séance pour une reprise pour lundi après-midi, a-t-il dit.
Mais le porte-parole de l'opposition, Aboubacar Sylla, a affirmé que les opposants ont suspendu leur participation au dialogue, sans préciser de délai: Nous avons décidé de quitter la table de discussions jusqu'à ce que nous percevions des signaux forts et conséquents de la volonté de la majorité présidentielle d'aller à un vrai dialogue, a-t-il déclaré.
Ce dialogue politique rassemblait depuis le 18 juin des responsables de la majorité, de l'opposition, du gouvernement ainsi que de la Commission électorale nationale indépendante (Céni), notamment autour du calendrier des scrutins contesté par les opposants.
Le programme arrêté en mars par la Céni prévoit une élection présidentielle en octobre et des locales en 2016. L'opposition, qui réclame la tenue des locales avant la présidentielle, a organisé depuis avril plusieurs manifestations qui se sont soldées par plusieurs morts et des dizaines de blessés.
Le 19 juin, au lendemain de l'ouverture du dialogue, majorité et opposition avaient annoncé avoir trouvé un consensus pour annuler les élections locales. Mais de nouveaux désaccords sont apparus sur les autres points abordés durant les discussions, comme la nouvelle date pour les locales, ont indiqué les différents camps vendredi.
Selon Aboubacar Sylla, l'opposition a proposé d'organiser les locales le 30 août, ce que la majorité a estimé impossible, d'après son chef de délégation au dialogue, Amadou Damaro Camara, vice-président de l'Assemblée nationale.
Les deux camps ont aussi été en désaccord sur la question des délégations spéciales - exécutifs communaux provisoires désignés par le pouvoir, faute de scrutin à cet échelon depuis 2005 -, la question du fichier électoral et la réforme de la Céni, d'après le porte-parole de l'opposition.
Pour la tenue des locales, l'opposition a arrêté la date du 30 août en se fondant sur les estimations d'une mission d'évaluation du processus électoral dépêchée en Guinée par l'ONU en avril, a précisé à l'AFP M. Sylla.
Cette mission a conclu que les élections communales et communautaires peuvent se tenir en 45 jours. C'est pourquoi nous, nous avons proposé la date du 30 août pour donner un peu de temps à la Céni, pour qu'elle puisse vraiment se préparer. De toutes les façons, nous n'allons pas accepter l'organisation des locales après la présidentielle d'octobre 2015, a-t-il poursuivi.
Pour la majorité, les locales ne pourront même pas se tenir avant septembre 2016 en raison de contraintes techniques invoquées par la Céni, concernant entre autres la révision du fichier électoral et la distribution des cartes d'électeurs, a dit à l'AFP Amadou Damaro Camara.
Nous sommes à moins de cent jours de l'élection présidentielle, ils demandent qu'on fasse les élections locales le 30 août, qu'on réforme la Céni (...). Finalement, on ne sait pas ce que nos frères de l'opposition veulent, a-t-il ajouté.
Il a cependant assuré que la majorité demeure prête à discuter de toutes les propositions, qu'elles viennent de l'opposition ou de nos partenaires de développement, toute proposition qui va concourir à rendre les élections transparentes et crédibles.
Des représentants de l'ONU, de la Francophonie et les ambassadeurs de France et des Etats-Unis à Conakry assistaient au dialogue en observateurs.
Le ministre de la Justice espère que des entretiens entre les représentants de la communauté internationale et les deux camps pourraient conduire à une reprise des discussions lundi, pour que les points de vue se rapprochent. Nous sommes condamnés à dialoguer dans ce pays. Il faut que cela soit clair pour tout le monde, a-t-il insisté.
AFP

"Ce n'est pas au hasard, si nous sommes venus au Pouvoir !" Du "Dadis show" ?Il prévient aujourd'hui ceux qui veulent monnayer ou s'arrogent le droit de favoriser son retour et sa candidature.. déclaration solennelle :

Ouagadougou, le 17 juin 2015

Peuple de Guinée

Mes chers compatriotes,

Le 11 mai 2015, je vous ai librement annoncé et fait savoir à l’opinion nationale et internationale que je me porte candidat à l’élection présidentielle que notre pays connaîtra prochainement « sous les couleurs » des Forces Patriotiques pour la Démocratie et le Développement (FPDD). Celle-ci devant se tenir normalement le 11 octobre 2015, conformément au chronogramme électoral proposé par la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI).

Mes chers compatriotes,

Cette annonce, que j’assume pleinement et entièrement, a fait grand échos dans notre pays et au-delà de nos frontières au point d’accueillir une multitude de réactions très diverses venant tant d’hommes politiques, de membres de la société civile, de religieux et des personnes de toutes les couches sociales.

Ces réactions expliquent et montrent à suffisance l’idée et le constat que je suis quotidiennement suivi malgré mon éloignement de mon pays natal.

Mes chers compatriotes,

Si certaines réactions ont accueilli favorablement cette annonce, d’autres en revanche, ont exprimé clairement, même si c’est par fois à tort, des inquiétudes liées à l’évolution de la procédure judiciaire engagée dans le cadre de la recherche de la vérité en ce qui concerne les évènements du 28 septembre 2009.

Mes chers compatriotes,

Je peux vous rassurer que je comprends parfaitement toutes  ces inquiétudes et je mesure leur portée. Surtout qu’à l’époque des faits, j’incarnais la plus haute fonction de notre pays en ma qualité de Président de la République, Chef de l’Etat et Commandant en Chef des Forces Armées. Et c’est justement pourquoi, tenant compte de ce statut qui était le mien, j’avais dès les premières  heures, condamné ces actes, me suis pieusement incliné devant la mémoire des morts, salué leur mémoire, présenté, en mon personnel et au nom du peuple de Guinée, les condoléances les plus attristés et sincères de la nation entière, et décidé de la mise en place d’une commission d’enquête nationale et d’une commission d’enquête internationale pour que la lumière soit faite dans cette affaire pour que les présumés auteurs soient traduits devant les autorités compétentes pour être jugés conformément aux lois de la République.

Mon état d’esprit et mon comportement, emprunts de justice, n’ont pas changé à ce jour.

Mais je dois aussi rassurer les auteurs des ces inquiétudes, pour faire dissiper toute énigme ou tout malentendu qu’en décidant de me lancer en politique l’idée de porter un coup au déroulement normalement de la procédure judiciaire déjà engagée n’a effleuré ni mon esprit ni même mon corps. Une telle idée, contraire à mes valeurs, celle d’homme épris de justice, n’aura jamais raison sur moi. Même pas une seule fois. Cela pour plusieurs raisons :

D’abord, par ce que je sais que politique et justice ne sont pas à confondre et que se lancer en politique ne confère ni une immunité ni un privilège de juridiction pouvant faire obstacle à toute poursuite judiciaire contre ma personne.

Ensuite, par ce que je sais qu’il est de règle que nul n’est au-dessus de la loi et que, par conséquent, je ne suis pas au-dessus des lois de la République.

En fin, par ce que j’ai toujours collaboré, collabore et continuerai de collaborer avec la justice de mon pays car j’ai foi en cette justice et en ses capacités et j’exhorte tous à en faire autant car si nous ne faisons pas confiance en notre propre justice, personne ne le fera à notre place.

Nous devons, en tant que guinéens, nous imposer cet état d’esprit et le concrétiser par notre comportement.

C’est pourquoi, je me dois de rester à la disposition de la justice de mon pays, ayant occupé à un moment de notre histoire, la plus haute fonction du pays.

Mes chers compatriotes,

Mon engagement politique est le résultat d’une longue et mûre réflexion qui se fonde sur certaines valeurs, notamment l’amour, le respect, la sincérité, l’honnêteté, la probité morale, la franchise, la fraternité, le sérieux et la solidarité dans le travail et dans notre quotidien, et développement.

J’accorde surtout du crédit au patriotisme et à la réconciliation nationale sans lesquels la vie en communauté est tout simplement impossible et le développement de la Guinée un rêve.

Travaillons et œuvrons dans ce sens pour le bien de la patrie et le bonheur des Guinéens!

Mes chers compatriotes,

Ceci n’est pas impossible car notre pays, si chère à nous tous, regorge d’énormes potentialités naturelles et humaines pour mettre en pratique ces valeurs pour le mieux-être de chaque guinéen et la prospérité de la Guinée.

Nous n’avons pas d’autres choix que de rendre réalisable ces valeurs pour l’intérêt supérieur de notre patrie commune.

Les guinéens doivent arrêter de se regarder en chiens de faïence, de se méfier les uns des autres. Ils doivent s’abstenir de tous actes de sabotage et de vandalisme qui sapent l’unité nationale et aggravent notre retard.

Les leaders d’opinions (politiciens, membres de la société civile, religieux et partenaires) doivent contribuer chacun à l’édification d’une Guinée sans haine ni égoïsme qui avance.

Les gouvernants doivent faciliter et réunir l’ensemble des acteurs nationaux au tour d’une table pour un dialogue constructif et sincère.

Mes chers compatriotes,

A tous mes sympathisants particulièrement, je voudrais, en cette période très critique, vous inviter à adopter un comportement responsable, sans violence et digne de notre éducation familiale. Mais ne vous laissez pas tromper et entrainer par des assoiffés en quête d’électorat qui utilisent mon nom en tout temps, en tout lieu et en toutes circonstances.

Je fais allusion à ceux qui s’arrosent le droit et le pouvoir de « favoriser mon retour en Guinée » à la condition de voter pour eux. De quelque bord politique que ce soit sans distinction aucune. Ceux qui vont plus loin et assez loin en vous proposant de monnayer votre vote en échange d’une quelconque protection ou couverture dont je serai le bénéficiaire une fois au pouvoir. Quelque soit leur statut.

Qui sont-ils pour favoriser mon retour au bercail ?  Quand j’ai annoncé, le 11 mai 2015, ma candidature à l’élection présidentielle de 2015 que notre pays connaîtra, je vous ai dit, en répondant à une question d’un journaliste, que je vais rentrer bientôt en Guinée.  Je vous le dis encore que je rentre très bientôt et je vous ferai savoir la date prochainement. Celle-ci ne saurait durer.

Qu’ai-je fait pour être pour être protégé ou couvert ? Rien et absolument rien.

Ces gens sont tout simplement à la quête d’un électorat. D’ores et déjà, je vous exhorte à aller vous faire recenser massivement pour conserver vos voix en ma faveur car mon engagement politique est uniquement pour moi, pour vous et pour le peuple de Guinée. Il n’est pas pour quelqu’un d’autre car il n’est pas suiviste.

C’est pourquoi, je vous demande de ne plus croire aux rumeurs, mais croire uniquement à ce qui vous est dit par moi-même, mon Avocat ou les responsables politiques habilités de notre parti politique.

Au nom de ce parti, je réitère mon appel en vous exhortant à vous faire recenser car le recensement est la condition préalable de votre engagement et de tout vote.

Vive la Guinée !

Vive les Forces Patriotiques pour la Démocratie et le Développement !

Président Moussa Dadis CAMARA