Alpha Condé demande à Mohamed Said Fofana, et Cheick Sako de convoquer mouvance et opposition pour un dialogue de sortie de crise

ALPHA CONDE: «Je vous adresse la présente pour vous instruire d'appeler autour du gouvernement, les deux groupes politiques afin que des solutions acceptables et conformes à la loi soient trouvées et cela dans le souci de favoriser l'organisation des élections présidentielles et communales transparentes et équitables...Je souhaite qu'un dialogue soit organisé dans les meilleurs délais. Ce dialogue pourrait porter entre autres sur les préoccupations suivantes. La préoccupation selon laquelle les organes non élus et collectivités locales ne doivent constituer ni un frein à la transparence, ni un handicap à l'équité du processus électoral, la facilitation des échanges d'informations entre les partis politiques, le gouvernement et la CENI sur le processus électoral sans enfreindre à l’indépendance que la loi confère à cette dernière... »

Recçu de Kbarrie

www.guineeinformation.fr

 

 

Plainte contre Mtre Morlaye SOUMAH

A Monsieur le Président du

Conseil supérieur de la Magistrature

Objet : Plainte contre Mtre Morlaye SOUMAH

Juge d'instruction du TPI de Dixinn

Monsieur le Président,

Je viens très respectueusement auprès de votre haute personnalité porter plainte contre Mtre

Morlaye SOUMAH, Juge d'instruction du TPI de Dixinn qui m'a insulté père et mère et m'a

menacé de prison et de mort après avoir relâché M. Karamoko DIAWARA pris en flagrant

délit de casse de ma voiture et de mon visage (voir photos) et sous mandat de dépôt du

Procureur Mohamed Lamine DIAWARA du même Tribunal.

Après avoir regretté que je ne sois pas tué par l’agresseur, le Juge SOUMAH me dit qu'il

n'enfermera pas un petit frère de Mamadou DIAWARA du PTS allié, député et ami du RPG

du Président Alpha CONDÉ, encore moins pour avoir blessé un "ennemi commun de tous les

Magistrats guinéens" jurant de me punir sévèrement et me tuer rapidement pour ce qu'il

appelle "diffamation des Magistrats dans les médias".

J'avoue que je dénonce la Corruption des Magistrats guinéens depuis plus d'un an voir le Site

officiel de notre Parti : www.lesdemocratesguineens.com (ce qui me vaut ce mépris que le

Juge SOUMAH me révèle).

Je rappelle que le 6 novembre 2014, des Magistrats guinéens ont été plus sévères que la Loi

en me mettant dans 3 prisons (Labé, Mamou et Conakry) pour avoir critiqué le Président

Alpha CONDÉ et ne veulent toujours pas appliquer la Loi pour poursuivre et punir les

responsables de l'UFDG de Cellou Dalein DIALLO qui ont cassé, pillé et brûlé ma voiture de

Campagne TOYOTA LAND CRUSER.

Ces Magistrats corrompus qui piétinent les droits et la dignité des citoyens, qui ne respectent

que deux choses:(le pouvoir et l'argent), qui blanchissent et libèrent n’importe quel accusé et/

ou détenu (prévenu ou condamné) qui leur donne de l’argent…, sont allés jusqu'à continuer à

me garder en prison pendant 5 jours après la fin de ma peine déjà injuste, illégale et insensée.

Je rappelle également l’indifférence des Magistrats, malgré ma plainte, lorsque le 15 mars

2015 ma voiture avait été attaquée et endommagée à Nongo par une foule qui criait "c'est

BAKAYOKO, l'ennemi d'Elhadj Cellou Dalein DIALLO".

Veuillez agréer, Monsieur le Président, l'expression de ma très haute considération.

Conakry, le 20 mai 2015

Le Président des DÉMOCRATES GUINÉENS

Abdourahamane BAKAYOKO

COPIES

Presse ONU

PRG Union africaine

Primature Union européenne

Cour suprême Ambassade de France

Cour d'Appel Ambassade des États-Unis

Ministère de la Justice Ambassade d'Angleterre

Ministère des droits de l'homme Ambassade d'Allemagne

Assemblée nationale Ambassade d'Espagne

Agence de lutte contre la Corruption CEDEAO

Société civile

Depuis Paris, Jean Marie Doré propose le cumul des municipales avec les présidentielles, les communautaires plus tard, et prend Sidya Touré pour responsable en partie de la crise actuelle

 

''A Ougadougou, c'est Sidya qui avait refusé le memorandum pour la tenue des municipales en 2010 ''



L'ancien premier ministre de la transition, Jean Marie Doré en séjours depuis quelques jours en France, a rencontré sans tambour ni trompette quelques guinéens presque triés sur le volet en banlieue parisienne, ce dimanche 17 mai 2015. Aucune annonce dans la presse; cependant, Jean Marie n'a pas pas failli à sa réputation. Répondant rarement aux questions de l'audience, il a tout de même expliqué sa position sur le débat actuel à Conakry. La division de la classe politique sur le calendrier électoral. ''Avant mon départ, j'ai rencontré Kassory Fofana, pour lui demander de faire des concessions à leur niveau'' explique Jean Marie Doré, visiblement un peu fatigué. A l'UPG, pour sortir de cette crise, il faut couper la poire en deux. ''Je leur ai demandé de coupler les élections municipales avec les présidentielles, et organiser les élections des communautés rurales de développement plus tard'', propose Jean Marie Doré. Sur ses liens avec l'opposition guinéenne, le premier ministre à éludé tous les sujets y afférents. A la question, avez-vous changé de camp ? Il botte en touche: ''Non, je n'ai jamais quitté mon parti'' répond-il.

Sidya s'est opposé à l'organisation des municipales en 2010

Dans son résumé de la transition, l'ancien premier ministre accuse Sidya Touré d'être à l'origine du problème que traverse la Guinée aujourd'hui. A Ouagadougou, il affirme que Sidya Touré s'était opposé à son initiative de présenter un mémorandum visant à organiser les municipales qui arrivaient à expiration. ''Quand on a voulu présenter un mémorandum pour organiser les élections municipales en 2010, seul Sidya s'est opposé, avec des menaces de publier un autre mémorandum contre cette proposition'' , révèle Jean Marie Doré.

Trop de suspicion dans la transition

Pendant la transition, la levée des suspicions des uns et des autres étaient son quotidien. Chaque camp le prenait pour un joueur de l'autre camp laisse entendre l'ancien premier ministre. ''Il fallait aussi constamment gérer les égos'', explique-t-il. Il se sentait presque seul, et pouvait passer plusieurs jours sans pouvoir joindre le général Sékouba Konaté, président de la transition. Il le cherchait parfois des jours à travers Conakry. «Un jour, une société est venue signer un contrat, et il fallait sa signature, je l'ai cherché pendant quatre jours, avant qu'on me dise qu'il est près de chez Bobo Lopi, et quand je l'ai vu. Il me lance, ça ne peut pas attendre ? J'ai dit non, ça ne peut pas, enfin... » ironise-t-il.

J'avais dit à Blaise Compaoré de passer la main, mais...

''Deux mois avant le coup d’État à Ouagadougou, Blaise Compaoré m'a invité pour recueillir mon avis, je lui dit qu'après tous ces loyaux services, il peut passer la main, mais je me suis rendu compte après, qu'il ne n'avait pas écouté...'', indique pour conclure Jean Marie Doré. A-t-il rencontré Dadis à Ougadougou ? ''Oui'' mais ''c'était dans un cadre privé '' estime-t-il.

GUINEEINFORMATION

Une proposition de sortie de crise

Dans un texte précédent intitulé « Pourquoi les délégations spéciales posent problème ? », j'avais indiqué que l'opposition devait imposer la modification du calendrier des élections communales et présidentielles, d'abord pour faire respecter la loi – le plus important pour le citoyen, même s'il ne s'en rend pas compte -, et accessoirement pour espérer avoir une chance de remporter ces deux scrutins.

Pour être en phase avec l'état de droit et la démocratisation du pays, tous les citoyens devraient soutenir ce combat, sous peine de continuer à voir la Guinée dériver en république bananière. On ne peut pas accepter de voir la loi bafouée lorsqu'elle concerne les autres, et protester seulement lorsque l'injustice s'abat sur vous. Il faut se rappeler que les bourreaux peuvent devenir victimes.

 

Que faire maintenant ?

On a vu que des délégations spéciales (40% des communes urbaines) avaient été installées illégalement en lieu et place des conseils communaux, pour placer des RPGistes à leur tête. On a moins vu, car la manœuvre a été sournoise mais néanmoins réelle - que faisait l'opposition ? - le Ministre de la décentralisation, soit imposer l'allégeance des dirigeants locaux au RPG, soit installer des délégations spéciales dans des CRD, dont certaines sont plus importantes en nombre d'électeurs que la préfecture, d'où le fait de ne pas les négliger.

Le gouvernement veut respecter la Constitution, et on lui en sait gré. L'opposition veut – et on lui en sait gré – respecter l'état de droit. Existe t-il une solution qui puisse satisfaire tout le monde ?

Je ne reviens pas sur les raisons pour lesquelles l'opposition et les citoyens veulent cette modification. J'en ai suffisamment parlé dans le texte précité. En résumé, et contrairement à ce qu'affirme le gouvernement, les délégations spéciales jouent un rôle considérable pour influencer les élections, quand bien même ce rôle ne figure pas dans le Code électoral.

Il convient donc d'analyser 4 les arguments principaux du pouvoir pour reporter les élections communales, et donc de ce fait, violer tant la loi (en l'espèce le Code des Collectivités locales), que l'esprit institutionnel :

  • le manque d'argent,

  • le manque de temps,

  • le manque de magistrats,

  • le respect de la Constitution.

 

Le manque d'argent

Le gouvernement affirme que le financement des élections n'a pas été prévu dans le budget 2015. Il y a pourtant un financement prévu pour les présidentielles. Il suffit donc de réaffecter ce budget à celui des communales et de prévoir un budget pour Mars 2016 pour les présidentielles, la Communauté internationale assurant par ailleurs participer au financement de ces dernières.

 

Le manque de temps

Il suffit de décaler la tenue des présidentielles de 3 à 4 mois (voir ultérieurement les modalités), pour faire les communales en fin d'année 2015. D'ici là toute la procédure d'enrôlement et de révision pour les deux scrutins peut-être effectuée.

 

Le manque de magistrats

Il manquerait une trentaine de magistrats, ce qui prouve bien que le gouvernement n'ayant pas embauché ceux-ci en 2014 ou 2015, n'avait nullement prévu (anticipé) la tenue des élections communales. Et il ose évoquer le fait qu'il manque des magistrats. Il n'a même pas honte de se prévaloir de ses propres turpitudes.

On rappelle qu'il existe des Commissions administratives de centralisation des votes (CACV) dans chacune des circonscriptions électorales, composées de 5 membres, et obligatoirement présidées par un magistrat proposé par la Cour suprême.

Mais quand bien même on nommerait des magistrats en 2015, il paraît invraisemblable de les former en si peu de temps. On pourrait donc mettre des juristes expérimentés pour les remplacer. S'il serait sans doute malvenu de prendre des avocats, en revanche des officiers ministériels1 pourraient très bien faire l'affaire. Cela éviterait aussi d'alourdir le budget de l'État en nommant des magistrats, dont le ministère n'aurait pas forcément besoin.

Il est d'ailleurs curieux de voir le Ministre de la fonction publique (Sékou Kourouma) se plaindre d'effectifs pléthoriques, avec des recrutements anarchiques et incontrôlés dans l'administration2, et vouloir quand même en embaucher 10 278 en 2015 !!! Est-ce un moyen de réduire le chômage l'année des élections ?

 

Le respect de la Constitution

La Guinée n'a pas besoin de réitérer des transitions violentes ou anticonstitutionnelles, car il faut des modèles vertueux pour les générations futures, et c'est un chemin de longue haleine. Cela passe néanmoins par des élections libres, crédibles et transparentes.

Tout le monde réclame le dialogue. Une solution pourrait donc être de négocier un accord, qui satisfasse tout le monde et qui mette fin aux violences. Cela passe nécessairement par la fin des délégations spéciales, car sinon cela consacrerait la violation de la loi. Or dès lors que celle-ci est violée, le gouvernement perd toute légitimité à réclamer à l'opposition le respect de cette même loi, que lui viole allègrement. Mais la solution doit aussi être conforme à la Constitution.

Car si on s'arrêtait là, cela reviendrait à violer la loi par consensus. Or il faut absolument en finir avec ces méthodes d'un autre siècle. L'opposition est également concernée, car il faut qu'elle comprenne qu'il ne faut pas violer la loi (même par consensus) pour corriger d'autres violations. Elle a pourtant subi ce principe à ses dépens.

Lorsqu'on veut mettre en avant le respect de la Constitution dans tous les cas, cela pose un problème de conscience quasiment insurmontable de vouloir agir par consensus. En outre, Alpha Condé non plus ne veut pas violer la Constitution, sic… non pas par respect de ce texte, mais parce que, dit-il, il risquerait « de devenir un chef d'État hors délai constitutionnel ». Si c'est l'unique – la vraie – raison, il y a pourtant une solution toute simple.

Un accord entre les deux parties pourrait donc convenir d'élaborer un nouveau chronogramme, incluant toutes les étapes devant conduire à des élections communales au dernier trimestre 2015 et présidentielles au premier trimestre 2016 (cartographie des bureaux de vote, distribution des cartes d’électeurs, révision de la liste électorale, enrôlement et prise en compte des réclamations sur le fichier électoral, etc...).

Évidemment cet accord politique obtenu par consensus, aurait pour finalité de modifier de façon exceptionnelle la Constitution, d'où les craintes « officielles » d'Alpha Condé, qui n'avait pourtant pas été dérangé à l'époque, lui qui s'offusque que l'opposition ne puisse pas respecter la Constitution aujourd'hui, alors que lui, pourtant garant des Institutions, la viole régulièrement. Qu'il soit cette fois rassuré, s'il est de bonne foi – et on le saura cette fois -, une loi organique sera votée obligatoirement par l'Assemblée Nationale, et permettra de respecter sa volonté et le maintien de l'ordre constitutionnel, pour ne pas réitérer l'anticonstitutionnalité de 2010.

 

En conclusion

L'opposition veut l'inversion du calendrier électoral proposé par la CENI, pour simplement respecter la loi, on vient de voir que c'est possible. Le gouvernement veut le respect de la Constitution concernant les élections présidentielles. Au-delà du fait que la CENI n'est pas habilitée à prolonger le mandat des délégations spéciales, ou à modifier la loi, on vient de voir que c'est possible.

Ainsi si les deux parties sont de bonne foi, elles peuvent, sous l'égide de la Communauté internationale, obtenir un accord qui respecte les souhaits de chacune d'elles. Le calendrier électoral pourrait être prolongé au plus de 4 mois comme en 2010, mais à la différence que cette fois, ce serait légalisé par une loi organique circonstancielle de l'Assemblée Nationale.

La Guinée doit œuvrer réellement par la mise en place d'une démocratie, car un État de droit est ce qu'il y a de plus précieux pour l'avenir du pays, y compris au niveau économique. Voilà proposée une solution gagnant/gagnant, qui respecte les volontés de chacun. Or quand on veut aboutir, on peut, il n'y a rien d'irrémédiable.

En cas de refus d'Alpha Condé (ce qui est évident), l'opposition devra se débarrasser de la question électorale, pour la porter sur le plan judiciaire (au niveau de la Cedeao), ce qui lui permettra de se recentrer sur la politique, ce qui inclut les aspects socio-économiques et humanitaires, les seuls domaines susceptibles d'intéresser les populations. Elle doit se pencher sur ces problèmes avec ses alliés (il est temps de redéfinir l'unité), avec les organisations syndicales (pas les leaders corrompus, mais les travailleurs), les organisations de la société civile (là encore pas les dirigeants nommés) et les différents corps intermédiaires. L'opposition doit s'intéresser exclusivement aux problèmes des Guinéens si elle veut que les Guinéens s'intéressent à elle.

 

 

 

Gandhi, citoyen guinéen

« Dans tout État libre, chaque citoyen est une sentinelle de la liberté qui doit crier, au moindre bruit, à la moindre apparence du danger qui la menace ». (Robespierre, Discours sur la liberté de la presse, Mai 1791).

 

 

1 Notaires, huissiers, greffiers...

2 103 029 personnes en 2011 contre 51 000 en 2000.

 

UFR, UFDG, chacun pour soi le peuple pour tous !

 

12h15 Au tout nouveau siège de l’UFR à Kaloum (salut honorable Baïdy !), dont l’inauguration eut lieu hier avec plein succès selon Deen Touré, l’Assemblée générale de ce samedi 16 mai a consacré, sinon la bataille en rangs dispersés de « l’Opposition républicaine », du moins les prémices d’une rude bataille où les deux Partis tiennent à marquer leurs frontières à la fois stratégiques et géographiques. C’est ainsi qu’il faut entendre les propos de Goyo Zoumanigui, Mohamed Tall et Deen Touré respectivement vice-président fondateur de l’UFR, chef de cabinet du président du Parti et député uninominal du Parti. Deen Touré a rappelé que Sidya en déplacement en Basse Côte y a reçu un accueil chaleureux de plus de 3000 personnes, qui n’a pas manqué de souligner l’incapacité du chef de l’Exécutif à réaliser ses promesses de campagne, à savoir la satisfaction des besoins sociaux de base ; Goyo Zoumanigui a ironisé sur les ténèbres qui entourent Kaléta qui devait nous sortir des délestages dès ce mois de mai.

Mais les propos les plus remarqués seront ceux qui concernent cette rencontre Alpha/Cellou qui selon Goyo est l’affaire de l’UFDG. Pour l’UFR, au demeurant, cette figure de « chef de file de l’Opposition », n’importe qu’aux yeux de ceux qui y croient. Chaque Parti politique n’a de compte à rendre qu’à ses militants et à la Guinée, et l’UFR à fortiori a déjà choisi son propre chef de file. « Le Président Sidya Touré »

D’ailleurs, Sidya Touré ne sera pas présent à la prochaine assemblée générale, car il a d’autres chats à fouetter, la prochaine étape étant la région forestière qui n’est le fief à personne, ni d’ailleurs aucune autre roue du Magbana Guinée !

Moussa Sylla pour www.nrgui.com