Commémoration Internationale du 1er mai -Le Bloc Libéral invite tous ses compatriotes à s’unir contre misère depuis l'arrivée d'Alpha Condé au pouvoir

 

«Le Bloc Libéral invite tous les compatriotes à s’unir pour mettre un terme à la calamiteuse politique de division et de gabegie qui enferre notre pays dans l’enfer de la misère structurelle depuis l’avènement de Monsieur Alpha Condé à la présidence de la Guinée... »



Déclaration No 21 DU BLOC LIBERAL

Le Bloc Libéral (BL) saisit l’occasion de la commémoration Internationale du 1er mai pour saluer les travailleurs Guinéens de tous les corps de métier. Au-delà des festivités, il faut se rappeler la raison d’être de la fête du Travail. En effet, ce premier mai de chaque année que nous célébrons depuis ci-longtemps, dont l’origine remonte des Etats Unis à partir du 1er mai 1886, est l’opportunité de penser aux hommes et aux femmes qui se sont dédiés avec abnégation à notre pays, la Guinée. Ces patriotes qui, par leur travail acharné, ont eu le courage de se tenir debout pour faire valoir leurs droits en tant que travailleurs et Guinéens. C’est donc dans la logique de solidarité et de support inconditionné de cet esprit de reconnaissance du droit des travailleurs que le BL saisit l’occasion pour remercier le corps médical qui a payé et continue de payer le plus lourd prix dans la lutte contre la fièvre Ebola. Aussi, le Bloc Libéral saisit l’occasion pour présenter aux Guinéens les condoléances les plus attristées pour la mort de plus de 2500 compatriotes, tués par cette fièvre Ebola.

En fait, il est établi que les origines profondes de la situation catastrophique dans laquelle se trouvent le peuple de Guinée est le déficit de leadership. Partant, le BL saisit également l’occasion pour témoigner sa solidarité aux Guinéennes et Guinéens mis au chômage par l’incompétence du leadership de notre pays. Ce sont, entre autres, les ex-travailleurs de l’Usine de Fria, de la SOTELGUI, des Grands Moulins de Guinée, de la BADAM, de la Ferme Avicole de Dubréka, des compagnies VALE, BSGR, BHP Billiton, etc. Le BL invite ces compatriotes et leurs familles aujourd’hui démunis, abandonnés et humiliés à joindre ses rangs. Ce n’est que dans l’unité d’action que les patriotes Guinéens contribueront à la création du nouvel ordre socioéconomique et politique qui remettra notre pays sur la voie du véritable progrès.

Le BL, comme les patriotes Guinéens, est conscient que notre pays traverse aujourd’hui une période trouble et incertaine de son histoire. En plus d’être confronté à une crise sanitaire sans précédent, que le gouvernement n’arrive pas à éradiquer, le pays fait face à une inquiétante division ethnique et régionale subtilement cultivée et entretenue par le pouvoir de Conakry. Cette division nous distrait et nous détourne des vrais défis, qui se posent à nous en tant que nation, que sont: la bonne gouvernance politique, la relance de l’économie et la dynamisation de la construction sociale et culturelle, la création de l’emploi pour les jeunes, la préservation de la dignité humaine, la criminalité, le combat des maux qui menacent notre  survie tels que le VIH/SIDA, le paludisme, la malnutrition chronique, et le manque d’eau potable.

Il faut souligner que la lutte que mène le Bloc Libéral, au sein de l’Opposition Républicaine, est une lutte menée pour tout le peuple de Guinée. C’est une lutte identique à celle qu’ont menée Nelson Mandela et ses compatriotes, sous l’égide de l’ANC. En effet, aujourd’hui, comme dans l’Afrique du Sud d’avant-1990, il y deux classes dans notre pays, selon les principes directeurs du gouvernement actuel: Il y a les citoyens de premier rang, qui inclut notamment les ethnies et régions privilégiées, puis il y a les citoyens de deuxième rang, qui inclut les ethnies et régions désavantagées. Les premiers ont des droits et ils bénéficient de la protection du gouvernement du RPG; les seconds n’ont que des devoirs  et ils sont méprisés et persécutés par le gouvernement du RPG. Cet état de fait antinomique à l’esprit républicain a transformé la majorité des Guinéens en vulgaire bétail électoral et endeuillé plusieurs de nos compatriotes de 2010 à nos jours. Pire, selon les données de 2014 du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), la Guinée est parmi les pays les plus pauvres du monde et se classe 179ème sur 187 pays avec un indice de Développement Humain de 0.392. Il faut aussi souligner que la vente de la bauxite Guinéenne a rapporté 1 milliard 471.17 millions de dollars en 2010 ; et 380.30 million de dollars, dans le deuxième trimestre de 2013, selon Trading Economics qui a utilisé les chiffres de la BCRG.

C’est pourquoi, le Bloc Libéral, qui œuvre pour l’avènement d’une Guinée prospère et juste, invite tous les compatriotes à s’unir pour mettre un terme à la calamiteuse politique de division et de gabegie qui enferre notre pays dans l’enfer de la misère structurelle depuis l’avènement de Monsieur Alpha Condé à la présidence de la Guinée.

Conakry, le 1er Mai 2015

Le Bloc Libéral

Bambéto, le mouvement Akahdan : le Pr Alpha Condé nous a trahis

L’un des responsables du mouvement Akhadan (Ça suffit !) était l’invité de l’émission Œil de Lynx ce matin 28 avril. Ciré Diallo, c’est son nom, a indiqué à nos confrères que les jeunes de l’axe Hamdallaye-Bambeto-Cosa sont acquis au chef de file de l’opposition, Cellou Dalein Diallo.

bambeto12‘’Pour nous, aujourd’hui, c’est Cellou Dalein Diallo en tant que chef de file de l’opposition qui a compris la population qui vit sur la zone géographique Hamdallaye-Bambeto-Cosa. Il a compris que ces gens-là se battent pour des idéaux et il s’est mis dans ces idéaux’’, a-t-il dit en répondant à la question d’un auditeur de la radio.

‘’Nous nous retrouvons autour des valeurs pour lesquelles il se bat. Raison pour laquelle nous sommes avec lui. Mais il n’est pas exclu que lui-même s’il arrive à trahir ses mêmes valeurs, une fois au pouvoir, que nous n’allons pas faire comme nous le faisons actuellement avec le Professeur Alpha Condé’’, assure Ciré Diallo, coordinateur du mouvement Akhadan.

Ce qui est sûr, ‘’Alpha Condé nous a trahis parce qu’avant qu’il n’arrive au pouvoir, on menait le même combat. Le 28 septembre 2009, il n’était pas là, mais nous sommes sortis contre Dadis. C’est cette révolution a fait de lui un président démocratiquement élu’’, ajoute cet activiste qui dit s’exprimer au s’exprimer au nom des jeunes de l’axe Hamdallaye-Bambeto-Cosa, ‘

Malheureusement, a-t-il déploré, ‘’le Professeur, aujourd’hui au pouvoir, a trahi les valeurs pour lesquelles nous nous battons’’, assurant au passage que les jeunes de Hamdallaye-Bambeto-Cosa sont déterminés à poursuivre la lutte pour l’avènement de la démocratie en Guinée.

‘’Nous avons fait trop de combat pour nous arrêter en vain sans avoir de résultats. Nous avons enterré, rien qu’au temps d’Alpha Condé, sans compter les événements de janvier, février 2007 et le 28 septembre, 59 personnes. Si nous reculons aujourd’hui en lâchant le combat, ce serait une manière pour nous de trahir ces âmes-là’’, estime Ciré Diallo.

Pourtant, avance-t-il, ‘’ces gens qui sont morts n’ont pas perdu leurs vies pour eux, ils l’ont fait pour que toute la Guinée vive dans un pays harmonieux respectueux des valeurs républicaines et des droits humains’’, avant de réitérer à nouveau : ‘’Si nous lâchons le combat, ce serait une manière pour nous de manger crue la chair des gens que nous avons enterrés’’.

Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.Info

00224 666 90 54 Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.">Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.">16/Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

L'heure est grave, il faut agir urgemment

 

L'heure est grave, il faut agir urgemment

 

Le rejet en Mars 2015 par la Cour Suprême, du recours de l'opposition contre la violation de la loi organique d'établissement de l'Institution Nationale Indépendante des Droits de l'Homme, a achevé de me convaincre de ne pas rester que dans la critique et/ou le conseil. Cette nouvelle violation1, si on la laisse passer, préjuge de la possibilité ultérieure pour Alpha Condé, de pouvoir manipuler facilement la Constitution (la possibilité d'un 3ème mandat du PRG par exemple), puisqu'il s'est arrogé le droit de décider à la place des 2/3 des députés de l'Assemblée nationale, majorité nécessaire pour toutes les modifications importantes, y compris constitutionnelles. Plus aucune limite à son pouvoir dans ce cas. La ligne jaune avait déjà été franchie plusieurs fois auparavant, cette fois c'est la ligne rouge.

Il y a 4 ans déjà, j'avais écrit un appel aux démocrates pour expliquer la dictature rampante en voie de se constituer, afin d'agir pacifiquement pour contrarier ce projet. C'était aussi une manière indirecte de suggérer à l'opposition de réagir vite. Je signalais diverses violations : celle des articles 13, 46 et 129 de la Constitution notamment2.

Aujourd'hui Alpha Condé veut violer (une fois de plus) la Constitution, mais surtout balayer définitivement l'état de droit, que tout démocrate est en droit d'attendre. Il fait fi de nos droits légitimes, sans réaction appropriée.

Par conséquent il n'est plus temps pour chaque Guinéen de dénoncer par tous moyens toute injustice, toute violation des règles, afin de les faire connaître au plus grand nombre, mais d'agir. Cela peut passer par différents moyens. Certaines personnes, dont je fais partie, ont décidé la création d'un Collectif de citoyens, motivés pour agir en justice. Puisque l'opposition ne veut pas ou ne peut pas le faire, faisons le nous-mêmes, ne serait-ce que pour pouvoir nous regarder dans la glace ultérieurement. Qui ne dit mot consent, et il est trop facile de rejeter la faute à des politiciens, alors que nos sommes nous aussi responsables. Or si nous ne faisons rien, il ne se passera rien.

Comme je l'avais suggéré dans un papier récent, le Collectif a vocation à traiter de nombreux dossiers aussi divers que les violations constitutionnelles et/ou humanitaires, que des projets de développement, la résolution de problèmes administratifs des Guinéens de la diaspora, ...

Dans l'immédiat, et c'était ma motivation personnelle initiale, il faut agir sur le dossier électoral, ce qui implique de contester :

  • l'absence d'élections communales dans les délais,

  • l'illégalité des délégations spéciales,

  • le déni de justice de la Cour Suprême lors des législatives de Septembre 2013,

  • les incohérences du Code électoral,

  • éventuellement les mises en place non « réglementaires » de la CENI et de la Cour constitutionnelle.

Pour ce faire, le Collectif va agir en justice auprès des instances régionales (la Cour de la Cedeao) - la justice guinéenne s'étant définitivement décrédibilisée -, pour contester les nombreuses violations constitutionnelles d'Alpha Condé, car en dehors des marches pacifiques – un peu précoces à mon sens et trop improvisées -, il n'existe pas de moyen efficace pour essayer de mettre fin à ces violations, voire à cette dictature.

Concernant le fonctionnement du Collectif en voie d'immatriculation, des cadres ont été contactés en Europe, en Amérique du Nord et en Guinée, des avocats engagés pour assister la structure, mais cette dernière a rapidement besoin de moyens pour agir vite, et rester indépendante.

Le Collectif s'adresse donc à tous ceux qui veulent devenir de vrais citoyens, quel que soit le futur régime en place, afin qu'un État de droit devienne la norme en Guinée. Le Collectif ne tend pas la main – même s'il accepte les dons -, mais il sollicite tous les Guinéens épris de liberté, qui ne veulent pas revivre un cycle dictatorial (Robert Mugabe au Zimbabwe a plus de 90 ans), ainsi que ceux qui ne veulent plus du régime d'Alpha Condé, mais ne font pas davantage confiance aux ex-PM.

Pour ne pas dire « qu'avons nous fait pour empêcher cela ? », il est temps d'agir. Nous sommes donc prêts à multiplier les instances au niveau d'Abuja (siège de la Cour de la Cedeao), pour faire cesser ces violations.

Concrètement tous les Guinéens (ou non) qui le souhaitent, peuvent adhérer au Collectif en l'exprimant clairement3 (c'est une association classique) pour 60€ par an. Ils peuvent même ne pas vouloir adhérer, mais juste faire un don inférieur ou supérieur à ce montant.

Dans l'attente d'obtention de la personnalité juridique du Collectif (en voie d'immatriculation), et afin de gagner du temps (le calendrier électoral n'attend pas), nous allons utiliser la structure d'une association franco-guinéenne que je préside. « A.G.I.R. pour la Guinée » existe en effet depuis 2011, et sera membre du Collectif.

Merci d'avance à tous les contributeurs.

Pour agir rapidement :

Destinataire :                        Association des Guinéens Impliqués et Responsables,

dénommée « A.G.I.R. pour la Guinée ».

Nom de la banque :             La Banque Postale (Paris)

N° de compte :                     57 707 99 N 020

N° international :                 IBAN : FR75 2004 1000 0157 7079 9N02 056

BIC : PSSTFRPPPAR

Compte Paypal :                  Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.">Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Objet du règlement :           Adhésion et/ou don à une Association

 

Pour information complémentaire :

Contact :        BARRY GANDHI Haroun (alias Gandhi)

Tél. 06.28.20.34.40

Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.">guinCette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.">aCette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.">Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.">hCette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.">Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

 

 

1 essentiellement constituée par la modification de la loi initiale.

2 la fameuse expropriation du bail emphytéotique, et les remplacements illégaux du gouverneur de la Banque centrale et du Médiateur de la République.

3 tout citoyen qui règle une cotisation de 60€, a vocation à devenir membre du Collectif. Il doit exprimer clairement si sa contribution est un don ou une adhésion au Collectif, et dans ce dernier cas indiquer s'il souhaite que son nom soit éventuellement diffusé ou pas publiquement en tant que membre. Dans l'immédiat, il aura essentiellement droit à l'information sur les procédures en cours, à condition de donner un mail valide.

 

Crise politique : les patrons d’entreprises et opérateurs tirent la sonnette d’alarme

DECLARATION

Les membres de la Confédération Patronale des Entreprises de Guinée (CPEG) :

–    Considérant le rôle de pionnier joué par la République de Guinée pour la libération de l’Afrique et pour l’émancipation de l’Homme Africain ;

–    Considérant les conditions difficiles dans lesquelles l’économie de notre pays a évolué depuis 1958 ;

–    Considérant le rôle moteur du Secteur privé Guinéen dans la mobilisation des recettes budgétaires et partant dans l’amélioration des conditions de vie des populations ;

–    Considérant l’impact décisif de l’apport du Secteur Privé dans le financement du fonctionnement des Institutions de notre Etat;

–    Considérant le coût élevé des facteurs de production des Entreprise que viennent aggraver l’instabilité et les troubles politiques générateurs de perturbations multiples, les pertes de bien, la fuite des investisseurs vers des économies plus calmes etc

–    Considérant les conséquences incalculables de l’épidémie de la fièvre hémorragique à virus EBOLA sur l’économie Guinéenne ayant réduit de façon drastique les recettes des Entreprises et Sociétés;

LA CPEG

•    Dans le cadre du Dialogue Social invite le Gouvernement à poursuivre les efforts nécessaires et indispensables à la restauration du climat politique gage d’une paix sociale à laquelle toutes nos populations aspirent ;

•    Attire l’attention des Leaders de la Mouvance et de l’Opposition sur le poids énorme des dégâts qui accompagnent les manifestations politiques de rues et leurs incidences corrosives sur le tissu social Guinéen;

•    Lance un appel pressant à toutes les Institutions de la République en vue d’amorcer dans le plus délai la médiation entre la Mouvance et l’Opposition dans le but de trouver une issue favorable à cette  entreprise d’auto destruction dans laquelle la Guinée est plongée ;

•    Rappelle à toutes les parties le devoir impérieux de préserver notre bien commun, la Guinée, son intégrité et ses lois.

Vive la République de Guinée libre, unie et prospère

Conakry, le 24 Avril 2015

Selon un responsable de cette structure patronale guinéenne, la plus importante du pays, chaque jour de manifestation en Guinée est accompagnée de pertes énormes pour les populations et un manque à gagner important pour l’économie nationale. Même si par prudence, il se garde d’avancer de chiffres.

 

Alpha Condé rejette toute modification du calendrier électoral

Le président guinéen Alpha Condé a rejeté tout changement de date de l’élection présidentielle, ce mercredi 22 avril à Paris, à l’issue d’un entretien avec François Hollande. L’opposition a manifesté à plusieurs reprises ces derniers jours et appelle de nouveau à défiler aujourd’hui, pour obtenir une modification du calendrier électoral qui renvoie les élections locales à 2016, après la présidentielle fixée à octobre 2015.

Alpha Conde et presseA Paris, le chef de l’Etat, élu en 2010, a réaffirmé que la présidentielle en Guinée se tiendrait en octobre, à l’échéance fixée par la Commission électorale nationale indépendante (Céni), excluant implicitement l’organisation du scrutin local auparavant, comme le demande l’opposition.

L’opposition craint en effet que les exécutifs communaux provisoires désignés par le pouvoir – faute de scrutin à cet échelon depuis 2005 – ne favorisent des fraudes massives à la présidentielle, si ce calendrier électoral est maintenu. Selon le chef de file de l’opposition, Cellou Dalein Diallo, Alpha Condé ne veut pas d’un scrutin local par crainte d’une défaite qui jetterait le doute sur sa réélection. « Il faut supprimer le calendrier de la discorde si l’on veut un dialogue crédible », a réaffirmé l’opposant guinéen, le 14 avril dernier.

« Le gouvernement est ouvert au dialogue »

Mais Alpha Condé, à l’issue d’un entretien avec son homologue français François Hollande, a, lui, réitéré ses propos tenus la semaine dernière à Washington. Des propos qui avaient remis de l’huile sur le feu, fragilisant les perspectives de négociation avec l’opposition, même s’il a affirmé hier que le dialogue était toujours possible.

« Le gouvernement est ouvert au dialogue, nous, nous n’avons jamais fermé le dialogue. Ça dépend, un dialogue sur quoi. Nous nous sommes mis d’accord avec l’opposition sur le choix d’un opérateur par appel, sur ce que nous avons fait. Il n’y a jamais eu de discussion sur les locales. », a-t-il d’abord déclaré à RFI, avant de réaffirmer sa position.

« Par contre, évidemment, la condition guinéenne impose que les élections, les présidentielles, aient lieu à une date précise, sinon il n’y a plus de pouvoir. Nous, nous voulons une Céni technique et c’est eux qui ont demandé une Céni politique. La Céni est élue pour sept ans. Une fois qu’ils ont prêté serment, ils sont engagés par leur serment. Donc nous, nous sommes ouverts. Mais quand des manifestations consistent à lancer des pierres contre les gendarmes, nous faisons tout pour qu’il y ait un maintien de l’ordre républicain. »

Dimanche, une délégation gouvernementale s’est rendue chez Cellou Dallein Diallo, candidat malheureux au second tour en 2010, pour tenter de renouer le dialogue. Mais à l’issue de cette rencontre l’opposition n’a pas suspendu ses manifestations.

Après une journée « ville morte » à Conakry au début du mois, puis des manifestations non autorisées la semaine dernière et en début de semaine dans la capitale, l’opposition tente d’étendre sa contestation à l’ensemble du territoire. Elle a notamment appelé à manifester dans tout le pays aujourd’hui.

RFI

source : visionguinee