Vidéo. Quand Alpha "débarque" Cellou : voici ce qui s'est réellement passé
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- Mis à jour le lundi 22 décembre 2014 23:53
- Publié le dimanche 21 décembre 2014 09:35
- Écrit par Kbarrie
La perturbation provoquée par Alpha Condé au symposium du PUP. Quel respect pour la mémoire du général Lansana Conté ? (Kbarrie)

Cellou Dalein Diallo entouré de bérets rouges de la garde présidentielle l’empêchant de rejoindre sa place, finit à force d'insister par briser le cordon de sécurité sous les yeux indifférents d'Alpha Condé
Reçu de www.guineeinformation.fr
Altercation entre les gardes rapprochées de Cellou Dalein et d’Alpha Condé
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- Mis à jour le dimanche 21 décembre 2014 00:35
- Publié le dimanche 21 décembre 2014 00:35
- Écrit par Sidy BAH
Le pire a été évité de justesse samedi au siège du Parti de l’unité et du progrès (PUP). La garde présidentielle a failli en venir aux mains avec les agents chargés de la protection de Cellou Dalein Diallo, chef de file de l’Opposition. Les deux parties étaient sur le qui-vive, faisant planer sur les lieux un risque réel d’affrontement.
Nos informateurs affirment que l’ancien premier ministre, Cellou Dalein Diallo, participait ce samedi au siège du PUP à une cérémonie commémorative du sixième anniversaire de la disparation du général Lansana Conté.
Contre toute attente, nous rapporte-t-on, Alpha Condé s’est invité à ce symposium organisé en hommage au défunt chef de l’Etat. ‘’Rien n’était prévu pour la venue du président Condé au siège du PUP. C’est quand le président Cellou Dalein délivraitson témoignage à la tribune, qu’on a entendu les sirènes du cortège du président de la république’’, explique Alpha Boubacar Bah, coordinateur adjoint de la cellule de communication de l’UFDG.
‘’Alpha Condé est rentré au siège. C’est ainsi que les femmes et les jeunes l’ont hué en scandant le sigle de la formation politique PUP et lui dire qu’il n’était pas invité à l’évènement’’, ajoute-t-il, au bout du fil.
Irritée par la réaction des militants du PUP, la garde présidentielle s’est heurtée à celle de Cellou Dalein. ‘’Le président de l’UFDG tenait son discours au moment où Alpha Condé est venu s’asseoir à sa place. Ainsi, sa garde a voulu dégager ceux qui étaient devant lui. Ce que la garde rapprochée de Dalein a refusé, parce qu’elle ne voulait pas s'éloigner de Cellou Dalein’’, dit le responsable de la Com du principal Parti de l’Opposition.
Pour éviter le pire, Hadja Halimatou Dalein Diallo s’est interposée pour calmer les esprits. ‘’Aucun n’a été épargné par la garde d’Alpha Condé. Les journalistes, les militants, bref tout le monde a été dégagé manu militari’’, déplore notre interlocuteur.
"Il n'y a pas eu de blessé durant l’altercation. Les choses sont finalement rentrées dans l’ordre. Mais avant, ‘l’un des gardes d’Alpha Condé, habillé en civil, a présenté ses excuses à la délégation du président de l'UFDG", a conclu Alpha Boubacar Bah.
Sidy BAH, pour VisionGuinee.Info
L'assemblée nationale vote à l'unanumité le stut particuier de "chef de file" de l'Opposition
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- Mis à jour le jeudi 18 décembre 2014 23:24
- Publié le jeudi 18 décembre 2014 23:16
- Écrit par Focus
Mais l'Exécutif a dû se conter d'une majorité simple pour l'adoption de la loi de finances
Ci-dessous l'explication du chef du groupe des libéraux/démocrate, Oussou fofana.
Assemblée Nationale République de Guinée
3ème Législature Travail –Justice –Solidarité
———————
Groupe Parlementaire
Des Libéraux/Démocrates
EXPLICATION DE VOTE SUR LE PROJET DE LOI DE FINANCES INITIALE 2015
Excellence Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,
Honorables Députés,
Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement,
Excellences Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs,
Monsieur le Représentant du Chef de l’Etat,
Mesdames et Messieurs du personnel de l’administration
Parlementaire,
Distingués Invités, tout protocole confondu,
Mesdames et Messieurs
Au terme de la Session budgétaire consacrée à l’examen du projet de loi de finances initiale 2015, je voudrais tout d’abord féliciter et encourager le personnel de l’administration parlementaire, qui nous a accompagné durant nos travaux en faisant montre d’assiduité, de disponibilité et de discipline.
Notre Assemblée Nationale peut se féliciter, à juste titre, de la mobilisation dans l’unité de l’ensemble des députés dans la campagne de sensibilisation des populations dans lutte contre l’épidémie de la fièvre hémorragique à virus EBOLA.
Monsieur le Président,
Honorables Députés,
L’examen du projet de loi de finances initiale 2015 par notre Assemblée a montré une des grandes limites du gouvernement, je veux parler de la planification et de la gestion des finances publiques.
En effet, le Budget est un déterminant fondamental de la gouvernance dans la mesure où :
- il est l’instrument principal de la mise en œuvre des politiques publiques susceptibles de concourir au développement économique, social et culturel du Pays ;
- Il reflète et révèle l’orientation que le Gouvernement veut donner au développement de la Nation
Le projet de budget pour l’exercice 2015 ne tient aucunement compte des priorités affichées par le Gouvernement dans le cadre des OMD (Objectifs du Millénaire pour le Développement), du Plan Quinquennal 2011-2015 et de la Stratégie de Réduction de la Pauvreté 2013-2015.
En effet, il n’existe pas de liens entre les plans d’actions prioritaires du D S R P et les politiques sectorielles présentées par les membres du gouvernement. Pire, le niveau de prise en charge budgétaire de ces plans dans le cadre de la programmation des crédits de fonctionnement et d’investissement des Départements Ministériels dits prioritaires (éducation, santé, développement rural, justice, sécurité, etc.) reste très faible.
Aussi, la persistance des conflits d’attributions entre les différents Départements Ministériels et différents services centraux limite la réalisation efficiente des politiques sectorielles.
Les objectifs macroéconomiques pour l’année 2015 sont trop optimistes voir irréalistes. Aussi, il y a une incohérence entre le taux de croissance du PIB de 4,1 % et une hausse de 2% des recettes fiscales. Le taux de croissance de 4,1 % projeté ne pourrait être atteint en raison des facteurs ci–après : (i) l’impact de la fièvre hémorragique à virus EBOLA sur les activités économiques, (ii) la chute drastique des cours mondiaux du fer à 65 Dollars la tonne, le plus bas niveau depuis 5 ans. Il est évident que cette tendance baissière aura un impact négatif sur le secteur minier guinéen dont la plupart des projets sont arrêtés ; et (iii) l’année 2015 étant une année électorale, il faut s’attendre à un attentisme comme d’habitude des opérateurs économiques toutes catégories confondues. Il n’est pas absurde de dire que le taux de croissance du PIB en 2015 sera des plus faibles sinon négatif. La prise en compte de l’interdépendance des comptes macroéconomiques, nous amène à dire que les autres objectifs de 2015 en seront affectés.
Le taux d’inflation projeté ne reflète pas la réalité économique guinéenne car le champ de couverture est limité à la seule zone spéciale de Conakry. Il est évident que la baisse de l’inflation n’est pas le fruit des efforts macroéconomiques. C’est plutôt la conséquence du ralentissement des activités économiques qui s’est traduit par une baisse de la demande des ménages et des entreprises. Il serait important que le champ de couverture pour détermination du taux d’inflation soit l’ensemble du Pays, comme c’est le cas dans tous les autres pays de la sous-région.
En tout état de cause, nous devons savoir Chers Collègues, que selon les estimations de la Banque mondiale, le taux de croissance de l’année 2014 se situerait autour de 0,5% (au lieu de 2,5% annoncé par le gouvernement), et qu’elle pourrait être négative en 2015.
Monsieur le Président,
Honorables Députés,
Mesdames et Messieurs,
Au cours des explications de vote sur les recettes et les dépenses, mon groupe parlementaire avait déjà fait état de toutes les insuffisances et iniquités criardes qui transparaissent dans le projet de loi de finances 2015.
Au titre des recettes, nous avions relevé entre autres, la sous estimation des prévisions de recettes avec la CBK, les maigres revenus du secteur de la pêche au regard du potentiel halieutique de notre pays, les maigres ressources générées par la téléphonie mobile, la mauvaise gestion des recettes consulaires et la non inscription dans le budget de l’Etat des recettes issues des ventes des domaines publics le long du littoral de Conakry à Dubréka.
Vous conviendrez avec moi que la gestion de nos finances publiques souffre fondamentalement de manque de rigueur et de transparence, sinon comment expliquer, Monsieur le Président, que la société Forécariah Mining company ait extrait et exporté 1.300.000 tonnes de minerais de fer sans aucun paiement de droits et taxes au trésor public, ou qu’on ait retrouvé aucune trace des paiements déclarés par la société Guiter Mining repreneur de l’ex Aredor ?
C’est inacceptable ! Cela interpelle la Représentation Nationale, toutes tendances politiques confondues.
S’agissant des dépenses, il est important de jeter un coup d’œil sur l’exécution du budget d’investissement avant de se pencher sur l’allocation des ressources budgétaires par secteur et par région.
L’exécution du budget manque de transparence dans la mesure où les mécanismes destinés à assurer le contrôle et le suivi de l’utilisation des fonds publics sont déficients. En effet, dans le domaine des travaux publics, à titre d’exemple, il faut citer le contrat de réhabilitation de la voirie urbaine de Conakry pour une longueur de 27 Km qui a été attribué sur la base d’un marché de gré à gré à l’entreprise Brésilienne OAS pour un montant de 279,51 milliards de GNF, soit un coût du KM estimé à10,9 milliards de GNF, alors que le coût du KM de la route Koundara à la frontière Sénégalaise est de 4 milliards de GNF. On pourrait citer d’autres projets routiers qui illustrent la mauvaise gestion des ressources publiques.
Est- il besoin de rappeler que les travaux de réhabilitation de la route Kankan –Kissidougou ont été confiés à une entreprise Burkinabé sur la base d’un marché de gré à gré pour un montant de 305 millions d’euros, soit un coût du KM de
1.500.000 euros, environ 15 milliards de GNF. Aussi, c’est sur la base d’un marché de gré à gré qu’un cabinet de contrôle lui aussi Burkinabé a été recruté pour la surveillance des travaux.
Dans le domaine de l’électricité, il faut noter que la gestion du secteur est marquée par une faiblesse dans la planification, la mauvaise gestion des ressources financières et humaines. Un exemple parmi tant d’autres porte sur le projet d’adjonction thermique de 100 MW de Conakry avec une autre entreprise brésilienne pour un montant de 126,405 millions de dollars US avec un coût additionnel 26 millions de dollars US. Initié depuis le 5 septembre 2011 le projet n’a jamais vu le jour. Cela montre à suffisance la mauvaise gestion qui règne sous la 3ème République.
De tout ce qui précède, nous pensons qu’il est du devoir de l’autorité de régulation des marchés publics d’entreprendre, dans les plus brefs délais, des audits de tous les grands contrats de marchés publics. En tout état de cause, l’Assemblée devrait initier des commissions enquêtes parlementaires pour faire la lumière sur tous ces contrats conclus dans des conditions non transparentes et dont les coûts sont exorbitants, dénotant ainsi une mauvaise qualité de la dépense publique.
Monsieur le Président,
Honorables Députés,
Mesdames et Messieurs,
L’analyse du projet de budget 2015 fait ressortir des allocations des ressources avec des hausses significatives pour certains Départements Ministériels et Institutions et des baisses drastiques pour d’autres. A titre d’illustration, le budget de la Présidence enregistre une hausse de 43% par rapport à 2014, alors que celui de la Sécurité est en baisse de 12% .Les crédits budgétaires de la Sécurité et de la Justice sont respectivement de 2% et de 0,75%. Voilà, la traduction chiffrée de la politique du gouvernement qui signifie moins de sécurité moins de justice. En outre, le budget de la Présidence représente 4 fois ceux de la justice et de l’enseignement technique réunis.
En outre, les parts dans le Budget de l’Etat de certains secteurs prioritaires restent très faibles. C’est ainsi que :
- la santé a 3,96% du Budget tandis que l’OMS et la CEDAO recommandent de 15% ;
- le développement rural a 4,15% du Budget au lieu des 10% retenus par les accords de Maputo dans l’optique de l’atteinte des OMD ;
- l’Education a 12,99% (à peine 13%) du Budget au lieu des 30% recommandés par les standards régionaux et internationaux ;
A l’inverse, la Défense a encore 10,45% du Budget qui correspondent à 3,16% du PIB en dépit de ce que les standards régionaux et internationaux prévoient que les dépenses militaires devraient se situer entre 1,5 et 2% du PIB ;
Un autre fait à relever, c’est la faiblesse des crédits budgétaires alloués aux gouvernorats qui ont chacun un montant de l’ordre 600 millions GNF tandis que les Préfectures souffrent également d’une insuffisance de ressources pour leur fonctionnement.
A notre avis, la restauration de l’autorité l’Etat tant prônée par le Gouvernement passe, en tout premier lieu, par la création de conditions de travail à travers des allocations adéquates de ressources aux autorités administratives territoriales.
La répartition régionale du budget national de développement dans le secteur des travaux publics traduit une inégalité de traitement des régions. En effet, la région administrative de Kankan seule reçoit plus de la moitié (61%) du BND, Conakry a 20% et les autres régions les 19 % restants.
Il est difficile de comprendre qu’au cours d’un même exercice budgétaire qu’il soit programmé la réalisation, dans la Région de la Haute Guinée le bitumage de deux grands axes routiers et des voiries de huit villes, alors que des interruptions de circulations récurrentes sont enregistrées sur des axes routiers économiquement très importants comme Dabola-Kouroussa, Kankan-Kérouané, Kissidougou-Guéckédou, la Route du Café, et Kindia-Télimélé, Labé-Mali-Frontière de Sénégal, Labé-Tougué etc…
Enfin, il est important, de noter l’absence de lisibilité de l’intervention de certains bailleurs de fonds dans le cadre budgétaire. Ainsi, la non prise en compte dans le budget d’investissement du financement par le Japon des travaux de construction du pont de KaKa dans la préfecture de Coyah en est une illustration.
Monsieur le Président,
Honorables Députés,
Le déficit budgétaire du projet de la loi de finances 2015 se chiffre à 4000 milliards de GNF. Son mode de financement tel que décrit ne prend pas en compte d’autres financements annoncés qui ont fait l’objet d’accords dont les autorisations de ratification ont été pourtant votées par notre Assemblée (BID, Fonds Saoudien, BADEA, etc.).
Par ailleurs, la participation au financement des élections par les partenaires traditionnels tels que l’Union Européenne et d’autres bailleurs de fonds bi et multilatéraux ne figurent pas dans le projet de budget 2015. Or, le budget des élections locales et présidentielles présenté par la CENI indique un besoin de financement de 455,62 milliards de GNF dont 214,37 milliards au titre de la révision des listes électorales. Il est évident que la prise en compte du financement de nos partenaires dans le processus électoral permettrait de libérer des ressources qui pourraient alors être allouées à d’autres secteurs prioritaires.
Monsieur le Président,
Honorables Députés,
Chers invités,
Notre pays fait partie des Etats retenus comme étant fragiles. Les vecteurs de fragilité et de risque qui constituent des obstacles au développement économique et social sont essentiellement dûs la non fonctionnalité des institutions (Cour des Comptes, Cour Constitutionnelle, Haute Cour de Justice, Institution Nationale Indépendante des Droits Humains) et la malgouvernance. La malgouvernance est caractérisée par l’absence de dialogue politique, la mauvaise gestion des tensions sociales, la mauvaise gestion des ressources publiques, l’affectation déséquilibrée des ressources aux régions. Une bonne gouvernance suppose la gestion transparence de ressources publiques et la reddition des comptes.
Monsieur le Président,
Honorables Députés,
Chers invités
Pour terminer, je veux dire que notre Assemblée Nationale qui est le pouvoir législatif de la République et qui par conséquent contrôle l’action gouvernementale, doit donner l’exemple en matière de bonne gestion des ressources publiques.
C’est pour cela, que mon Groupe Parlementaire ne cessera jamais, d’insister sur l’impérieuse nécessité de conférer plus de régularité et plus de transparence dans la gestion de notre Budget. Les Députés que nous sommes, ont le droit de savoir tout sur les ressources allouées à notre Institution et d’exiger de ceux d’entre nous qui les gèrent une reddition des comptes régulière et sincère.
Monsieur le Président,
Honorables Députés,
Chers Invités,
Par anticipation, au nom de mon Groupe Parlementaire, je vous souhaite à tous, ainsi qu’à vos familles respectives, une Bonne et Heureuse Année de 2015.
Que l’Année 2015 soit une année de Paix et de Bonne de Gouvernance pour le Peuple de Guinée.
Enfin, pour les raisons suffisamment développées tout à l’heure, je demande aux Libéraux/Démocrates de l’Assemblée Nationale d’émettre un vote négatif au projet de Loi de finances initiale 2015 présenté par le Gouvernement.
Je vous remercie !
Dr. Fodé Oussou Fofana, président du groupe parlementaires des Libéraux-Démocrates
source : www.guineematin.com
Siaka Barry ! Le pays de sauvages, c’est à Alpha Condé de prouver par ses actes qu'il est désormais civilisé
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- Mis à jour le samedi 20 décembre 2014 08:31
- Publié le samedi 20 décembre 2014 07:59
- Écrit par Kbarrie

Vous semblez si perdu que vous ignorez délibérément vos propres ancêtres dans "L'hymne à la gloire"
Vous semblez si perdu que vous ignorez délibérément vos propres ancêtres dans l'hymne à la gloire des différentes populations guinéennes. Ressaisissez-vous mon frère. Alain Foca, le journaliste de RFI commence toujours ses émissions par «UN PEUPLE SANS HISTOIRE EST UN MONDE SANS ÂME», attention à ne pas perdre votre âme en politique; vous n'êtes encore qu'un négligeable secrétaire d'une section du Parti que vous ne nommez jamais, et le chemin est long, très long...
Siaka Barry, secrétaire politique de section du RPG Arc-en-ciel ! Défendre Alpha Condé, et promouvoir sa politique est un devoir qui incombe au militant du RPG que vous êtes. Mais la politique, ce n'est pas la calomnie. L'espace politique doit être caractérisé par une certaine moralité. Ce n'est pas l'art de tromper, comme le déplorent ironiquement les critiques de la parole politique, et les observations de certains analystes complices ou craintifs. C'est le type de comportement dont vous avez fait montre dans votre réaction au discours de Cellou Dalein Diallo en Italie, qui participe de l'érosion du capital de confiance des citoyens. Figurez-vous qu'aujourd'hui, Alpha Condé n'est pas à sa première candidature, c'est un candidat sortant, alors sa campagne, votre campagne, votre devoir pour les élections de 2015, c'est d'expliquer aux Guinéens ce que vous avez fait pour rattraper les cinquante ans en cinq ans, d'après les promesses du candidat Alpha Condé ? En quatre ans, la Guinée a-t-elle au moins comblé quelques mois de retard ? Le peuple attend la présentation de votre bilan, et éventuellement vos nouveaux slogans. Le professeur avait promis aux Guinéens de dormir, et qu'à leur réveil, il y aura l'électricité, l'eau courante, et le train qui les enverra à Bamako en passant par Kankan votre ville natale. La promesse de rajeunir les femmes de cinquante ans de vingt ans tous les cinq ans. Vous êtes dans l'obligation de donner des réponses. Quand on est candidat sortant, on ne peut pas fuir l'exposé du bilan, malgré vos tentatives de vous extirper de toute explication pourtant inévitable.
Que dit Cellou Dalein Diallo à Brescia, en Italie: «Nous avons organisé des marches, on a tiré sur nous, cinquante sept morts, mille quatre cents arrestations, une dizaine de jeunes handicapés à vie, et autres blessés graves, et le lendemain, on envoie des expéditions punitives dans les quartiers réputés fiefs de l'Opposition, où elles continuent à tuer, à brutaliser les femmes, à renverser les marmites, à bastonner les gens, à procéder à des arrestations ; il n'y a aucun recours, la justice est à la solde d'Alpha. Vous avez cent blessés dans les hôpitaux et les cliniques, cinq cents prisonniers dans les commissariats et les gendarmeries, et vous avez six à dix corps à l’hôpital, vous devrez vous en occuper, vous n'avez aucun recours, qu'est-ce que vous faites ? Alors dès le lendemain sur les cinq cents, ils déférent cent cinquante à la maison centrale à Coronthie; les trois cent cinquante, ils commencent à vendre la liberté de ces gens à cinq cent mille. Dans les commissariats et les escadrons de la gendarmerie, c’est la traite, on dit ah, UFDG est riche, le Parti est riche, les parents viennent, ils négocient, ils disent "bon moi je laisse à quatre cent mille, mais si tu ne viens pas ce soir, demain je le défère". La maman vient vers le président de l'UFDG, "moi, j'ai négocié, ils m'ont dit c'est quatre cent mille, mais je n'ai que deux cent mille, aidez-moi"; qu'est-ce que vous faites ? Vous n'avez pas de recours, lorsque vous êtes loin il y a des détails, mais lorsque vous les vivez, vous ne pouvez rien, cette impuissance dans un pays de sauvages, ça vous irrite, vous ne dormez pas, vous ne pouvez absolument rien, c’est révoltant le comportement de ces gens là...».
Voilà textuellement les propos de Cellou Dalein Diallo.
Curieusement, ce qui vous choque, c'est «UN PAYS DE SAUVAGES». Le sort des neufs jeunes handicapés à vie, qui ne pourront jamais avoir les mêmes chances que vos propres enfants ne vous choque pas; la rançon des familles vivant généralement dans une misère totale, qui se voient réclamer le salaire d'un fonctionnaire, pour faire libérer leurs enfants, souvent des mains de ceux qui sont chargés de les protéger ne vous choque pas non plus. On peut citer les centaines de victimes d'assassinats perpétrés par les forces de sécurité, et leurs supplétifs dans la région forestière depuis la prise du pouvoir par le président Condé, sans que justice soit rendue...
Votre réaction a profondément choqué. Si vous étiez à la place d'un simple citoyen guinéen, en dehors de la posture militante déchaînée par des intérêts inavoués pour ne pas dire personnels, nul doute que vous auriez été très touché par le chapelet de souffrances égrené par Cellou Dalein Diallo. La profondeur de votre blessure, qui trahit la défaite de votre conscience citoyenne face à votre militantisme en dit long sur votre mépris pour la souffrance humaine. Ramassez à-bras le-corps vos émotions ségrégationnistes pour vous précipiter en première ligne des rangs de ceux qui voient dans les reproches de Cellou Dalein, des injures à la nation, est extrêmement indécent.
La sauvagerie, d'après les différents dictionnaires des synonymes, c'est la barbarie, la brutalité, la tyrannie, la violence etc...Les Guinéens ne vivent-ils pas tout cela aujourd’hui ? Siaka Barry ! La grandeur de l'homme politique réside dans sa capacité à transcender les intérêts partisans à certaines occasions.
En 2010, devant les cameras à Ouagadougou, lors de la présentation des accords, le général Sékouba Konaté avait dit au capitaine Dadis Camara: «Président que ce soit vous, moi, et demain quelqu'un d'autre, le peuple n'acceptera plus n’importe quoi, il a ouvert les yeux, il a vu ce qui se passe ailleurs...», eh bien, on ne peut qu’être parfaitement d'accord avec ces propos. C'est fini, la Guinée vit aujourd'hui la citation de Martin Luther King: “Free at last, Free at last, Thank God almighty we are free at last.”, Enfin libre, enfin libre, Merci Dieu Tout-Puissant, nous sommes enfin libres." Difficilement certes, mais le pays a changé, votre CHANGEMENT aussi doit changer de direction pendant qu'il est temps.
Dans votre texte, vous dites que le Manding est un refuge d’un peuple conquérant et guerrier; la Forêt peuplée d'hommes à la parole intègre, et en Basse Côte on trouve des peuples hospitaliers. Pour le Fouta, aucune mention d'habitants, juste des montagnes témoins de hauts faits épiques et historiques. Si un étranger tombe sur votre texte, il aura l'impression que la Guinée est composée de trois régions peuplées et une réserve, le Fouta Djallon. C'est grave Siaka Barry, vous semblez si perdu que vous ignorez délibérément vos propres ancêtres dans l'hymne à la gloire des différentes populations guinéennes. Ressaisissez-vous mon frère. Alain Foca, le journaliste de RFI commence toujours ses émissions par «UN PEUPLE SANS HISTOIRE EST UN MONDE SANS ÂME», attention à ne pas perdre votre âme en politique; vous n'êtes encore qu'un négligeable secrétaire d'une section du Parti que vous ne nommez jamais, et le chemin est long, très long; même si dans ce climat de division ethnique exacerbée, vous cherchez à utiliser le symbole que représenterait votre nom pour Alpha Condé à court terme, en vue de gravir les échelons à la vitesse de Alhouseny Makanera. Le griotisme poussé à outrance a précipité Alhouseny Makanera devant des responsabilités qui dépassent ses épaules; et croyez-moi, ce n'est pas un exemple, il ne suffit pas d'avoir une grande gueule au propre comme au figuré, ou d'avoir un caractère très clivant pour faire un homme politique.
Quand vous écrivez, enfilez au moins un pantalon de citoyen pour accompagner chemise, casquette, et chaussures de militants, ça favorise la lucidité, et vous permettra peut-être de suivre l'exemple de Khalifa Gassama Diaby, le ministre des Droits de l'Homme, je le cite «Il ne saurait y avoir de solidarité dans l’illégalité, lorsque la loi est violée, il n'y a pas de place pour un débat de solidarité...». Quand les populations sont assassinées sans aucune justice, réduites pendant plusieurs semaines ou mois en populations déplacées dans leur propre pays, où est l'Etat ? Le garant de la civilisation ? Le pays de sauvages, c’est à Alpha Condé de prouver par ses actes qu'il est désormais civilisé.
Vous avez trouvé une situation difficile, c'est vrai, cependant cela n'explique pas, ni ne vous autorise à alimenter les tensions. Le peuple attendait du président Condé des actes à la hauteur de la certitude qu'il brandissait sur tous les toits, mais on a le sentiment que vous ne prenez pas la mesure de la colère qui gronde. Je vous demanderais en toute modestie d'aller dire au président Condé que ça gronde, et ça gronde partout.
Au besoin...
KBARRIE BARRIE
GUINEEINFORMATION
Voici ce que 《l'opposant historique》disait il ya quelques années quand il etait dans l'opposition
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- Mis à jour le jeudi 18 décembre 2014 09:09
- Publié le jeudi 18 décembre 2014 09:09
- Écrit par Aliou BAH
《L'observation n'a de valeur que si elle se fait en amont et en aval.il faut que les observateurs participent au rencensement et a l'etablissement des listes electorales.Ils doivent meme couvrir le processus jusque dans les villages pour eviter les agissements des administrateurs territoriaux(prefets,sous prefets etc.)》
《Il faut se mobiliser et faire partir un chef d'Etat qui est synomyme de corruption,d'ethnocentrisme,de repression》
《Au RPG,nous allons aux elections de bonne foi,mais si nous nous trouvons dans une situation ou on empeche nos militants de voter et on veut proclamer le chef de l'Etat elu contre contre toute evidence,il reviendra maintenant a l'ensemble de l'opposition de prendre ses responsabilité et le chasser du pouvoir》
《La constitution prevoit des manifestations publiques.mais elles sont impossibles a tenir ou toujours reprimées dans le sang.les communiqués des partis politiques de l'opposition ne passent jamais a la radio et a la television nationale.comment peut on parler d'un Etat de droit dans un tel pays?》
《Face au refus de Conté de créer une CENI independante,un haut conseil electoral avait eté creer sous la tutelle du ministere de l'interieur.Alpha condé disait ceci:le haut conseil est une parodie.l'opposition y etait representé parcequ'il y a un consensus.l'opposition a eté bafouée》
《Aller a une election sachant bien que le jeu est fossé d'avance,c'est participer a une mascarade electorale》
Chers compatriotes.A la lumiere de ces afirmations nous sommes en droit de fouiller le passé de celui qui tenait ces propos et qui est devenu president de la republique pour nous produire exactement le contraire de tout l'ideal qu'il pretend avoir incarné et nous reédite et perpetue toutes les anciennes pratiques contre lesquelles il dit avoir lutter a travers ses 《40ans de combat politique》qui a l'evidence ne donne pas de certificat d'aptitude professionnel.pour celui qui n'a tenu que la seule promesse de reprendre la guinée la ou Sekou touré l'a laissé avait conté aussi comme idole comme se sert bien de ses pratiques.Qui est Alpha condé alors?une somme de contradictions?un vendeur d'illusions?sortons de la passion et posons nous les bonne questions.
je me pose 3 questions pour le moment:
le 《professeur》avait il une conviction?
Avait il un ideal?
Etait il preparer a diriger un Etat puisqu'il n'avait rien gerer auparavant etant donné que la presidence n'est pas un poste de stage?
Aidez moi a repondre.ne soyons pas amnesique et cherchons a savoir qui nous gouverne.ainsi nous saurons par quel bout prendre la situation.a mon avis ce sera le debut de la solution.le combat continu
Aliou BAH directeur de com du BLOC LIBERAL
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