Le mouvement syndical guinéen invite l’ensemble des travailleurs des secteurs publics, privés et mixtes à se tenir prêt à déclencher une grève générale illimitée à une date très prochaine sur toute l’étendue du territoire

Considérant la non application du Protocole d’accord signé le 12 mai 2014, en ces points suivants :

La nouvelle grille salariale et le régime de retraite qui doivent rentrer en vigueur le 1 janvier 2015 ;
L’élaboration des textes organiques relatifs à l’organisation et au fonctionnement de la caisse nationale de la prévoyance sociale des agents de l’Etat, et l’institut national des assurances maladie obligatoires ;
La fixation des taux d’indemnité accordées aux fonctionnaires admis à faire valoir  leurs pleins droits à la retraite ;
L’indifférence de l’Etat face aux situations des travailleurs sur les unités de Friguia ;
La mauvaise gestion de la plateforme d’indemnisation des travailleurs de Sotelgui ;
La décision de justice numéro 13  du 31 mars 2014, relative aux règlements des ex-travailleurs  de la société FERALUX ;

Face à cette situation le mouvement syndicale guinéen invite l’ensemble des travailleurs des secteurs publics, privés et mixtes à se tenir prêt à déclencher une grève générale illimitée à une date très prochaine sur toute l’étendue du territoire.

Le mouvement syndical guinéen sait compter sur l’adhésion de toutes les classes ouvrières guinéennes.

Conakry le 16 décembre 2014

Vive la justice pour que vive la paix

Vive le pain pour que vive la paix

 

Exclusivité Guineematin.com ! Bakayoko à la maison : « On m’a laissé seul au tribunal et je suis rentré… »

 

 

Abdourahmane BakayokoLe leader du Parti « Les Démocrates Guinéens » est enfin libre ! Abdourahmane Bakayoko est rentré seul à la maison. « Je suis allé au tribunal, j’ai suivi le procès qui s’y tenait. Puis, tout le monde est parti. J’étais seul dans la salle d’audience. Je suis sorti. J’ai pris un taxi et revenu à la maison… », a notamment expliqué au téléphone, le jeune leader politique.

Détenu depuis plus d’un mois, Abdourahmane Bakayoko a été condamné à deux mois de prison et au payement de deux millions de francs guinéens par le tribunal de Labé, en audience foraine à Mamou, le 13 novembre.

Poursuivi pour ‘’Outrage au chef de l’Etat, injures et diffamation’’, Bakayoko a vu son véhicule 4×4 calciné pour avoir critiqué le chef de file de l’Opposition, Cellou Dalein Diallo, au cours de la même émission débat de la radio GPP Fm Foutah, à Labé.

Sur son mur Facebook, le patron du parti « Les Démocrates Guinéens » a résumé sa mésaventure qui a commencé depuis le 6 novembre, suite à une émission devenue historique et que le leader politique ne semble pas regretter : « J’ai dit que Alpha Condé est mauvais, Cellou Dalein est pire. Les hommes de Cellou Dalein brûlent ma voiture, les hommes de Alpha Condé me mettent en prison. Ça veut dire que j’ai raison ! », a posté l’opposant avec une photo prise à la maison centrale…

Il faut rappeler que ce 6 novembre qu’il n’oubliera pas de sitôt, au cours d’un débat avec un militant de l’UFDG, Abdourahmane Bakayoko s’était également évertué à expliquer que le chef de l’Etat et le chef de file de l’Opposition dirigent, chacun, un Parti à relents ethniques et qu’une bataille électorale entre Cellou Dalein Diallo et Alpha Condé ne fera qu’exacerber les tensions entre les deux principales ethnies du pays : peule et malinkhé. Le leader des « Démocrates Guinéens » dira même que " si Cellou Dalein et Alpha Condé ne provoquent pas la guerre civile en Guinéens, il n’y en aura jamais… !"

Sa solution ? Le jeune leader  conseillera le ralliement de toutes les forces de l’Opposition à une candidature unique de Sidya Touré, président de l’UFR qu’il trouve acceptable par toutes les ethnies et toutes les régions du pays. C’est le candidat idéal pour changer de régime sans risque de tension ethnique et régionale, a notament dit Abdourahmane Bakayoko

Nouhou Baldé

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(VIDEO) Meeting UFDG Italie avec Cellou Dalein Diallo, et Bah Oury

Lettre ouverte à la 8e législature de la Guinée (par Elhadj Momo Bangoura)

Lettre ouverte à la 8e législature de la Guinée (par Elhadj Momo Bangoura)

Honorables députés,

C’est pour moi un honneur et un agréable devoir de m’adresser à vous pour vous féliciter chaleureusement de la compétence et du dynamisme dont vous faites preuve dans la gestion des affaires de la glorieuse république de Guinée.

La perfection continue que vous ne cessez de manifester dans les débats prouve à suffisance la maturité du peuple de guinée face au choix de ses représentants.

Encore une fois, je vous en félicite et vous prie de toujours œuvrer dans ce sens pour davantage mériter de la confiance du peuple du 28 septembre.

Pour un rappel de l’histoire de la lutte de libération des peuples colonisés de l’Afrique, la Guinée a eu la gloire d’en avoir été le porte-flambeau.

En effet le vote du 28 Septembre 1958 a eu pour conséquence la dislocation de l’empire colonial français, la Guinée avait fait plus de mal à la France que le Viêt-Nam et l’Algérie.

C’est le 25 Août 1958, jour d’arrivée du général de gaulle à Conakry.

Cette guerre n’est plus à justifier aujourd’hui. Ce sont des décideurs français eux-mêmes qui l’expliquent dans leurs ouvrages et cela après la mort d’Ahmed Sékou Touré.

Parmi tant d’auteurs, je ne citerai ici que deux agents secrets français dans leur livre « la piscine » : « le général De gaulle donne le feu vert pour une action globale de déstabilisation. Pendant vingt ans, les complots vont se succéder sur le sol guinéen …

Le leader guinéen a contre lui l’ensemble du dispositif occidental du renseignement… On décidé de frapper un grand coup : éliminer Sékou Touré est installer par la force un nouveau régime à Conakry. …. ». Ces deux auteurs, Pascal Krop et Roger Faligot ont écrit ces propos à la page 245 de leur livre. C’est après l’échec successif de ces complots qu’il a été décidé de prendre les armes contre nous, le 22 novembre 1970. Le Camp Boiro dont on parle tant n’a été que le lieu d’incarcération des guinéens recrutés pour l’exécution de ces sales besognes. Ils étaient 703 et non 50 000 selon la commission d’enquête mise en place par le CMRN au lendemain de sa prise du pouvoir. Ce chiffre qui comporte des doublons a été diffusé dans le rapport de compte rendu de cette commission et publié par Alseny Réné Gomez dans son livre, « Camp Boiro, Parler ou Périr » dans lequel il a été dénombré 117 morts par la même commission. Non contents de ces données, les soi-disant victimes du Camp Boiro ont inventé 50.000 morts en mentant, comme toujours, sur Amnesty International.

Honorables députés, c’est un devoir pour moi de vous rappeler que c’est le peuple martyr de Guinée qui avait eu la victoire. Le monde entier le sait très bien. Sur la base e cette victoire, la France et la Guinée ont décidé de se réconcilier sous l’égide des Nations Unies.

Voici un extrait du communiqué solennellement signé par les deux gouvernements :

« Le gouvernement français rappelle que l’un des principes fondamentaux de sa politique étrangère est de n’intervenir ni directement, ni indirectement dans les affaires des autres Etats…. Le gouvernement français regrette les activités de ceux de ses ressortissants qui ont contrevenu à ce principe…. Il doit être instauré entre le gouvernement guinéen et français un dialogue fondé sur une pleine reconnaissance de la souveraineté, de la dignité et de la spécificité guinéenne, sur une franche discussion des questions en suspens et sur une coopération équilibrée entre partenaires égaux, indépendants et souverains…

Les deux gouvernements estiment réunis les éléments qui permettent la normalisation des rapports entre les deux Etats sur les bases justes et nettes et ont décidé de donner leur accord à ce communiqué qui sera rendu public simultanément à New-York, à Conakry et à Paris le 14 Juillet 1975 »

Messieurs les honorables Députés, voilà la preuve irréfutable de la guerre dont nous parlons. Le président français Valery Giscard d’Estaing est venu en Guinée en décembre 1978 pour célébrer cette réconciliation. Ahmed Sékou Touré l’a promené dans toute la Guinée et l’institut Supérieur a effectivement existé et que le peuple de guinée l’a durement subie. Chacun d’entre nous, selon sa conviction, peut la commenter. Mais au haut lieu de la souveraineté guinéenne, qu’est l’Assemble Nationale, il est regrettable que cette souveraineté soit mise en doute.

Si j’ai tenu à vous faire un rappel de l’histoire, c’est pour éclairer la lanterne de certains Députés qui ne savaient pas exactement comment le peuple de Guinée a subi la guerre d’indépendance et comment il avait fini par avoir la victoire.

Mon souhait le plus ardent est qu’aux yeux de toute l’Afrique, de tout le monde entier, nous refusions de ternir la gloire de la Guinée. C’est une volonté évidente de manifester le degré de patriotisme guinéen à travers toute la lutte de libéralisation.

Veuillez accepter Honorables Députés, l’expression de ma très haute considération.

Conakry, le 10 décembre 2014

El hadj Momo Bangoura

Ancien député


 

 

Ebola, c'est aussi le grand merdier de la "communication"

Le Premier ministre Saïd Fofana empêché de tenir un meeting à Pamelap?

Ce samedi, le Premier ministre Mohamed Saïd Fofana était dans le district de Pamelap, à la frontière guinéo-léonaise. Cette visite s’inscrivait dans le cadre de la sensibilisation des citoyens sur Ebola afin que ces derniers acceptent la construction d’un centre de transit Ebola dans leur localité. Car, selon nos informations, le mercredi, au même moment que les jeunes de Yimbaya empêchaient la pose de la première pierre de la construction d’un CTE dans leur quartier, une manifestation du même genre se tenait à Pamelap.

Comme à Yimbaya, les citoyens de Pamelap n’étaient pas informés du projet de construction d’un CDT dans leur localité. C’est alors qu’ils se sont révoltés et ont même cassé des véhicules de ceux qui étaient venus faire la construction du centre.

« Les populations s’opposent à la construction d’un centre de traitement Ebola ici. Parce que, selon elles, si un centre est construit ici alors qu’il n’y a pas de malades, ils en chercheront pour faire fonctionner le centre », a rapporté un citoyen joint à Pamelap.

Mohamed Saïd Fofana, natif de la préfecture de Forécariah, a jugé utile de se rendre sur les lieux pour sensibiliser ‘’ses parents’’ à adhérer à la volonté des autorités de construire un Centre de transit à Pamelap. Il était accompagné entre autres, du ministre de la Communication, Alhousseini Makanera Kaké.

C’est au terrain de l’école primaire de Pamelap, situé non loin de la gare-routière du district que s’est tenue la rencontre. Mais le Premier, selon notre source, a été empêché de terminer son discours, à tel point qu’ ‘’il a dit que c’est parce qu’il est fils du terroir que les gens refusent de l’écouter’’. Et sans se faire comprendre, la délégation gouvernementale ‘’a quitté’’ les lieux tout en ‘’glissant aux femmes quelques billets de banque’’.

Joint au téléphone ce dimanche par MEDIAGUINEE, Alhousseini Makanera Kaké, ministre de la Communication, dément cette information : « Ce n’est pas vrai. Après le meeting, nous avons marché jusqu’à la mosquée. Nous étions avec les représentants de Pamelap. Ils étaient venus dire qu’ils adhèrent totalement à notre programme et à notre mission

Il reconnait tacitement que le meeting ne s’est pas tenu comme cela se devait : « Et les femmes qui avaient chanté des chansons hostiles sont venues demander pardon au Premier ministre qui a dit que c’est à moi qu’elles doivent demander pardon. Puisque lui il est un fils du terroir

Revenant sur les raisons de la manifestation du mercredi, le ministre de la Communication fait savoir que les populations n’avaient pas été informées de l’installation d’un centre de transit dans leur localité.

« Les gens n’étaient pas tellement favorables [à la construction d’un CDT à Pamelap], a-t-il dit. Mais là aussi c’est parce qu’on n’a pas associé la population à la prise de la décision. Ils ont seulement vu les gens venir dire qu’ils veulent installer un centre de transit sans savoir pourquoi. »

BAH Alhassane

www.mediaguinee.com

NB : le titre est de www.nouvellerepubliquedeguinee.net