" Alpha Condé n'a pas la compétence pour aider la Guinée, essayons Dalein aussi", préviennent les habitants de Kaloum

« Nous étions hier avec Alpha Condé. Aujourd’hui, nous sommes avec Dalein. Et nous le conduirons au fauteuil présidentiel du palais Sékhoutouréya en 2015 ». Telle est la quintessence du message que Kaloum était venu porter au Président de l’UFDG.
C’était hier mardi au domicile de Dixinn (de CDD, ndlr nrgui.com). L’émotion était à son comble. Tant du côté de l’hôte que des invités. Les messages transpirant d’une sincérité incroyable. C’était une après-midi marathon au cours de laquelle des jeunes, des femmes, des cadres se sont bousculés pour se saisir du micro et dire des paroles aussi importantes que rafraichissantes, aussi réconfortantes que motivantes. D’abord l’expression d’un regret. Regret d’avoir participé à la confiscation des destinées de notre pays à un homme qui n’avait aucune expérience, aucune compétence, aucune connaissance ou aucune attache avec la Guinée. Regret d’avoir fait confiance à un homme qui n’a aucun scrupule à piétiner la parole donnée. Regret par-dessus tout d’avoir préféré un inconnu face à un illustre dont le bilan en termes d’infrastructures crèvent les yeux. Résultat : une Guinée pauvre, miséreuse, stigmatisée et divisée. Une Guinée qui exhibe à tous vents ses béantes plaies d’ethnocentrisme, de stigmatisation et de division. Une Guinée tirant le diable par la queue. Une Guinée de citoyens qui ont déchanté au gré de l’obscurité qui nous nargue, de l’insécurité qui nous endeuille, de la pauvreté qui nous avilit, d’un gouvernement de kleptocrates qui nous spolie, une Guinée malmenée par la seule et unique volonté d’un homme et de son clan qui n'ont cure de nos souffrances. Ces regrets que ces concitoyens portent comme de honteuses scarifications déformant le visage, ces douleurs révoltantes qu’ils portent en leur cœur, parce qu’ils savent qu’ils ont contribué à donner le pouvoir à un homme qui ne se fiche pas mal de ses promesses électorales, ils étaient venus les porter au Chef de file de l’Opposition guinéenne. Ils savent désormais, ils sont convaincus, disent-ils, que c’est lui qui représente aujourd’hui l’ultime recours de ceux qui ont perdu la foi en l’avenir de leurs enfants. Qu’ils soient debout ou assis, à haute ou à basse voix, dans la plus pure des traditions ancestrales et musulmanes, ils sont venus demander pardon pour avoir combattu l’homme qui, pourtant, a toujours incarné la justice, la fraternité et la solidarité, depuis les premières lueurs de la première journée de sa campagne jusqu’au soir de sa victoire volée. Ils se sont relayés, trois heures durant, pour dire leurs souffrances et leur déception. Des maux qui s’égrènent au rythme d’un chapelet de mots ironiques et incisifs à l’égard du locataire de S... Le tout sous le regard bienveillant de ceux par qui ils ont franchi le seuil de la maison UFDG, en l’occurrence Aboubacar Soumah (député uninominal de Dixinn) et B52 (Secrétaire fédéral de Kaloum). Les paroles se suivent, les critiques se ressemblent et se rassemblent dans cette vérité cardinale :

« Alpha Condé n’a ni l’expérience ni la compétence pour sortir les Guinéens de la misère. Essayons Cellou Dalein aussi pour voir ».

Silence, on passe la parole. Parmi les invités, un invité, un qui sort du lot, assis aux côtés de Cellou Dalein. Son nom : M. Ousmane Pelé Diop. Il est accompagné de son jeune frère. C’est l’ancien bras droit de feu Briqui Momo. C’est un des grands architectes de la « victoire » ou de la fraude d’Alpha Condé en 2010. Il a tenu à venir voir Cellou Dalein Diallo. En personne. Face à face. Pour reconnaître qu’il s’est trompé. Il ne voulait pas que quelqu’un d’autre le dise à sa place. Il fallait qu’il le dise lui-même. Ses mots dans les oreilles de Cellou Dalein. Sans filtre mal intentionné. Sans transmetteur faillible. Il a expliqué, avec toute sa force de persuasion, dans un ton vibrant de sérénité, les raisons qui l’ont poussé à rejoindre aujourd’hui l’UFDG. Trop de Guinéens ploient sous la misère. Trop de larmes coulent de nos cœurs. Trop de douleurs et de malheurs frappent nos demeures. Trop de haine habite nos relations. Trop de jeunes appréhendent leur avenir avec beaucoup trop d’incertitude. Trop de femmes ne savent plus par quel sein faire téter leur famille. Et trop c’est trop. Et lui, Pelé Diop, et son jeune frère, et tous les autres jeunes de Kaloum qui ont effectué ce déplacement, tous ces leaders d’opinion de cette commune stratégique, tous viennent apporter leur contribution pour faire de Cellou Dalein le prochain Président de la République que tous les Guinéens attendent avec impatience en 2015. Celui qui garantira la sécurité, raffermira la fraternité, promouvra la solidarité et apportera la prospérité. Pour ceux qui travaillent, tous sont conscients du danger de perte d’emploi qui les guette à cause de leur ralliement au combat de l’UFDG. Mais ce risque, tous sont prêts à le prendre pour abréger la souffrance du peuple de Guinée. Ils sont prêts à mettre en place, à la disposition de l’UFDG, toutes les stratégies qui ont permis de différer la victoire de Cellou Dalein Diallo. Mieux, ils promettent de les améliorer pour débarrasser la Guinée d’un pouvoir autocratique et "divisionniste". Ils le font à visage découverts. Sans aucune contrainte. En toute connaissance de cause. Et ils ne viennent pas pour échouer. Ils viennent pour gagner. Et cela est valable et à Kaloum avec M. Pelé et M. Alhassane Camara (du mouvement Cercle des Jeunes Intellectuels Démocrates au premier rang desquels le fondateur du mouvement J’aime Alpha), et à Dabondy avec M. Yaboi Keïta. Et les vagues marines de l’Atlantique emportent vers la presqu’île les applaudissements qui annoncent la réponse de Cellou Dalein Diallo.

Lorsque celui-ci prend la parole, avant de dire toute sa fierté de voir toutes ces personnes rejoindre son combat, il a tenu à préciser à ses invités que lui, il a déjà pardonné. A l’époque des faits, Alpha pouvait bénéficier du doute. Il a expliqué que tout le monde peut se tromper ou du moins peut être trompé une fois. L’essentiel, c’est de se rendre compte de cette erreur, se ressaisir et faire en sorte que cette faute ne se répète pas. Il a cité à cet égard les saintes écritures qui reconnaissent que même en commettant un péché, si l’on se repentit en prenant l’engagement de ne plus refaire la même  faute, Dieu dans Sa Miséricorde, accepte le repentir. Et là où Dieu a pardonné, lui Cellou Dalein a déjà oublié. Le Président de l’UFDG a ensuite expliqué la raison fondamentale qui l’a poussé à faire de la politique. Selon lui, il a vu la Guinée rater trop d’opportunités à cause d’un manque de vision et de leadership. Il sait que le pays a les potentialités et les ressources nécessaires pour son émergence. Il suffit pour cela qu’il ait à sa tête des personnes compétentes et soucieuses du bien-être des Guinéens. Pour lui, tout le monde ne peut pas être riche, mais tous les Guinéens ont le droit de manger à leur faim, à la sécurité, d’accéder aux soins de santé primaire, à l’école ; et c’est à l’Etat de garantir cela. C’est le devoir de l’Etat de traiter les Guinéens à l’aune de leurs comportements, non en tenant compte de leur appartenance politique ou ethnique. C’est le devoir de l’Etat d’assurer la sécurité, la justice et l’égalité, la solidarité et la fraternité. « Et croyez-moi, c’est pour ces valeurs que je fais la politique. Et quand je vous vois ici aujourd’hui, mobilisés et déterminés, vous et d’autres qui travaillent pour nous dans l’ombre, quand je vois toutes ces vagues d’adhésion aux valeurs de l’UFDG, je reste convaincu que je me rapproche tous les jours de S.. Mais, soyez sûrs d’une chose, dès que vous sortirez d’ici, Alpha ou ses ministres vous appelleront pour tenter de vous corrompre ou intimider. Ne perdez pas de vue que le combat de l’Opposition pour la démocratie et l’Etat de droit est certes parsemé d’embuches, mais il reste drapé de beaucoup de noblesse qui fonde notre fierté et notre abnégation », conclut Cellou Dalein Diallo en début de soirée.

C’est sur ces mots que les invités prennent congé de leur hôte qui, pour la circonstance, était entouré de son épouse Hadja Halimatou Dalein et de certains de ses collaborateurs dont les députés Aliou Condé et Alain Touré. Rendez-vous est pris pour Cellou Dalein Diallo les prochaines semaines dans les rues et les familles de Kaloum. C’était une journée ordinaire comme on en a désormais l’habitude à l’UFDG. Une journée où les vagues se suivent. Les vagues d’adhésion roulant et venant caresser les berges de Dixinn ou de CBG. Une journée comme une autre où le domicile et le bureau du Président de l’UFDG ne désemplissent plus. Ces journées où on a pris l’habitude des flèches empoisonnées qu’on décoche contre le régime, pendant qu’on tend une main tendre et fraternelle à l’Union des Forces Démocratiques de Guinée. Tous ces jours où le Parti de Cellou Dalein Diallo renforce sa position d’alternative la plus crédible aux yeux des Guinéens. Tous ces jours où les arrivées sont massives, des citoyens ou des groupes de citoyens se bousculant au portillon. Chacun voulant sa part dans la guerre contre le régime corrompu d’Alpha Condé. C’était encore le cas ce mardi, comme un de ces nombreux jours à l’issue desquels le soleil se couche introduisant une nuit tumultueuse et pleine de cauchemars pour Alpha Condé. Comme dit la sagesse populaire, « ça c’est la fumée, le feu arrive derrière ».

Cellcom UFDG
source : le verificateur

Sidya Touré rectifie Alpha Condé: "Ebola n’est pas une opportunité, c’est un drame"

 Après 4 années d’échec de la campagne agricole du régime Alpha Condé par le manque de politique agricole fiable, le président de l’UFR, Sidya Touré, est intervenu ce vendredi 21 novembre 2014 dans l’émission les" Grande Gueules" pour partager son expérience avec les Guinéens. Planteur depuis plus de 30 ans, Sidya Touré a évoqué les problèmes principaux qui minent le secteur agricole guinéen, jusqu’à présent incapable d’assurer une autosuffisance alimentaire, alors que le pays compte 6 millions d'ha de terre arable.

 « Aujourd’hui, j’interviens en tant que planteur. En premier, vous ne pouvez pas en trois ans avoir trois Ministres de l’Agriculture, ce n’est pas possible, vous ne pouvez pas développer une politique agricole avec ça. La deuxième chose, (que) je voudrais vous dire (est) que quand vous commencez à parler de production agricole, de grâce, il faut donner les quantités. C’est comme ça qu’on saura de quoi on parle. Quand vous dites, il y a du Café, il y a du cacao, mais combien de tonnages avez-vous produits, ça représente quoi concrètement ?

Nous avons relancé la production du Coton ici en 1996. On est passé de 6000 tonnes à 40.000 tonnes entre 1997 et 1998, aujourd’hui, on est à 400 tonnes. L’anacardier on voulait faire 100 mille ha, mais c’est facile de le faire à condition qu’on mette des gens pour faire cela, suivre les paysans, leur indiquer comment faire le choix des semences, comment faire le choix des engrais, quelles sont les structures, et à quel moment on va récolter cela.

 Au jour d’aujourd’hui, il y a des productions individuelles comme la mienne, de l’anacardier, mais il n’y a aucune structure d’Etat qui permette de concentrer ce ramassage et de dire voilà les unités que nous allons exporter, voilà ce que nous allons faire pour que l’année prochaine soit meilleure. Les grands agriculteurs, ce ne sont pas des gens qui ont été à l’école. Mais si vous faites en sorte que la première année, ils perdent de l’argent, l’année prochaine ils ne reprendront pas. Il y a vraiment un problème de politique agricole à mettre en place, à suivre, à persévérer et à trouver des solutions pour que ça représente la réalité du développement.

 (En) Côte d’Ivoire actuellement, le Cacao c’est 1.700.000 t par an. Pour cela, on distribue, près de trois  milliards de dollars aux paysans (sans compter la production du coton, du café, de l’ananas, de l’hévéa, de l’huile de (palme,…ndlr). Quand vous donnez le sac, on vous paie 1,600 dollars US le kilo, imaginez quand vous produisez une tonne, ça fait du développement. Mais de grâce parlons des quantités, parlons des régions, parlons de comment il faut produire et non pas de dire, c’est un potentiel.

 La plantation de Sidya Touré. (Pour la même dimension, l’ivoirien gagne plus)

Justement, il n’y a pas de suivi. Quand moi j’ai des problèmes dans ma plantation de palmier ou de cocotiers, je suis obligé d’envoyer quelqu’un en Côte d’Ivoire, au centre avec les échantillons de feuilles de palmiers et de cocotiers demander comment il faut les soigner. Je n’ai personne sur le terrain. Le représentant de l’agriculture dans ma région, n’a jamais mis les pieds dans ma plantation sauf à l’arrivée du Ministre là (actuel ministre de l’agriculture ndlr). Il y a un problème à ce niveau parce que l’Etat doit suivre.

 Quand nous avons décidé de devenir premier producteur de cacao au moment où j’étais dans l’administration Ivoirienne, et de dépasser le Ghana, le gouvernement a décidé que quiconque défricherait un champ de cacao, il recevra l’équivalent de 200 dollars. On te donnait les semences, on te faisait le suivi et te laissait les 3 et 4 années nécessaires pour que la plantation rentre en production afin que tu commences à rembourser. Donc, c’est tout une politique, ce ne pas des actes spontanés.

  Le leadership au département de l’Agriculture

 Le problème de leadership, il y en a partout en Guinée, à commencer par la Présidence de la République. C’est le problème de fond. Parce que tout cela est lié au problème d’hommes. Mais quand vous avez un Ministre qui a un tant soit peu une possibilité de percevoir, mais il faut recruter les gens pour faire ce travail. La grande question, c’est de savoir est ce que vous allez faire le suivi ? Quand vous plantez du café, du cacao, du palmier, vous n’allez pas récolter cela le lendemain. Là vous allez attendre 3 ans, 4 ans avant que cela rentre en production.

 J’avais fait à l’époque une politique de développements agricoles 1 et 2 qui est toujours là-bas, mais le problème des ressources humaines est un problème fondamental. Ce que je voudrais dire à nos compatriotes, c’est que notre développement passe par l’agriculture.

 La commission agriculture à l’Assemblée Nationale

 Ce n’est pas comme cela qu’on prend la tête de la présidence des commissions. La mouvance prend la présidence des commissions et puis on vous donne celles dont elle ne veut pas. Sinon, ce n’est pas un manque de volonté, je ne demanderais pas mieux. Parce que ça, c’est quelque chose qui m’intéresse profondément et dans lequel, j’ai envie de m’impliquer mais malheureusement les répartitions se font au niveau du parti majoritaire.

Impact d’Ebola sur les récoltes

 Ebola n’est pas une opportunité (allusion aux propos d’Alpha Condé, ndlr). Ebola, c’est un drame. Nous sommes dans une situation, quand vous prenez par exemple les paysans du Fouta (Moyenne Guinée, ndlr), ils écoulaient par exemple plus de 30.000 tonnes de leurs pommes-de-terre au Sénégal. Aujourd’hui, ce n’est pas vendu. Alors raconter qu’on va faire des chiffres, ce n’est vraiment pas responsable. En réalité, ces pommes pourrissent. On les met sur le marché local, on en achète un peu, mais nous n’avons pas de pouvoir d’achat, le reste on le vend à l’extérieur. Les Guinéens doivent comprendre que c’est quand vous vendez à l’extérieur, que vous prenez l’argent des autres et le ramenez chez vous, que vous vous enrichissez. Ce n’est pas en baissant les prix de ces produits, cela fait plutôt en sorte que le paysan qui cultive la pomme de terre s’appauvrit. Si cela est fait, mais l’an prochain, il ne cultive plus de pomme de terre parce que ça ne lui sert à rien.

 Ebola, n’est pas une opportunité, c’est un drame. Au sortir de là, nous allons payer énormément pour retrouver notre position d’antan qui n’était déjà pas bonne. Nous avons perdu de la main d’œuvre, surtout nous avons découragé beaucoup de gens. Pendant cette période là, on a consacré nos ressources à cette affaire. Au niveau des ressources humaines, tout le monde s’est tourné vers cela, les gens ont quitté les zones de production. Il y en a qui se sont expatriés. Il y a beaucoup de problèmes qui sont inhérents à cette maladie qui vont, à mon sens, ralentir la croissance économique de notre pays. Ce n’est pas une opportunité en aucune manière.

Cellcom UFR

L'actualité avec les "GG" d'Espace

  

Marrakech: Discours du Président Alpha Condé à l'occasion du Vème Sommet Mondial de l’Entrepreneuriat

Je voudrais tout d’abord transmettre les meilleures salutations des populations guinéennes à tous les participants de cette cinquième édition du Sommet Mondial de l’Entrepreneuriat, ici à Marrakech, merveilleuse ville jardin, qui a émergé au fil des ans comme un centre convoité de rencontres et de conférences.

Je voudrais également, au nom du Peuple de Guinée, du Gouvernement et en mon nom propre, remercier vivement Sa Majesté le Roi Mohamed VI (Que Dieu l’assiste), le Gouvernement et le Peuple Marocains pour l’invitation qu’ils nous ont faite de participer à ce Sommet, ainsi que l’accueil fraternel et chaleureux qui nous a été réservé depuis notre arrivée à Marrakech.

Je saisis aussi cette occasion pour leur exprimer ma profonde gratitude et celle du Peuple de Guinée pour leur soutien, leur fraternité et leur solidarité à notre égard au moment où l’épidémie de fièvre hémorragique à virus Ebola a mis à rude épreuve le personnel et les infrastructures de notre système de santé publique et affecté très négativement les investissements, le commerce extérieur, la croissance économique, les prix, l’emploi, les finances publiques et la sécurité, menaçant ainsi de mettre en péril les progrès que nous avons réalisés au cours des quatre dernières années pour jeter les bases de l’émergence de la Guinée.

C’est en ces moments difficiles que l’on reconnait ses amis. Le Peuple de Guinée se souviendra de l’élan de fraternité de Sa Majesté le Roi Mohamed VI et du Peuple Marocain Frère. Il sera très reconnaissant.

Nous sommes également reconnaissants à la communauté internationale pour son engagement à nos côtés, non seulement pour éradiquer Ebola, mais aussi pour nous accompagner dans la période post-Ebola afin de renforcer le système de santé publique, relancer les investissements, la croissance économique et l’emploi, consolider les finances publiques et poursuivre les progrès de la Guinée vers l’émergence.

Le Sommet de Marrakech a pour thème général « l’exploitation de la puissance de la technologie en faveur de l'innovation et de l'entrepreneuriat », avec cinq (5) sous-thèmes principaux portant respectivement sur (1) l'intégration régionale, (2) la croissance économique durable, (3) l'innovation sociale pour les jeunes, (4) le développement humain et (5) la migration.

Dans le cadre de ce thème général, je vais développer trois parties essentielles dans la suite de cette allocution : en premier lieu, une vision pour l’avenir et le rôle de l’Afrique dans la transformation de l’économie mondiale dans cette ère de progrès technologiques rapides et d’innovations ; en deuxième lieu, l’importance de la coopération internationale dans l’accélération des transformations nécessaires ; et en troisième lieu, la description des projets novateurs que nous sommes en train de mettre en œuvre en Guinée pour nous préparer à la réalisation de cette nouvelle vision et ambition pour l’Afrique.

Une nouvelle vision et ambition pour l’Afrique

Concernant le premier point, je voudrais souligner qu’avec la vulgarisation des nouvelles technologies, le développement d’une nouvelle attitude plus propice à l’innovation et la promotion de l’esprit d’entreprise, l’Afrique pourrait progressivement et très assurément prendre le relais d’usine du monde à l’Asie qui, dès à présent, va devoir de plus en plus améliorer les rémunérations de ses travailleurs et les conditions de vie de ses populations.

Dans ces conditions, les coûts des facteurs de production vont s’accroître substantiellement en Asie et la croissance asiatique, comme celle de l’Europe et de l’Amérique du Nord, sera davantage portée à l’avenir par la demande intérieure, au lieu des exportations, comme nous l’avons connu depuis la deuxième moitié du vingtième siècle.

L’Afrique, par contre, qui a toujours disposé d’une main-d’œuvre abondante et à bon marché, mais pas toujours bien formée, va dorénavant capitaliser sur les nouvelles technologies, l’innovation et l’esprit d’entreprendre pour améliorer son savoir-faire. Ce faisant, elle va substantiellement réduire les coûts de ses facteurs de production, accroître de plus en plus la part des exportations dans le bilan de sa croissance économique et ambitionner de devenir la nouvelle usine du monde.

Les progrès technologiques et les innovations dans la croissance et la transformation des économies africaines ne seront pas synonymes de chômage. Au contraire, ils introduiront des synergies en faveur d’une création massive d’emplois productifs. De plus, ils ne se feront pas au détriment de l’environnement. Enfin, ils tiendront compte des leçons du passé dans les pays industrialisés ou émergents pour accélérer les changements et la transformation de l’Afrique.

En ce qui concerne la création d’emplois, la vulgarisation des nouvelles technologies en Afrique donnera des opportunités de formation et d’employabilité à des parties de plus en plus larges de la population et de la main-d’œuvre qui étaient restées longtemps exclues des progrès de l’économie moderne. Et comme cette employabilité s’accompagne d’une baisse soutenue des coûts des facteurs en Afrique, les parts de marché africaines devraient s’accroître et avec elles l’emploi.

Pour l’environnement, les nouvelles technologies sont plus favorables à l’écologie. Tirant des leçons de l’expérience passée des pays industrialisés et des pays émergents en matière de pollution de la nature au cours des phases successives d’industrialisation, ces nouvelles technologies innovent en matière d’énergies renouvelables, de recyclage de ressources rares et d’assainissement, conduisant à des progrès considérables de l’économie verte.

Finalement, avec les innovations et la maîtrise des nouvelles technologies, les progrès et les transformations qui ont pris plus d’une décennie à s’accomplir dans le passé, pourraient se réaliser en deux ou trois ans dans le futur pour la renaissance de l’Afrique.

L’importance de la coopération internationale

Pour la réalisation de cette nouvelle vision pour l’Afrique, il convient également de mettre l’accent sur la nécessité de la coopération internationale, aussi bien Nord-Sud que Sud-Sud, y compris l’intégration régionale. Au-delà de l’assistance technique et financière, le renforcement du partenariat économique et commercial entre les Nations est essentiel au transfert de technologies et à l’ouverture des marchés des pays industrialisés et des pays émergents aux entreprises des pays en développement. A cet égard, nous avons accueilli avec satisfaction le programme Young African Leader Initiative du Président Obama qui a permis à des jeunes entrepreneurs guinéens et africains dynamiques de bénéficier de l’expérience théorique et pratique des plus grandes entreprises américaines, et de promouvoir ainsi l’innovation, les investissements, la croissance et la réduction de la pauvreté.

De même, le programme de l’AGOA représente une opportunité unique pour nos entreprises africaines d’exporter leurs produits aux Etats Unis en franchise de douane, tout en leur permettant d’adapter leur production aux normes et standards du commerce international les plus rigoureux.

Nous invitons les autres pays industrialisés, les pays émergents et les autres continents, notamment l’Europe et l’Asie à émuler les Etats Unis d’Amérique et à offrir ce type d’ouverture commerciale et de franchise douanière aux pays africains pour accroître leur part du commerce international et améliorer les incitations à l’investissement privé.

Un concept et des projets novateurs en Guinée

Pour la dernière partie, j’aimerais exposer ici qu’un projet novateur est en cours de réalisation en Guinée pour la connexion de l’ensemble des établissements d’enseignement secondaire, professionnel et supérieur à l’Internet. Ce projet, qui sera étendu aux établissements d’enseignement primaire, permettra de créer des centres d’incubation, des laboratoires d’innovation en faveur d’une nouvelle forme d’entrepreneuriat.

Les technologies aux services des autres secteurs tels que l’agriculture ou l’agro-business, la sante, l’éducation ou le commerce, favoriseront l’éclosion d’une nouvelle forme d’économies sectorielles et la création d’emplois, ainsi que l’élimination de la fracture numérique et de l’exclusion.

La simplification et la modernisation de l’administration par l’intermédiaire des nouvelles technologies de l’information et de la communication donneront une meilleure visibilité aux opérateurs économiques nationaux et aux investisseurs étrangers.

Une autre initiative en cours de réalisation en Guinée, en collaboration avec le Groupe Bolloré, consiste aussi à encourager le développement des nouvelles technologies par la création, autour d’une ligne de chemin de fer, des Blue zones entièrement indépendantes en énergie, eau et internet. Ces Blue zones, qui permettront le développement d’activités économiques et socio-culturelles pour la jeunesse, accueilleront des cités technologiques qui sont des espaces dédiés au développement et à la création de nouvelles entreprises innovantes. Ces centres permettront à ces entreprises de valider leurs innovations en situation réelle et de trouver des partenaires. Une première cité technologique a déjà été inaugurée à Conakry et d’autres vont suivre.

La Guinée est aussi en train de se doter de 4.000 kilomètres de fibre optique pour permettre l’accès de tous à l’internet et aux nouvelles technologies de l’information.

Nous évoquons ces projets dans le but d’encourager les participants de cet important sommet à nouer des partenariats technologiques et financiers avec les entreprises guinéennes pour impulser l’innovation.

Conclusion

Pour conclure, je voudrais exhorter tous les participants à ce Vème Sommet Mondial de l’Entrepreunariat à faire des occasions de rencontre et de dialogue qui leur seront données au cours de ces trois jours des rendez-vous du donner et du recevoir en matière de transfert de technologie, d’innovation et de création d’entreprises. En effet, la vulgarisation de la technologie, des nouvelles innovations et de la culture de l'entrepreneuriat, surtout parmi les femmes et les jeunes, va permettre de tirer le meilleur parti des incitations du secteur privé à accroître les investissements et la production, et à réduire la pauvreté dans les pays en développement, notamment en Afrique.

Eu égard à l’épidémie de la fièvre Ebola en Guinée et dans d’autres pays d’Afrique de l’Ouest, je voudrais porter une attention toute particulière à la session interactive relative à la santé organisée en partenariat avec le cabinet McKinsey, avec l’objectif d’y mettre un accent sur les leçons à tirer de la riposte contre Ebola, sur le renforcement des systèmes de santé publique, et sur la réponse à apporter par les pays affectés et la communauté internationale à l’impact négatif de la maladie sur la situation économique, financière et sociale.

Je vous remercie de votre attention.

Marrakech, le 20 novembre 2014

Alpha Condé, Président de la République de Guinée

source : www.aujourdhui-en-guinee.com

Kaporo Rails, répétition d’un drame sociopolitique ?

Du Collectif de trente trois Citoyens dont les Concessions ont été marquées d’une croix rouge

à Kaporo Rails dans la Commune de Ratoma.

 

Au Ministre de la Ville et de l’Aménagement du Territoire

 

Copies : au Premier Ministre, à l’Assemblée Nationale, aux ministres des droits de l’Homme, de la Justice, de la défense, de l’administration du Territoire, les ambassadeurs de France, des Etats-Unis, de l’Allemagne, du Royaume Uni, de la Suisse, le Haut Commissariat aux Droits de l’Homme, au Gouverneur de la ville de Conakry, aux Coordinations régionales.

 

Monsieur le Ministre,

Nous vous écrivons suite aux passages répétés des civils et des journalistes dans la Commune de Ratoma, plus précisément au quartier Kaporo Rails.

Ce qui nous surprend, c’est qu’après le passage des civils et des journalistes qui disaient chercher où construire un centre de traitement pour Ebola pour une première fois, un siège pour l’Assemblée Nationale pour la deuxième fois, nous avons vu venir un groupe de gendarmes armé jusqu’aux dents accompagnant un Monsieur muni d’une boite de peinture à huile de couleur rouge et un pinceau, qui s’est toute suite mis à la tâche en mettant une croix rouge sur trente trois concessions appartenant à trente trois propriétaires différents. Voir la liste.

  • Cet acte a provoqué une onde de chocs dans tout le quartier et comme une traînée de poudre la nouvelle s’est propagée dans toute la commune de Ratoma.

Nos enfants et nos épouses ont voulu toute suite réagir, parce qu’ils se souviennent des malheureux événements qui ont conduit à la démolition de ce quartier le 02 et le 03 Février 1998.

Le gouvernement de l’époque avait soutenu que la zone déguerpie était destinée pour abriter le quartier administratif et les ambassades.

  • La destruction de ce quartier ordonné par le Ministre de l’Urbanisme de l’époque, avait occasionné la démolition des milliers de bâtiments dont des villas et des immeubles de haut standing, des mosquées, des écoles, des clôtures, des soubassements, des véhicules, des engins lourds…

Il ya lieu de préciser que plusieurs bâtiments avaient été rasés avec leurs contenus, des biens meubles et autres objets de valeurs des paisibles citoyens innocents écrasés par les bulldozers.

  • Au total plus de cent vingt mille (120.000) personnes avaient été mis dehors dont des enfants extraient des leurs chambres brutalisés par les forces de sécurité surexcitées qui jetaient des grenades lacrymogènes dans les maisons et qui récupéraient des objets devant leurs propriétaires qui fondaient en larmes.

Cette destruction avait provoqué de morts, des blessés et l’arrestation du charismatique leader de l’opposition de l’époque le feu Doyen BAH Mamadou, du député maire de Ratoma Mamadou Bhoye BARRY, du chef de quartier de Kaporo Rails Thierno Ousmane DIALLO qui est l’actuel Ministre de l’élevage et de l’Imam du quartier.

Tout ce qui devait être détruit a été détruit, les bulldozers et les militaires n’ont quitté les lieux qu’après avoir terminé le travail.

  • De toutes ces victimes de ce déguerpissement, personne n’a été ni recasée ni indemnisée jusqu’à nos jours.

Ce qui n’a pas été détruit à l’époque ne fait donc pas partie de ce qui a été appelé zone réservée.

  • Aussi, depuis 1998 hormis le commissariat de police, la Radio Télévision Nationale, l’ARPT, l’ambassade des Etats-Unis, la résidence Kakimbo en chantier et un centre commercial qui, il faut le préciser est construit sur l’espace qui était prévu pour le siège de l’Assemblée Nationale, et plus rien point de bloc administratif, point de quartier des ambassades.
  • La zone est entrain d’être morcelée et vendue à des privilégiés proches du pouvoir en place. On déshabit Paul et on habit Pierre.
  • Cette zone déguerpie depuis 16 ans, sert de nids aux délinquants de tout acabit, de garages mécaniques, d’ateliers de soudure, des maquis des débits de boisson et des lieux de Prostitution.
  • Comme si tous ces espaces vides, des hectares et des hectares ne suffisent pas pour abriter un centre de traitement pour Ebola et un siège pour l’Assemblée Nationale, ceux qui veulent réveiller les morts poussent les pions jusqu’à la zone habitée en indexant nos concessions pour les démolir et nous dire enfin qu’ils vont nous dédommager, que c’est pour un besoin d’utilité publique alors que c’est tout sauf ça.
  • Ces agissements sont de nature à créer des troubles aux conséquences incalculables. Il nous a fallu nous pères de famille usé de toute une diplomatie pour calmer la Population de Ratoma qui voulait répondre de manière cinglante à cette ultime Provocation.
  • Nous savons que nous sommes traités de tous les noms d’oiseaux : habitants de ghettos, axe du mal, tout cela parce qu’on refuse l’injustice et l’exclusion qu’on nous impose.
  • Nos enfants sont tués, nos filles et nos femmes violées, nos biens pillés, incendiés et comme si tout cela ne suffisait pas, on veut nous chasser de nos concessions acquises à la sueur de notre front, parce que c’est Nous.
  • C’est comme ça qu’on nous a chassé à Siguiri et Kouroussa, nos biens pillés, incendiés et c’est dans cette calomnie d’empoisonnement imaginaire qu’El hadj Ibrahima a été tué à Siguiri et une des nos sœurs nourrisse de deux mois violée par un groupe de donzos, un des nos frères qui a vu une partie de ses doigts de la main partir suite à un coup de feu d’un fusil de calibre12.
  • C’est comme ça que nos quatre mille 4000 têtes de bétails ont été tuées et calcinées à Lola et Beyla en 2011, plus de deux mille 2000 têtes fusillées et les pâturages incendiés à Kassadou dans Gueckédou et Bolodou dans Macenta en 2014.
  • C’est comme ça que Mamadou Rachid Diallo a été fusillé à Kassadou alors qu’il tentait de sauver le reste de son troupeau en fuyant avec vers la Sierra- Léone. Il vit aujourd’hui avec six plombs dans son corps.
  • C’est comme ça que nos boutiques, magasins, parcs automobiles, pharmacies, domiciles ont été pillés et incendiés par des loubards en complicité parfois avec des hommes en uniformes à Madina et le long de l’axe Hamdallaye-Wanindara-Sonfonia dans la commune de Ratoma.
  • C’est comme ça que soixante citoyens dont des enfants de 13,14,15,17,19 et 25 ans ont été arrachés à notre affection à la fleur de l’âge froidement abattus par des hommes en uniformes lors des marches pacifiques à Hamdallaye, Bambéto, Koloma, Cosa, Enco5, Wanindara.
  • C’est comme ça et c’est toujours comme ça, mais cette fois-ci, nous estimons que trop c’est trop!!
  • Ceux qui nous répriment sont sur le point de franchir le seuil de l’acceptable, la ligne rouge qu’on ne permettra à Personne de franchir quelque soit sa force ou sa puissance.
  • On nous tue mais on ne nous déshonore pas.
  • Il n’y aura pas de Kaporo Rails2. Ce qui s’est passé le 02 et le 03 Février 1998 est passé mais ça ne se répétera plus.
  • Monsieur le Ministre, nous attirons votre attention sur cet état de fait, afin qu’on sache les tenants et les aboutissants des agissements de ces individus mandatés par on ne sait qui?
  • Nous exigeons aussi au Haut Commandement de la Gendarmerie d’ordonner aux responsables de l’escadron de Kaporo Rails de libérer immédiatement les bâtiments des paisibles citoyens qu’ils occupent et qu’ils font louer à des particuliers depuis 16 ans.
  • En tout état de cause, nous voulons la paix et la quiétude sociale pour l’ensemble du pays et pour la commune de Ratoma dans la quelle nous vivons avec nos familles.

Au moment où le monde entier est préoccupé par l’épidémie à virus Ebola qui fait des ravages dans notre pays, nous, on pensait que toutes nos forces et toutes nos énergies devraient être consacrées et concentrées à la lutte contre ce fléau, c’est ce moment précis que choisissent certains pour engager des actions qui vont créer désordre dans le pays.

Nous prenons à témoin l’opinion nationale et internationale, les ambassadeurs de France, des Etats-Unis d’Amérique, les organisations de défense des droits de l’Homme, la CEDEAO, l’Union Africaine, l’Union Européenne, les Nations-Unies sur les différentes exactions que nous avons subi et que nous continuons de subir de la part de l’actuel régime et s’il s’obstine à aller au bout de sa logique d’exclusion et d’expulsion des habitants de ce quartier, qu’il sache alors qu’il prendra toutes les conséquences fâcheuses qui en découleront.

Vous en souhaitant bonne réception, Monsieur le Ministre, vous voudrez bien nous aider à clarifier cette situation en mettant fin aux agissements de ces individus qui veulent créer le chaos dans la Commune de Ratoma surtout dans ce quartier martyrs de Kaporo Rails.

 

 

Conakry le 14 Novembre 2014

 

 

Le Collectif

 

 

Elhadj Lamaine Diallo

620 95 58 44

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voici la liste des citoyens dont les bâtiments sont marqués de croix rouge à kaporo rails :

1-   Elhadj Lamine            Diallo        

2-   Boubacar Oumou      Diallo    

3-   Thierno Sadou            Bah            

4-   Mamadou Saidou      Diallo      

5-   Mamadou Yaya          Diallo        

6-   Thierno Sadou            Diallo          

7-   Mamadou Saidou       Diallo

8-   Thierno Madjou          Diallo          

9-   Elhadj Mamadou Bailo Bah

10-Safaiou                          Bah                          

11-Souleymane                  Bah                  

12-Elhadj Boubacar            Bah            

13-Amadou Yaya                Bah                

14-Assiatou                        Sow                          

15-Mariama Ciré                Sow                  

16-Dr Elhadj Bachir            Barry              

17-Mamadou Samba          Diallo          

18-Elhadj Ibrahima              Bah                  

19-Aboubacar Bella              Doumbouya    

20-Mamadou Aliou                Diallo                

21-Abdoulaye Telly                Diallo              

22-Ibrahima Sory                  Diallo                  

23-Elhadj Mamadou Benthé Diallo

24-Mariama                            Diallo                            

25-Mamadou Lamarana        Diallo        

26-Elhadj Sadou                    Barry                      

27-Elhadj Mamadou Dian      Diallo      

28-Elhadj Abass                     Diallo                      

29-Hadja Mariama                  Diallo                  

30-Thierno Oumar                  Dem                    

31-Thierno Mayatou                Dem                

32-Abdoulaye                          Dem