- Détails
-
Catégorie : Politique
-
Mis à jour le mardi 18 novembre 2014 09:10
-
Publié le mardi 18 novembre 2014 09:10
-
Écrit par Boubacar Binany BAH et Alpha Oumar Diallo
Exclusivité: C’est à l’opposition de s’organiser pour combattre la dictature de M. Alpha Condé dixit Diallo Sadakhadji ( Interview)En séjour à Paris, nous avons pu joindre, par téléphone et pour une interview pétillante, l’homme d’affaire guinéen exilé au Sénégal, le richissime Monsieur Diallo Sadakaadji.Question : Allo ! Bonjour M. Diallo Sadakaadji et bon séjour dans la capitale française.
Alors, il y a plusieurs mois, vous aviez suscité un grand enthousiasme en annonçant votre décision de vous engager en politique. On vous a lu et entendu à plusieurs reprises. En suite, vous vous êtes tu. Auriez-vous renoncé à votre engagement ?
M. Sadakaadji Diallo : J’ai effectivement décidé de m’engager en politique. Je prends toujours le temps de réfléchir avant d’agir mais lorsque je me décide c’est, en principe, de façon définitive. Comme j’ai eu l’occasion de le dire, j’ai un calendrier bien précis que je m’efforce à respecter. Sachez que le renoncement n’appartient pas à mon vocabulaire.
Vous aviez été porté à la tête d’un parti politique, le MSD (Mouvement pour la Solidarité et le Développement) puis vous avez donné un coup de frein brusque à vos fonctions de président dudit parti. Que s’est-il réellement passé ?
Je ne freine jamais brusquement. Comme vous le savez, la bonne conduite consiste à bien maitriser son véhicule et à savoir anticiper pour éviter les coups de frein. Pour moi le MSD qui existe toujours, c’est du passé et je n’ai pas l’intention de revenir sur les raisons qui m’ont conduit à quitter. Le rétroviseur est utile mais ce qui m’intéresse c’est d’aller toujours de l’avant.
L’action politique que vous menez passe-t-elle nécessairement par la création de votre propre parti politique ?
On peut avoir des convictions politiques sans adhérer nécessairement à un parti politique. Mais lorsqu’on veut passer à l’action, il est très utile de disposer d’une structure permettant de concrétiser son projet. J’avais engagé, avec certains compatriotes, des démarches pour créer un parti ayant pour nom A.N.D.S (Alliance Nationale pour le Développement et la Solidarité). Le dossier avait été déposé au ministère de l’Administration du Territoire en novembre 2013 et je suis en possession du récépissé de dépôt indiquant qu’il était complet. Après une année d’attente, je n’ai toujours pas obtenu une réponse des autorités de Conakry. Estimant que leur silence vaut approbation, je vais donc lancer mon mouvement dans les jours qui viennent et personne ne m’empêchera de le faire. Comme vous le savez, le statu d’opposant politique est difficile à assumer dans un pays où la constitution est piétinée par le chef de l’Etat lui-même. Par l’intimidation, la division et la corruption M. Alpha Condé a neutralisé l’opposition officielle à l’intérieur de la Guinée. Certains chefs de partis soi-disant opposés à sa politique sont d’ailleurs devenus ses compagnons. D’autres leaders de l’opposition sont restés fidèles au combat pour l’instauration de la démocratie en Guinée.
Pourriez-vous citer un exemple montrant les difficultés que rencontrent des leaders actuels de l’opposition guinéenne ?
L’opposition guinéenne n’est pas un bloc homogène et tous les leaders qui s’en réclament ne sont pas traités de la même manière par le pouvoir en place. Récemment c’est M. Sidya Touré qui a reçu la visite de militaire envoyés par M. Alpha Condé. En cette période de fièvre Ebola, cette visite musclée au domicile d’un homme de conviction n’avait rien de médical. Il s’agissait purement et simplement d’une manœuvre d’intimidation puisque toutes les tentatives de corruption ont échoué.
On constate que pour le M.S.D que vous avez quitté ou pour l’A.N.D.S que vous allez lancer figurent les mots solidarité et développement. Serait-ce un simple hasard ?
Non, je ne fais rien au hasard. Je reste persuadé que les deux termes sont liés et même interdépendants. La nuance se situe peut être dans l’ordre des mots. J’insiste d’abord sur la notion de développement et en suite sur la solidarité car il n’y a pas de justice dans la pauvreté.
Quel regard portez-vous aujourd’hui, même étant loin, sur la Guinée ?
Je souffre pour mon pays qui est affecté par un blocage politique voulu et un marasme économique entretenu. Maintenant il est infecté par une épidémie épouvantable. J’espère que nous aurons, une autre fois, l’occasion de parler de la crispation politique et la détérioration économique de notre pays. Je voudrais, pour l’instant, exprimer ma préoccupation sur l’Etat sanitaire de la Guinée. Si aujourd’hui les medias du monde entier parlent de la Guinée, ce n’est certainement pas à cause de ses performances économiques et de la qualité de sa gouvernance mais malheureusement c’est à cause de la fièvre Ebola qui le frappe. C’est une publicité dont on se serait bien passé. Je ne connais pas l’origine de cette maladie mais je reste convaincue que sa propagation n’est pas étrangère à la négligence dont on fait preuve les autorités guinéennes. En niant au départ l’existence même de la maladie, le gouvernement guinéen a indirectement distribué la mort au sein de la population. Il s’agit d’un comportement criminel. Aujourd’hui, en ce mois de novembre, on dénombre plus de 1000 décès. J’ai même appris que le village de N’Zénié, situé à 105 km au sud-est de Macenta et qui compte moins de 500 habitants aurait enregistré en septembre dernier près d’une centaine de morts et serait, faute de secours rapides, menacé de disparation. Que fait le gouvernement ? Heureusement il y a eu un élan de solidarité à l’échelle nationale et internationale. Beaucoup de guinéens et d’expatriés ont risqué leurs vies pour en sauver des milliers. Que ces bénévoles en soient vivement remerciés. Je suis indigné que M. alpha Condé gère l’épidémie Ebola de manière politicienne. Il se prend maintenant pour le vainqueur d’une épidémie dont il avait commencé par nier l’existence.
La Guinée étant dans une situation difficile, auriez-vous des propositions de sortie de crise ?
Ce ne sont pas les propositions qui manquent car chacun sait ce dont souffre la Guinée. Le problème est de savoir comment les traduire dans les faits lorsqu’on a un gouvernement dirigé par des incapables et des corrompus. Je crois, qu’il faudrait, dans une première étape, créer les conditions d’une décrispation politique. Pour cela il faut libérer sans conditions tous les détenus politiques, indemniser les citoyens qui ont perdu des biens lors des troubles électoraux et surtout prendre en charge les victimes des violences commises par les forces de l’ordre. Il appartient à l’Etat de faire ce travail à sa portée mais tout indique qu’il n’en a pas la volonté. En suite, c’est à l’opposition de s’organiser pour combattre la dictature de M. Alpha Condé. Les Guinéens sont déterminés à se débarrasser d’un système qui défend des intérêts qui ne sont pas les leurs. Mais il leur manque un véritable leader. Ils vont bientôt en avoir un et le cours des choses va changer en leur faveur. Je continue mon travail de profondeur et je rencontre beaucoup de mes compatriotes de toutes les régions de la Guinée, sans aucune distinction car pour se construire la Guinée a besoin de toutes et de tous.
Alors M. Diallo Sadaka, c’était là, notre dernière question, auriez-vous un message particulier à adresser à nos compatriotes ?
Mon message étant toujours le même, je ne ferais que réitérer les termes. Je comprends la douleur des Guinéens qui provient de privations et de frustrations dans un climat d’insécurité et d’injustice. Le parti que je m’apprête à lancer n’est pas un parti comme les autres. Il s’agit d’un mouvement d’envergure nationale pour changer radicalement le faux changement de M. alpha Condé. Je ne me bats pour des intérêts personnels mais pour un projet national qui est l’instauration d’un Etat de droit en Guinée. Ce projet ne peut aboutir qu’avec le concours effectif de tous les Guinéens et je suis fermement engagé à rester à leurs côtés pour travailler avec eux car rien de positif ne peut se faire sans eux. Je vous remercie.
C’est à nous de vous remercier, Monsieur Diallo. Bon séjour à Paris.
Interview réalisée par Boubacar Binany BAH (Guinéeinfo.org) et Alpha Oumar Diallo (aminata.com)
- Détails
-
Catégorie : Politique
-
Mis à jour le vendredi 14 novembre 2014 13:19
-
Publié le vendredi 14 novembre 2014 13:14
-
Écrit par nrgui avec visionguinee
Couvrez ce sein que je ne saurais voir ! (Tartuffe, Molière)
Ce M. était responsable de la cellule de communication de l’UFDG au moins dans l’entre-deux-tours de la dernière présidentielle de 2010. Invité par Cellou Dalein Diallo (billet d’avion, « classe affaires »), pour aider à confectionner quelques sketchs en vue d’en extraire des spots, j’ai pu rencontrer un certain Bah Oury, vice-président de l’UFDG. Cellou était absent. Bah Oury m’a dit qu’il fallait que je rencontre « M. Culture de l’UFDG », c’est-à-dire à l’époque M. Thian’guel. En effet, il ne fallait pas qu’on fasse double emploi, d’autant que je m’étais trop vite engagé en faisant dès mon arrivée, un petit casting avec des artistes qui sont mes partenaires depuis 2009. Un thuriféraire du candidat du RPG avait écrit sur un site très populaire : « Pièces à conviction » où il était « révélé » que la maffia peule était le Parrain du narco trafic, du trafic d’armes, du blanchiment d’argent, et maintenant, on venait de découvrir à Ratoma une cellule d’Al Qaeda !
La dernière condition pour que le Pentagone vous classe parmi les Etats voyous !
J’ai tout essayé pour que nous nous rencontrions, « M. communication ». Il était toujours « à une affaire », comme le Bon dieu – Exalté ! - De guerre lasse, j’avais décidé d’aller vaquer à des affaires personnelles, et puis voilà, une Classe affaires, 3000 euros, vague culpabilité..J’ai décidé de tenter un dernier coup de fil depuis le bureau de mon aîné et ami Moussa Diakité, doyen sinon de la culture, du moins du cinéma guinéen aujourd’hui. Je l’ai eu au bout du fil :
Doyen, je finis juste une ligne et je suis à Vous.
Il était toujours entrain de mettre un point final à une réplique de son Tartuffe, jusqu’au jour où, 3 ans plus tard, il débarqua chez moi en France ! Il était venu accompagner un homme politique qui ne m’avait pas prévenu qu’il serait flanqué de M. Communication de l’UFDG. Ou bien était-il devenu un EX ? Et alors l’ex responsable de la communication ne tarissait pas de récriminations à l’égard du premier responsable de l’UFDG. Ceux qui sont au fait des turbulences de l’UFDG sauront nous dire si M. Thian’guel n’avait pas claqué la porte et qu’il n’avait fait qu’un petit pas dehors, en laissant la porte entr’ouverte. On ne sait jamais, une porte sert de sortie et d’entrée, par définition. Puisque j’apprends qu’il serait (encore) un des responsables de la cellule de communication de ce même Parti.
Mais il était disert comme dans ses textes. Il avait tenu à descendre le ministre de la Culture (actuel).
- Votre ami est trop classique, il a fait reculer la culture d’au moins deux ans..
Comme il était mon hôte (surprise), je me suis gardé d’être polémique, sinon je devais lui dire que les hommes de culture devaient s’en féliciter : peut-être que Cissé a évité de faire faire à la culture guinéenne un autre pas en avant qui l’aurait définitivement perdue, la précipitant dans ce gouffre devant lequel un lien ténu la retient encore depuis la mort de la « révolution ». A cause de Thian’guel et d’autres maillons du cordon sanitaire (il n’y a avait pas Ebola) autour de Cellou que je n’ai pu voir, il était noyé dans l’ivresse d’un alcool fort de 44 degrés, je suis revenu après avoir passé 10 jours à courir après le vent. Qui a emporté par le hublot 3000 euros, ainsi que des millions de suffrages, ensablés. C’était un mois d’octobre, les élections avaient été reportées, depuis, Cellou attend encore. Après Ebola, et quand il se sera libéré de Thian’guel et des autres cours d’eau et courtisans qui lui servent de miroirs, de mirages et de mouroirs politiques. Comme cette soupe « sauce claire » ivoirienne que nous sert M. communication dont il a pollué l’irremplaçable « Page A Sassine » du Lynx pendant une décennie, un lundi sur deux. A présent, il se mêle de faire du théâtre. Il faut au moins lui reconnaître le talent dans le choix de « ses » œuvres. En effet, le Tartufe de Molière qu’il a monté devrait avoir une patine de génie : Thian’guel et Tartuffe seraient sinon des jumeaux, du moins deux larrons en foire. Cette foire d’empoigne de notre champ politicien.

A vous Tartuffe.
« Soulay Thiâ’nguel dézingue Abdourahamane Bakayoko et autres (Chronique)
Ce matin, je veux vous raconter l’histoire d’un pauvre garçon méprisé des dieux. C’est l’histoire d’un garnement abandonné des anges merveilleux. Parce qu’il s’agit bien d’un jeune homme dont Mahomet n’est pas du tout amoureux. Autrement, ni Mahomet, ni les anges, ni Dieu ne lui auraient inspiré des mots aussi peu valeureux.
Abdourahamane Bakayoko
C’est l’histoire donc d’un égaré qui voulait prouver qu’il était courageux. Le voilà qui crâne aux sommets d’une radio pour distiller son discours vaniteux. Le cœur en fête et le corps pompeux, il lâche à tour de langue tout ce que son être retient de fallacieux. Parce que le débat doit être libre et dédaigneux, il ne se contente pas de jouer le critique venimeux. Il déborde et aborde des flancs plutôt vertigineux.
Lui n’est pas petit peureux à remuer sept fois la langue avant de débiter des cancans injurieux. Lui, tout ce qui lui passe par la tête mérite qu’on l’amplifie jusqu’aux cieux. Fallait qu’il prouve à tous qu’il peut venir dans une famille et cracher dans la gueule du vieux. Critiques acerbes ne suffisent plus pour démontrer qu’il est valeureux. Il y ajoute volontiers injures d’un autre âge dans un ton belliqueux. Il traite le chef de famille d’impoli et de menteur avec un appétit généreux.
Entre temps, le courroux familial enfle dans les salons et dans tous les milieux miteux. La colère marche dans les ruelles pour venir à la croisée du teigneux. Sa bagnole fait les frais de la révolte de jeunes fiévreux. Du carrosse rutilant elle passe à carcasse de fer rouillé et crasseux. Après cette entrée, on cherche le courageux pour confronter son courage à la détermination des fiévreux. On estime qu’il faut qu’il ravale ses mots de caniveaux bouseux. On exige qu’il les remplace par des propos plus respectueux. Il devra son salut à des sauveurs qui se révèleront plus tard geôliers malicieux.
Si en insultant le père de famille, il ne risquait que de voir sa caisse passer par le point poussiéreux, pour les tontons flingueurs douteux, quand le père du père souffre de propos outrageux, la place du chantre de l’outrage est dans un cachot ténébreux.
Pendant ce temps, dehors, des spécialistes de tintamarre rivalisent de raisonnements tumultueux. Des gueulards quotidiens aux raccourcis tortueux nous servent leur soupe insipide aux condiments curieux. Ils n’ont pas encore écouté les discours fumeux qui ont provoqué l’ire des furieux, qu’ils commencent déjà à se fendre d’analyses qui soulèvent un grabataire de son pieux. On sort les grandes phrases et on joue les intellos lumineux et aux moralisateurs vénéneux. Chaque phrase est ponctuée de qualificatifs scandaleux. On veut prouver à ceux qu’on tape tous les jours qu’on peut avoir pour leur adversaire des coups de poings aussi juteux. On parle de liberté d’expression bâillonnée avec un ton aussi professoral qu’ennuyeux. Tous les avis concourent dans la même direction avec un sens de l’équilibre aussi ignoré que frileux.
L’impression qui se dégage de ces prises de parole est que cette ‘’bourde’’ est une aubaine qu’attendaient nos calamiteux. A écouter tout ce qui se dit autour de cette question dans nos espaces publics sérieux, quelques questions hantent mon esprit douteux: sur quelle base tangible se fondent les analyses qui confondent les brûleurs de bagnole à des militants d’un parti qui est ici hors jeu? Sous prétexte que c’est le fief du parti au baobab ombrageux, tout ce que s’y passe en fait forcément le responsable direct à nos yeux? A quel endroit trace-t-on la limite du militant et du parent nerveux?
A-t-on la preuve que cette horde déferlante sur le parolier pouilleux, trempé de son verbiage pisseux n’était pas de simples citoyens révoltés par l’outrage malencontreux contre leur père national qu’on a voulu habiller de manteaux honteux? S’est-on posé quelques questions sur la mortalité de la supposée victime avant ces soutiens démagogiques et vicieux? Que vaut la parole diarrhéique d’un repris de justice face à un père de famille respectable et silencieux? La liberté d’expression veut-elle dire qu’on peut insulter à tout va n’importe qui sans attendre un retour de bâton bien vigoureux?
Rappelons-le pour ceux qui sont spécialistes des raccourcis et des verbes sinueux; ceux qui seront prompts à nous faire dire ce que nous n’avons pas dit au mieux; ceux qui sont plus intelligents que nous et nous gavent de leurs raisonnements boiteux. Rappelons-leur que personne ne doit être inquiété pour son opinion, son avis qu’il soit satanique ou pieux. Chacun doit dire tout haut ce qu’il pense tout bas, vieux, quitte à faire des aigris ou des envieux. Mais pour autant, le respect doit être une composante majeure de l’affirmation de ce droit que nous voulons parfois rugueux. Oui aux mots durs et douloureux, mais non aux insanités qui touchent la dignité dans un élan piteux. Dans ce cas de figure, on ne fera pas que des heureux et le porteur de la parole insolente pourrait bien être malheureux.
Une dernière chose à tracer dans mon tableau prétentieux: quand au Fouta on traite son ami d’impoli joyeux, ce n’est pas à lui qu’on adresse ce mot crépitant de mille feux. C’est dire clairement que ses parents n’ont pas fait leur travail d’éducateurs sérieux. Une fois que t’as lâché ce terrible aveu, tu serais beaucoup trop con de t’attendre à des petits bisous baveux. Moi aussi une fois que j’ai donné ma conne et prétentieuse petite leçon de morale, il ne me reste plus qu’à fermer ma gueule et je dégage!
Retrouvez les chroniques de Soulay Thianguel sur la page Facebook Les Tranchantes
Source : Visionguinee
Questions : 1) Tartuffe avait-il lu ou non cette déclaration de l’UFDG.
- 2) Est-il toujours un des responsables de la cellule de communication de ce Parti.
Donc, M. Thian’guel, peut-être que ceci est un faux, ou que vous ne l’avez pas encore lu, ou que vous avez encore craché sur la soupe ?
DECLARATION DE l’UFDG
« La Direction Nationale de l'UFDG a appris avec beaucoup d'inquiétude la poursuite en justice et la décision de jugement par le tribunal de première instance de Labé de M. Abdourahmane Bakayoko, Président du parti "Les Démocrates Guinéens" pour "outrage au Chef de l'Etat". Lors d'une émission de débats sur la radio GPP, M. Bakayoko aurait proféré des propos outrageux à l'encontre de M. Alpha Condé, alors qu'il ressort de l'écoute de l'émision qu'il a tout simplement formulé des critiques, certes acerbes, mais complètement fondées sur le Président de la République.
L'Union des Forces Démocratiques de Guinée, tout en déplorant ce qu'a subi M. Bakayoko, dénonce avec vigueur cette mascarade de procès dont le but est de remettre en question la liberté d'expression d'un homme politique. Cette procédure judiciaire, téléguidée depuis Sékoutouréya et exécutée par des fonctionnaires zélés, n'est en réalité qu'une tentative supplémentaire d'intimidation pour bâillonner des citoyens Guinéens dont la liberté d'opinion est pourtant garantie par notre Constitution.
L'Union des Forces Démocratiques de Guinée, malgré les injures dont son Président a fait l'objet lors de cette émission, tient à marquer toute sa solidarité et sa sympathie au Président du parti "Les Démocrates Guinéens". Elle tient à rappeler à M. Alpha Condé et à son administration judiciaire caporalisée que les responsables, militants et sympathisants de l'UFDG demeureront des sentinelles intransigeantes qui veilleront à l'expression pleine et entière de toutes les libertés publiques reconnues par les lois de la République. Elle appelle ses militants et sympathisants de Labé à apporter tout leur soutien à M. Abdourahmane Bakayoko pendant cette liberticide épreuve qu'il traverse.
La Direction Nationale de l'UFDG appelle enfin ses militants et sympathisants à rester mobilisés et vigilants afin de ne pas tomber dans le piège de la provocation et de la violence orchestré par ses adversaires pour ternir l'image de leur parti et de leur Président.
LA DIRECTION NATIONALE