Alpha Condeé : Promenades D'Etat et Mensonges D'Etat (Tamboura BC)

Actualités de Guinée Conakry, 20/4/17. Nouvelle République, www.nrgui.com. L’Amour d’Alpha Condé pour le mensonge et la manipulation 

Mes précédents articles ont été largement consacrés à la description du grand voleur de Guinée dans ses œuvres de prédateur économique. D’autres faits viendront enrichir le dossier des grands crimes économiques commis par Alpha Condé et ses complices. Dès maintenant, les dispositions juridiques sont en cours de préparation.

En attendant, les récents événements et déclarations d’Alpha Condé (à Abidjan et à Paris ) prouvent sans aucun doute que le mensonge est le meilleur compagnon du vol et que ces deux compères constituent l’ADN d’Alpha Condé :

 

  1. À Abidjan , il déclare que les raisons de son désaccord avec BSGR dans le cadre de l'exploitation de Simandou 1et 2 se trouvent dans le fait que cette société a obtenu cette concession par la corruption et qu'elle aurait gagné sur le dos de la Guinée rien moins que 5 milliards de dollars de plus-value dans l'opération de cession de 40% de ses parts dans Simandou 1 et 2 à la société brésilienne Vale, numéro 1 mondial du fer.
  2. Si les conditions d'octroi des concessions minières ( BSGR , Rio et autres ) étaient suspectes sous le régime Lansana Conte, la plus value réalisée par BSGR a été de 2,5 milliards de dollars dans son association avec Vale et non 5 milliards us $ . Soit Alpha Condé n’a aucune connaissance des chiffres, soit il souhaite exagérer les chiffres pour montrer qu'il a défendu les intérêts de la Guinée ou soit les deux

Sans porter un jugement sur les conditions d'obtention des concessions minières, Rio Tinto, numéro 2 mondial du fer a réalisé la même plus value en cédant 40% de ses parts à la société chinoise Chinalco (2,5 milliards us$). Pour rester en Guinée d’Alpha Condé, elle a accepté de payer à Alpha Condé 700 millions $ US. Aujourd'hui la société Rio Tinto a cédé les 60% de ses parts à Chinalco pour un montant non rendu public et sur lequel 0% n'a été versé à la Guinée.

Alpha Condé, après 6 ans de pouvoir sans résultats, se découvre subitement des élans de patriotisme et de nationalisme de pacotille en faisant deux déclarations : la 1ère porte sur l'invitation faite aux pays africains de s'unir pour, dit il , exploiter les immenses gisements de fer dont dispose la Guinée et la 2eme porte sur la violence de sa réponse face à la question du respect de la constitution pour lequel il a prêté serment. S’agissant de la 1ère déclaration, Alpha Condé montre ici l'immensité de son ignorance. Aucun pays Africain ne dispose de la capacité technique et technologique pour exploiter le minerai de fer Guinéen. Toute la consommation du continent en fer ne représente que 7% du marché mondial. Les besoins de financement des mégaprojets Guinéens (plus de 27 milliards us  US pour Simandou 1,2,3 et 4) ne peuvent être satisfaits par aucun pays africain. Enfin, les embrouilles juridiques qui caractérisent les propriétés des gisements sont innombrables. Pour la 2eme déclaration relative au non respect de la constitution sous le fallacieux prétexte que la condition du développement est la stabilité, est tout simplement inacceptable et il appartient aux Guinéens de sanctionner le traitre à la constitution que représente Alpha Condé. Si la stabilité des institutions et de l'Etat est une bonne chose pour le développement, la perpétuation d'un système de vol, de pillage, d'injustice, d'incompétence et de mauvaise gouvernance constitue un motif de régression politique, économique et social. L'histoire récente du continent a montré que les peuples sont prêts à faire tous les sacrifices pour balayer de tels régimes. La question qui se pose aux Guinéens est d'empêcher une éventuelle fuite à la Blaise Compaore ou à la Yaya Jamet mais la traduction d’Alpha Condé devant la justice pour crimes (assassinats de manifestants, pillages économiques et haute trahison) ; les complices devront subir le même sort. Aucun magicien parisien ne peut protéger Alpha Condé et son clan. Les Guinéens doivent se préparer, à très courte échéance, à livrer la seule lutte qui vaille aujourd'hui.

3. PARIS : À l'occasion de sa promenade parisienne qualifiée de visite d'Etat, il faut déplorer la légèreté de François Hollande qui sait que La France est dans une situation de dite "suspecte" en droit car il est en fin de mandat et ne peut en rien engager la France. Faire une fleur à son ami pour le gratifier d'une visite d'Etat juste pour garnir les faits d'armes d’Alpha Condé qui est en permanence à la recherche de reconnaissance,  une chose, le laisser insulter l'intelligence des Français en est une autre : Entendre celui qui est président en Guinée grâce à un coup de force de La France, dire de laisser nos peuples régler nos problèmes, que l'Afrique n'acceptera plus de dictat des occidentaux, est tout simplement déconcertant.

Que serait Alpha Condé sans son jumeau Kouchner au quai d'Orsay , sans Abdou Diouf le petit soldat de la Francafrique, à la tête de l'Organisation Internationale de la Francophonie qui a désigné le président de la CENI guinéenne juste le temps de réaliser la forfaiture de l'imposition de leur choix au peuple de Guinée. C'est du jamais vu, même en somalie, un président de la CENI importé et imposé. C'est ce produit de la Combine Internationale qui réfute et rejette cette communauté Internationale. Qui bombe le torse à la Sékou Toure ou à Sankara sans avoir ni leur envergure ni leur dignité.

En plus de cette fanfaronnade d'Etat, Alpha Condé est émerveillé par les drapeaux de la Guinée flottants sur les Champs Elysées, et personne ne lui rappelle qu'avant l'escale de François Hollande à Conakry pour quelques heures sur la route de Dakar, les Guinéens ont reçu en visite d'Etat : Valérie Giscard d’Estaing, qui a été reçu à Faranah et Labé donc qui a séjourné plus de 3 jours, François Mitterrand, qui a été reçu aussi plus de 2 jours. La France a reçu en visite d'Etat Sékou Toure, logé à l'hôtel Marigny  avec la traditionnelle réception, à l'hôtel de ville de paris, offerte à tous les chefs d'Etats en visites d'Etat en France. Lansana Conté, logé à  l'hôtel Crillon de la Place de la Concorde .

À l'occasion de ces visites, les tricolores Francais et Guinéens ont flottés aussi bien sur les Champs Elysées que sur l'autoroute Fidel Castro. 

IL me paraît normal de rafraîchir la mémoire à l'autocrate de Conakry, puisque personne n'ose rappeler à Alpha Condé ce qu'il ignore par manque d'éthique, pour flatter son ego surdimensionné qui est en réalité un gros complexe. Reste une chose : ALPHA CONDÉ se dit et raconte qu'avec l’argent, on peut tout faire en Guinée, notamment l'achat des consciences, des hommes politiques et des dignitaires religieux plutôt des dévoyeurs de l’exégèse.

C'est cette dynamique qu'il met en œuvre en postant Sidya Toure au premier rang protocolaire pour lui donner l'illusion de compter dans l'avenir politique du pays tout en prenant la précaution d'endormir Kassory Fofana qu'il affuble du titre de vice-président. En réalité que ce soit Sidya ou Kassory, Alpha Condé n'a de considération pour aucun des deux tout comme il instrumentalise une bande de jeunes du style des Tibou Kamara ,Baidy ARIBOT et consorts, qui constituent une bande d'étudiants ratés et restés à l'âge mental qui en font d'éternels adolescents.

 

Qu'il se le tienne pour dit, d'autres jeunes se préparent minutieusement à le balayer avant le terme de son mandat en cours.



BC TAMBOURA 

Envoyé de mon iPad

 

Le président en exercice de l’Union africaine serait-il complice des crimes contre l’humanité de 2009 ? Mémorandum de Pottal-Fii-Bhantal Fouta-Djallon

Actualités de Guinée Conakry, 18/04/17. Nouvelle République de Guinée, www.nrgui. Les dirigeants africains n’ont de cesse de reciter le mantra du développement économique dont la justice est une condition sine qua non. Cependant, l’élection de M. Alpha Condé comme président en exercice de l’Union Africaine en dit long sur le peu d’importance attachée à la justice par ces mêmes dirigeants.

La récente arrestation et extradition de Toumba Diakité et le consensus général sur les risques que Toumba Diakité encoure entre les mains des forces de sécurité guinéennes met en exergue les efforts que le gouvernement de M. Alpha Condé déploie pour entraver le processus judiciaire sur les massacres de Septembre 2009. Pour rappel, le 28 Septembre 2009, les partis d’opposition – dont celui de M. Alpha Condé (absent de Conakry à l’époque) organisèrent une manifestation pacifique demandant que l’armée rende le pouvoir confisqué lors du coup d’état de décembre 2008. La manifestation résulta en un massacre orchestré par les militaires guinéens sous les auspices de Dadis Camara et de ses comparses dont Toumba Diakité. Plus de 150 personnes furent tuées, des dizaines de femmes violées et mutilées et des centaines furent blessés. La commission ad hoc de l’ONU qui conduisit des enquêtes sur les évènements conclut que ces crimes étaient des crimes imprescriptibles contre l’humanité.

C’est suite aux élections consécutives aux massacres, que M. Alpha Condé accéda à la présidence de la Guinée. Il faut noter toutefois qu’il a maintenu dans son entourage immédiat et dans des postes de responsabilité élevée la plupart des officiers accusés et inculpés de ces crimes. En réponse indirecte aux appels répétés d’organisation des droits de l’homme et de victimes demandant la radiation de ces officiers de l’administration, le président guinéen a demandé publiquement, en Octobre 2014, que le dossier soit purement et simplement abandonné. En plus, dans une interview en date du 12 avril 2017 avec le journal français, libération, le président discrédite le processus judicaire quand il déclara que ‘’beaucoup de gens sont accusés à tort dans cette affaire. Certains n’étaient même pas à Conakry. On verra bien qui est coupable ou non lors du jugement’’.

La collusion de fait entre le chef d’état guinéen et des officiers présumés coupables de crimes dont des viols de femmes en plein jour et l’assassinat froid d’enfants ainsi que de coups et blessures est des plus troublantes. Elle indique que la lumière ne sera pas faite sur ces crimes sans une implication de la CPI avec un examen judiciaire de M. Alpha Condé et son inclusion dans les enquêtes. Outre la complaisance envers les accusés de crimes contre l’humanité de Septembre 2009, le bilan accablant de M. Alpha Condé dans le domaine des droits de l’homme depuis son accession au pouvoir justifie largement cette extension des enquêtes.

Depuis l’assassinat du jeune Zakariaou Diallo en Avril 2011, à l’aube du règne de M. Alpha Condé, une centaine de personnes ont été tuées par les forces de sécurité sans qu'aucune enquête ne soit menée pour identifier et punir les auteurs. Les derniers en datent du mois de Février dernier - lors de la grève des enseignants - avec le meurtre par les forces de l’ordre de 8 citoyens dont cinq adolescents et une femme enceinte.

En août 2012, suite à un différend entre villageois et une société minière privée sur des paiements de salaires et d’indemnités, des militaires dans une dizaine de camions investirent nuitamment la localité de Zogota dans la région forestière de la Guinée. Plus d’une dizaine de citoyens seront massacrés.

En Octobre 2013 une trentaine de jeunes furent kidnappés dans les rue de Conakry par les forces de sécurité. Ils furent transférés au camp militaire de Soronkoni à 600 kilomètres de la capitale où ils furent torturés pendant une dizaine de jours. Deux d'entre eux succomberont aux mauvais traitements. A ce jour personne n'a été interpellé pour s'expliquer sur ce crime.

En Juin 2016 des militaires agressèrent les populations de la région de Mali-Yembering suite aux manifestations des populations contre la brutalité du chef de la garnison militaire sur la personne d'un conducteur de camion. L'agression se solda par des dizaines de blessés et une centaine de magasins commerciaux brûlés.

Sous le régime de M. Alpha Condé, toutes les manifestations légales organisées par les syndicats et les partis d’opposition sont occasions pour les forces de sécurité pour se livrer – sans inquiétudes - à des violences contre d’innocents citoyens avec un nombre indéterminé de morts, de blessés et de torturés ainsi que le pillage de biens privés.

Dans les rangs de l’administration guinéenne, M. Alpha Condé a institué une terreur insidieuse pour intimider ceux qui osent soulever des questions dans la gestion des biens ou la politique du gouvernement. Comme exemple, il y a les assassinats non élucidés de hauts cadres de l’Etat dont la directrice générale du trésor guinéen, Aissatou Boiro et l’ancien ministre Aliou Diaouné. Des officiers et des personnes ordinaires croupissent en prison sous des accusations fantaisistes de complot contre l’Etat et des parodies de procès.

Le système judiciaire guinéen est incapable de jouer son rôle de régulateur de la vie nationale, à fortiori tenir des procès crédibles sur des dossiers de crimes contre l’humanité. Le Garde des sceaux de M. Alpha Condé, Mtre Cheick Sako, est réduit à un rôle de figurant récitant des promesses pour couvrir le déni de justice pour les victimes et garantir l’impunité aux criminels.

La violence d’Etat et l’injustice institutionnalisée ont fait de la Guinée une nation déchirée où les tensions ethniques sont artificiellement exacerbées afin de masquer l’incurie et la corruption rampante : bradage des ressources naturelles et pillage des biens de l’Etat. Soixante ans après l’autonomie et l’indépendance, la Guinée n’est rien d’autre qu’une nation en faillite. La quiétude précaire qui règne dans le pays s’explique uniquement par la misère rampante et l’exil massif de jeunes qui préfèrent mourir dans l’aventure en haute mer.

Le président en exercice de l’Union Africaine est resté sourd aux appels pour localiser les restes de M. Telli Diallo, premier secrétaire général de l’OUA, qui mourut d’inanition dans les sinistres geôles de Sékou Touré. Des funérailles dignes de cet illustre africain au rôle historique dans la fondation de l’unité et la décolonisation du continent iraient dans le sens d’un apaisement des démons de la répression et des divisions ethniques qui hantent la Guinée. Ce serait en outre une condamnation symbolique puissante des crimes contre l’humanité qui ont essaimé dans l’histoire de l’Afrique indépendante et un geste de reconnaissance des efforts des militants des années de l’indépendance avec le projet d’une Afrique intégrée. Mû par des phobies ethniques et des instincts d’autocrate, M. Alpha a montré être dépourvu d’une telle généreuse vision ou l’envergure d’un homme d’état.

Notre organisation ainsi que de nombreux Guinéens, regrettent le choix d’un homme comme M. Alpha Condé par les instances de l’Union Africaine pour représenter le continent– même à titre symbolique et temporaire. La présidence de l’Union Africaine est pour M. Alpha Condé un blanc-seing pour se donner la légitimité qu’il a perdue avec les populations guinéennes. Il se sert de l’aura du poste pour masquer sa collusion avec des criminels avérés ainsi que les crimes commis par son administration. Son choix comme président de l’Union Africaine renforce l’image peu flatteuse d’une Afrique où les droits de l’homme peuvent être foulés sans conséquences. Il est essentiel de remédier à cet état de fait dans l’avenir en tenant compte dans l’élection à la présidence de l’Union Africaine des crimes commis et les performances de développement d’un chef d’Etat.

La Commission Centrale de Pottal-Fii-Bhantal Fouta-Djallon

Ampliations

  • Président de la Commission de l’Union Africaine – Addis-Abeba
  • Human Rights Watch, Human Rights First
  • Présidents des Etats de l’Afrique.

L’opposition mégote sur l’article machin du code électoral, « l’Empereur des mines » fignole son trône de minerais incassable..

Actualités de Guinée Conakry, 07/03/17. Nouvelle République de Guine, www.nrgui.com.  L'émirati Guinea Alumina Corp mandate les barons du BTP français

Pour faire avancer la construction de sa mine de bauxite à Boké, GAC s'appuie sur le français Colas et ses associés, Leduc et NGE.

Quelques semaines à peine après avoir enregistré, fin 2016, deux filiales en Guinée - Colas Projects International et Colas Rail, le groupe français de travaux publics Colas vient de démarrer un projet pour l'émirati Guinea Alumina Corp (GAC).

Ainsi, Colas, dont le contrat pour la filiale d'Emirates Global Aluminium (EGA) est supervisé par l'ingénieur français Christian Bardin, a pour mission d'effectuer des travaux de terrassement et de génie civil pour appuyer la construction de la mine de bauxite de GAC à Boké. L'américain Fluor a quant à lui remporté début février les contrats de construction de la mine de GAC.

Colas participe également à l'extension du chemin de fer de l'Agence nationale d'aménagement des infrastructures minières (Anaim), qui permettra d'évacuer chaque année les 12 millions t prévues de minerais vers le port de Kamsar (AMI nº375). Extrayant la bauxite depuis octobre, GAC utilise jusqu'à présent des camions pour son transport (AMI nº378).

Pour le renforcement de la capacité du terminal minéralier du port de Kamsar, Colas sous-traite en partie aux groupes français de BTP Leduc et NGE, qui avaient déjà travaillé en Guinée pour la raffinerie d'alumine de Global Alumina Corp et BHP Billiton, et dont les opérations locales sont dirigées par Jean Roubion.

La Lettre du Continent.

Toumba inculpé : tous à la barre ! (Saïdou Nour Bokoum)

Actualités de !Guinée Conakry, 18/03/17. Nouvelle République de Guinée, www.nrgui.com. Tous les leaders politiques y compris ceux qui étaient en mission des Forces vives à New York, ceux qui étaient au stade et les malfrats en bérets rouge en balade à Matam.

L’extradition de Toumba, véritable patate chaude envoyée à Alpha Condé par le juge sénégalais, doit être l’occasion pour le peuple de Guinée, toutes tendances politiques, morales, religieuses et humaines, de crier trop c’est trop ! C’et une nécessité impérieuseditAlpha Saliou Wann, témoin de première main dans un texte accablant pour la classe politique, après tout, commanditaire de l’évènement ; elle qui fut une des victime-cible, piétinée par la soldatesque, presque sauvée par Toumba,(dixit Alpha Saliou Wann), mais qui reste plantée dans ses godillots, dans sa course vers les mirages du gâteau à partager : districts, quartiers, carrés d’entrer/coucher.. J’ai entendu lors d’un fameux meeting à Paris, juste après lesévènements du 28 septembre 2009, leurs blessures à peine cicatrisées, Sidya chahuter CDD « sur qui les tueurs ont dansé», nous savons qui les a protégés après avoir forcé les autres tueurs d’embarquer les leaders à la clique Ambroise Paré où ils ont reçu les premiers soins avant de se faire évacuer, certains à Dakar, d’autres à Paris.

Ils doivent comparaître comme témoins à charge et ou comme présumés coupables du point vue du diableDadis, qui a au moins le courage d’exiger qu’on lui laisse la possibilité de venir exprimer son point de vue : sa demande pressante de sursoir à ce rassemblement ; le problème n’est pas de savoir si la constitution était de son côté ; avec l’inculpation de Toumba, ce point de vue est une vérité rigoureusement et historiquement avérée depuisce matin à 1 heure, quand Jean-Marie Doré a donné le téléphone à Sidya, à qui Dadis demandait de reporter cette marche. Le Procureur doit, le moment juridiquement opportun, les convoquer, puisqu’ils n’ont pas l’honneur de se présenter spontanément ou au moins de faire une déclaration, art dans lequel ils excellent, qui ressemble augeste de Ponce Pilate, le célèbre légionnaire romain. Qui a laissé le Sanhedrin juif (équivalent d’un « parlement d’Oulémas..), faire crucifier Issa Ibn Maryam. Miséricorde (AS sur les deux).

Il se contenta de prendre une cruche de se laver les mains, puis les essuya avant de laisser Jessus emporte la croix où il mourra en compagnie d’un vulgaire « droit commun » que les hommes de la Loi eussent voulu faire libérer plutôt que l’Envoyé de « leur » Dieu qi n’était pas celui qu’ils attendaient. Mais c'est là une autre histoire. « Je les ai élus parmi les mondes..Laissez-moi avec eux.. » (C, S X, verset Y).

Ici la Bible et le Coran, c’est notre Constitution, en attendant..

Et Toumba n’est pas un prophète, il serait même le probable tueur à gages pour le dossier Dadis au camp Koundara, (il l’aurait même laissé dire avec ce reliquat de9 milliards sur 10que le commanditaire lui reste devoir.)

Mais il est loin d’être le seul acteur, ni même le tueur que l’on croit, cette matinée de toutes les horreurs.

Toumba tout seul est un couple de dossiers que le juge doit soigneusement disséquer.

 

Was-Salam,

 

Saïdou Nour Bokoum

 

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L’heure de vérité pour l’UFDG

Le vendredi prochain 24 février, le tribunal de Dixinn devra délibérer sur la plainte relative à la décision portant « exclusion de BAH Oury fondateur et 1er Vice-président de l’UFDG en charge des Relations Extérieures et de la Communication ». Ce nouveau rendez-vous fait suite à quatre autres renvois qui selon les praticiens du droit ne devraient pas aller au delà de trois au risque de s’assimiler à un refus de juger. A cet égard l’Etat doit veiller à la protection juridictionnelle lorsque les délais de procédures s’avèrent anormalement longs afin qu’il ne puisse y avoir un déni de justice. A juste raison, il s’agit bel et bien de l’avenir de l’UFDG qui est en jeu. Cette affaire mérite ainsi un éclairage objectif pour que l’opinion soit correctement informée des enjeux autour de ce litige.

D’abord les faits

  • Le jeudi 4 février 2016 en fin d’après-midi, Cellou Dalein convoque une réunion extraordinaire du conseil politique élargie à des députés et à des secrétaires nationaux de l’UFDG. L’ordre de jour portait sur « l’exclusion de BAH Oury de l’UFDG ». Malgré de vaines tentatives d’un certain nombre de personnes d’empêcher la prise d’une telle décision, Cellou Dalein proclame que l’exclusion du fondateur du parti est prise par acclamation. Cet empressement a été dicté pour contrecarrer le retour effectif de l’ancien exilé au sein de l’UFDG. Ce dernier avait une semaine plus tôt, publiquement exprimé sa volonté de se rendre au siège le vendredi 05 février pour assister à la réunion hebdomadaire du Bureau Exécutif et serrer également les mains à ses compagnons de lutte. Ainsi c’est à son insu que la décision de sanction a été prise en violation du principe du contradictoire qui figure dans le règlement intérieur.
  • Le vendredi 05 février 2016, BAH Oury se rend au siège à Dixinn-Commandayah pour faire le recours contre la décision de la veille à l’instance du parti conformément au droit « de chaque accusé de se défendre contradictoirement et de faire recours aux organismes supérieurs ou aux instances du parti ». Contre toute attente, une conspiration était ourdie pour l’assassiner afin de l’empêcher de s’adresser directement aux responsables du parti. C’est à cette funeste occasion que le journaliste Mohamed Koula est fauché par la balle qui lui était destinée.

Quels sont les arguments évoqués pour l’exclusion

Ils sont principalement de deux ordres : se soumettre à la discipline telle que pensée et voulue par Cellou Dalein et ensuite faire de lui la source de toute légitimité au sein de l’UFDG en développant une dévotion sur sa personne. Il va s’en dire que cette conception narcissique et stalinienne de la vie politique ne peut pas être acceptée par le combattant pour la cause des droits de l’homme et de la démocratie qu’est BAH Oury depuis sa prime jeunesse. En réalité il s’agit du divorce entre deux visions du monde et de la société, d’un côté la culture autoritaire du parti unique et de l’autre celle de la démocratie et de la liberté. Rétifs à l’existence de débats ouverts et responsables les amis de Cellou Dalein craignaient le retour de BAH Oury qui avait clairement appelé à la rénovation et à la démocratisation de l’UFDG.

L’exclusion viole des dispositions statutaires

Le tribunal de Dixinn devra se prononcer vendredi 24 février sur la conformité « de la décision n°013/UFDG/CAB/2016 portant exclusion de M. BAH Amadou Oury de l’UFDG au regard des statuts et du règlement intérieur de ce parti.

  • Négation du principe de la collégialité : les statuts dès 2009 ont institué le principe de la collégialité entre le Président et tous les Vice-Présidents afin de faire émerger une équipe directionnelle efficace. C’est la raison pour laquelle tous ont le même degré de légitimité en étant directement et nominativement élus par l’instance suprême à savoir le congrès national. Le dernier congrès de juillet 2015 a précisé davantage les rôles et la préséance pour éviter des querelles byzantines et infantiles. A cet effet, en son absence du fait de l’exil « BAH Oury a été élu 1er Vice-Président de l’UFDG en charge des relations extérieures et de la communication ». Une résolution expresse additive est adoptée qui indique que le 1er Vice-Président « remplace le Président en cas d’absence ou d’empêchement ». Toutes ses dispositions statutaires vont dans le sens de la collégialité afin d’éviter l’accaparement du parti par une seule personne. Cellou Dalein n’a jamais voulu s’inscrire dans cette logique, c’est pour cela au cours du congrès d’août 2009 il avait milité pour être le seul à être élu par le congrès reléguant ainsi l’élection des vice-présidents par le Bureau Exécutif National qui pourraient être ainsi changés à tout moment comme des pirouettes sans grande légitimité au sein du parti. L’exil de BAH Oury de juillet 2011 à janvier 2016 lui a facilité l’exercice solitaire du pouvoir pour diriger à sa guise l’UFDG. Par conséquent il n’a jamais cherché à abréger d’une manière ou d’une autre l’éloignement physique du n°2 du parti. Tout au contraire, tous les stratagèmes étaient de rigueur pour maintenir ce dernier loin du pays. Son retour d’exil a alors attisé les adversités à son égard.
  • Evocation de la discipline pour bâillonner l’esprit démocratique : À tout bout de champ, il est demandé de respecter la discipline pour empêcher des voix discordantes de s’exprimer. Tant que vous applaudissez et vous flattez l’égo du « leader suprême » alors vous êtes dans ses grâces et celles de son clan. Dès que vous avez un point de vue différent, alors ils vous opposent « il faut respecter la discipline du parti » ou «  il faut préserver l’unité » comme s’ils sont les seuls dépositaires des valeurs et des idéaux démocratiques qui ont fondé le parti. La démocratie, la concertation libre, le débat démocratique en interne sont avant tout les préalables indispensables pour l’existence d’une discipline collective, partagée et librement consentie. En dehors de cela, la discipline s’assimile à la dictature purement et simplement.
  • Usurpation des prérogatives statutaires des instances du parti : Les amis de Cellou Dalein ont bâti leur architecture pour s’accaparer des leviers du parti en faisant du Conseil Politique (un sous ensemble du Bureau Exécutif de 19 à 25 membres) une instance de décision suprême. Or les statuts sont clairs sur le rôle et les attributions de cet organe (article 14-6-2), qui est un organe d’exécution des décisions du Bureau Exécutif National (350 membres). En d’autres termes, le BEN décide et le Conseil Politique applique. Or la décision d’exclusion est prise par le conseil politique qui s’arroge ainsi des pouvoirs qui ne sont pas les siens. Par la suite, pour tenter de corriger cette faute de procédure, Cellou Dalein déclarera qu’il fera signer à postériori la décision par les membres du Bureau Exécutif. Ce procédé illustre la duplicité et le non respect des règles d’une gouvernance correcte.
  • Ignorance de la véritable hiérarchie à l’UFDG : Le conseil national qui est composé de l’ensemble des membres du Bureau Exécutif National, des fédérations du parti, du conseil national des jeunes, des femmes et des sages est la hiérarchie du parti. C’est l’instance légitime habilitée à prendre une décision aussi grave que Cellou Dalein a imposé à son conseil politique en violant de bout à bout les dispositions statutaires de l’UFDG.

En conclusion

Nous verrons si le droit sera dit par le tribunal de Dixinn ; ce que par ailleurs nous espérons vivement. En définitive la démocratie et l’Etat de droit ne peuvent prospérer sans une justice juste, transparente et équitable. Le 24 février est une épreuve supplémentaire pour connaître l’état de la justice en Guinée.

Bah Oury, premier Vice-président de l'UFDG