Telliano révèle : "Alpha partira en 2015 !"

« Je ne sais pas ce qui va se passer, mais Alpha s’en ira en 2015.»

Suite à la cascade de démissions des cadres du Parti qu’il préside, nous rencontrons l’opposant et député Jean Marc Telliano. Qui se prête volontiers à nos questions et en profite pour annoncer qu’en 2015 Alpha Condé quittera le Pouvoir

Notre entretien se déroule en présence de responsables du RDIG, dont Tamba Léon Koundouno, le secrétaire fédéral de la section de Léméssadou dans la préfecture de Gueckédou. Ce dernier avait annoncé sa démission le mardi 14 octobre dernier lors d’une conférence de presse. M. Koundouno affirme avoir quitté le Parti à cause de la promesse d’une chaine musicale que lui a faite Paul Moussa Diawara, leader du MDP et actuel directeur de l’Office guinéen de publicité (OGP). Curieusement, Koundouno nous laisse entendre qu’il s’abstient de tout commentaire pour le moment. Ce n’est pas le cas pour Jean-Marc Telliano. Le leader du RDIG fait savoir, Paul Moussa Diawara a été son secrétaire général à la communication. Ce qui veut dire, selon Telliano, que Paul Moussa Diawara ne l’atteint pas à la cheville. Pour couper court, il martèle: « Moi, je n’aime pas parler. Mais quand je commence, tout ce qui est caché je le dis. Paul Moussa n’est pas mon égal. Mon égal c’est Alpha Condé. C’est avec lui que je parle. Il est leader comme moi. Je n’échange pas avec des opportunistes qui cherchent des postes; un petit directeur qui peut quitter son poste d’ici au mois de décembre 2015 ».

Ce n’est pas tout. Telliano profite de notre entretien pour faire des révélations crues sur le projet de formation d’un Gouvernement d’union nationale que lui propose la Mouvance.

Telliano, le cœur en or !

L’ancien ministre de l’agriculture rapporte avoir été démarché à plusieurs reprises par le RPG-Arc-en-ciel pour intégrer ce gouvernement d’Union.

 

« Moi, je suis RDIG, mais Alpha Condé a tout fait Cellou est là, c’est mon témoin. Mais avant de les recevoir j’appelle Cellou et Sidya pour leur dire qu’il y a une délégation d’Alpha qui vient. Moi, j’ai une caméra de surveillance. Tout ce qu’on dit, c’est enregistré. Ils ont fait plus de 10 voyages. Tous les gens qui m’avaient renié, les Nantou Chérif, Diané, Kaba, Baro, je leur ai dit: non ! La dernière fois qu’ils m’ont appelé pour le gouvernement d’union nationale, je leur ai dit : je n’en veux pas. Moi, j’ai le cœur (en or). Je pouvais continuer à être ministre, mais j’ai refusé, parce qu’il fallait fusionner», dit Telliano.

 

Bien que l’opposant ne donne aucun air de folie des grandeurs quand il revient sur ses accrochages avec Alpha Condé, il reste néanmoins le seul ministre en fonction dans l’histoire de la Guinée à avoir osé démentir un président en exercice.

 

« Moi, j’ai des histoires avec le président de la République parce que quand j’ai voulu organiser la campagne agrico­le à Dalaba, il a dit: « non! », les Peulhs ne sont pas avec lui. Je lui ai dit que je suis désolé : vous êtes le président de tous les Guinéens (...). Mais en 2015 on va sortir beaucoup de choses. Moi, je reste ferme sur ma décision. Je suis l’allié privilégié de l’UFDG, je ne quitterai pas».

 

Voilà que Telliano ajoute, « mystérieux » : « Je ne sais pas ce qui va se passer, mais Alpha quittera en 2015.

 

Ça sera un sursaut national. J’étais à New York, aux Nations Unies, au Quai d’Orsay parce que nous savons là où ça se prépare. Il s’en ira!».

 

En lâchant ces mots, Telliano reprend la litanie de l’Opposition. Il accuse Alpha Condé d’être à la base de tous les maux dont souffre le pays.

 

«Regardez ..tous les malheurs (qui s’abattent sur le pays). Depuis l’arrivée d’Alpha, qu’est ce qui a marché ? La Sierra Leone est à 13% de croissance, le Libéria est à 11%, le Mali est à 10%, le Sénégal 10% et la Guinée est à 2,5%. On a pensé que l’arrivée d’un intellectuel aurait sauvé le pays. Mais même au temps de Conté on était à 5% de croissance. Je suis venu de Paris à Conakry, on était 6 dans l’avion. L’avion était plein jusqu’à Nouakchott tout le monde y a débarqué ».

 

Le ministre guinéen de l'Enseignement         pré-universitaire et de l'Alphabétisation, Ibrahima Kourouma, a estimé à près de 250 le nombre de victimes de la fièvre hémorragique Ebola dans les milieux scolaires, a rapporté vendredi la radio nationale citant une déclaration du ministre.

 

Le ministre s'est exprimé ainsi après son retour d'une tournée de sensibilisation dans la préfecture de Kérouané, située à mi-chemin entre la Haute Guinée et la Guinée Forestière. Dans le cadre des mesures de prévention contre le virus Ebola.

En égratignant les candidats à la démission de son Parti, Telliano se laisse emporter.

« Le Kissien est trop faible. Le Forestier est trop faible. Voilà Cellou ! Tu penses que c’est tous les Peulhs qui l’aiment ? Mais que tu montes ou tu que descendes, c’est Cellou ou rien », commente-t-il les yeux hagards.

 

Telliano parle sans repentir apparent. Mais parviendra-t-il à arrêter la saignée qui vide le RDIG de sa substance ou à obtenir les moyens politiques adéquats pour contrer la percée de son adversaire du MDP dans son bastion électoral ?

 

Propos recueillis par le Populaire.

 

Relu par www.nouvellerepubliquedeguinee.net

 

 

 

 

 

 

Elie Kamano prend le pognon et se casse !

Elie Kamano entre argent, politique et musique.. C'est comme dirait Yanick Noa : "si Sarko passe je me casse !"

Elie Kamano est dans le viseur de la  Police. Il est reproché au chanteur d’avoir détourné des fonds et porté atteinte à la sûreté de l’Etat, selon une source proche du dossier. Artiste vedette de la musique reggae, Elie aurait reçu quarante millions de Francs Guinéens pour se produire au barrage hydroélectrique de Kaleta en présence du Président Alpha Condé.

Elie Kamano revelationsL’artiste lui se défend et exhorte ses détracteurs à prendre connaissance de ce dossier. ‘’Il faut bien maîtriser les tenants et les aboutissants de cette affaire. J’ai reçu de l’argent du directeur de Kaleta (Cheick Taliby Sylla) par l’entremise d’un autre chanteur (Sékouba Kandia Kouyaté). Ce dernier est allé à Kaleta. Mais j’avais été clair. Je leur avais dit que je n’allais pas chanter devant le président Alpha Condé’’, a clarifié Elie Kamano qui fait l’objet de critiques exacerbes pour ses prises de position.

Le reggaeman a profité en début de semaine d’un exercice médiatique pour faire une mise point sur cette fameuse affaire qui défraie la chronique dans la cité. ‘’Cheick Taliby Sylla m’a demandé de venir à Kaleta à cause de mes sorties médiatiques dans lesquelles je fustige les actions du Président Alpha Condé. Il m’a dit qu’il  aimerait que je vienne voir ce dernier est en train de faire au barrage hydroélectrique de Kaleta. C’est normal pour moi de constater les réalisations du chef de  l’Etat. S’il pose des actes positifs, il faut qu’on en parle aussi. J’aurais voulu participer mais pas en présence du Président Condé’’, s’est défendu Elie Kamano.

Pour lui, cette démarche des cadres du projet Kaleta n’était qu’une  façon de le piéger. ‘’Je leur ai dit que je ne veux pas chanter devant lui  (Alpha Condé) tout simplement parce qu’en Guinée, on a l’art de transformer les choses. Quand on te voit entrain de chanter devant le président, on va donner une autre connotation à cela’’, craint l’artiste.

Contrairement au montant de 40 millions annoncés par divers médias, Elie Kamano dit n’avoir touché que 20 millions de Francs Guinéens. ‘’Il est vrai que j’ai reçu 40 millions de Francs Guinéens mais je n’ai empoché le montant tout seul. Y avait d’autres artistes qui devraient s’y produire. Ces derniers sont partis à Kaleta, moi j’ai refusé’’.

Même s’il ne s’est pas produit à Kaleta en présence d’Alpha Condé, Elie Kamano écarte l’hypothèse de restituer les 20 millions de Francs Guinéens. ‘’C’est mon argent. Je paie le courant, l’eau, je ne vois pas pourquoi je dois rendre ce montant. Donc je ne le rendrai pas’’.

Ciré BALDE, pour VisionGuinee.Info

Alpha Saliou Wann, ancien prisonnier de l’affaire du 19 juillet, lance parti politique : l’AFD est née !

 

Alpha Saliou Wann, lancement du parti AFDLe ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation n’a pas encore  répondu à la demande d’agrément de l’Alliance des Forces Démocratiques (AFD). Lassé d’attendre une autorisation qui donne à sa formation politique une existence juridique, Alpha Saliou Wann a procédé, ce lundi 20 octobre 2014, au lancement officiel de ses activités, non sans déplorer le fait que le ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation n’ait  pas encore répondu à la demande d’agrément.

« Depuis le 11 mais, on s’est réuni en assemblée générale pour  créer un Parti politique dénommé ‘’l’Alliance des forces démocratiques’’ (AFD) dont je suis président, un mandat m’a été donné pour mener toutes les démarches afin d’obtenir l’agrément de ce Parti. Conformément à l’article  3 de notre Constitution, on s’est adressé au ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation par une  lettre  qui a été transmise le 12  mai 2014. Selon la loi, le ministre  a l'obligation de nous donner une réponse motivée dans un délai de  3 mois,  ce délai légal accordé au ministère pour répondre a expiré il y a deux mois. », déplore-t-il

Cet  ancien membre du bureau politique national du Rassemblement du Peuple de Guinée (RPG), précise  que  son " .. engagement politique ne s’explique pas par mon expérience de la prison", précise Saliou Wann.

Selon lui,  tout a été mal fait en Guinée depuis l’indépendance obtenue le 02 octobre 1958. Très ambitieux, monsieur annonce vouloir « mettre de l’ordre dans les domaines de la vie publique de notre pays. Nous voulons recentrer le débat politique sur la résolution des problèmes des Guinéens,  à savoir : la santé, l’éducation, les infrastructures… Il faut qu’on s’occupe des vrais problèmes du pays »

Dénonçant au passage certaines pratiques actuelles des politiciens qui risquent de brûler notre cher pays, Alpha Saliou Wann demande le soutien de tout  le peuple de Guinée afin de pouvoir changer le visage politique de la Guinée.

Il faut rappeler qu’Alpha Saliou Wann était poursuivi pour « abstention délictueuse » dans l’affaire dite ‘’attaque de la résidence privée du président Alpha Condé du 19 juillet 2011’’. Il avait été finalement  acquitté par la Cour, après plus de deux années passées à la Maison centrale de Conakry…

Assy Diallo pour guineematin.com

QUELLE MALEDICTION SUR LA GUINEE?

Petit garçon, j'ai été marqué par les récits de mes parents, évoquant le calvaire des adolescents, qui victimes de rafles massives, étaient entassés dans les commissariats de Conakry avant d'être envoyés aux confins du territoire pour des travaux forcés. Peu d'entre eux sont revenus vivants de cet « esclavage » que le PDG , le Parti-Etat considérait comme des « mesures d'assainissement de la capitale ». Dans ces années 1960, cette souffrance du plus grand nombre a été silencieuse et méconnue. C'est ainsi qu'une tyrannie rampante a domestiqué le pays tout entier et s'est attaqué par la suite aux élites politiques et administratives. Elles aussi, ont été broyées par pendaisons ou par la diète noire au camp Boiro de Camayenne.

 
Mon engagement pour le respect des droits de l'homme en Guinée a été forgé par cette douleur inguérissable. La création de l'Organisation Guinéenne des Droits de l'Homme ( OGDH) et mon implication pour faire émerger l'UFDG comme principale force politique de notre pays sont les manifestations concrètes de ces convictions humanistes.
 
Aujourd'hui plus qu'hier, la Guinée est confrontée à ses plus redoutables démons. La violation des droits de l'homme a atteint un niveau très inquiétant. La violence est devenu structurellement un marqueur de la gouvernance d'Alpha CONDE. L'assassinat politique du Président de la section des motards de l'UFDG, Amadou Oury DIALLO le 15 septembre dernier reste jusqu'à présent non élucidé. Ceux qui l'ont tué ,bénéficient de la protection des plus hautes autorités du pays. Cet assassinat marque une nouvelle étape dans l'utilisation de la violence et montre à ceux qui feignent de ne rien voir, que le régime ne recule devant rien pour imposer son joug, quitte à verser « une mare de sang » pour rester au pouvoir.. Le recours à la terreur n'est telle pas l'ultime attitude des dictatures lorsqu'elles sont convaincues d'avoir perdu toute légitimité ?
 
Cette logique criminelle est aussi appuyée par une politique de domestication des esprits qui se décline aussi vers les parlementaires et les acteurs de la société civile. Les députés Aboubacar SOUMAH ,Ousmane Gaoul DIALLO et Holomou Koni Kourouma sont les cibles d'intimidations et de harcèlements afin de les faire taire. Dr Faya Millimonou, le musicien Elie Kamano et les défenseurs des droits de l'homme notamment Avocats sans Frontières sont nommément indexés comme des « activistes qu'il faut dompter ». Le Ministre Sakho de la justice ,ancien bâtonnier de l'ordre des avocats de Montpellier est l'instrument de cette politique liberticide.Toutefois, la réaction timorée de l'opposition démocratique suite à l'assassinat du Président de la section des motards de l'UFDG n'incite guère à une levée de boucliers en guise de solidarité en leur faveur. Avec la persistance de cette vision étriquée ,suicidaire pour la démocratie et les libertés , c'est la liberté d'expression qui est en sursis.
 
L'accumulation des frustrations collectives et de l'injustice a atteint un seuil intolérable. Le sentiment de révolte couve dans l'ensemble des secteurs de la société comme en 2006 et 2007. C'est vrai , les guinéens sont en colère et sont profondément indignés. Ils sont victimes d'ostracisme et sont la risée du monde du fait que la Guinée est en proie à une épidémie de fièvre hémorragique Ebola sans précédent . Les morts se comptent pas plusieurs centaines . L'économie du pays par conséquent est terriblement affectée. La crise humanitaire est en train de prendre le dessus sur les crises sociales ,alimentaires et sanitaires. Pour ne rien arranger les catastrophes de toutes natures se succèdent avec des dizaines de victimes à chaque fois depuis le début de l'année : Lambandji (20 morts) , Taouyah (36 morts) ,Womey (14 morts) , Benty (43 morts) et Kérouané (9 morts).
 
Les inquiétudes perceptibles par-ci, par-là sont légitimes dans un contexte de mauvaise gouvernance systématique. Mais les pleurnicheries et les lamentations ne sont pas de mises , car il est impératif de regarder en face la situation dramatique de notre pays et de se donner les moyens de la changer. C'est un devoir et nous pouvons y parvenir , à la seule condition d'unir les forces et mutualiser nos énergies créatrices pour contrer efficacement cette gouvernance irresponsable et dangereuse.
 
L'heure n'est pas aux pleurnicheries et aux lamentations. L'heure est à la mobilisation comme en 2006 et en 2007 pour sauver notre pays d'un désastre total et irrémédiable. C'est la seule issue raisonnable.
 
BAH Oury
Ancien Ministre de la Réconciliation Nationale
1er Vice-Président de l'UFDG
 
 

 

 

 

Primature: Saïd Fofana reste, mais..

Sauf dernière surprise, le Premier ministre guinéen Mohamed Saïd Fofana ne partira pas cette fois-ci encore de la Primature, où il trône depuis maintenant près de quatre ans.

Selon des sources généralement bien informées, le président guinéen Alpha Condé a encore besoin de son PM à ses côtés. Comme pièce de rechange, le chef de l'Etat a créé la semaine dernière un poste stratégique, placé sous son autorité, dénommé Conseil présidentiel des investissements et des partenariats public-privé (CPI-PPP), chargé de promouvoir le dialogue direct entre l’Etat, le secteur privé et la société civile. Les « initiés » du Palais et qui croient connaître son imprévisible et auguste locataire, parlent de vice-primature. Là, Alpha Condé compte nommer un homme de poigne, de dossier, pour mener à bien sa mission de développement. Et là, plusieurs noms reviennent dont, le plus souvent, celui de Ibrahima Kassory Fofana, président du GPT (Guinée Pour tous) et ancien ministre de l’économie et des finances. Ce dernier, qui n‘a jamais caché ses intentions « primatoriales », ne manque pas, ces derniers jours, l’occasion de se faire annoncer : distribution de kits sanitaires pour lutter contre Ebola, appel au dialogue politique, à la réconciliation nationale et au développement de la Guinée..

Kassory est-il bien parti pour décrocher ce précieux sésame ?

Restons à l’écoute des tambours publics qui finiront par nous annoncer qui a décroché la timbale..

Par MEDIAGUINEE

Relu par www.nouvellerepubliquedeguinee.net