Bah Oury : Alpha CONDE ne souhaite pas la présence de militaires français qui le dissuaderaent d'utiliser la violence à sa guise dans la répression contre les populations civiles »

 

Bah Oury, vice-président de l'UFDG, opposant en exile« Le désastre actuel commande que toutes les forces vives de la nation revoient leur attitude vis-à-vis d’un régime qui inexorablement conduit toute la nation au chaos. La lutte contre Ebola exige constance dans l’effort, une solide volonté politique, une gestion rigoureuse des ressources allouées pour servir exclusivement les populations sinistrées et un sens élevé de la responsabilité et de l’intérêt national », dit l’opposant forcé de vivre en exile, Bah Oury, dans une déclaration que Guineematin.com vous propose ci-dessous.

ALORS QUE LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE SE MOBILISE CONTRE EBOLA, CONAKRY CONFIRME D’ETRE LE MAILLON FAIBLE DE LA STRATEGIE INTERNATIONALE

A ce jour, l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) signale prés de 3500 morts infectés par la fièvre hémorragique Ebola dans les trois pays le Liberia, la Sierra-Léone et la Guinée. Pour la Guinée, les statistiques officielles indiquent prés de 750 décès des suites de l’épidémie. Toutefois, des témoignages concordants font état de décès non répertoriés dans les zones minières de Banankoro et dans les zones frontalières avec le Liberia du côté de la préfecture de Macenta. Le chiffre officiel est déjà suffisamment alarmant ,aussi est-il préférable de faire preuve de transparence dans la comptabilisation des victimes afin de pouvoir évaluer avec exactitude les efforts à fournir pour éradiquer le plus rapidement possible ce fléau dans cette partie du monde.

L’organe exécutif des Nations Unies, le Conseil de Sécurité a adopté le jeudi 18 septembre une résolution, qui souligne de profondes inquiétudes et de graves préoccupations pour l’avenir des pays d’Afrique de l’Ouest touchés par le virus. Le Conseil de Sécurité estime «  les acquis obtenus par ces pays en matière de consolidation de la paix et du développement risquent d’être réduits à néant par l’épidémie d’Ebola ». L’instance onusienne lance alors, un cri d’alarme  «  l’épidémie compromet la stabilité des pays les plus touchés, elle peut provoquer de nouveaux épisodes de troubles civils et de tensions sociales, une détérioration du climat politique et une aggravation de l’insécurité ». Enfin le Conseil de Sécurité juge  «  l’ampleur extraordinaire de l’épidémie d’Ebola en Afrique constitue une menace pour la paix et la sécurité internationales ».

La résolution 2177 dessine ainsi à juste titre l’architecture diplomatique par laquelle la communauté internationale s’implique pour apporter son concours aux trois pays sinistrés. Le Président OBAMA déploie trois milliers de militaires en Sierra-Léone et au Liberia pour la construction d’infrastructures sanitaires pour suppléer aux graves déficits dans ce domaine. La Grande-Bretagne, elle aussi renforce sa présence par l’envoi de quelques centaines de soldats pour appuyer les efforts des autorités Sierra-léonaises afin d’endiguer la propagation de l’épidémie. Pour la Guinée, dans un premier temps le Président Hollande de la France, lors de sa conférence de presse du 18 septembre annonce la construction d’un hôpital militaire en Guinée-Forestiére en signe de solidarité, pour assister notre pays en détresse. Contrairement au bon sens et à la nécessité de mobiliser tous les efforts pour stopper le virus, les autorités guinéennes dédaignent cet apport sous prétexte que cela serait une atteinte au « nationalisme ombrageux, des héritiers de Sékou TOURE ». C’est ainsi qu’un communiqué conjoint des Ministres Laurent FABIUS et Marisol TOURAINE annonce que le centre sera géré par la Croix-Rouge Française avec un important soutien de l’Etat Français (Affaires Étrangères, Santé, Défense et Intérieur).

Cette attitude du gouvernement guinéen traduit une constance qui consiste à reléguer au second rang toutes les initiatives qui mettent en priorité les intérêts des populations. Refus de l’hôpital militaire français, alors que le Liberia et la Sierra-Léone accueillent avec bienveillance plus de trois milliers de soldats américains et britanniques, refus de prendre les mesures idoines pour étouffer le développement de la maladie en Guinée-Forestiére entre Décembre 2013 et mars2014, pour ne pas faire annuler la visite officielle du Roi Mohamed VI sont autant d’actes qui sacrifient l’intérêt national. En effet, M. Alpha CONDE ne souhaite nullement la présence de militaires français sur le territoire national pour pouvoir utiliser la violence à sa guise dans la répression contre les populations civiles. Les massacres non encore élucidés de Womey prés de Nzérékoré et la militarisation de cette partie du pays confirment nos craintes de voir la logique sécuritaire de la gouvernance d’Alpha CONDE prendre le dessus sur le déploiement de moyens appropriés pour lutter contre l’épidémie. L’évocation d’un « nationalisme ombrageux des guinéens » fait sourire, lorsque nous savons que des soldats étrangers sont intégrés dans les services de la sécurité présidentielle du Chef de l’Etat guinéen.

Alors que de sources bien informées de l’OMS et de MSF s’inquiétant ces jours ci de la recrudescence du nombre de personnes infectées à Conakry et à Guéckédou, l’aide que reçoit le gouvernement guinéen n’arrive pas aux zones les plus affectées. Au même moment le corps médical guinéen est entrain d’être décapité. Le préfet de Guéckédou, Mohamed V KEITA s’est fait l’écho de se sentiment d’abandon. Comme d’habitude, les détournements des deniers collectés pour servir d’autres intérêts catégoriels et la mauvaise gestion chronique des projets nationaux par incompétence ou par laxisme entraînent un sentiment d’exaspération et de colère au niveau des populations. C’est ainsi que les « missions de sensibilisation gouvernementales » deviennent des moments exutoires de la frustration populaire à l’égard des autorités. Womey, Forécariah et Coyah sont quelques illustrations de l’indignation nationale face à une gouvernance corrompue et insensible à la détresse collective. La fièvre hémorragique Ebola en tant que telle est une maladie qui peut être vaincue si des moyens adaptés et une volonté politique forte sont déployés pour la combattre. La plus part des autorités politiques des pays de la sous-région ont d’ores et déjà déployé des efforts dans ce sens pour préserver leur pays contre cette foudroyante épidémie. Conakry brille ainsi encore dans sa « singularité irresponsable » au détriment de la santé publique nationale et internationale. M. Alpha CONDE pour masquer sa responsabilité dans la mauvaise gestion de l’épidémie qui a conduit à sa propagation dans la sous-région, s’agite médiatiquement et diplomatiquement pour faire bonne figure. Hélas le mal est déjà fait. Comme dit l’autre, « l’eau versée à terre, n’est plus récupérable ». En fin de compte, la fièvre Ebola est un miroir révélateur de la profondeur du désastre guinéen dût à une très longue succession de gouvernances anachroniques, irresponsables et crapuleuses.

Le désastre actuel commande que toutes les forces vives de la nation revoient leur attitude vis-à-vis d’un régime qui inexorablement conduit toute la nation au chaos. La lutte contre Ebola exige constance dans l’effort, une solide volonté politique, une gestion rigoureuse des ressources allouées pour servir exclusivement les populations sinistrées et un sens élevé de la responsabilité et de l’intérêt national. A l’aune de la durée au pouvoir, M. Alpha CONDE a prouvé qu’il ne satisfait aucun de ses critères. Cyniquement il prétend que son unique agenda est « la lutte contre Ebola » pour justifier la mise entre parenthèse pour un certain temps du processus politique national tel que prévu par la constitution guinéenne.

Notre responsabilité pour le devenir de notre pays et du destin collectif de tous les guinéens est plus que jamais interpellée. En ce qui concerne la communauté internationale, forte de la résolution du conseil de sécurité des nations unies elle doit faire fi de la « souveraineté proclamée » par des dirigeants irresponsables alors que leur peuple est en détresse.

Le danger est présent en Guinée. Nous devons le combattre pour sauver notre pays de la décomposition.

BAH OURY

Ancien Ministre de la Réconciliation Nationale

1er Vice-Président de l’UFDG 

A LIRE AUSSI :

Vidéos de la conférence de presse du Conseil Supérieur de la diaspora Forestière

C’est pour réagir aux propos du directeur de l’office nationale du touriste (ONT) que des responsables du conseil supérieur de la diaspora forestière ont animé une conférence de presse. Guineematin.com vous propose, ci-dessous, des vidéo de cette conférence de presse.

Antoine Ifono, président du Conseil Supérieur de la Diaspora Forestière fait lecture de leur déclaration

source www.guineematin.com

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https://www.

Sydia Touré donne les vertus de la candidature unique

Le président de l’UFR, Sydia Touré ne lâche vraiment pas prise : il tient à la candidature unique de l’Opposition, lors de la prochaine présidentielle. Il l’a réitéré mardi sur les ondes d’une radio privée. Il a de fait donné toutes les vertus liées à cette candidature unique. Selon lui,  « Chacun de nous a son opinion sur les différentes questions qui sont posées. La seule chose que je refuse c’est de dire qu’on n’en parle pas. »

Et d’ajouter : « Aujourd’hui, la candidature unique c’est un débat qui est posé et pourquoi ? Parce que notre pays est en déclin. Nous venons de passer quatre années de ce régime avec les résultats que nous connaissons à savoir une paupérisation généralisée, pas d’énergie, pas d’eau, pas de système sanitaire fiable, pas d’infrastructures et aucune perspective. » De l’avis de Sydia Touré, c’est la situation catastrophique du pays qui impose une candidature unique afin d’apporter une alternative. Extrait : « La création d’emplois a été complètement sabordée notamment dans un secteur aussi important que les mines. Donc, nous devons faire en sorte que le problème essentiel de notre pays soit l’alternance en 2015. Alpha Condé a eu ses cinq ans et nous sommes à la quatrième année avec tout ce que nous avons comme malheur. Dieu seul sait l’année qui reste comment est-ce qu’on va l’a passer. Moi, j’estime que le problème le plus important c’est l’alternance en 2015. De quelle manière? Est-ce qu’on doit le faire ? Chacun a ses idées sur la question. Il y a certains qui pensent que c’est une solution différente. »

Sydia Touré pourra-t-il intéresser les autres leaders politiques ? Réponse du président de l’UFR : «  Moi, j’estime et je ne suis pas le seul puisque nous en avons discuté avec d’autres leaders. Pour le moment, il y en a qui sont d’accord, d’autres pas d’accord. Mais j’estime (que) si un consensus comme nous l’avons fait d’ailleurs, on l’a dit dans la déclaration qu’on a signée avec Lansana Kouyaté que si un consensuel national pouvait se dégager pour régler le problème le plus important pour les Guinéens aujourd’hui à savoir le départ de ce régime qui n’a pas donné de résultats. Le Président de la République dit que ses ministres sont incompétents, son Premier ministre incompétent. On se demande aujourd’hui qu’est-ce qu’il attend pour les changer… Si nous voulons tout cela, c’est une alternative qui est la mieux indiquée. Il y en a d’autres peut-être, mais en attendant, c’est celle qui me paraît la plus sûre et qui ferait que, automatiquement quels que soient les tripatouillages qui peuvent être faits, les résultats seraient perdus par le gouvernement en place. »

Jeanne FOFANA, Kabanews

 
 

Un responsable du Rpg Arc-en-ciel répond à "Tout sauf Alpha" de Baidy Aribot (contribution

 

Mesdames et Messieurs,

C'est une opinion guinéenne médusée, qui a assisté ces derniers mois aux gesticulations tragicomiques d'un groupuscule fascisant et en manque d'inspiration du landernau politique guinéen. Un certain Baïdy

Aribot qui n'est plus à présenter (surtout pour ses inénarrables frasques) s'est pris ces derniers temps à rêver, que dis-je, à halluciner en sentant le rendez-vous de 2015 frapper à sa porte comme le chant de cygne d'une opposition moribonde.

Ainsi, pris de panique, le ci-devant député, qui n'a d'honorable que le titre ronflant acquis à Kaloum de façon << calamiteuse >> à l'issue d'un marathon électoral des plus rocambolesques, n'a eu d'autres inspirations que de lancer un mouvement ridicule et insensé, qu'il fait appeler << Tout Sauf Alpha >>.

Résumé ainsi, cette énième sortie du club des anciens barons et autres

sangsues du long règne anarchique du Général Conté, véritable pègre à

leurs heures perdues, n'aurait suscité en moi aucun émoi, tant le peuple de Guinée sait désormais, au regard de son vécu récent, distinguer entre celui qui se trouve dans la posture de Marc-Aurèle, par sa sagesse philosophique et son humanisme, et les nombreux Néron qui, non contents d'avoir spolié et martyrisé notre peuple pendant 24 ans, rêvent finalement de voir en 2015, notre maison commune partir en flamme, comme Rome le fut jadis sous ce tyran.

Les élucubrations pour le moins démoniaques et à fort relents ethno-stratégiques, débitées urbi et orbi par ces prophètes de malheur, atteignant un point culminant à Chicago en août passé avec le désormais célèbre discours honteux et incendiaire de M. Cellou Dalein Diallo, doivent sortir tout patriote de son silence et pousser chacun de nous, au delà des clivages irrationnels, à sonner le tocsin de l'unité nationale et de la cohésion sociale. Cela est pour moi, un devoir de salut public !

Oui, si Martin Luther King a eu son célèbre << discours d'Alabama >>,

Cellou Dalein Diallo a désormais le sien, inscrit avec infamie dans les annales de notre histoire commune : << le discours de Chicago >>.

Revenant au slogan sordide et creux du << Tout Sauf Alpha >>, je me suis fait l'écho d'un communiqué laconique et incohérent, en date du 27

septembre 2014, dans lequel, un certain Lancéi Konaté (se présentant

comme le Coordinateur du TSA en Europe) appelle à << faire barrage à la réélection du Pr Alpha Condé en 2015, Pour la simple raison que depuis son élection en 2010, il a mis en place un régime dictatorial qui n'a

apporté que du malheur à notre pays >> fin de citation.

Heureusement que tout le microcosme politique de notre pays, ne sera

pas jugé à l'aune de tels raccourcis et de telles incongruités, sinon notre fameuse opposition, en plus d'être << la plus bête de l'Afrique >> aurait mérité concomitamment, la palme de << la plus ridicule du continent >>.

Nous au RPG arc-en-ciel, nous n'avons pas à rougir d'un qualificatif de << dictateur >>, venant surtout de ceux qui étaient aux manettes durant les années de braise de 1985 à 2008, et qui ont laissé dans le subconscient du guinéen un souvenir où la barbarie ne rivalisait qu'avec l'anarchie. Certes, des leçons de démocratie et d'état de droit, nous en avons besoin au RPG arc-en-ciel, le besoin de perfection étant inhérent à toute entreprise humaine, mais nos opposants actuels sont-ils les mieuxindiqués pour nous en administrer? Là, réside la question.

Que renferme le slogan << TOUT SAUF ALPHA >> ? Ces trois petits mots constituant un non-sens à première vue, sont pourtant lourds de

non-dits et d'insinuations malhonnêtes, si on s'y attarde de près.

Exorcisons-le brièvement de son contenu maléfique, avant que sa transe

diabolique ne se saisisse de notre peuple.

A quoi fait donc fait allusion ce <>, qu'un politicien à la petite semaine veut insidieusement vendre au peuple de Guinée ?

Ce <> prône simplement le retour à la situation d'avant 2010, où, par les faits et méfaits des thuriféraires du régime rétrograde de Lansana Conté, TOUT était permis, l'état ou ce qu'il en restait, s'était privatisé, la gabegie financière s'était étatisée, les valeurs morales s'étaient dégradées, le crime organisé s'était généralisé, le concept de civisme avait foutu le camp, bref les fondements de notre république s'étaient délités.

Oui, les nostalgiques de ce << TOUT >>, veulent nous ramener à

l'atmosphère de putréfaction sociale d'avant Janvier 2007, où un Homme

politique déclarait << la justice c'est moi !>>, applaudit en cela par des commis aveuglés par l'appât du gain facile et mûs uniquement par la préservation de leurs prébendes. Heureusement qu'en janvier 2007,

une révolution inachevée est passée par là, mettant un holà à la négation toute azimute des droits les plus inaliénables de notre peuple.

Ah oui, votre << TOUT >> traduit votre nostalgie de cet << âge d'or >>

mafieux, où un Président d'une république chancelante apostrophait

publiquement ses ministres en leur lançant << vous êtes tous des voleurs !!>> sous un hourra d'applaudissements approbateurs des accusés

eux-mêmes.

Ah oui, TOUT sauf Alpha ? ce << TOUT >>, c'est le ballet incessant et

quasi quotidien des pick-up de la présidence dans les caveaux de la

Banque Centrale, embarquant des cartons de billets de banque neufs,

sous le regard hagard, impuissant et révolté d'un peuple en guenille, spolié de son espoir, sucé jusqu'au sang par des vampires en costumes-cravates.

<< TOUT >> c'est aussi le retour au narco-état voyou dont le souvenir

vivace reste dans le subconscient collectif des guinéens, avec ces images d'avions fantômes atterrissant nuitamment sur les pistes broussailleuses de Faranah et de Boké.

Oui Baïdy, votre << TOUT >> ne trompe personne ! il me rappelle simplement le contingent de << bérets rouges >> que j'eus l'effarement de rencontrer le soir d'un vendredi de 2009, aux portes de votre bureau de la CNSS, embarquant un véritable butin de guerre arraché à un << peuple vaincu >> pour << arroser >> le weekend des << vainqueurs >> au camp Alpha Yaya, ou dans les nombreux maquis qui foisonnaient à cette époque.

Votre << TOUT >> M. Baïdy, c'est le retour vers l'opacité arrogante qui

entourait jadis la gestion de notre patrimoine commun et surtout des

grandes régies de l'état, dont vous fûtes vous-mêmes l'un des fossoyeurs les plus notoires.

Oui grand-frère Lancéi Konaté, vos rancoeurs et vos ressentiments

personnels nourris à l'encontre du Pr Alpha Condé peuvent se

comprendre venant d'un homme aux objectifs prébendiers ; mais, pour

quelques motifs que ce soit, vous ne devez perdre de vue la bonne

volonté du Chef de l'Etat d'asseoir les bases d'une Guinée aux

lendemains meilleurs. Les effets dévastateurs de votre propre cécité

sur votre capacité de discernement ne doivent en aucun cas vous

pousser au nihilisme politique. La << dictature >> sous Alpha Condé

n'existe que dans votre imaginaire fantasmagorique, vous et vos

soutiens politiques, victimes que vous êtes du seul environnement

obscur et haineux dans lequel vous vous êtes reclus depuis des années,

coupés des réalités du bas-peuple.

Eh bien votre obscurantisme d'aujourd'hui ressemble à la condition

pathétique de ces hommes enchainés décrits il y'a plusieurs siècles

par Platon, dans son fameux << mythe de la caverne >>.

Chers frères Lancéi Konaté et Baïdy Aribot, vous et vos sous-fifres,

qui ne voyez le soleil de l'espoir poindre à l'horizon qu'à travers le

prisme de la fausseté, je puis vous affirmer que notre pays la Guinée

vient de loin, n'en déplaise aux nostalgiques d'un passé pourtant peu

reluisant.

La Guinée, sous l'impulsion du Pr Alpha Condé se fait patiemment une

image d'Etat fréquentable, qui tranche de plus en plus avec celle qu'elle offrait naguère, lorsque nous étions estampillés << Failed State >> par tous les organismes internationaux. Oui, les vicissitudes naturelles entravant aujourd'hui notre parcours (notamment les récents effets néfastes d'Ebola) ne doivent pas vous faire occulter cette volonté infaillible du président Alpha Condé de bâtir une nation forte

et prospère.

Oui, vous vous êtes empêtrés dans les chaines de la haine, à quand

votre libération ?

Seul le peuple souverain de Guinée, que vous avez longtemps martyrisé,

a la réponse à cette lancinante question. Et, croyez-moi, il vous

répondra sûrement en 2015 !!!

Conakry, le 7 octobre 2014

Par Siaka BARRY, Secrétaire Politique de la Section RPG arc-en-ciel Lambanyi,

Membre du Bureau des Cadres

source : www.mediaguinee.com

NB : comme à son habitude, nrgui.com ne s'est pas senti autorisé à"relire" centexte d'n responsable politique qui en assume pleinement "l'écriture".

Cellou à Al Jazeera : Ebola in Guinea: Is government incompetence a bigger danger?

Nota bene

Ebola s’est déclarée en région forestière, le Pouvoir pour des raisons qu’on devine et suggérées par le président du plus grand Parti de l’Opposition, a préféré chercher à étouffer l’ennemi mortel qui a résisté depuis plus d’un siècle à la médecine la plus pointue au monde. On a couvé l’ennemi mortel aux pouvoirs de multiplication qui se sont révélés presque d’eux-mêmes en février-mars en Guinée

2) Le Pouvoir a encore montré un laxisme doublé de « radinisme-pingrinisme » qui ont aidé le virus à émigrer ça et là d’hôpital en centre de santé, de village en faubourg presque partout en Guinée.

3) L’exécrable communication gouvernementale a eu son climax, quand au plus fort de la crise, le président a cru bon d’aller à la mamaya de Washington alors que le virus ayant franchi nos « frontières » avec la Sierra Léone et le Libéria, les présidents de ces deux pays ont jugé plus symboliquement significatif de rester pour organiser sur place les avant-postes de la guerre contre un ennemi mortel aux pouvoirs de démultiplication effrayants..

4) Ce défaut de communication doublé d’un sentiment de frustration a, dans une région meurtrie par trois ou 4 massacres des leurs, nourri le sentiment que ce virus est un « Envoyé » ! Voyez les déclarations d’un Laye Junior, et il y a quelques heures, celle d’Amadou Damaro Camara, président du groupe parlementaire majoritaire de la Mouvance :

« Les gènes, et la culture de la violence, c’est là-bas, en Forêt » !

On pourrait ajouter :

Ainsi en a décidé le virus Ebola : je vais là où on me ressemble le plus !

Bon ce ne sont pas les termes utilisés par le très « civilisé » Cellou, du reste, il n’a pas dû parler en anglais. Pour le reste débrouillez-vous.

The Ebola crisis has been growing in West Africa since the end of last year, with no immediate signs of it ending. Just this week, the United States Center for Disease Control estimated that 21,000 could be infected by the end of the month, while the World Health Organization (WHO) said in the worst-case scenario 1.4 million could be infected by the end of January - if the spread is not stopped now. While the world has looked on with growing horror at the rapid spiral of growth, some in West Africa seem trapped in a state of denial about the scale of the problem we face.

International help is desperately needed - the Chinese, Cubans, and Ugandans have been here for weeks, and now the West is coming too. In Guinea, where the outbreak started, France is taking the lead, sending military doctors and its civil protection agency staff backed by air support in order to set up a military hospital in the worst affected areas.

In neighbouring Liberia, the government declared a State of Emergency and closed its borders. In Sierra Leone, the government introduced a nationwide three-day lockdown. But in Guinea authorities have been strangely passive in the face of the threat. While they have hesitated, fear has gripped the country and as the fatal attack on eight healthcare workers shows, rumours and misinformation have filled the vacuum where the government's public education on the disease should be. Fear of image damage

The outbreak started in the remote southeastern forest region of Guinea - la Forestiere - in December 2013. At first, no one knew what the disease was, but even when Ebola was confirmed, the government still failed to take it seriously. For months it refused to admit the scale of the problem, fearful that doing so would damage Guinea's image. Aid agencies, such as Medecins Sans Frontieres, valiantly battled the virus almost on their own, while vital months were wasted before a government that only spends a pitiful 2.4 percent of its budget on healthcare, instead of the WHO recommended 15 percent, called for outside help. Instead, it spent its time criticising the opposition for scare-mongering and waited until our limited health structures had been overwhelmed.

Counting the Cost - Ebola: Infecting West African economies

Back in August when Liberia's and Sierra Leone's presidents skipped the US-Africa Summit to stay at home to deal with the crisis - Guinea's President Conde flew out to Washington for the US Summit but he came back with little more than photos with President Obama instead of an aid package to tackle Ebola.

Only now with Ebola having spread to 17 of Guinea's 33 districts is the government beginning to wake up, but it is too late to regain public trust. We have tried to maintain a political consensus but now the government's incompetence is a bigger danger to the Guinean people than the risk of politicising the disease. The crisis has exposed a deep-seated distrust of the government, especially in la Forestiere, which has traditionally been starved of government resources and where only last year over 100 people were killed in ethnic clashes.

Fear and stigmaFear and stigma are preventing aid and medical relief getting through to affected areas and even the little they are doing now is viewed with suspicion. In the absence of a coherent public education programme rumours that foreign aid workers are either spreading the disease or are inventing Ebola so that they can harvest organs for sale in the West are rife.

The tragic death of eight health workers and journalists last week has thrown the Guinean authorities' failures into stark relief. The health workers were attempting a belated public education programme in the village of Wome where the first Ebola cases were reported, but they were attacked by villagers fearing that the disease was being brought to them. Since then, the negative international publicity has spurred the government into action, arresting 27 people this week. What a pity it did not show the same kind of speed and determination in tackling the outbreak itself.

The international effort to combat Ebola now under way has the chance to break the back of this outbreak and prevent it from spiralling out of control and dragging not only the three most affected states but the whole of West Africa into a nightmare scenario. However, the sad truth is that a government as saddled with incompetence and corruption as Guinea's current one cannot be trusted to either spend aid relief money wisely nor put in place the long-term measures necessary to prevent a similar outbreak occurring again in the future.

Cellou Dalein Diallo is Former Prime Minister of Guinea and President of UFDG.

The views expressed in this article are the author's own and do not necessarily reflect Al Jazeera's editorial policy.

 Source:

 Al Jazeera