UFDG: l'ex-maire de Labé jette l'éponge !

 

 

 

 

Après Yarie Biriqui, l'ex-maire de Labé, principal fief de l'UFDG en région montagneuse du Foutah Djallon, s'en va aussi. Dans une lettre dont MEDIAGUINEE détient copie, Elhadj Ibrahima Sampiring Diallo dit mettre fin à son engagement politique sous la bannière de l'UFDG, parti de l'ancien Premier ministre Cellou Dalein Diallo. Lettre...

A Monsieur le Président de l’UFDG et cher beau,

En raison des nombreuses incompréhensions qui ont marqué et qui continuent de marquer nos relations personnelles aux plans politique et social, il m’apparaît utile de porter à votre connaissance que j’ai décidé, à compter de ce jour, de mettre fin à mon engagement politique sous la bannière de l’UFDG.

Toutefois, je puis vous assurer de ma volonté ferme et résolue d’apporter ma petite contribution au combat général pour l’avènement d’une société guinéenne véritablement démocratique, unie et solidaire.

Je tiens aussi à préciser que mon option réfléchie n’affectera aucunement mes rapports personnels avec la belle famille de Dalein.

Veuillez agréer, Monsieur le Président et cher frère, mes salutations cordiales.

Elhadj Ibrahima Sampiring DIALLO
Depuis Labé

 

 

 

 

Accords du 3 juillet 2013 ou le grand ramdam du ramadan 2014 de l’Opposition républicaine

Les partis accrédités au dialogue politique guinéen non inclusif ne parviennent pas à s’entendre sur le strict minimum au tour d’un accord en 5 points sur les accords du 3 juillet 2013. En lieu et place, l’opposition républicaine fait du ramdam après avoir fait semblant de retourner à l’hémicycle pour que chacun d’eux empoche 24 millions de francs guinéens en ce mois de ramadan alors qu’ils n’ont travaillé que 10 jours sur les 30 du mois de juin 2014.

Le premier round du dialogue a permis de s’accorder sur les points suivants : 1.       Le choix d’un nouvel opérateur technique pour la révision du fichier électoral Avec le renvoi du couple Way Mark - Sabari Technology en violation de toutes les lois en matière de contrat passé entre l’Etat et le secteur privé en Guinée, nous devons craindre d’éventuelles poursuites judiciaires contre notre pays pour rupture abusive de contrat. Etant entendu que dans un Etat de droit, l’exécutif renonce à ses prérogatives de puissance publique en passant les conventions avec les tiers. 2.     L'organisation des élections communales. Le risque de ne pouvoir organiser les communales cette année devient grand à cause du renvoi du couple Way Mark – Sabari car, le processus de recrutement d’un nouvel opérateur prendra au moins 90 jours. A cela s’ajoute le gap budgétaire qui ne peut être comblé que suite à la convocation et la tenue d’une session de loi des finances rectificative qui prendra au moins 15 jours et au plus 30 jours ; sans oublier le temps de recrutement et de formation des opérateurs aux techniques du nouvel opérateur ainsi que le temps d’auditer le matériel et tester la compatibilité entre le système actuel et les nouveaux programmes et les nouveaux logiciels. A tout cet ensemble, il faut ajouter les 60 jours de délai légal séparant la date de convocation des électeurs à celle du jour du scrutin. En s’amusant à faire de l’arithmétique politique, bien que certaines opérations peuvent se dérouler concomitamment, à 168 jours de la fin de l’année 2014, il est presque certain que les communales n’auront pas lieu cette année. Par contre, si les accords du dialogue en cours aboutissent à la reconduction du couple Way Mark – Sabari Technology pour les communales, en plus de l’économie d’échelle sur le gap du budget électoral, il sera possible d’organiser le scrutin courant novembre 2014. Il reste entendu que compte tenu du fait que les communales ne sont pas une élection nationale, il n’y a aucune possibilité pour un opérateur technique qu’il s’appelle Sabari, Way Mark ou autre de tricher, même avec le fichier disponible actuellement. 3.     La neutralité de l'administration et le libre accès des médias de service public. En réalité, le bon sens et la realpolitik voudraient que s’agissant de l’administration, qu’on admette que le MATD est le partenaire technique et opérationnel de la CENI qui n’a ni les capacités institutionnelles, ni les ressources humaines suffisantes pour organiser seule une quelconque élection. S’agissant du libre accès aux médias du service public, je pense qu’il faut convenir d’un manuel de procédure et des TDR. De toutes les façons, le collectif des radios privées et communautaire bénéficient d’un audimat largement au-dessus de celui des médias de service public. 4.     La poursuite des présumés auteurs des violences politiques. Cette initiative appartient concurremment à l’exécutif et au législatif ; ce dernier dispose légalement des moyens de constituer des commissions d’enquêtes parlementaires sur toutes les questions sensibles relatives à la vie de la nation. Il reste entendu que l’indemnisation des victimes reste tributaire non seulement des préjudices subis par les uns et les autres, mais surtout des décisions de justice qui seront rendues. 5.     L'indemnisation des victimes. A ce niveau, un travail d’expert est nécessaire pour déterminer les catégories de victimes en fonction des préjudices subis. Aussi, s’agissant des victimes économiques, un ensemble de dispositions convenues doivent être envisagées pour savoir notamment si certaines victimes étaient couvertes par une police d’assurances notamment. 6.     La mise en place du comité de veille. Je pense que cela est déjà obtenu. Le MPR pense que les menaces répétées de suspension des activités de l’opposition républicaine au parlement ou de reprise des manifestations sur les voies et places publiques n’ont d’autres objectifs que faire du ramdam pour que les questions d’actualité comme les rapports d’audit ou autres scandales soient sacrifiés sur l’autel du consensus politique comme si la république ne doit exister que pour s’occuper des questions uniquement électorales. En tous les cas, la mise en œuvre de l’ensemble des points inscrits à l’ordre du jour du dialogue ne changera rien au quotidien du guinéen lambda. Le pouvoir doit cesser de se coucher à plat ventre devant les atteintes à la loi. Pour le MPR, le grand ramdam politique en cours pendant ce mois de ramadan est savamment orchestré, il n'est qu'une vaste opération de communication à visée politique dans le but de distraire sur les dossiers sensibles. Le MPR demande à la classe politique de répondre aux questions prioritaires des citoyens et met au défi quiconque peut prouver que les questions électorales font partie des priorités des populations. Le MPR prie Dieu que le ramadan 2014 inspire l’opposition guinéenne pour arrêter son ramdam. Que Dieu bénisse la Guinée et les Guinéens. Conakry, le 15 juillet 2014 Honorable Cheick Tidiane TRAORE Président du MPR 664368314 – 557424200 / Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

 

 

 

 

 

CDD : «Il faut qu’on se lève »

A l’occasion de son assemblée générale hebdomadaire à son siège à la minière, L’union des forces démocratiques de Guinée(UFDG), son présdent Cellou Dalein Diallo n’a pas été tendre avec le Pouvoir en place.

« Nous sommes dans un régime dictatorial qui est en train de s’installer dans notre pays. Il faut qu’on se lève. Alpha Condé n’a aucun respect pour la loi. Il n’a aucun respect pour l’unité de notre nation. Il n’a aucun respect pour la dignité des citoyens guinéens. Il n’a pas de respect pour la démocratie ».

Poursuivant, affirme que le président Alpha Condé ne voudra jamais organiser des élections transparentes en Guinée et qu’il ne gouverne que pour une partie de la Guinée « les militants du RPG », précise-t-il.

Selon lui, le sort des autres n’est pas dans les préoccupations du Chef de l’Etat. « Ils doivent être stigmatisés, exclus, humiliés si possible », ajoute-t-il.

Abordant la question du résultat du dernier recensement de la population, Cellou Dalein affirme que c’est un recensement qui montre encore  une fois que le professeur Alpha Condé est attaché à exclure une partie des Guinéens de la Guinée.

Pour lui, l’exclusion est une pratique courante   du RPG et du Chef de l’Etat guinéen.

« Ce recensement est un recensement qui montre qu’il ne veut recenser comme guinéen que les militants du RPG. En ce qui concerne les militants de l’UFDG, il faut les exclure, pas seulement du fichier électoral, mais même du fichier national des citoyens guinéens. C’est l’exclusion qui a été toujours pratiquée. C’est la contestation de la citoyenneté de certains de nos compatriotes qu’on identifie à leur appartenance politique, ethnique. Il faut le dire et il faut le dénoncer. Ce recensement vise à préparer  un fichier électoral où l’écrasante majorité des électeurs sont des militants du RPG. Ils sont des centaines et des milliers qu’on a refusé de recenser parce qu’ils appartiennent à l’Opposition, à un Parti ou à une ethnie», a-t-il indiqué.

Plus loin, il a promis de mettre en évidence ce recensement discriminatoire qui a été organisé selon lui par le RPG.

A l’en croire, à Conakry, il  détient suffisamment de preuves pour montrer qu’on a refusé de recenser nos compatriotes parce qu’ils appartenaient à un Parti politique ou parce qu’ils appartiennent à une ethnie.

Revenant sur la publication des audits dans lesquels il a été cité, le patron de l’UFDG a assuré ses militants et sympathisants qu’il lèvera sa main et que personne ne pourra baisser un doigt.

« Des inspecteurs ont reçu mandat de trouver une ardoise pour disqualifier Cellou de la course pour l’élection présidentielle de 2010. Ces audits ont été commandés en Août 2009 lorsqu’on organisait le congrès pour l’investiture de notre candidat. Depuis que j’ai quitté la primature, ces élites sont derrière moi. On a dit que j’ai vendu des rails, des avions, des bateaux, j’ai pris de l’argent, j’ai construit des hôtels en Israël et que je suis le plus gros investisseur au Sénégal. Tout ça c’est pour me discréditer et pour me calomnier  », dira-t-il à ses militants.

Selon ses dires, c’est la force de l’UFDG qu’on redoute mais en 2015, son Parti va prouver à la face du monde que l’écrasante majorité des Guinéens est avec lui.

Mamadou Aliou Barry pour Aminata.com

Relu par www.nouvellerepubliquedeguinee.net

 

Une transition infinie : Opposition et Gouvernement toujours pas d'accord sur un accord signé !

 

En Guinée, la majorité et l'opposition ne sont pas parvenues à un accord sur la suite du processus électoral. Un texte devait être signé ce vendredi concernant le calendrier des élections communales et communautaires, l'élection présidentielle de l'an prochain, ainsi que l'opérateur technique chargé du fichier électoral. Mais, faute de consensus, l'opposition a refusé de le ratifier.

Tous les sujets qui fâchent ont été involontairement ou sciemment omis dans le relevé des conclusions qui ont été soumises aux acteurs politiques : voilà pourquoi l’opposition ne les a pas approuvées.

L’un de ses négociateurs, Faya Millimono, expose les raisons de ce refus : « Nous avons dit que Waymark [l'opérateur technique sud-africain chargé procéder à la révision du fichier électoral, ndlr] ne doit plus revenir dans le jeu. Ça, c’était scellé depuis l’année dernière. Rien de cela n’apparaît dans le document final » observe le négociateur. « Nous avons dit aussi que les élections communales devaient être organisées, et un calendrier devait être fait en tenant compte de la correction des anomalies. Rien de tout cela n’apparaît dans le document final. Alors au niveau de l’opposition, nous allons faire une contre-proposition ».

Pour Aboubacar Sylla, le président de l’Union des forces du changement (UFC), les négociations sont terminées et il faut avancer : « Il n’y a plus de négociations à faire maintenant. Le débat est clos. Le dialogue est terminé. La question maintenant est de formuler les conclusions de ce dialogue, c’est-à-dire de refléter dans un relevé de conclusions les recommandations et les décisions qui sont issues de ce dialogue ».

Pour le ministre de la Justice, l’un des garants de ce dialogue, la porte n'est cependant pas totalement fermée : « Je suis venu ce matin pour parapher et signer enfin cet accord politique, a affirmé Maître Cheikh Sacko. Cela n’a pas été possible puisque les conclusions n’ont pas été acceptées par l’autre camp, c’est-à-dire l’opposition. [Mais] cela a été renvoyé dans les jours à venir, pour qu’on puisse arriver à signer cet accord ».

Rfi

 

Lansana Kouyaté demande que le régime d’ Alpha Condé soit audité

C’est du Lansana Kouyaté pur jus. En séjour à Paris depuis le 6 juin dernier, le chef de file du PEDN vient de rompre le silence pour se prononcer sur l’actualité de la Guinée.
Actualité marquée notamment par la publication des audits. Tout d’abord, l’ancien patron du « gouvernement de large consensus » revient sur Le Projet coton dans lequel il serait visé par l’Etat. Lansana Kouyaté ironise. Et dit qu’il ne se reproche absolument rien. « C’est bizarre. Il n’y a plus d’Etat. C’est ça la vérité.
Il y a eu deux jugements sur cette affaire de coton. Dans le premier jugement, des gens ont été condamnés. Ils ont fait appel. Est-ce qu’on a parlé de Kouyaté là-bas ? Quand ils ont fait appel au second jugement, ceux qui sont condamnés sont condamnés.
A-t-on parlé de Kouyaté là-bas ? Je n’ai rien à voir dans cette affaire. Avant on parlait aussi de ParisBas.
Qui entend parler de ParisBas maintenant ? Le Guinéen croit qu’il est malhonnête et que tout le monde est malhonnête », s’est défendu le président du PEDN. Ensuite, Lansana Kouyaté passe à la contre offensive, dénonçant une manœuvre politique visant à mettre les bâtons dans les roues de tous ceux qui représentent un danger pour l’administration Condé.

Ces audits, on s’amuse..Je crois qu’on est en train de créer une sorte d’aspirateur pour aspirer tout ce qu’il peut y avoir de perspectives . Les audits, c’est moi qui les ai commencés quand j’étais premier ministre de large consensus. En mon temps, ce n’était pas des audits pour la chasse aux sorcières. C’était de vrais audits ». Pour le patron du PEDN, il est grand temps d’auditer le régime du président Alpha Condé. Il s’explique : « Un Etat juste audite le passé, un passé de 10 ou 15 ans, comme il veut. Mais, un passé aussi de trois ans. On est bientôt à 4 ans depuis son arrivée (Alpha Condé NDLR) au pouvoir. Ils n’ont qu’à auditer là-dessus aussi.

On va voir qui est qui. Tout est connu, de l’extérieur comme de l’intérieur. Je demande aux gens de ne pas avoir peur. Puisque, de toutes les façons, c’est une question de justice. La même justice s’appliquera à chacun de nous ».

Kouyaté voit derrière ces audits, une méthode ayant pour objectif de disqualifier aux prochaines élections les principaux opposants au régime d’ Alpha Condé.

« Ce sont des choses ciblées. Le régime a peur des échéances à venir. Il veut que certains soient illégitimes parce que simplement ils auront été condamnés. Le régime est inquiet. Il est inquiet de quelque chose.

Ils sont inquiets que leur cible ne se présente contre eux dans les mois à venir », dénonce l’ancien chef du gouvernement de large consensus.

Source : Aminata.com

Relu par www.nouvellerepubliquedegunee.net

 

 

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