Justice pour Mohamed Koula, le journaliste assassiné ! (Bah Oury)
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- Mis à jour le lundi 6 février 2017 12:30
- Publié le lundi 6 février 2017 12:30
- Écrit par Bah Oury
Le 05 février 2016, comme je l’avais annoncé auparavant je me suis rendu au siège de l’UFDG à Commandayah. J’étais accompagné de trois personnes amies dont un journaliste d’un site de la place qui faisait un reportage sur mes activités tout au long de cette journée fatidique. Au portail de l’entrée de la cour, je me suis heurté à un comité d’accueil hostile qui m’empêcha de pénétrer à l’intérieur de l’enceinte. Je reçus un violent coup de « matraque » sur la tête, qui fort heureusement a été amorti par une main protectrice qui s’était interposée. J’étais toutefois sonné et j’avais de la peine à voir (mes lunettes étaient tombées). Par la suite, des jets de pierres provinrent de l’intérieur de la cour et obligèrent tout le monde à décamper pour se mettre à l’abri. Dans ce cafouillage, Abdoulaye Cosa qui me couvrait de son corps est poignardé au dos. D’autres, tout en couvrant me firent traverser les deux voies de la route qui jouxtent le siège. Au moment où je montais dans un véhicule qui fort opportunément s’était arrêté pour nous évacuer des lieux, un coup de feu retentit. J’étais la cible à abattre. Mohamed Koula qui malheureusement était dans la trajectoire de la balle assassine est foudroyé et s’écroula mortellement blessé. Il était aux alentours de 17H. Une demi-heure plus tard, un communiqué de l’UFDG avec la bénédiction expresse de Cellou Dalein est publié.
En voici les principaux extraits « M. BAH Oury était muni d’une arme à feu et accompagné de loubards à l’effet de perturber la réunion du Bureau Exécutif et, selon des rumeurs persistantes avait aussi l’intention d’attenter à la vie de Cellou Dalein Diallo , Président de l’UFDG au motif que celui-ci l’aurait exclu du Parti qu’il aurait créé. A son arrivée, il a voulu forcer le passage et s’est heurté à l’opposition des maintiens d’ordre du Parti. Au cours de l’altercation, il a fait usage de son arme à feu devant plusieurs témoins et malheureusement, le jeune journaliste El hadj Mohamed Diallo du site Guinée7 présent sur les lieux a été mortellement atteint par la balle ». Le Président de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo assume pénalement la responsabilité de ces graves affirmations et devra répondre devant les juridictions compétentes pour cette dénonciation calomnieuse.
Un an après, où en sont les enquêtes judiciaires !
Le doyen des juges d’instruction du tribunal de Dixinn dans son ordonnance du 24 mai 2016 a inculpé :
- Amadou Sow , garde de corps de Cellou Dalein , pour assassinat
- Alghassimou Keita, garde de corps de Cellou Dalein pour complicité d’assassinat et de tentative d’assassinat. Ces deux gardes de corps sont en détention à la prison centrale de Conakry.
- Souleymane BAH Thiaguel, chargé de communication de Cellou Dalein également pour complicité d’assassinat et de tentative d’assassinat. Ce dernier est actuellement en cavale au Sénégal. Son mentor use actuellement de tous les stratagèmes pour tenter de justifier son absence du pays.
L’ordonnance du juge d’instruction validée par la chambre d’accusation de la Cour d’appel de Conakry le 02 août 2016 indique que les faits incriminés attestent de l’existence d’une « conspiration » qui a été minutieusement planifiée. La chambre d’accusation a également instruit le procureur général de Conakry de mettre en œuvre les dispositions pour que les personnes citées comparaissent devant la cour de Conakry chargée de juger les crimes de sang dés qu’elle sera convoquée.
Quelques informations complémentaires
- Au mois de novembre 2016, une tentative d’assassinat a été orchestrée contre Alphadio Wanidara. Ce dernier inculpé pour coups et blessures volontaires dans le cadre de l’affaire 05 février 2016 s’est révélé particulièrement gênant. En effet depuis qu’il s’est éloigné du couple Cellou Dalein pour se rapprocher du NFD de Mouctar Diallo, il a évoqué à maintes reprises en public, les circonstances de l’organisation de la conspiration contre le 1er Vice-Président de l’UFDG pour attenter à sa vie. Dés lors il devenait gênant. C’est ainsi qu’il a pu échapper à une tentative d’assassinat dont le présumé auteur serait un garde de corps de Cellou Dalein. Cet imbroglio judiciaire apparent est d’une parfaite cohérence mais le procureur de Dixinn n’a pas pour l’instant pris en compte la connexité des affaires pour la manifestation de la vérité.
- Le procureur de Dixinn M. Souleymane Ndiaye (encore lui) n’a pas jugé opportun de faire instruire la plainte contre Cellou Dalein Diallo relative à la dénonciation calomnieuse arguant que le statut de député le met à l’abri des poursuites judiciaires. Une demande de la levée de son immunité parlementaire initiée par le collectif des avocats de la partie civile, a été déposée au bureau de l’assemblée nationale qui n’a pas encore formellement réagi. Il n’est pas tolérable qu’une diffamation mensongère par le biais d’un communiqué qui a fait le tour du monde, me présentant pour un assassin d’un journaliste ne soit pas jugée. Mon honneur et mon image tant en Guinée qu’à l’étranger ont été entachés par cette dénonciation calomnieuse. Par conséquent cela nécessite une réparation judiciaire. Si les tribunaux guinéens s’avèrent peu enclins à juger l’affaire alors il sera tout à fait logique qu’un tribunal supranational soit saisi afin que la justice soit rendue.
Justice pour Mohamed Koula et justice pour tous ! La vérité triomphera !
BAH Oury
Ancien ministre
1er Vice-Président de l’UFDG
Troisième mandat : Dr Fodé Oussou Fofana invite Alpha Condé à faire une déclaration pour dire qu'il ne sera pas candidat
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- Mis à jour le dimanche 5 février 2017 15:52
- Publié le dimanche 5 février 2017 15:52
- Écrit par Saïdou Nour Bokoum
Actualité de Guinée Conakry, 05/02/2017. Nouvelle République de Guinée, www.nrgui.com. Lors de son assemblée générale de ce samedi 4 février présidée par Fodé Oussou le2e vice présidentde l’UFDG a saisi cette occasion pour demander au Président Guinéen, dont certains cadres de son parti (RPG), n'arrêtentd’évoquer un éventuel troisième mandat.
Saisissant cette occasion, Dr Fodé Oussou Fofanaégrène ironiquement indique : « M. le Président Alpha Condé, Président de la Guinée, Président de l'Union Africaine, président duRPG arc-en-ciel, je vous informe que le Président Angolais, a déclaré qu'il n'est plus candidat pour un troisième mandat ; la Présidente du Libéria également; l'Ivoirien Alassane Ouattara, a fait une déclaration solennelle pour dire qu'il n'est plus candidat », a t-il lancé devant les journalistes, avant de poursuivre que, « comme vous êtes le Président de l'UA,malgré celail y a tropde bruit au tour du troisième mandat. Si vous voulezrentre dans l'histoire par lagrande porte avec le titre de Président honoraire de l'Afrique, faite une déclaration pour dire que vous n'êtes pas candidat ».
Selon lui, Alpha Condé avoulu être Nelson Mandela, Barack Obama et maintenant, il dit êtrefier de Moughabé.
Mais, Ossou Fofana dit ne pas être d'accord avec Alpha Condé pour ce dernier :« M. le Président, nous ne sommes pasfiersde Moughabé, il n'est pas un modèle pour les Africains. Vraiment nous ne sommes pas d'accord avec vous », aconcluDr Fodé Oussou Fofana.
Hassane Mombeya, pour nrgui.com
La mouvance présidentielle prône le maintien du « Prof-Prési » au pouvoir pour un 3eme mandat : ce que je pense (Abidine Bayo)
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- Mis à jour le samedi 4 février 2017 22:53
- Publié le mardi 24 janvier 2017 11:17
- Écrit par Saïdou Nour Bokoum
Actualités de Guinée Conakry, 24/01/2017. Nouvelle République de Guinée, www.nrgui.com. A la faveur des accords politiques inter-guinéens, signés en 2010 à Ouagadougou, sous la houlette de la communauté internationale, le Conseil National de la Transition (CNT), a été dans la foulée, mis en place, par un décret du Président de la transition, le Général Sékouba Konaté, sur proposition des acteurs politiques et représentants de la société civile.En effet, dans les tractations de sortie de crise, les décideurs d’alors, parés au plus pressé, pour le retrait des hommes en treillis de la scène politique, ont favorisé la création de cet organe, dit consultatif, chargé de la promulgation et de l’adoption de ce qui tient actuellement lieu de constitution dans notre pays. Un mode d’adoption pour le moins atypique des textes fondateurs de la République, par des représentants des partis politiques et membres de diverses composantes socio-professionnelles, dont on peut bien admettre la légalité, en conférant force de lois à ces fameux accords (consensus en période d’exception), mais qui ne peut pour autant, se prévaloir de la caution populaire, en ce sens que les membres de l'institution, triés sur le volet, ont été nommés par l'exécutif et ne constitue en aucun cas, l'émanation de l’expression libre de la voix du peuple (en démocratie, la souveraineté est au peuple, qui l'exerce á travers le vote direct au suffrage universel ou celui indirect de ses représentants élus)
Partant, l’on est en droit de se poser la question de l’opportunité de la révision/adoption de la constitution, version CNT, qui devrait en toute logique, sinon être faite par les députés élus à l’Assemblée Nationale, tout au moins, soumis à l’approbation du peuple, par voie référendaire, afin de conférer au nouveau texte constitutionnel, la légitimité populaire et le caractère de norme fondamentale, connue et reconnue par tous.
Ce travail de fond, devait en principe, être un chantier de premier plan pour le régime actuel, dès son accession au pouvoir, mais malheureusement, les priorités semblaient ailleurs.
Toujours est-il qu'il faille tôt ou tard s'y atteler, avec ce régime ou avec son successeur, pour préserver les acquis démocratiques et mettre définitivement la Guinée, sur les rails du développement durable, dans la paix et la quiétude sociale.
En attendant, notre mansaké lui, continue sans sourcilier, d'entretenir le flou artistique, laissant ainsi libre cours à toutes sortes de spéculations, sur l'avenir immédiat du pays (toujours President du Rpg-Arc-en-ciel, faute de congrès du parti et pas de dauphin désigné ou pressenti).
D'un côté, on peut s'imaginer que la relative accalmie politique ambiante est de nature à favoriser une future alternance démocratique au pouvoir, sans anicroche, mais d'un autre côté, on peut bien s'attendre à ce que cette décrispation participe de l'émiettement et de l'affaiblissement de l'opposition, pour assoir la prédominance de la mouvance présidentielle sur l'échiquier politique national et favoriser ainsi, le maintien du statu quo.
En définitive, il ne faut pas se voiler la face, pour voir la réalité qui prévaut actuellement.
Le risque d'un changement brusqué de régime politique, synonyme de remise en cause des maigres acquis démocratiques, demeure plus que jamais (ça a toujours été le cas dans notre pays, après le chef, c'est le chaos institutionnel, les divergences politiques et les clivages ethniques).
En attendant, la mouvance présidentielle prône le maintien du Prof-Prési au pouvoir pour un 3eme mandat, une option hors de question pour l'opposition, de quoi être sceptique, pour la suite des événements.
Qu'Allah préserve notre patrie commune, dans l'intérêt de chacun et de tous.
Troisième mandat : Dr Fodé Oussou Fofana invite Alpha Condé à faire une déclaration pour dire qu'il ne sera pas candidat
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- Mis à jour le dimanche 5 février 2017 15:52
- Publié le dimanche 5 février 2017 15:52
- Écrit par Saïdou Nour Bokoum
Actualité de Guinée Conakry, 05/02/2017. Nouvelle République de Guinée, www.nrgui.com. Lors de son assemblée générale de ce samedi 4 février présidée par Fodé Oussou le2e vice présidentde l’UFDG a saisi cette occasion pour demander au Président Guinéen, dont certains cadres de son parti (RPG), n'arrêtentd’évoquer un éventuel troisième mandat.
Saisissant cette occasion, Dr Fodé Oussou Fofanaégrène ironiquement indique : « M. le Président Alpha Condé, Président de la Guinée, Président de l'Union Africaine, président duRPG arc-en-ciel, je vous informe que le Président Angolais, a déclaré qu'il n'est plus candidat pour un troisième mandat ; la Présidente du Libéria également; l'Ivoirien Alassane Ouattara, a fait une déclaration solennelle pour dire qu'il n'est plus candidat », a t-il lancé devant les journalistes, avant de poursuivre que, « comme vous êtes le Président de l'UA,malgré celail y a tropde bruit au tour du troisième mandat. Si vous voulezrentre dans l'histoire par lagrande porte avec le titre de Président honoraire de l'Afrique, faite une déclaration pour dire que vous n'êtes pas candidat ».
Selon lui, Alpha Condé avoulu être Nelson Mandela, Barack Obama et maintenant, il dit êtrefier de Moughabé.
Mais, Ossou Fofana dit ne pas être d'accord avec Alpha Condé pour ce dernier :« M. le Président, nous ne sommes pasfiersde Moughabé, il n'est pas un modèle pour les Africains. Vraiment nous ne sommes pas d'accord avec vous », aconcluDr Fodé Oussou Fofana.
Hassane Mombeya, pour nrgui.com
Massacres des soulèvements de janvier et février 2007
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- Mis à jour le lundi 23 janvier 2017 18:34
- Publié le lundi 23 janvier 2017 17:46
- Écrit par Hassane Mombeya
Actualités de Guinée Conakry, 23/01/1017. Nouvelle République de Guinée, www.nrgui.com. Pour la commémoration des massacres du 22 janvier 2007, lors du soulèvement de la population contre le pouvoir d'alors, le Forum National des Jeunes de la Société Civile Guinéenne et le Collectif des Acteurs pour la République (FONAJESCG/CAR), a animé une conférence de presse ce lundi 23 janvier à la maison de la presse de Guinée à Coléah.
Ahmed Sékou Traoré, membre du Collectif des Acteurs de la République :
" Nous avons connu une véritable répression qui est donc restée en mémoire. Des jeunes que nous qualifierons de victimes qui jouaient leur vie ce jour, nous ont laissé une consigne, celle de continuer à défendre la justice sociale, l'égalité, la démocratie et le mot d'ordre d'alors était le changement ", souligne t-il.
"Par conséquent, la FONAJESCG et le CAR se souviendront toujours de l'événement et demandent aux autorités à tous les niveaux, principalement au ministre de la justice et garde des sceaux, que justice soit faite et demandent à l'ensembles des institutions nationales, internationale, la Société civile guinéenne, les jeunes de les femmes à de bien vouloir participer à cet événement car ils ont leurs mots à dire ", sollicite M. Bah Ibrahima Lincoln, dans son discours.
Le CNOSG également de la partie, représenté par son secrétaire administratif, Alpha Abdoulaye Bah, a exprimé son point de vue sur la célébration de cette journée. « Célébrer les événements du 22 janvier 2007 c'est rappeler au peuple de Guinée, aux autorités et au monde, que nous n'oublions pas ce lundi qui est qualifié de "Lundi Noir" où des citoyens ont pris leur responsabilité en main, pour sortir et demander aux autorités d'alors, qu'il y ait un changement. Ces revendications de 2007 sont encore d'actualité, parce que les menaces et les risques qui existaient en 2007 liés à la violation des droits des citoyens, existent encore. Donc la lutte doit continuer, et le CNOSCG et tous ses démembrements, continueront à mener cette lutte avec les citoyens pour qu'en fin notre pays soit cité parmi les pays émergents ».
Notons que depuis ces douloureux événements de 2007, jusqu'à présent ce dossier est en suspens. Jusqu’à quand ?
Hassane Mombeya, pour nrgui.com.
