Elie Kamano à propos de son mouvement: C'est à l’image de ‘’y’en a marre au Sénégal’’

2014/6/5

A la tête d'un mouvement naissant dénommé "Je n'en veut plus", le reggae-man guinéen, Elie Kamano a accordé un entretien à notre rédaction. L'artiste y explique sa motivation et dit militer pour l'alternance en 2015.

Lisez!

- Elie Kamano Bonjour

- Bonjour

Vous êtes annoncé à la tête d’un mouvement ‘’Je n'en veut plus’’. Qu’est-ce que c’est ?

Elie Kamano : Aujourd’hui, la forme qu’on prend pour mener un combat ne compte pas. Je crois que c’est le résultat qui compte. Le mouvement est à l’image du mouvement ‘’Y’en a marre’’ du Sénégal. Il n’y a pas de complexe à le dire. On a vu le printemps arabe et c’est ce qui s’est passé là-bas. Nous sommes dans une situation qui nous pousse nous jeunes à prendre nos responsabilités.

On nous a vendu un rêve. Ce rêve, on s’est rendu compte qu’aujourd’hui, c’était des mensonges, de la corruption, de l’enrichissement familial. Je pense que la jeunesse doit se lever parce que c’est maintenant son avenir pas demain. Comme on nous dit souvent l’avenir appartient aux jeunes, c’est faux ! L’avenir appartient aux enfants.

Vous avez l’habitude de dénoncer ce genre de tares de la société dans vos chansons. Pourquoi créer un mouvement maintenant ?

Ecoutez, on n’a pas forcément la même façon de marquer l’histoire. Il y a des artistes qui sont restés des chanteurs jusqu’à leur mort ou jusqu’à la fin de leur carrière. On a vu quand même Fela Kouti au Nigeria. Il avait créé un maquis où il ne parlait que de la révolution. Il ne dénonçait que le système et parfois descendait dans la rue. Fella a été un vrai révolutionnaire.

Aujourd’hui, les situations ne sont pas pareilles. Je ne peux pas comparer la situation que je vis dans mon pays à celle d’un jeune artiste sénégalais ou d’un artiste burkinabé. Parce que ce n’est pas le même contexte. Nous, depuis 1958, on est indépendants. Et on a eu que des dirigeants qui ont martyrisé le peuple, bâillonné le peuple.

S’il y a aujourd’hui des voies et moyens par lesquels on peut passer pour mobiliser des milliers de jeunes autour d’un idéal, je crois que ce n’est pas un crime. C’est ce que nous allons faire pour qu’il y ait une alternance en 2015. On ne veut plus que ces situations se répètent (référence à la plainte déposée contre le régime en place).

Vous venez de faire allusion au mouvement ‘’Y’en a marre’’ du Sénégal. En même temps, vous parlez d’alternance. Avec quels moyens et avec qui, vous comptez mener ce combat ?

Pour le moment, nous avons des ressources humaines. Ensuite les moyens viendront. Pour le moment, je mène ce mouvement avec mes maigres moyens. La raison ! L’alternance, on ne voudrait pas assister à des élections bâclées. Comme cela a toujours été le cas en Guinée.

Je suis contre cette philosophie qui dit qu’on ne peut pas organiser les élections et les perdre. Nicolas Sarkozy a fait un mandat. Quand les Français ont voulu le mettre dehors, il est parti. Il faut donner cette place au peuple qui est habilité à choisir son leader. En 2015, nous allons veiller au grain pour ne pas qu’il y ait des élections bâclées. Dès qu’il y aura des élections bâclées, cela nous amène à des confrontations entre militants.

C’est ce genre de situations que nous allons essayer de contrecarrer pour ne pas qu’on arrive au point de rwandaniser ou de somaliser notre pays. Parce que je le disais tantôt, 80% des guerres en Afrique ont pour origine ou cause, des conflits ethniques. On sait le niveau que cela a atteint, la méfiance qui s’est installée entre Guinéens. Je pense que notre mission n’est pas de combattre une personne mais un système. Ce système, c’est le système Alpha Condé qui l’a imposé depuis le temps de Lansana Conté parce que ce sont les mêmes qui sont revenus autour de lui et ce sont les mêmes qui ont pris le pays en otage.

Vous parlez d’alternance, dénoncez une mal gouvernance. Bref, vous avez un discours qui se rapproche de celui de l’opposition. Ne redoutez pas d’être taxé d’opposant ou d’être en complicité avec l’opposition ? Ne pensez-vous pas qu’on risque de lier votre mouvement à la tension qui prévaut au sein des états-majors des partis politiques ?

Moi, j’ai été clair. On m’a parlé d’un mouvement TSA (Tout Sauf Alpha). Je ne suis pas là pour combattre une personne. Mon mouvement a un caractère apolitique. Je ne peux pas sacrifier tout le combat que j’ai mené toutes ces années pour des miettes parce qu’aller me rallier à un opposant, c’est comme si je mettais à l’eau, tout mon combat, toutes les années contre les régimes qui se sont succédé en Guinée à travers ma musique. Je suis un artiste impartial et centriste.

C’est dans mon intérêt de rester neutre dans ma position, en menant mon mouvement citoyen sans me mêler des manigances politiques. Quand je chantais contre Lansana Conté, les gens me taxaient d’artiste politicien et quand je chantais contre le Capitaine Dadais, j’étais proche de la politique, etc. …Hier, ceux qui sont au pouvoir aujourd’hui, ce sont eux qui m’acclamaient, j’étais en train de dénoncer le système de Dadis. Aujourd’hui, ce sont eux qui sont contre parce que je suis en train de dénoncer leur système. Il y a toujours des mécontents quand tu poses des actes.

Ne redoutez-vous peur d’être mal compris et être en mauvais terme avec le pouvoir en place ?

On est déjà alerté. Donc un homme averti en vaut autant qu’il veut. J’ai été accompagné mon vice-président à la sûreté, Blacky Soumah, de la radio Espace FM. Là-bas, ils l’ont isolé et lui ont posé des questions sur le mouvement : quels sont ses rapports avec le mouvement d’Elie Kamano, quels ses rapports avec Elie Kamano en personne ? Pourquoi est-il dans ce mouvement ? Nous sommes très avertis mais nous avons pris des dispositions. Nous avons décidé d’officialiser cela et de pointer du doigt les gens qui nous avaient convoqués.

Au cas où, il nous arrivait quelque chose, que le peuple de Guinée sache comme mon grand-père le disait ‘’meurs, n’ait pas peur de mourir’’ ‘’mais meurs pour que les gens sachent les circonstances dans lesquelles tu es mort’’. Je préfère mourir pour un peuple qui est hypocrite comme les gens le disent que de mourir comme un chien est rentré dans la poubelle de l’histoire. J’aimerai poser des actes …comme Nelson Mandela, Mahatma Ghandi, Thomas Sankara même s’ils ne sont pas de ce monde aujourd’hui. Mais leurs enfants, l’Afrique et le monde sont plus de fiers des enfants de ceux-là que des enfants de Mobutu, bref des enfants des dictateurs que nous avons connus.

Etes-vous optimiste pour la réussite de votre mouvement ?

Il faut toujours s’attendre à des obstacles. Mais ce qui est sûr, je suis déterminé, j’ai des objectifs. Et dans ma tête, je pense que rien ne peut me détourner de ces objectifs.

Est-ce que vous avez d’autres artistes qui vous accompagnent dans ce mouvement ?

Les artistes sont déjà au courant. Ils ne peuvent pas faire le travail du terrain que je fais. Le moment de la mobilisation, ils seront là avec moi.

Quelle est l’ampleur de ce mouvement ?

Les échos sont extraordinaires. J’ai reçu l’appel de deux grands leaders politiques dont je ne dirai pas le nom ici. Il y a beaucoup de personnes qui nous ont appelés qui veulent adhérer au mouvement….

Quelle a été la suite de la convocation de votre vice-président ?

L’objectif était de l’intimider pour qu’il baisse le bras afin qu’il arrête de suivre Elie Kamano. On voulait qu’il démissionne du mouvement. Blacky Soumah continue de travailler avec moi. Je pense que c’est des hommes comme ça que j’ai besoin. Il appartient à la jeunesse guinéenne de se lever pour trouver les solutions qu’il faut. Sinon on continuera toujours à nous dire que l’avenir nous appartient, on attendra vingt ans, l’avenir ne viendra pas.

Guineeinter avec lejourguinee

Le Pouvoir dit "Niet" à L'UFR : le Palais, c'est pour "Nous"

CONAKRY- Le pouvoir refuse que se tienne ce samedi 7 Juin 2014 au Palais du Peuple à Conakry , le congrès de l'union des forces républicaines de Sidya TOURE, malgré l'autorisation de l'administrateur des lieux. Voici l'acte qui donnait le feu vert à l'UFR : Mr Mory Diabaté, l’Administrateur Général du palais du peuple : «Pour la journée du 07 juin 2014, je donne mon accord de principe aux fins d’abriter la séance d’ouverture du Conseil National de votre parti (UFR). Tout en vous souhaitant bonne réception, veuillez croire Monsieur, l’expression de ma franche collaboration» :
source :www.aujourdhui-en-guinee.com

 

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Après "l'apel à l'insurrection" du député UFDG Ousmane Gaoual, le RPG-arc-en-ciel demande aux officiers de Police de traquer "cette marionnette" !

«Le Sieur Ousmane Gaoual DIALLO (véritable marionnette du leader de l’UFDG) et ses acolytes, doivent savoir une seule chose, ils ne survivront pas à la chienlit qu’ils tentent vaille que vaille à instaurer. Aussi, nous tenons à les (leur, ndlr) rappeler que la jeunesse Guinéenne, dans son entièreté, n’acceptera plus et cela à jamais, comme l’ont fait, le 19 juillet 2011, BAH Oury et (ses, ndlr)compagnons qui ont vainement attenté à la vie de notre très cher Président de la République. Le peuple est désormais débout (debout, ndlr) et vigilant. Nous lançons, ici, un appel pressant à tous les officiers de police judiciaire afin de traquer ce lugubre personnage qui, on ne peut plus claire (clair sic ! Ndlr), devient une menace contre la paix et la quiétude sociale. Parce qu’il est entré en conflit avec nos lois et règlements»



La cellule de communication du RPG Arc-en-ciel observe depuis un temps, le recours par certains acteurs politiques à des comportements et propos qui n’honorent pas notre jeune démocratie.

En effet, dans un système démocratique comme le nôtre, la référence suprême reste et demeure le peuple. C’est à juste raison que dans notre loi fondamentale, il est disposé clairement en son article 1er, alinéa 09 que : « … son principe est  : "GOUVERNEMENT DU PEUPLE PAR LE PEUPLE ET POUR LE PEUPLE …».
Ce faisant, pour gouverner prochainement ( ???, ndlr) le vaillant peuple du 28 septembre 1958, le passage obligé, demeure la voie du suffrage populaire au (par le, ndlr) biais d’un vote, où l’heureux élu reçoit mandat de gouverner.
Par ailleurs, c’est avec indignation et honte que nous assistons à présent, à la mise en œuvre d’un plan machiavélique conçu par des groupuscules égarés visant à déstabiliser et renverser le régime du Professeur Alpha CONDE, premier Président démocratique élu de la Guinée.
Les sorties intempestives suivies de déclarations belliqueuses, incitant à la haine et faisant appel à l’insurrection, ne sont-elles pas la face cachée d’une volonté délibérée d’une poignée d’individus indignes et apatrides cherchant éperdument à remettre en cause les précieux et nombreux acquis du changement fruits d’un effort collectif et individuel de tous et de chacun obtenus sous la gouvernance du Professeur Alpha CONDE ?
Le Sieur Ousmane Gaoual DIALLO (véritable marionnette du leader de l’UFDG) et ses acolytes, doivent savoir une seule chose, ils ne survivront pas à la chienlit qu’ils tentent vaille que vaille à (d', ndlr) instaurer.
Aussi, nous tenons à les (leur, ndlr)  rappeler que la jeunesse Guinéenne, dans son entièreté, n’acceptera plus et cela à jamais, comme l’ont fait, le 19 juillet 2011, BAH Oury et compagnons qui ont vainement attenté à la vie de notre très cher Président de la République. Le peuple est désormais débout et vigilant.

Nous lançons, ici, un appel pressant à tous les officiers de police judiciaire afin de traquer ce lugubre personnage qui, on ne peut plus claire, devient une menace contre la paix et la quiétude sociale. Parce qu’il est entré en conflit avec nos lois et règlements.
En tout état de cause, Proclamer publiquement le renversement d’un chef d’Etat démocratiquement élu et en exercice, est une atteinte grave à la sûreté de l’Etat. Ceci, ne rentre dans aucun cas de libertés reconnues aux citoyens, fut (fût, ndlr)-il député, c’est plutôt commettre à ciel ouvert, une infraction pénale.

NB : pour les preuves, les bandes sonores de son appel à l’insurrection populaire existent dans les archives de la radio Horizon FM, qui est prête, à les remettre au premier requérant.
Une telle démarche aurait pour avantage, nous en sommes convaincus, d’apporter du grain à moudre au moulin de tous ces individus mal intentionnés.
Aussi, très malheureusement, nous venons de constater qu’au nombre de ces groupuscules, il est à noter la présence en leur sein, l’artiste en herbe : Elie KAMANO.
Ce pauvre jeune déscolarisé, n’est-il pas lui-même, un rebus du système éducatif (avec son niveau post primaire) que ces gouvernements précédents sous la houlette d’anciens premiers ministres (qu’il courtise pour des jetons) ont inséminé dans notre société. Ne vient-il pas de déchirer ou de brûler (inconsciemment) aujourd’hui pour des miettes, son joli manteau d’artiste?
Enfin, nous demandons au vaillant peuple de Guinée, plus de sérénité et de vigilance.
Invitons par la même occasion, les jeunes et les femmes de Guinée, à ne pas accorder du crédit à ces égarés qui ne souhaitent que plonger notre très chère patrie dans le chaos et la désolation.
Vive le Président de la République, le Professeur Alpha CONDE !
Vive le changement !
Vive la paix !
Conakry, le 04 juin 2014
La cellule de communication du RPG Arc-en-ciel

source : guineeinformation.fr

Relu par nrgui.com

Que valent les accords du 3 juillet après l'élection d'une assemblée générale censée mettre fin à la Transition ?

Guinée -Peut-on revendiquer les élections communales et communautaires sur la base des accords du

La calme que les rues guinéennes ont connu à la suite de la conclusion des accords du 03 juillet 2013, est aujourd’hui menacé par le désaccord entre le pouvoir et l’opposition guinéenne. Le dialogue est réduit désormais aux passages du facteur, qui apporte des courriers qui ne répondent aux attentes de personne.  La semaine dernière, le leader de l’opposition guinéenne, Cellou Dalein Diallo, après une tournée en Europe, et en Chine, avait annoncé devant les militants de son parti, réunis à l’occasion de l’assemblée générale hebdomadaire habituelle: On sera obligé malheureusement de reprendre nos manifestations pour exiger la transparence, dans le processus électoral; pour exiger qu’il y ait une CENI compétente et indépendante; pour exiger qu’un code électoral valable soit mis en place; et il faut que vous soyez prêts, parce que 2015, il faut que les élections soient transparentes; nous n’allons pas accepter de résultats truqués; et nous n’attendrons pas le jour du vote, c’est maintenant qu’il faut se lever pour exiger les conditions transparentes, nous sommes des démocrates, mais nous n’acceptons pas; les gens du RPG, il faut qu’ils le comprennent.

Cette position du leader de Cellou Dalein Diallo, partagée par les autres leaders de l’opposition parlementaire, traduit plus une sommation qu’une hésitation, pour exiger un dialogue avec le gouvernement. A défaut, la menace de renouer avec les manifestations de rue, sera mise à exécution très prochainement. Pour éviter d’arriver à ces extrêmes, l’opposition dans une lettre adressée au premier ministre, pour réclamer l'ouverture d'un cadre permanent de concertation, a souligné son regret de constater que des dispositions importantes de cet accord politique demeurent encore inappliquées. Pour réponse à cet appel, le premier ministre Mohamed Saïd Fofana, renvoie l'opposition vers l'Assemblée nationale. Elle réagit aussitôt par le biais de son porte-parole Aboubacar Sylla : «Nous allons écrire à Mohamed Saïd Fofana pour réagir face à ses propos. Nous avons également décidé de prendre l’opinion nationale et internationale à témoin. Nous allons saisir par la même occasion la communauté internationale, surtout les parties prenantes au dialogue de 2013. Nous allons interpeller tous ceux qui  ont apposés leurs signatures lors de cet accord; et nous allons initier une résolution dans un plus bref délai à l’assemblée nationale. L’assemblée nationale doit se prononcer en faveur de l’application de cet accord. Au cas où l’impasse politique va persister, nous serons obligés de reprendre les manifestations politiques sur les voies publiques». Depuis cette réaction, silence radio à la primature; mettant fin au pingpong entre les deux protagonistes pour le moment.

C’est quoi les accords du 3 juillet 2013, et pourquoi ?

Pour résumer, ces accords du 3 juillet 2013 qui font l’objet de tant de remous, et de tension; ce n’est rien d’autre que l’engagement pris par les différents acteurs politiques guinéens, mouvance et opposition, sous l’égide du représentant spécial du Secrétaire Général des nations-unis en Afrique de l’ouest, l’algérien Saïd Djinnit; afin de trouver un terrain s’entente sur l’organisation des élections législatives, en vue de mettre fin à la transition.

Cela dit, sur quoi portent ces accords ? Essentiellement sur les modalités d'organisation des élections législatives. Ils contiennent 20 points.

Le 1er point se rapporte à la présentation des accords, la composition des parties à l’accord, et les tiers, facilitateurs et témoins.

Le 2ème point décline l’objet de l’accord, en quatre points :

a) les questions liées à l'opérateur technique et au fichier électoral,
b) le fonctionnement de la CENI,
c) le vote des Guinéens de l'extérieur,
d) le chronogramme électoral. 

Du 3ème au 7ème point, et du 10ème au 11ème point, on retrouve la précision des engagements pris au 2ème point par les parties, et liés aux questions de l’operateur, au fonctionnement de la CENI, au vote des guinéens de l’étranger, et au chronogramme; pour l’organisation des élections législatives.

Le 8ème point se réfère à l’exclusion de WAYMARK/SABARI du traitement des résultats des élections législatives. Arrivé en Guinée dans des conditions controversées, WAYMARK a toujours représenté le principal facteur de blocage dans l’organisation des législatives, depuis 2011. Pour obtenir son éviction, l’opposition a été obligée de renoncer à la revendication du vote des guinéens de l’étranger.

Le 9ème point relatif à la sélection de l'opérateur technique qui aura la charge de la confection de la liste électorale, demeure le seul, qui fait référence à une autre élection, autre que les législatives; il précise que:La sélection de l'opérateur technique qui aura la charge de la confection de la liste électorale pour l'élection présidentielle de 2015 fera l'objet d'un appel d'offre international conformément à la réglementation en vigueur sur la passation des marchés publics.

Le 12ème et du 15ème au 18ème point correspondent aux appels à l'apaisement, et à l’aide, en direction de la société civile, et aux médias; ainsi qu’aux engagements pris par le gouvernement, et l’opposition pour aller vers des élections législatives, libres, transparentes, démocratiques, dans un environnement de paix et de sécurité pour favoriser la cohésion sociale, l'unité nationale, le développement social et économique du pays. 

Les points 13 et 14, traitent les questions judiciaires, et l’indemnisation des victimes des récentes manifestations politiques qui incombent au gouvernement, liées à l'organisation des élections législatives.

Le point 19, institue un comité de suivi, composé de représentants du Gouvernement, de la Mouvance Présidentielle, de l'Opposition, du Collège des facilitateurs, de la CENI et de la Communauté internationale, pour assurer le suivi de l'exécution du présent accord.

Et le 20èmeet  dernier point est un appel lancé aux partenaires techniques, et les autres membres de la Communauté internationale à soutenir la mise en œuvre de l’accord; et l’engagement de ces derniers d’apporter leur appui possible dans les domaines techniques, politiques et financiers permettant d'assurer sa bonne exécution.

Quelles sont les parties à cet accord

Les partis politiques de la mouvance présidentielle, de l’opposition; le gouvernement, et la CENI. Les facilitateurs; et les témoins, membres de la communauté internationale. Toutefois, il faut noter que dans ces accords, l’obligation de faire, et de ne pas faire incombent uniquement à la mouvance présidentielle, l’opposition; le gouvernement, et la CENI. Les facilitateurs étaient chargés d’arracher des concessions avec uns et les autres; et la communauté internationale, simple témoin, et soutien dans les domaines techniques, politiques et financiers.

En quelque sorte, voilà en résumé, les accords du 03 juillet 2013, portant exclusivement sur les élections législatives, à l’exception du point 9, qui traite des élections présidentielles de 2015.

Ces accords parlent-ils des élections communales et communautaires ?

Non, aucun des 20 points de cet accord ne se réfère aux élections communales et communautaires, aucun. Toutefois dans certains médias et les réseaux sociaux, circulent en ce moment, un document intitulé: Communication de la conclusion du dialogue inter-guinéen sur l’organisation des élections municipales; et dans ce document, on peut lire; les parties ont convenu de l’organisation des élections municipales avant la fin du premier trimestre 2014. Pour certains membres de l’opposition, ce document est un annexe, et pour d’autres, un avenant aux accords du 03 juillet 2013; mais en réalité, ce n’est ni un annexe, puisque l’accord n’y fait pas mention; encore moins, un avenant faute de contenir pour le moins les signatures des parties aux accords; d’ailleurs,il ne contient que les signatures du collège des facilitateurs, et n’oblige à ce titre que ses signataires. C’est une simple sollicitation des facilitateurs, demandant certes, de mettre en œuvre les ententes verbales, que l’opposition a eu la maladresse d’ignorer d’exiger la mention dans les accords, pourtant elle l’a fait pour le point 8, et le point 9 relatif aux élections présidentielles de 2015.

Maintenant les accords ont-ils été respectés ?

Très peu, voire pratiquement jamais.

Alors que reste-t-il à l’opposition, pour exiger l’organisation des élections communales et communautaires dans les plus brefs délais ? Se baser sur l’expiration du mandat de 5 ans des conseils communaux élus en décembre 2005, et qui a expiré en 2010. Et pourquoi ne pas inclure la violation du code des collectivités locales par la mise place des délégations spéciales au lieu d’élections libres, et transparentes. La dissolution du comite de suivi, composé de représentants du Gouvernement, de la Mouvance Présidentielle, de l'Opposition, du Collège des facilitateurs, de la CENI et de la Communauté internationale, pour assurer le suivi de l'exécution du présent accord, aurait pu être le cadre idéal pour l’opposition, vu que le points 9, 13 et 14, restent d’actualité.

GUINEEINFORMATION



1. Dans le cadre du dialogue inter-guinéen, la Mouvance Présidentielle et
l'Opposition, ont engagé des discussions, du 5 au 9 juin 2013 et les 2 et 3 juillet 2013, sur les modalités de l'organisation des élections législatives. Le dialogue qui a été ouvert par le Premier Ministre a été présidé par le Ministre d'Etat, Ministre des Affaires Etrangères et des Guinéens de l'étranger en présence d'un collège de trois facilitateurs, dont deux désignés par les parties nationales, et le troisième par le
Secrétaire général des Nations Unies au nom de la Communauté internationale. Des membres du Gouvernement, des représentants de la Communauté internationale ainsi que des représentants d'autres partis politiques engagés dans le processus électoral ont pris part à ces rencontres.
2. Les parties se sont accordées sur un ordre du jour en quatre points :
a) les questions liées à l'opérateur technique et au fichier électoral,
b) le fonctionnement de la CENI,
c) le vote des Guinéens de l'extérieur,
d) le chronogramme électoral.
3. Pour préserver la paix sociale, les parties se sont engagées à prendre des mesures d'apaisement nécessaires et invité leurs militants respectifs à préserver un climat propice à l'organisation d'élections inclusives, libres, transparentes et apaisées, dans le respect des règles et principes de l'état de droit et des institutions
républicaines.
Fonctionnement de la CENI
4. Pour remédier aux dysfonctionnements de la CENI, les mesures suivantes sont prises :
le respect strict de la loi organique et de son règlement intérieur par la CENI ;
le retour de l'harmonie au sein de l'institution et le respect de la
périodicité des réunions y compris celles prévues par le règlement
intérieur ;
le renforcement des capacités de la CENI.
Afin de veiller à la mise en place de ces mesures, un comité de veille est mis en place. Il comprendra toutes les parties concernées: la Mouvance Présidentielle, l'Opposition, les partenaires techniques et financiers. Il sera placé sous la présidence d'un magistrat
Vote des Guinéens de l'extérieur
5. Les Guinéens de l'extérieur prendront part aux élections législatives dans les mêmes termes et conditions que ceux qui avaient prévalu à l'élection présidentielle lie 2010, sur la base de la même liste électorale, sans nouvelle révision.
Questions liées à l'opérateur technique et au fichier électoral
6. Les parties ont pris note des mesures déjà exécutées pour sécuriser le fichier électoral avec l'appui des partenaires techniques. Il s'agit de :
un logiciel de monitoring déjà installé et opérationnel sur le site central ;
le dé-doublonnage multi biométrique par un opérateur externe pour les
données de 2010 ;
la mise en place d'un comité de suivi technique de la révision
composée de représentants de la CENI, des opérateurs techniques,
des informaticiens désignés par les partis politiques et les experts de la Communauté internationale.
La mise en œuvre des mesures suivantes sera poursuivie et achevée par :
l'extraction des statistiques de tous les kits par le logiciel de monitoring à la fin de la révision complémentaire ;
le contrôle des résultats des arbitrages faits par Sabari/Waymark sur les dé-doublonnages locaux et parallèles ;
la comparaison des résultats finaux des deux chaînes de dé doublonnage/
arbitrage ;
la non-intégration dans le fichier électoral des résultats de la révision de 2012, conformément aux différentes recommandations des missions de l’OIF et de l'Union Européenne ;
la désignation par les partis politiques de la Mouvance Présidentielle et
de l'Opposition de leurs représentants au sein du comité de suivi
technique ;
le recrutement par les partenaires techniques de quatre experts
nationaux supplémentaires, dont deux proposés par l'Opposition et
deux proposés par la Mouvance Présidentielle.
7. Des mesures additionnelles jugées nécessaires pour une meilleure sécurisation du fichier électoral pourraient être prises avec l'appui de la communauté internationale, dans le cadre du comité de suivi technique.
8. Les parties conviennent que l'opérateur technique Waymark /Sabari se limitera à la confection du fichier électoral et à la

production

des documents électoraux. Il ne participera pas au traitement des résultats des élections législatives, la gestion de ces résultats se faisant par comptage manuel.
9. La sélection de l'opérateur technique qui aura la charge de la confection de la liste électorale pour l'élection présidentielle de 2015 fera l'objet d'un appel d'offre international conformément à la réglementation en vigueur sur la passation des marchés publics.
10. Modalités de la révision de la liste électorale :
Les parties s'accordent sur :
Une prorogation exceptionnelle de 15 jours dans la période de révision permettant aux électeurs qui ne l'ont pas fait de se faire enrôler ou de
corriger les erreurs les concernant sur la liste existante ;
une reconstitution des CARLE qui comprendront des représentants de
tous les partis politiques en compétition, conformément au code
électoral ;
un affichage pour une durée de 10 jours des listes électorales
provisoires ;
un affichage des listes électorales établies avant la période de révision
complémentaire pendant les 15 jours prévus pour ladite révision
complémentaire.
Chronogramme électoral
11. Les parties se sont accordées sur un chronogramme électoral qui se déclinera sur une période de 84 jours à compter de la signature de l'accord.
Les parties se sont félicitées de la contribution des experts électoraux détachés auprès de la CENI par les partenaires techniques et financiers pour l'élaboration d'un chronogramme réaliste. Elles invitent la CENI à se conformer au planning des opérations électorales, à respecter les diligences prévues au titre des activités préparatoires, notamment :
- l'ouverture des 2000 CARLE, le déploiement des 4000 opérateurs et des 200 superviseurs ;
- la réaffectation des kits de réserve ;
- la fonctionnalité des équipements et du matériel nécessaire ;
- la mise en œuvre d'un plan de communication adéquat Les parties invitent également le Gouvernement à prendre les dispositions pour mettre le budget global des élections à la disposition de la CENI dans les délais impératifs.
Mesures d'accompagnement et d'apaisement
12. Les parties signataires s'engagent à tout mettre en œuvre pour créer et maintenir un environnement de paix et de sécurité dans le cadre de l'organisation des élections législatives et au-delà de celle-ci, de façon pérenne, pour favoriser la cohésion sociale, l'unité nationale et le développement social et économique du pays.
13. Le Gouvernement s'engage à diligenter les enquêtes judiciaires sur les violences qui ont marqué les manifestations politiques liées à l'organisation des élections législatives, et à tirer, en ce qui le concerne, toutes les conséquences de ces enquêtes conformément aux principes de l'état de droit et à la lutte contre l'impunité.
14. Le Gouvernement accepte le principe de l'indemnisation des victimes des récentes manifestations politiques liées à l'organisation des élections législatives dans un esprit de préservation de la cohésion nationale, sur la base des résultats des procédures judiciaires en cours et de l'identification des victimes ou de leurs ayants droit et de l'évaluation des préjudices subis.
15. Le Gouvernement s'engage :
à garantir la sécurité et l'intégrité physique des citoyens en général et
des leaders politiques en particulier ;
à veiller à la liberté de mouvement des acteurs politiques dans le cadre
de leurs activités conformément à la loi.
Les partis politiques et le Gouvernement s'engagent à lutter contre toutes les formes de violence lors des activités politiques et publiques et contre les groupes violents ou incitant à la violence.
16. Le Gouvernement veillera au respect de la neutralité de l'administration centrale, déconcentrée et décentralisée et s'engage à assurer l'accès égal des partis politiques aux médias d'Etat et aux places publiques.
17. Les partis politiques observeront scrupuleusement le code de bonne conduite des partis politiques adopté le 21 novembre 2008.
18. Les parties lancent un appel à la société civile pour qu'elle accompagne, en toute responsabilité, le processus électoral et apporte ainsi sa contribution au maintien d'un climat apaisé et à la préservation de la cohésion sociale. Elles lancent le même appel aux médias publics et privés et les exhortent à se conformer à l'éthique
professionnelle et à la déontologie régissant leur profession. Elles les invitent à s'abstenir de toute incitation à la violence et à la haine, et à proscrire le tribalisme, l'ethnocentrisme, le régionalisme, la xénophobie et l'intolérance religieuse, dans leurs écrits ou paroles.
Suivi de l'accord
19. Un comité de suivi, composé de représentants du Gouvernement, de la
Mouvance Présidentielle, de l'Opposition, du Collège des facilitateurs, de la CENI et de la Communauté internationale, est mis en place pour assurer le suivi de l'exécution du présent accord.
20. Les parties ont invité les partenaires techniques et les autres membres de la Communauté internationale à soutenir la mise en œuvre du présent accord. A cet effet, les partenaires internationaux ont annoncé, outre l'accompagnement déjà fourni, leur volonté d'apporter à la mise en œuvre de l'accord tout l'appui possible dans les domaines techniques, politiques et financiers permettant d'assurer sa bonne exécution.
Fait à Conakry, le 3 juillet 2013.
Ont signé :
1.Pour la Mouvance Présidentielle
Nanténin Chérif Konaté, Chef de la Délégation

2.Pour l'Opposition
Aboubacar Sylla, Porte-parole de l'Opposition
3.Pour le Gouvernement
Alhassane Condé, Ministre de l'Administration du Territoire et de la Décentralisation
4.Pour la Commission Electorale Nationale Indépendante
Bakary Fofana, Président
Président des travaux
François Louncény Fall, Ministre d'Etat chargé des Affaires étrangères
Pour le Collège des Facilitateurs
Aboubacar Somparé , Facilitateur national 
Salifou Sylla, Facilitateur national
Said Djinnit, Facilitateur international
Témoins :
Ambassadeur des Etats Unis d'Amérique, Alexander Laskaris
Ambassadeur de France, Bertrand Cochery
Chef de la Délégation de l'Union Européenne , Philippe Van Damme p o, 
Coordonnateur Résident du Système des nations unies, Anthony Ohemeng Boamah
Représentante spéciale par intérim de la CEDEAO, Jacqueline Zaba
Représentant de l'OIF, Tanor Thiendella Fall

source : guineeinformation.fr

Cellou Dalein Diallo, président de l’UFDG à l’Assemblée Générale de son parti...

 
«L’UFDG, aujourd’hui, constitue aux yeux de tous les guinéens, la seule alternative crédible, pour apporter le changement dans notre pays.

Il faut que vous soyez prêts, on sera obligé malheureusement de reprendre nos manifestations pour exiger la transparence, dans le processus électoral; pour exiger qu’il y ait une CENI compétente et indépendante; pour exiger qu’un code électoral valable soit mis en place; monsieur Alpha Condé ne le voudra pas, pour exiger que les guinéens de l’extérieur soient recensés conformément aux dispositions de nos lois, il fera tout pour se donner les moyens d’organiser une fraude massive; et il faut que vous soyez prêts, parce que 2015, il faut que les élections soient transparentes; nous n’allons pas accepter de résultats truqués; et nous n’attendrons pas le jour du vote, c’est maintenant qu’il faut se lever pour exiger les conditions transparentes, nous sommes des démocrates, mais nous n’acceptons pas; les gens du RPG, il faut qu’ils le comprennent.

Nous avons beaucoup de défis à relever, Alpha Condé ne veut pas organiser des élections transparentes; il faudrait que nous nous mobilisions, pour exiger que soit créer avant l’élection, les conditions d’une élection transparente; le combat doit commencer des maintenant, il faut que les militants de l’UFDG soient prêts; nous savons que la transparence des élections, c’est pas le jour du scrutin; c’est dans la préparation; on a des signaux, que le monsieur veut organiser une mascarade électorale, et l’UFDG n’acceptera pas ou bien ?

Ils ne veulent pas le dialogue, ils veulent la confrontation, mais il faut qu’ils comprennent que si c’est ça qu’ils veulent, l’opposition est prête, l’UFDG est prête, ses militants sont prêts. Soyez prêts, nous sommes obligés de mener ce combat, qui va exiger des sacrifices, mais il faut que notre Guinée sorte de la discrimination, et de la pauvreté.

Aujourd’hui, beaucoup de guinéens ont compris, beaucoup de guinéens ont compris, la campagne est devenue facile à faire contre Alpha Condé; le bilan est où? La misère s’est accentuée; il divise les guinéens. Il a fait la campagne pour nous en gérant mal le pays. Je suis sûr que si les élections sont transparentes, il ne réunira pas ses 18% de 2010.

Il va dire Rio Tinto, je vous rappelle que RIO TINTO, l’accord de base a été signe en 2002; je vous rappelle que les négociations ont commencé en 97, et j’étais membre de la commission interministérielle de négociation, l’accord de base a été signé en 2002, Alpha Condé n’a fait que retarder le projet; il n’a fait que retarder le projet par l’accord transactionnel, il a négocié, a voulu s’approprier 50% du capital du chemin de fer, il a dit que qu’il faut que l’Etat soit prêt, parce que c’est un socialo-communiste, il veut être propriétaire de tout; et c’était impossible, les partenaires ont dit bon, si vous voulez être propriétaire de 50%, mais mobilisez 50% du financement, environ 10 milliards; où il va l’enlever, ça a retardé le projet, le projet aurait du démarrer en 2013.

Si un président doit dire, ça c’est mon bilan, c’est un bilan de Lansana Conté»

«L’UFDG, aujourd’hui, constitue aux yeux de tous les guinéens, la seule...
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