Carnet d'un Zonard 3 : Un + Un + Un, ne font pas 1 (Par SN Bokoum)

Pour les nostalgiques de l’introuvable tombelle de l’homme-peuple, il y a Enco 5 qui leur servira de mur des lamentations

Actualités de Guinée Conakry, 13/01/2016. Nouvelle République de Guinée, www.nrgui.com. Il y a un Guinéen, représentant des nostalgiques qui dans un véritable coming out, dit ses amours pour Sékou Touré héros et tyran , (Pr Ibrahima Baba Kaké) ; écrites en coco lala, elles sont touchantes.

« S'agissant de SEKOU TOURE, comme je le dis toujours, c'est le plus valeureux fils que la GUINEE a eu. Je le défends et le défendrai partout qu'on le veuille ou pas, que cela plaise ou pas, ses ennemis sont mes ennemis car ennemis de ma Guinée. Plus je parle de lui et plus je l’aime. Qu'il ait fait du mal, je m'en tape, je ne regarde que son coté positif.

1) La Guinée n'a jamais été isolée à l'international, le dire cela prouve réellement que vous êtes un menteur patenté, tous les pays africains à part les marionnettes des français (le SENEGAL et la CÖTE D’IVOIRE) avaient des très bonnes relations avec la GUINEE, tous les pays asiatiques (y comprise la grande CHINE). En Europe tous les pays de l'EST (y compris la grande UNION SOVIETIQUE). LES USA, le CANADA avaient des relations avec la GUINEE. En Europe occidentale, le Royaume Uni, la SUISSE. A vrai dire, seule la FRANCE ne voulait pas de la GUINEE, il est absolument faux de parler de l'isolement de la Guinée de SEKOU TOURE.

2) il n'a pas fait une grande scolarité mais, il s'est assidûment instruit, il n'avait le complexe devant personne car, il avait ce que rares des êtres humains ont, ce charisme qui rend les adversaires petits. C'est d'ailleurs grâce à ce charisme qu'il a réussi à vaincre toutes les adversités à son égard, d'abord l'administration coloniale qui lui était très hostile, ensuite, ses adversaires locaux. Vos grands intellectuels étaient tous petits devant lui, comment pourrait-il être jaloux d'eux ? On ne peut être jaloux de quelqu'un qu'on a vaincu.

3) l'une des choses qui m'a poussé à aimer le président SEKOU TOURE est l'introduction des langues nationales, cela prouve le grand patriotisme de cet homme. Il y a des pays plus petits que la GUINEE qui ont introduit leur langue nationale ou qui étudient avec leur langue nationale. En FRANCE, le pays de référence des intellectuels guinéens, une de ses régions, la BRETAGNE a imposé sa petite langue locale à l'école et est acceptée par les autorités compétentes françaises. En CORSE, une autre région française, pareille. En Irlande, une langue locale fait le forcing à l'école pour ne pas que l'anglais la fasse disparaitre. Au Pays-Bas, un tout petit pays, a sa langue à l’école. Dans les petits états de l'ex URSS (LETONNIE et SLOVENIE) malgré que tout le monde parlait et parle le russe, ils ont imposé leur langue propre à eux. Au LUXEMBOURG, un tout petit état de 450.000 habitants malgré la domination du français et de l'allemand, l'étude de leur petite langue est imposée.

Alors pourquoi ce que les autres font chez eux, devrait être interdit à la GUINEE ? Il faut être un vrai complexé comme ce Troll (1).. pour attaquer le président SEKOU TOURE sur ce plan. Moi président, la première chose à faire est de revenir à l'enseignement en langue nationale.

Ironique : voici la transvalité ehno de l'dole

5 ) Oui il a sélectionné son ethnie dans l'armée, c'est pourquoi, Lansana Conté, Facinet Toure, Mohamed Lamine Traoré, Alhousseiny Fofana, Henri Toffani, Finando thiany, Mamadou baldé, Kolipe lama, Abdourahamane Daillo, Gbagbo zoumanigui, Fode Momo Camara, Amadou Mankatta, Oumar Soumah, Issiaga Camara, Mamadouba camus Camara et tant d'autres tous étaient des malinkés, bravo la haine vous tuera, c'est certain .
Je suis fier, fier et fier du président SEKOU TOURE, ce qu'il a fait c'est ce qu'il y avait à faire, combattre et vaincre ses ennemis que la paix soit avec lui.
Prêt pour la Révolution. »

Mais je lui donne acte à ce Guinéen, pour ceci qui est historiquement établi : «.. La Guinée n'a jamais été isolée à l'international, dire cela prouve réellement que vous êtes un menteur patenté, tous les pays africains à part les marionnettes des français (le SENEGAL et la CÖTE D’IVOIRE) avaient de très bonnes relations avec la GUINEE, tous les pays asiatiques (y comprise la grande CHINE). En Europe tous les pays de l'EST (y compris la grande UNION SOVIETIQUE). LES USA, le CANADA avaient des relations avec la GUINEE. En Europe occidentale, le Royaume Uni, la SUISSE. A vrai dire, seule la FRANCE ne voulait pas de la GUINEE, il est absolument faux de parler de l'isolement de la Guinée de SEKOU TOURE ».

Je vais même vous aider, cher Monsieur promeneur de cimetière. Quand nous étions « des aventuriers » (c’est ainsi que vous appelez en vrac vos frères immigrés-immigrants-émigrés), nous avions un mal fou à convaincre nos vrais amis, panafricanistes à toute épreuve, quand nous abordions le chapitre Sékou Touré. C’était le mur où nos rêves de libération contre le néo-colonialisme se heurtaient. Au milieu des années 70, au vu du bilan économique de la « révolution » exprimé par votre idole elle-même en visite à Yamoussoukro d’une part, et d’autre part des révélations de plus en plus massives de l’échec des communismes, dévoilés par David Rousset, André Gide pourtant qui avait de la sympathie pour l’Union soviétique, mais surtout par L'Archipel du Goulag. 1918-1956, essai d'investigation littéraire d'Alexandre Soljenitsyne publié en 1973 à Paris, les lignes bougèrent et le consciencisme (Nkrumah) joua à fond auprès de nos amis panafricains.

Et donc débute le grand chambardement culturel et idéologique.

Le parti communiste français commença par l’Abandon de la «dictature du prolétariat » (Rapport du Comitén central au 22ème congrès de 1976). Faisons un grand pas historique en zappant la révolution culturelle planétaire de Mai 68 jusqu’à l’effondrement du bloc soviétique qui coïncida presque avec la chute du mur de Berlin en 1989. Au moment où la Chine s’éveilla au capitalisme avec le massacre de la Place Tienanmen (voir plus bas).

Qu’est-ce que cette Union soviétique apportait à la Guinée ? Elle nous livrait une solide quincaillerie : froid, plomberie, véhicules utilitaires, tracteurs, ancêtre des magbanas et surtout le goudron incassable de Dixinn Donka. Tous matériels réputés pour leur solidité (J’ai deux climatiseurs russes qui marchent bien sous la poussière de Dinguiraye sans maintenance depuis près de 20 ans.) Mais moins de 2% de la population avait accès à ces biens matériels. Il y avait le sucre, l’huile, le café, etc. A propos du sucre et cela était valable pour toutes les autres denrées de première nécessité rationnées, voici une anecdote. Une de mes tantes se rendit à Lomé, à l’époque, réputée « Petite Suisse de l’AO » malgré Eyadéma. Donc, ses fistons l’amenèrent au grand marché des « Mamas Benz ». Ils marchaient trop vite ? La tante disparut et ils firent demi-tour et la virent le menton sur une poignée le regard rivé sur des paquets de sucre en morceaux.

-      Ah, tantie, on croyait que tu voulais voir les Wax, et ce sucre n’est pas la meilleure qualité, le « Saint-Louis »..

-      Diakaa, hâ bî Toubaboul yè nin.. , ha handè portôbhès bhèn non sanka dhoun, pour parler comme les savants de Koïn.. Eskey !

Le legs russe

Revenons aux Russes. Le sily évidemment ne leur servait à rien, alors nous leur troquions la banane, le café. Et jusqu’à la fin du monde, si on oublie Fria, on leur devra une dette.

Et les Chinois ? Surtout qu’ils étaient en brouille avec les Russes depuis le Petit livre rouge.(années 60). Honnêtement, si quelqu’un peut m’éclairer ici, j’aimerais compter et évaluer les réalisations chinoises pour la Guinée. J’ai eu des professeurs Tchèques, polonais, vietnamiens, mais Chinois.. Le Palais du Peuple, russe, chinois ou coréen ? Franchement je ne sais plus.

Il y a pire, une très mauvaise nouvelle : le bloc soviétique a tenu presque un siècle seulement, 74 ans. Le PDG-RDA un peu moins : 60 ans. Fidel Castro il y a quelque 6 ans a déclaré son étonnement devant ceux qui rêvent toujours de l’exportation de la révolution cubaine alors que Cuba avait échoué. Maintenant c’est le grand amour avec l’Oncle Sam, même s’il a nom Trump. Les Cubains nous ont aidés : médecins et miliciens ; ça oui, ce sont les Bayo et Aguibou Thiam qui tenaient les Oumar Soumah et même Lansana Conté au « gardawou ». Ce sont eux, avec Gbago Zoumanigui qui en une nuit ont organisé le coup d’Etat contre non pas ST, mais les Ismaël et les prétendus héritiers de Son Diarra Kéïta. Le geste déclencheur étant la gifle administrée à Lansana Béavogui par je ne sais lequel des tenants d’une dynastie de tueurs.

Quant aux dépouilles de l’idéologie : demandez à Poutine :

Celui qui voudrait ramener le soviétisme n’a pas de cervelle ; celui qui ne verse pas une petite larme en l’évoquant n’a pas de cœur.

Les nostalgiques comme ce Guinéen qui déclarait ci-dessus son amour pour Sékou Touré, vous avez beaucoup de cœur. Vous pouvez toujours, comme les rabbins juifs, aller verser vos larmes sur la tombe introuvable de Mandjou.

L’apport et le legs chinois

Oui, il y a le soutien indéfectible de notre ami chinois au Conseil de Sécurité? Et le bilan chez lui ? De 1961 en 1988-89, de la longue marche de Mao à la révolution culturelle pendant les années 60, en passant par les massacres de dizaines de milliers de personnes, des millions de paysans essouflés et morts de faim, en malmenant l’économie, le maoïsme a abouti au pogrom "de Tian'anmen le 15 avril 1989 et le 4 juin 1989 sur la place Tian'anmen à Pékin, la capitale de la République populaire de Chine. Elles se sont conclues par une vague de répression, parfois englobée sous l'expression de massacre de la place Tian'anmen1. Elles prirent la forme d’un mouvement d'étudiants, d'intellectuels et d'ouvriers chinois, qui dénonçaient la corruption et demandaient des réformes politiques et démocratiques. La contestation s'étendit à la plupart des grandes villes, comme Shanghai, et aboutit à Pékin à une série de grandes manifestations et de grèves de la faim organisées sur la place Tian'anmen. Après plusieurs tentatives de négociation, le gouvernement chinois instaura la loi martiale le 20 mai 1989 et fit intervenir l'armée le 4 juin 1989.

La répression du mouvement provoqua un grand nombre de victimes civiles (de quelques centaines à quelques milliers selon les sources), et de nombreuses arrestations dans les mois qui suivirent. Plusieurs dirigeants politiques favorables au mouvement furent limogés et placés en résidence surveillée, notamment le secrétaire général du Parti communiste chinois, Zhao Ziyang. Par la suite, un coup d'arrêt durable fut porté aux réformes politiques en République populaire de Chine. Le gouvernement expulsa les journalistes étrangers et contrôla strictement la couverture de l’évènement par la presse chinoise".

Le legs et l’apport américain

Que nous apporta et nous légua « l’impérialisme » (américain ?) L’amitié de Rockefeller ? Mohamed Touré en aurait bénéficié dit-on, puisqu’il a été directeur de département à la Banque du même nom. Mais dans la tradition fermée non écrite de le la vie bancaire, vie  « aristocratique », on ne dirige un département que si l’on est (nait) fils de famille à moins d’être capable de prendre des parts substantielles du « capital-portefeuille ». En effet pendant les années 90, on a vu des mastodontes, des trucks (des Mac) je crois, qu’il avait offerts à « tonton Cross » dont le PDG était l’allié de l’opposition radicale (Alpha, Ba, passons, ce n’est pas le sujet). CBG, c’était eux. 350 à 450 millions $ US. Ce n’est pas rien. Autant que le budget de la Guinée d’Alpha d’aujourd’hui. Cette manne de la BCRG était directement gérée par les vice-gouverneurs et Sékou Touré. Pour faire des unités industrielles, 200 environ, dit-on. Tannerie, mais où sont les chaussures made in Guinée ? Huilerie de Dabola, à sec comme le barrage. Briqueterie, cimenterie, où sont les immeubles, surgis à la manière quelques semaines après le 26 mars, sinon Conakry s’arrêtait à Dixinn. Grands Moulins ? On connaît plus le lafidi le matin, à midi, et parfois le soir. Avec le pripra réservé aux chefs de section des bureaux. Cigarette Milo ? Sékou Touré allait en cachette à Wall Street (rue des cambisHes, ruelle qui va vers la Poste) négocier un paquet de .. Gitanes. Aprement m’a dit El Hajj S ..(Paix à son âme). Il venait au volant d’une petite voiture (peut-être la « Baby » de Carmichael !).

Mais El Hajj, c’tait des devises..

O loppa nôka, dhun, il s’en foutait, kono o termaïnon moddhia non zitane on..

Come au marché de Sangdaga :

-      « ogmente èn pé zé té dimini 

Ismaël Touré avait le cran de se balader en grosse cylindré américaine cigarette blonde au bec.

Mais en 1984, nous avons vu des milliers de carcasses de tracteurs, de bennes et même un réacteur Rolls Royce d’avion, non loin de la Case de Mandjou, quand Hadja Aïcha Bah était aux affaires et que l’UNICEF et elle, par l’intermédiaire de Justin Morel Junior nous avaient invités, des journalistes, d’autres écrivains, Sassine et moi à Labé.

Mais où est partie cette manne (venant de nos mines), alors que j’ai rencontré une décennie plus tard, non loin de chez moi à Abidjan des « Hadja » toutes de blanc vêtues dans une vidéothèque. Elles m’ont dit qu’elles étaient de la famille de ST. Plus tard, j’appris qu’il y avait tout un petit monde, des proches de ST qui était entretenu par « l’esclave des Blancs » (dixit ce thuriféraire de Sékou Touré), Nana Houphouët Boigny. Qui avait tous les défauts sauf l’ingratitude. Il devait se rappeler que ST a accepté depuis qu’il est venu le chercher sur sa bicyclette à Beyla, d’implanter le RDA dont la première section fut créée par le Malien Madeira Kéïta.. Surtout, il n’oubliera pas que c’est Sékou Touré qui est venu en pompier à la rescousse de Philippe Yacé (envoyé par Houphouët) lors d’une houleuse et cruciale conférence à Bamako pour mettre à terre le projet de Nkrumah d’une Afrique unie et non pas cette fantomatique Union africaine.

-      Oui, dit Sékou Touré avec son envoûtante verbosité, nous proposons plutôt « des Exécutifs fédéraux au lieu de »..

« Notion fumeuse » écrit Joseph Ki-Zerbo, (Histoire de l’Afrique)

Apport et legs des Russes, Chinois, Américains, zéro pointé.

Par la faute du Guinéen qui calcule en coco la la.

1 + 1 + 1 = 1, c’est pour moi.

Le Guinéen a privatisé 60 ans d’Etat guinéen qu’il a mis dans sa poche : ponts, routes, écoles, domaine public, avertisseurs sonores pour tout VA, rivières, boras, montagnes gorgées de mines – enfin là y a un hic -. Et l’on veut nous ramener la phraséologie qui a fait le lit de TOUS les régimes qui se sont succédé jusqu’à maintenant, en se passant le « sésame ouvre-toi ». Ou le mot de passe pour parler comme la nouvelle génération de l’Internet.

Un rêve inutile

Après 60 ans de gabegie, ce sera le chômage pour tous salopards.

Quand un président tacle ses propres ministres, refuse de lire les discours qu’ils lui ont écrits « parce qu’ils ne reflètent pas sa pensée », eh bien cela suffit pour marquer le but salvateur de la mort subite.

A défaut de trouver les restes de Mandjou, les amoureux de Sékou Touré dont l’auteur du parangon cité plus haut, vous avez toujours les « murs des lamentations » décrépits d’Enco 5 pour les frapper avec votre front, à la manière des rabins qui le font par Amour du Seul Manguè. Je vous préviens, Enco 5 a été racheté par des prédicateurs-prédateurs guinéens.. Was-Salam

Saïdou Nour Bokoum

www.nrgui.com

Note 1) Pour faire connaissance avec ce corque-mort, copagnons des farfadets : http://www.gbassikolo.com/5812-mais-ou-va-macky-sall-par-mory-sylla.html#comments

Audit à la CBG : pourquoi Namory Condé pourrait-il tomber ?

Alors que le mandat de Namory Condé à la tête de la Compagnie des bauxites de Guinée (CBG), premier producteur de ce minerai dans le pays, devrait prendre fin le 31 décembre, un rapport du comité d'audit de la firme l'accuse d'avoir outrepassé ses prérogatives lors d'un récent redressement fiscal. L'enquête embarrasse la CBG et le gouvernement de Conakry au moment même où la société est engagée dans un projet pour faire passer sa production de 15 millions de tonnes par an actuellement à 18,5 millions en 2018 (AMI nº357). Enquête.

Les 11 millions de dollars de trop •

Selon nos informations, il est reproché à Namory Condé d'avoir piloté seul le processus de redressement fiscal de la CBG pour les exercices 2011, 2012 et 2013. Pour s'acquitter des sommes réclamées par l'administration fiscale, il aurait notamment contracté le 21 juillet dernier un emprunt auprès de la BICIGUI, filiale de BNP Paribas, de 100 896 801 104 francs guinéens, soit près de 11 millions $.

L'emprunt aurait été souscrit sans le consentement du conseil d'administration de la CBG, alors que la fonction de Namory Condé ne l'autorise pas à valider une transaction au-delà de 250 000 $. De plus, la direction financière de la CBG, supposée gérer les redressements fiscaux, aurait été écartée très vite de la procédure.

Joint par Africa Mining Intelligence, Namory Condé a nié avoir eu connaissance de l'enquête et du rapport qui en découle.

Un conseil d'administration qui doute •

Si l'emprunt a été souscrit auprès de la BICIGUI en juillet, ce n'est que le 2 août que le conseil d'administration de la CBG, constitué de représentants de l'Etat guinéen et de l'opérateur Halco Mining Inc - consortium formé par Rio Tinto Alcan, Alcoa et Dadco - en a été informé. Craignant que l'initiative de Namory Condé soit irrégulière, les administrateurs ont alors, mi-août, mandaté le comité d'audit de la CBG pour diligenter une enquête. Celui-ci se serait entouré de deux avocats du cabinet canadien Fasken Martineau, Daniel Picotte et Emilie Bundock, qui, contactés par Africa Mining Intelligence, n'ont pas souhaité faire de commentaire.

Appuyé également par des inspecteurs du ministère des mines, Alhousseine Kaba et Jean-Paul Camara, le comité aurait interrogé Namory Condé à trois reprises fin août.

Remis début septembre, le rapport conclut à l'abus de prérogatives et note que c'est la première fois que la CBG s'est acquittée d'arriérés aussi conséquents envers l'administration fiscale. Même s'il semble que Namory Condé est parvenu à négocier à la baisse le redressement demandé, ce dernier s'était le plus souvent établi par le passé dans une fourchette entre 1,5 et 2 millions $.

Fin de partie pour Namory ? •

L'avenir de Namory Condé reste incertain. Une réunion du conseil d'administration de la CBG, qui devait avoir lieu début décembre, a été reportée, et aucune assemblée générale n'a encore statué sur le renouvellement ou non de son mandat. Des noms de potentiels remplaçants circulent déjà, notamment celui de Souleymane Traoré, un ancien du cabinet d'audit EY et de la major pétrolière française Total.

A Conakry, certains dénoncent toutefois une procédure à charge contre Namory Condé et une manœuvre du gouvernement guinéen, qui aurait pressé le directeur de la CBG de payer pour renflouer les caisses publiques en urgence, au moment même où le Fonds monétaire international était en mission dans le pays.

La Lettres du Continent

Élections américaines : quels enseignements en tirer ?

Tous ceux qui sont inquiets de l’élection de Donald Trump, rassurez vous, l’Amérique est une démocratie. Pour ceux qui l’ont oublié, c’est le peuple américain souverain qui a élu son président. Qui qu’il soit et quells que soient ses qualités ou défauts, c’est le peuple qui choisit librement son président. Mais il faut savoir que depuis que les pères fondateurs de la nation américaine ont consacré la Constitution, tous les présidents, tous les membres du Congrès et de la Cour suprême des États-Unis d’Amérique ont veillé scrupuleusement à son strict respect depuis plus de 200 ans. Il n’y a pas eu de régression, mais plutôt renforcement des droits et libertés du peuple américain. Outre, le sacro-saint principe de l’équilibre des pouvoirs consacré par la Constitution, il existe d’autres contre-pouvoirs que sont les médias, les universités, les think tanks, divers lobbies, mais surtout la vigilance du peuple américain qui fait qu’aucun dirigeant ou groupe de dirigeants ne peut confisquer la souveraineté populaire ou les libertés des citoyens americains. Le premier président américain Georges Washington a montré la bonne voie à suivre par ses successeurs et ils ont tous eu de l’ambition pour leur pays qui est devenu grâce à leur travail acharné la première puissance mondiale. Ils ont massivement investi dans l’éducation et pris l’option intelligente de recruter les meilleurs dans toutes les administrations. La meilleure qualité d’un dirigeant américain, c’est sa capacité à susciter l’adhésion pour se faire élire. C’est son principal job et c’est ce que ses équipes attendent de lui. Il faut bien comprendre cela. Une fois son élection gagnée, c’est la tradition dans ce pays de se faire entourer par les plus brillants à tous les niveaux. Ce job revient à d’autres qui sont plus qualifiés pour le faire. C’est la force de l’Amérique. Ce n’est pas comme chez nous ou le président va distribuer les principaux postes à ses parents incompétents, ignorants du village ou du moins même s’ils n’ont pas de fonctions officielles, ils détiendront la réalité du pouvoir.

Nous n’avons même pas besoin de suivre l’exemple de l’occident, il suffit que nous soyons fidèles au principe sacré de nos aïeux qui veut qu’on doit respecter sa parole donnée. Ils préféraient mourir que de trahir leur parole. Or, depuis 1958, nous avions librement adopté successivement les Constitutions du 10 Novembre 1958, du 23 Décembre 1990 et du 19 Avril 2010, malheureusement nos dirigeants les ont systématiquement violé en toute impunité. Ils ont confisqué notre souveraineté populaire, ainsi que tous nos droits et libertés fondamentales inscrites dans ces différentes constitutions. Par quel miracle un pays peut-il avancer lorsque ses lois et règlements sont bafoués par ses dirigeants ? Nous n’avons eu que de piètres dirigeants qui se sont entourés des plus médiocres à tous les niveaux de notre administration. Ils ont détruit l’embryon de système méritocratique légué par les colons français et en 60 ans de mal gouvernance, notre pays au potentiel si élevé est devenu un champ de ruines.

Ce qui m’inquiète le plus, c’est le fait que les Guinéens issus de la diaspora ne parviennent pas à intégrer les bonnes pratiques démocratiques et de gestion de l’État de ces pays occidentaux où ils ont étudié et le plus souvent travaillé afin de transmettre ou partager leurs expériences avec nos compatriotes restés au pays. Regardez Alpha Condé, c’est comme s’il n’a vécu que sous la dictature et non pas dans un pays démocratique comme la France, voire même Sékou Touré, c’est comme s’il n’a pas été un député qui a siégé au Palais Bourbon français ou n’a pas bénéficié des droits démocratiques garantis malgré tout par la France coloniale, comme la liberté d’expression, la liberté d’association, la liberté d’élire et de se faire élire et l’ultime liberté d’obtenir pacifiquement par le vote l’indépendance de notre pays etc. Tout cela doit nous faire refléchir. N’est ce pas une honte pour nous que nous réclamions avec fierté notre indépendance pour affirmer notre dignité d’africain et qu’en peu de temps qu’on soit obligé de fuir notre propre pays en raison de la misère et des persécutions politiques ? Près de 60 ans après, nos jeunes sont prêts à sacrifier leurs vies pour traverser la mer méditerranée. Honte à nos dirigeants. Le comble est que les Alpha Condé sont satisfaits de leur forfait, ils sont fiers de piller nos richesses pour vivre dans le luxe tout en nous méprisant. Ils nous divisent tout en jetant l’anathème sur leurs adversaires. Après, ils nous parlent de racisme des occidentaux, pourquoi ces derniers traitent aujourd’hui avec respect les Coréens ou Chinois qui étaient aussi pauvres et dominés que nous il y a cinquante ans ? N’est ce pas l’anti-gouvernance de nos dirigeants incompétents et voraces qui nous a transformé en mendicants ? De 2011 à 2015, Alpha Condé a dilapidé 3,5 milliards de dollars au terme des budgets d’investissements publics alors que toutes nos infrastructures sont dans un état de dégradation sans précédent. Sans aucune concertation, ni débat public sur les programmes de développement de notre pays, il vient de vendre toutes nos mines à la Chine en contrepartie des infrastructures certainement de mauvaise qualité (les Chinois travaillent à la tête du client), mais aussi outrageusement surfacturées qui subiront le même sort que celles construites depuis 1985 par faute d’entretien. Il ne faut pas passer sous silence la dangereuse explosion de notre endettement public qui annulera les effets de l’obtention récente du PPTE. Alpha Condé va donc nous laisser une lourde ardoise de dettes qui nous étranglera et freinera notre développement économique. Je reviendrai sur ce point crucial pour notre avenir. Il faut simplement retenir que nous sommes loin de voir le bout du tunnel, tant que nous ne reprendrons pas notre destin en main. Nous devons reprendre notre pays. Je crois que 60 ans suffisent largement pour que les Guinéens comprennent que la médiocrité est un fléau qui menace nos vies et qu’il est temps de changer de cap. Nous sommes condamnés à le faire parce que nous n’avions aucune issue en vue. L’eldorado occidental est terminé, rien ne sera plus comme avant pour les immigrés dans ces pays qui sont eux-mêmes englués dans une profonde crise économique due principalement à la montée en puissance des pays émergents comme la Chine qui ont bénéficié des délocalisations industrielles. Les innovations technologiques, la féroce concurrence économique mondiale ont fini de ravager des pans entiers de l’ancienne économie et de jeter au chômage des millions de travailleurs en occident, l’uberisation de la société et l’inquiétude du déclassement est forte chez beaucoup d’autres travailleurs qui voient s’effriter les droits sociaux acquis durant la période faste de l’État-providence. Face à leur impuissance, les dirigeants occidentaux, surtout les populistes pointent du doigt comme bouc émissaire l’immigré responsable de tous les maux et qui plus est jeté en pâture à la vindicte populaire. Les attentats terroristes et les conséquences des guerres en Afrique et au Moyen-Orient ont fait le reste pour nous discriminer durablement. Notre situation est extrêmement préoccupante d’autant plus que selon les projections démographiques, nous serons 2,5 milliards d’Africains en 2050 avec des dirigeants aussi inconscients de la trempe des Alpha Condé qui jouent à l’autruche, alors qu’il y a urgence pour agir dès maintenant. Ne nous y trompons pas, Alpha Condé est disqualifié pour conduire le changement souhaité, car depuis 50 ans nous n’avons compté que sur la rente minière et il persiste a maintenir le vieux schéma extraction des minerais bruts sans aucune valeur ajoutée pour des miettes et sans transfert de technologie pour nous. En effet, après plus de 50 ans d’exploitation minière, nous sommes encore incapables de créer nos propres sociétés pour pouvoir exploiter nos ressources minières. C’est Abou Dhabi qui n’a pas un gramme de bauxite qui vient l’extraire chez nous pour la transformer en aluminium chez lui. Et Alpha Condé qui vient ainsi de torpiller, pour ses intérêts personnels, l’ancien projet de Global Alumina qui devait aboutir à la construction d’une raffinerie d’aluminium. Il est satisfait et se vante de son coup de force contre nos intérêts nationaux et nous nous l’acclamons naïvement étant comme toujours hypnotisés par la propagande gouvernementale. Face à ces enjeux déterminants pour notre pays, notre classe politique se complait dans des discussions futiles, des combats d’égos, dans des dialogues interminables sur l’organisation des élections prévues depuis six ans.

Nous en avons marre de la pauvreté, nous avons besoin de changement de gouvernance pour offrir enfin la prospérité au peuple meurtri de Guinée.

Alpha Saliou Wann

Une Illustration de la « Démocratie » selon le P.D.G. de Sékou TOURÉ et Saifoulaye DIALLO.

 Les peuples qui oublient leur passé, sont condamnés à le revivre, comme l’a dit un homme célèbre.

A l’heure où émerge une nouvelle tentative de réécriture, ou de réinterprétation du long, très long règne du P.D.G., il m'apparait utile de donner ici une tranche de vie extraite du livre d’un ancien prisonnier politique bien connu, Alpha Abdoulaye DIALLO dit Portos. Dans cet extrait, tout prisonnier qu’il est, il ne parle pas de lui, ni de sa condition.

Au contraire, il parle d’un autre prisonnier qui par son humanité, sa dignité, et sa noblesse dans l’épreuve l’impressionne, immensément, lui le Ministre (même prisonnier) qui a côtoyé les personnalités les plus éminentes de l’Afrique des années 60 et 70, parlé dans des assemblées où se décide le destin de millions d’êtres humains, a bataillé ferme dans toutes les instances internationales où il était invité à défendre les intérêts de sa Patrie. Lui qui fut une personnalité gouvernementale importante, en admire une autre qui n’est pas de sa condition sociale, mais qui est devenue son compagnon de captivité. Son admiration n’est pas feinte. Elle est sincère. Il admire sans emphase, mais avec sincérité. Il est impressionné par le calme et la sérénité de ce nouveau prisonnier qui dans la vie ordinaire fait partie des petites gens. . La description qu’il en fait, est mesurée, empreinte de retenue, sans emphase, mais avec force. On le sent ému, désemparé, décontenancé que le pouvoir qu’il croyait défendre le peuple, en soit rendu à embastiller, puis torturer de petites gens innocentes. Son propre emprisonnement a l’air de lui peser moins, en face de celui d’un simple citoyen et pour un motif presque farfelu.

Son héros est humble, très humble : un simple chauffeur de taxi, ou de camion, il ne sait plus. Il s’agit d’un certain Camara Mamadi, originaire de KANKAN, un Malinké, à l’allure fière et altière comme l’écrit Portos, lui-même. Le MOTIF de l’arrestation et de l’embastillement par le très « démocratique » régime du P.D.G. et de Sékou TOURÉ du malheureux Camara Mamadi ? Sans commentaire. Lisez plutôt cet extrait.

           Dr. Abdoul BALDÉ

« …..Les arrivées sont devenues plutôt rares : quelques détenus de droit commun transférés de la sûreté au bloc. Il faut signaler toutefois, un nouveau venu, un chauffeur de Kankan, un malinké à l'allure fière et altière, taciturne de tempérament et toujours respectueux des autres. Son nom : Camara Mamadi. Motif de son arrestation ? Il avait placé sur le passage du cortège présidentiel une espèce de barrage, avec de grosses pierres. Il s'était muni d'un stylo à bille et d'un papier. Appréhendé, on le « déposera » au bloc où, après avoir subi sa diète d'accueil, il comparaîtra devant la commission. Interrogé sur les raisons pour lesquelles il voulait arrêter le cortège présidentiel, il s'en expliquera très calmement :

— « Je voulais simplement demander au chef de l'Etat de démissionner et de céder son poste à un autre. Il a prouvé qu'il est incapable de faire le bonheur du peuple. Il ne fait que mentir et tuer… »

Ahuris, les membres du comité révolutionnaire, effrayés d'avoir entendu des paroles aussi graves, aussi « contre-révolutionnaires », se débarrasseront de lui en l'envoyant immédiatement à la cabine technique. Il connaîtra la torture mais maintiendra ses déclarations. On lui demandera de dénoncer ses complices et notamment au sein du B.P.N. et du gouvernement. il s'y refusera et finalement le comité révolutionnaire conclura qu'il est fou.
Après avoir été longtemps enfermé, il « tentera la belle » un jour que l'occasion s'en offrait à lui. On le rattrapera, bien sûr, les chances de s'échapper du bloc étant extrêmement limitées sinon inexistantes car, même en sortant du bloc, on retombe encore à l'intérieur du camp, au milieu des logements des gardes.
On le ligotera alors : jeté par terre il sera roué de coups de ceinturon par les hommes de l'équipe de garde. Ceux-ci mettront d'autant plus de hargne à s'acquitter de cette tâche qu'ils avaient craint pour leur vie, car la règle ici c'est qu'un prisonnier qui s'échappe du bloc est aussitôt remplacé dans sa cellule par tous les hommes de l'équipe de garde, qui ont alors très peu de chances de s'en tirer.
Nous ressentions tous dans notre chair les coups qui pleuvaient sur Mamadi Camara. Nul n'entendra pourtant un cri, un gémissement, la moindre plainte de cet homme d'une trempe exceptionnelle ! On le jettera dans sa cellule, incapable de se tenir debout ! Et recommencera pour lui le dur régime de cachot que les anciens connaissaient si bien! Qu'est devenu Mamadi Camara ? A ma libération, à la fin de l'année 1980, il était encore en vie….. ».

   Alpha Abdoulaye DIALLO dit Portos. Extrait de : La vérité du ministre. Dix ans dans les geôles de Sékou Touré
Paris. Calman-Lévy. 1985. 203 p

Interview de Madifing Diané. Communiqué de Pottal-Fii-Bhantal Fouta-Djallon

logo_Pottal_Fii_Bhantal_01En date du 2 Novembre 2016, dans une interview à la télévision guinéenne, Madifing Diané, ancien policier de liaison entre la présidence et le camp Boiro, s’est livré à des calomnies éhontées contre des victimes et des disparus de la répression du PDG.

Les membres de Pottal-Fii-Bhantal Fouta-Djallon ainsi que de nombreuses victimes et leurs familles sont indignés par le contenu de l’interview. Nous condamnons fermement les propos provocateurs et les mensonges éhontés de Madifing Diané.

Du fait de son long service – au camp Boiro du PDG, de correspondant avec les agents extérieurs du PDG dont Jean-Marie Doré et en tant que ministre de la sécurité du PUP et du RPG - de fortes présomptions de crimes contre l’humanité pèsent sur Madifing Diané. Son outrageuse audace de travestir l’histoire de la Guinée et son apologie de crimes imprescriptibles n’en sont que plus choquantes.

En 2011, quand Madifing Diané fut nommé ambassadeur au Sénégal, Pottal-Fii-Bhantal avait alerté les autorités sénégalaises sur son passé criminel au camp Boiro. Quand il fut ministre de la sécurité du RPG, notre organisation fut informée qu’il était le commanditaire du kidnapping, de la torture et de l’assassinat de jeunes innocents au camp de Soronkoni. Peu de temps après, Alpha Condé le radiait du gouvernement.

Madifing Diané se flatte d’avoir été un proche collaborateur du dictateur Sékou Touré. Il mentionne de façon lapidaire les victimes du PDG sans l’ombre d’un regret sur les innocents. Dressé à l’école de l’amalgame de Sékou Touré, Madifing Diané n’a que mépris pour les faits. Il prétend qu’un de ses frères qui fut emprisonné au camp Boiro pendant 7 ans lui a avoué avoir appartenu à la DST (Direction de Surveillance du Territoire) française. En réalité, la DST est un service de contre-espionnage qui n’opère qu’à l’intérieur de la France.

Madifing Diané montre une obsessive haine contre le premier secrétaire général de l’OUA, Telli Diallo. Il en fait la source de tous les « complots » fictifs du PDG. Il pousse son mépris au point de soutenir que Telli Diallo n’a obtenu que sa voix lors du vote de sa dernière candidature alors que le vote à l’OUA était fait par les États et non des individus. Avec sa mentalité éclopée de flic de la répression, Madifing Diané veut faire croire que l’accusation – même obtenue sous la torture et les menaces - est en soi une preuve de culpabilité. Il veut ainsi imputer l’assassinat de Diallo Telli – ordonné par Sékou Touré - à des « accusations » qui proviendraient de sa famille. Plus loin, il se dédit et nomme Amadou Diallo comme l’accusateur.

Il serait fastidieux de réfuter les contre-vérités avancées lors de l’interview. Nonobstant le statut de service public de la télévision nationale, le journaliste Yamoussa Sidibé qui dirigeait l’interview a donné licence à Madifing Diané pour déverser les phobies qui le hantent. Il lui a permis de salir le nom et la mémoire de victimes dont on n’a jamais localisé les lieux d’enterrement. Durant l’interview, Yamoussa Sidibé ne fit aucun effort pour questionner les affirmations de son invité ou exiger un minimum de sources et de données crédibles. Ce faisant, il contribue à faire de la télévision nationale une caisse de résonnance de provocations et de mensonges qui ravivent les plaies qui déchirent notre nation. Yamoussa Sidibé se disqualifie comme journaliste auprès de l’opinion nationale et des auditeurs et il jette un discrédit sans appel sur sa personne. Il représente une forme dégénérée de son métier dont notre pays doit apprendre à se passer. Dans un pays normal, il devrait être radié.

Mr. Alpha Condé a comme ligne de conduite la réhabilitation de Sékou Touré et de ses criminels dans le but de renforcer la division des forces sociales de la Guinée et perpétuer le règne du RPG. Yamoussa Sidibé et Madifing Diané sont de fait parties prenantes dans cette campagne. On a beau la déguiser sous des thèmes de citoyenneté, de civisme et de réconciliation nationale, l’impunité qu’elle couve reste une menace à la cohésion nationale.

Pottal-Fii-Bhantal n’a eu de cesse de dénoncer cette dérive rampante qui gagne du terrain. Le silence des victimes ne fera qu’enhardir les criminels. Notre organisation invite les familles des victimes à prendre des actions contre Madifing Diané – notamment en portant plainte contre lui en Guinée ou auprès des instances juridiques extraterritoriales. Pottal-Fii-Bhantal Fouta-Djallon reste disponible pour apporter son concours à leur démarche. Nous en appelons aux forces progressistes de la Guinée à en faire autant. L’histoire et l’avenir de la nation sont encore une fois en jeu.

La commission Centrale de Pottal-Fii-Bhantal Fouta-Djallon