Innocence des musulmans : les Présidents Macki Sall et Alpha Condé : deux réactions radicalement différentes face à ce film blasphématoire contre l’Islam.
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- Mis à jour le samedi 15 septembre 2012 01:52
- Publié le samedi 15 septembre 2012 01:47
- Écrit par Saïdou Nour Bokoum
Jugez-en avec ces deux communiqués
Macki Sall :
Dans un communiqué parvenu à lesnegalais.net, le président Macky Sall par ailleurs, président en exercice de l’Organisation de la Coopération Islamique (Oci), s’indigne et condamne la production et à la diffusion du film intitulé « L’innocence des Musulmans».
Selon le texte signé par son porte parole Abou Abel Thiam, «Macky Sall condamne fermement cet acte irresponsable et répugnant qui constitue une grossière provocation portant gravement atteinte au sentiment religieux des musulmans et aux symboles de leur foi». Avant d’ajouter que le Sénégal estime qu’aucun prétexte, y compris la liberté d’expression, ne saurait justifier la diffamation d’une religion et de son Message.
Par ailleurs, le président en exercice de l’Oci condamne également les attaques mortelles dirigées contre des diplomates américains en réaction à la diffusion du film, et présente ses condoléances à leurs familles ainsi qu’au peuple et au Gouvernement américains.
Pour conclure, Macky Sall en appelle à la retenue et au rejet de la violence comme réponse à un acte dont les auteurs cherchent manifestement à susciter la discorde et l’affrontement entre les peuples et les civilisations.
Alpha Condé :
C’EST AVEC UNE PROFONDE AFFLICTION QUE NOUS AVONS APPRIS LA TIRSTE NOUVELLE DES ATTAQUES SURVENUES LE 11 SEPTEMBRE 2012 AU CONSULAT DES ETATS UNIS D’AMERIQUE A BENGHAZI EN LYBIE PROVOQUANT LA MORT DE QUATRE AMERICAINS DONT MONSIEUR J. CHRISTOPHER STEVENS AMBASSADEUR DES ETATS UNIS EN LIBYE STOP LEURS ŒUVRES EN FAVEUR DE L’INSTAURATION DE LA DEMOCRATIE DANS CE PAYS RESTERONT TOUJOURS GRAVEES DANS LA MEMOIRE DES AMERICAINS STOP CETTE DISPARITION CONSTITUE UNE GRANDE PERTE POUR LE PEUPLE AMERICAIN STOP EN CETTE DOULOUREUSE CIRCONSTANCE PERMETTEZ – MOI DE VOUS EXPRIMER AU NOM DU PEUPLE ET DU GOUVERNEMENT GUINEENS ET EN MON NOM PROPRE NOTRE PROFONDE DOULEUR ET NOTRE GRANDE COMPASSION STOP VEUILLEZ AGREER EXCELLENCE MONSIEUR LE PRESIDENT L’EXPRESSION DE MA HAUTE CONSIDERATION STOP ET FIN
CONDOLEANCES
CONAKRY, LE 12 SEPTEMBRE 2012
ALPHA CONDÉ
PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE, CHEF DE L’ETAT
Commentaire : Même Obama a regretté, voire condamné les auteurs..du flm. Les acteurs se sont désolidarisés avec la réalisation et la production qui ont travesti leur performance (facile à faire « au final cut » au montage). Le président guinéen a seulement oublié qu'il avait en charge le destin d’un pays musulman à plus de 90%. Il est vrai qu’il n’est pas à sa première bourde « innocente » :
"J’ai honte d’être musulman !..", avait-il lancé un jour, critiquant le "larbinisme" de nos imams, qui aujourd'hui se multiplient par 250 pour aller faire des pour..celui qui avait honte d'eux !
Il est vrai aussi que Macki Sall a des conseillers, alors qu’Alpha est entouré de bouffons en la matière.
Wa Salam
Rabi aux abois ? Le RFAMP la soutient !
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- Mis à jour le jeudi 13 septembre 2012 16:35
- Publié le jeudi 13 septembre 2012 16:12
- Écrit par ASB

Après les accusations de la semaine dernière formulées par les femmes de l’Opposition contre la gestion de la sortie de crise par Hadja Rabiatou Sérah Diallo, la Coalition des Filles et Femmes pour la consolidation de la Paix à travers le RFAMP (Réseau des femmes anciennes ministres et parlementaires) a exprimé son soutien à la présidente du CNT, le mardi 11 septembre dans la salle des actes du Palais du peuple.
Hadja Fatoumata Camara vice-présidente du REFAMP, a exprimé à la présidente du CNT le motif de leur soutien en ces termes.
« L’objet de notre présence est d’exprimer, de vive voix, notre soutien suite à la campagne d’intoxication et de désinformation orchestrée contre votre personne. Nous avons pensé qu’il est indispensable de venir vous réaffirmer notre solidarité. La coalition a suivi avec un profond regret la campagne de diffamation et de calomnies orchestrée contre la présidente du CNT. Ces allégations tendancieuses visent à ternir l’image de marque de celle qui s’est illustrée dans le combat pour l’avènement de la démocratie en Guinée, son engagement sans faille pour le triomphe des idéaux de justice et de liberté ainsi que de nombreux sacrifices consentis avec l’ensemble des acteurs politiques guinéens, qui lui a valu la reconnaissance sur le plan national et international ».
Elle regrette de « constater que de hautes personnalités politiques et administratives de notre pays soient souvent victimes de calomnies et d’accusations sans fondements », alors que, estime la vice-présidente ces derniers sont des symboles de la République qui doivent mériter respect et reconnaissance.
Hadja Fatoumata Camara estime que la décence voudrait que l’on devrait observer de la retenue dans les propos et dans les actes, privilégier le dialogue et la concertation pour favoriser la finalisation de la transition dans un climat de paix et de tolérance. C’est pourquoi, elle a exhorté Hadja Rabiatou Sérah à s’investir davantage dans la recherche de solutions négociées et durables à la crise que traverse le pays. Pour terminer, la vice-présidente du RFAMP a demandé à toutes les femmes de Guinée de se solidariser, au-delà de toute ambition politique, pour une Guinée réconciliée et prospère.
La présidente du CNT, a dit à ses hôtes (de « marque déposée » près de l’incassable Hadjan Daraba Saran ?) », que leur visite ne la surprend pas. La lutte qu’elles mènent et leur soutien à son endroit, l’encouragent et lui donnent un sang nouveau avant d’affirmer :
« Je sens que je ne suis pas orpheline et je n’ai jamais été orpheline » et d’ajouter que la place qu’elle occupe est vouée à toutes les femmes », avant de déplorer que ces dernières soient toujours victimes de manipulation :
« Parfois fois, on utilise la femme pour détruire la femme. Je me félicite des soutiens que j’ai eus du côté des femmes. Je n’en veux nullement à une femme et je n’ai pas de rancune ni de haine contre une femme qui est utilisée. Au contraire, nous devons encore nous mobiliser pour les motiver davantage et les récupérer pour qu’elles ne se sentent pas perdues. Qu’on ne leur montre pas le mauvais chemin. Nous devons être solidaires entre nous femmes. On ne fera jamais de cadeau. Le pouvoir s’arrache et pour cela, il faut cesser de paraître mais il faut être, puisque nous réclamons l’égalité entre homme et femme. Et je suis convaincue que la femme guinéenne en est capable puisque nous avons fait nos preuves au-delà de nos frontières ».
Par ailleurs, Hadja Rabiatou Sérah Diallo a salué l’initiative de ses congénères pour avoir intégré les jeunes filles, car dit-elle, la lutte c’est pour la future génération.
« L’injustice que nous avons vécue, il ne faudrait pas que nos filles la connaisse. C’est pourquoi, je salue votre initiative d’avoir créé la coalition des filles et femmes, parce que nous devons léguer notre expérience à nos filles. »
Rabiatou Sérah estime que les femmes doivent combattre pour la promotion des Guinéennes afin que leurs activités soient plus visibles. Pour elle, combattre une femme c’est se combattre soi-même.
« Toute société qui évolue sans tenir compte de la couche féminine est vouée à l’échec » a-t-elle poursuivi avant de réitérer qu’elle ne baissera pas les bras et qu’elle se battra pour sortir le pays de la crise :
« Vous m’avez remonté le morale et dites-vous qu’avec vous, je tiens bon pour cette nation et pour qu’on ouvre grandement la porte aux femmes et que chacun sache que la femme au pouvoir n’est pas le monde à l’envers. Quand on veut on peut (…)».
ASB
Lansana Kouyté : aujourd'hui, notre combat c'est la recomposition totale de la CENI et le départ de Waymark pour la tenue des élections.
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- Mis à jour le dimanche 9 septembre 2012 22:19
- Publié le dimanche 9 septembre 2012 22:19
- Écrit par ASB, Erapmos

Malgré l'absence de Cellou Dalein Diallo et Sidya Touré, le meeting n'a pas été reporté comme le pensaient bon nombre d'observateurs avertis de la scène politique guinéenne. Composés d'une bonne brochette de leaders, notamment Lansana Kouyaté du PEDN, Aboubacar Sylla de l'UFC, Etienne Soropogui des NFD, chacun a dénoncé le régime en place.
Après avoir frôlé l’échec et pour cause, la soldatesque déployée même au seuil des domiciles des leaders, le 27 août dernier lors de sa tentative de marche en protestation contre le régime du Président Alpha Condé, les blocs de l'Opposition, Collectif/ADP étaient de nouveau ce Samedi sur l'espace de l'héliport dans la commune de Dixinn, précisément dans le quartier Bellevue pour un meeting.
Malgré les pluies qui s'abattaient sur Conakry en ce samedi matin, les militants des différentes formations politiques se sont donné rendez vous très tôt à la place indiquée pour assister au meeting. A peu près plus de 2000 personnes étaient massées autour de cet espace non loin des cases Bellevue.
Fodé Oussou a ouvert le bal des discours et a insisté sur les crises qui secouent le pays. Une crise sociale, économique, politique et judiciaire a-t-il dénoncé :
« Le coût de la vie est hors de portée et la crise qui secoue Fria n’est pas vraiment finie. Une crise économique parce que rien n’est fait pour permettre au peuple de subvenir à ses besoins les plus élémentaires. Une crise judiciaire qui sévit à travers des personnes en prison sans jugement et des assassins en liberté. Uns crise politique parce que le blocage est total avec l’obstination u pouvoir à faire du forcing
Lansana Kouyaté a loué la grâce de Dieu et a demandé Sa Miséricorde sur le peuple de Guinée. Pour lui c’est par la grâce d’ALLAH que les leaders ont pu échapper « à la tentative d’assassinat qui nous guettait le 27 Août ». Il a fustigé l’ethnocentrisme et il a rappelé quelques concessions qu’a faites l’Opposition qui sont entre autres : rétablir les élus locaux, l’équité au niveau des médias publics, la libre circulation des leaders, le droit de manifester. Il demandera deux concessions de la part du pouvoir, c’est la CENI et c’est Waymark avant de marteler :
« Nous avons fait beaucoup de concessions pour amener le régime à la raison ...J'ai abandonné Alpha Condé parce qu’il à abandonné le chemin qu'on s'était fixé », ainsi s'exprimait le leader du Parti de l'Espoir ancien, allié du Pr Alpha Condé.
Et de conclure :
Aujourd’hui, notre combat c'est la recomposition totale de la CENI et le départ de Waymark pour la tenue des élections.
Aboubacar SYLLA, Président de l’UFC et porte-parole de l’ADP a mis l’accent sur la situation politique critique du pays, les sacrifices consentis par le peuple de Guinée depuis 2006 jusqu’en 2012 en passant par 2009 et 2010 lors des Présidentielles. Pour lui ces sacrifices ne sont pas pour une personne ou un leader, mais pour la liberté et la démocratie dans le pays. Aussi, il n’oubliera pas de rappeler les deux revendications majeures, qui restent à satisfaire : la recomposition de la CENI et le renvoi de l'operateur Waymark.
Pour Faya MILLIMONO, il faut réclamer justice pour les morts de Siguiri et de Zoghota. Et de déplorer le décès du Colonel Issiagha des suites de mauvais traitements (1) et sans jugement depuis les évènements du 19 Juillet 2011. L’orateur a qualifié les actions de Loucény de comédie. Pour lui, c’est Alpha Condé qui parle par la voix de Loucény. Il a annoncé que le 20 Septembre, l’Opposition organisera une marche sur l’ensemble du territoire national. A propos des tueries de Zoghota, Faya demandera la destitution et la poursuite des ministres impliqués, du Gouverneur de N’Zérékoré et tous les corps habillés impliqués dans ce massacre
Munis de pancartes sur lesquelles des slogans anti-régime, les militants ont pendant plus de 3 heures manifesté dans un environnement pacifique. Aucun débordement n'a été enregistré au cours de la journée, sous le regard vigilant des gendarmes. Malgré la dernière annonce de l'ex président de la CENI, Lounceni Camara, l'Opposition reste fidèle à ses premières revendications. Libération des médias publics, illégalité du limogeage des élus remplacés par des délégations spéciales, etc.
ASB, Erapmos pour nrgui.com (Nouvelle république de Guinée)
Alassane Condé : Aucune manifestation à caractère politique ne sera interdite en Guinée
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- Mis à jour le mercredi 12 septembre 2012 18:40
- Publié le mercredi 12 septembre 2012 18:39
- Écrit par Saïdou Nour Bokoum
Peace and love
« Aujourd’hui, nous avons fait notre première rencontre avec les partis politiques. Le thème vous a été donné, il s’agit de la gestion administrative et judiciaire des manifestations, défilés et attroupements, réunions et cortèges. Tout simplement parce que, dans notre pays, chaque fois qu’on parle de manifestation, ce sont des affrontements entre citoyens. Comme les cadre vous l’ont expliqué tout à l’heure, et aussi monsieur le ministre de la Justice, les manifestations sont autorisées en Guinée.
Les manifestations à caractère politique sont autorisées en Guinée. C’est un droit constitutionnel. C’est simplement les modalités qu’on voulait discuter avec vous. C’est pour cette raison, nous avons apporté avec nous une brochure qui permet une fois de retour dans vos sièges, de le lire et peut-être de le vulgariser. Cela dit, depuis que nous avons commencé les manifestations, il y a qu’un seul parti politique qui s’est conformé effectivement à la loi.. ».
Fin de citation
En somme, les manifestations étaient bien autorisées par la Constitution. On les interdisait parce que le gouvernement n’avait pas les moyens de confectionner des brochures expliquant les modalités d’application de ce droit constitutionnel. Il y avait seulement sans doute trop de Partis et de particules. Le gouvernement a trouvé on ne sait où le pognon. Peut-être avec les 5 mois d'arriérés de salaires des travailleurs de Fria, toujours impayés, malgré le paraphe signé par les trois parties : Russal, les travailleurs et le gouvernement ? Les représentants des Partis ont reçu pour la bonne cause chacun une brochure, gratis. Ils étaient venus sagement, craignant d’être grondés.
Ils iront sagement expliquer la brochure à leurs militants. Quand, à la prochaine manifestation vous annoncez que vous irez de Bambéto au Stade, gare au faciès qu’on verra marcher de Sonfonia, via Lambanyi...
Parce que figurez-vous, en Guinée, les militants des Paris ont des faciès identifiables. On n’arrête pas les progrès de la biométrie politique ;
A bon entendeur, Wa Salam,
El Hajj Saïdou Nour Bokoum
Le temps de l'indignation
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- Mis à jour le samedi 8 septembre 2012 00:58
- Publié le samedi 8 septembre 2012 00:58
- Écrit par Bah Oury

Traumatisée par plus de cinq décennies de violences politiques et de mauvaise gouvernance, la société guinéenne a perdu sa capacité d'indignation devant l'injustice criarde qui la gouverne.
Emprisonné depuis décembre 2008 par le CNDD, le Colonel Issiaga CAMARA aide de camp et neveu de feu le Général Lansana CONTE a payé ainsi sa fidélité. Cet emprisonnement a été reconduit par M. Alpha CONDE, nouveau Chef de l'Etat sous le prétexte fallacieux que le Colonel CAMARA est impliqué dans ce que le presse nomme « l'affaire du 19 juillet 2011 ». En juin dernier ,les juges de la Chambre d'accusation de la Cour d'Appel de Conakry rendent un non lieu en sa faveur ainsi qu'à quatorze autres de ses compagnons d'infortune. Courroucé, M.Alpha CONDE à travers le parquet interjette appel auprès de la Cour Suprême. Celle-ci rend son arrêt le lundi dernier 3 septembre 2012 en invalidant la décision de non lieu en faveur des quinze innocentes victimes et prolonge ainsi leur privation de liberté. Le Colonel Issiaga CAMARA devant cette injustice supplémentaire, affaibli par des années de prison et de tortures n'a pas pu résister. Il est mort ,loin des siens, faute d'assistance médicale appropriée le mercredi 05 septembre 2012.
Un innocent est mort en prison sans jamais avoir été formellement condamné par la justice. Ceci s'apparente à une exécution de mort extra-judiciaire car malgré les demandes incessantes de sa famille il n'a pas bénéficié de la part des autorités guinéennes d'une assistance de personne en danger. La Cour Suprême domestiquée par le pouvoir exécutif s'est rendu coupable de forfaiture.
Dans des circonstances analogues , un autre prévenu Thierno Soufiana DIALLO s'est éteinte en prison le 18 janvier dernier des suites des séquelles des tortures qu'il a subi.
Ces deux morts nous jettent à la figure notre boueuse histoire collective faite de sang et de larmes de milliers de nos compatriotes. Aucun des régimes qui se sont succédés au pouvoir à Conakry n'ont pas fait exception face à cette terrible tragédie. Dans le silence et l'indifférence du plus grand nombre ,des femmes et des hommes souffrent et meurent tout simplement parce que les dirigeants du moment l'ont décidé ainsi. C'est ainsi que nous avons eu le Camp Boiro, la déchirure du 04 juillet 1985, la destruction de Kaporo-rails en 1998 , le massacre du 22 janvier 2007, la barbarie du 28 septembre 2009, le pogrom en Haute-Guinée entre les deux tours des élections présidentielles de 2010 et la tuerie de Zogota le 3 août dernier. Il est impossible de citer toutes les péripéties où le sang de paisibles citoyens a été versé du fait de la responsabilité de l'Etat. A chaque fois après quelques larmes de crocodile et des vaines incantations de « plus jamais ça ! » , le pouvoir responsable de ces malheurs reste impuni car l'indignation nationale n'est pas assez forte et large.
Le gouvernement guinéen ayant pris conscience tardivement que l'indignation et la colère populaires ne font que grossir, a décidé de décréter le vendredi 07 septembre 2012 comme « journée de deuil national pour les naufragés de Kassa et les morts de Zogota ». Dans tous les pays du monde des accidents et des catastrophes peuvent survenir, mais les 34 morts noyés aux larges de Conakry,sans que tous les moyens de l'Etat ne soient mobilisés pour secourir les naufragés pointent du doigt la responsabilité des pouvoirs publics. L'absence de moyens dédiés à la protection civile et l'inexistence d'infrastructures de transports adéquates entre les îles Kassa et Conakry font que les insulaires et les pêcheurs sont à tout moment en insécurité. La catastrophe de Kassa ,n'a pas malheureusement suscité dans le pays l'indignation qu'elle mérite.
Il en est de même des dizaines de morts du choléra dû à l'insouciance avec laquelle cette épidémie est gérée alors que les causes sont connues:insalubrités du fait de la mauvaise gouvernance et de l'incompétence de l'administration territoriale totalement phagocytée par l'appareil politique d'Alpha CONDE. Là aussi nous assistons sans réagir de manière adéquate à la propagation de la maladie et sa cohorte de morts et de deuils.
S'indigner c'est refuser de considérer que le déclin de notre pays, l'expansion de la misère et les tueries opérées par et au nom du pouvoir actuel est une fatalité. S'indigner c'est refuser que le mensonge soit érigé comme système pour piller et détruire ce que nous avons de plus précieux : notre conscience nationale et notre humanité. S'indigner c'est pouvoir construire un pouvoir alternatif en mesure de répondre aux attentes et des aspirations des populations. S'indigner c'est avoir foi en l'avenir de la Guinée.
La violence engendre la violence et la haine nourrit la haine . La gouvernance d'Alpha CONDE doit s'en souvenir pour faire libérer les innocentes victimes qui croupissent en prison de part sa seule volonté et arrêter de martyriser davantage nos concitoyens.
Enfin je suis profondément indigné par la mort du Colonel Issiaga CAMARA . A sa famille ,à ses proches et à ses compagnons de captivité ,votre souffrance et votre tristesse sont aussi miennes.
Que l'âme du défunt repose en paix.
Le 07 septembre 2012
BAH Oury
1er Vice-Président de l'UFDG
