Le CNT Rebondit
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- Mis à jour le mercredi 5 septembre 2012 22:54
- Publié le mercredi 5 septembre 2012 22:54
- Écrit par CNT
Le but du présent communiqué de presse est d’éclairer l’opinion publique nationale et internationale sur la position du CNT à l’égard de certaines manifestations d’humeur ou de courroux, parfois injurieuses, dirigées contre le CNT et souvent contre sa Présidente. 1. DE LA VIOLATION DE LA LOI SUR LE RESPECT DE L’HONNEUR ET DE LA DIGNITE DE LA PERSONNE HUMAINE
Des déclarations, articles de presse, commentaires plus ou moins bienveillants à l’égard du CNT sont diffusées par des stations de radio et de télévision, publiées dans les colonnes de journaux et dans le cyberespace.
Leurs contenus, qui apparaissent sous le voile de critiques objectives, sont dénués de toute bonne foi. Tous font chorus pour condamner, discréditer et parfois injurier les membres du CNT, dont certains en particulier sont pris pour cibles permanentes ou simplement livrés à l’opinion publique, comme agneau du sacrifice à l’autel de la crise politique actuelle.
La loi pénale guinéenne, soucieuse du respect de l’honneur et de la dignité de la personne humaine consacré par l’article 5 de la Constitution, a édicté les règles prévoyant et punissant la diffamation, l’injure et la calomnie dans les articles 371 à 374 du code pénal.
Il est malheureusement regrettable de constater que ce sont les personnes, qui aspirent à assumer des responsabilités au niveau de la nation, qui donnent à notre jeunesse l’exemple d’attitudes irrespectueuses à l’égard des responsables des institutions nationales.
2. DE LA neutralité du Conseil National de la Transition
Les attaques contre le CNT proviennent de tous les côtés. Il est soupçonné, par les uns comme par les autres, d’appartenir au camp adverse, d’être l’instrument ou le complice de la faction opposée. Nul, heureusement, ne semble être satisfait de cette institution, en raison de sa neutralité.
Cette constante attitude du CNT de ne répondre ni à l’une, ni à l’autre parties révèle l’évidence que le CNT, organe parlementaire, demeure sur la ligne médiane de l’impartialité que lui prescrit son rôle.
Par ailleurs, s’il est fait allusion d’un « coup de savon » qui aurait été passé par le Président de la République sur les premiers responsables du CNT ; force est de constater qu’un autre coup de savon vient de lui être passé les Femmes du Collectif et de l’ADP. Or, dit un vieil adage : « le berger tond sa brebis, mais ne l’écorche pas », c’est à dire qu’en démocratie la critique est permise, mais l’injure est prohibée et punissable.
3. DES PROPOS DIFFAMATOIRES, CALOMNIEUX OU INJURIEUX ADRESSES AU CNT POUR DES CHOSES DONT LA REALITE ECHAPPE A LEURS AUTEURS.
On relève dans des déclarations du collectif et de l’ADP que « l’opposition rejette catégoriquement le projet de loi sur la CENI » qui, de son avis, serait illégal et anticonstitutionnel. Sur la même question, le Ministre de l’Administration du Territoire a annoncé sur les ondes des radios qu’un projet de loi aurait été déposé sur la table du CNT.
Il convient de préciser qu’aucun projet de loi sur la CENI ou sur la sortie de crise, qu’il soit constitutionnel ou non, n’avait été soumis à l’examen du CNT, à la date des déclarations du Collectif et du Ministre.
Des allégations du collectif et de l’ADP à propos de tractations et de manigances qui « se déroulent actuellement entre la Présidence de République et le CNT pour sortir une loi sur la CENI acceptable pour le Président Alpha », il est opportun de rappeler que la Constitution en son article 84 dispose : «l’initiative des lois appartient concurremment au Président de la République et aux Députés à l’Assemblée Nationale ».
Par ailleurs, les articles 78, 79, 80 et 81 de la Constitution définissent, entre autres, le pouvoir de promulgation du Président de la République. Ce pouvoir lui confère le privilège de l’amendement, qui lui permet de renvoyer en seconde lecture le texte adopté par l’institution parlementaire.
Donc la ‘’tractation’’ entre l’organe parlementaire et le Président de la République est un droit constitutionnel qui prend le nom ‘’navette’’. En effet, l’article 92 de la constitution prévoit le cas de désaccord entre le Président de la République et les députés qui pourrait aboutir, selon les cas, à la saisine de la cour constitutionnelle ou à la dissolution de l’Assemblée Nationale. Or, il ne peut y avoir de désaccord là où il n’existe pas de ‘’tractation’’.
En outre, lorsqu’on déclare : « le CNT ne doit pas non plus consulter préalablement le Président de la République avant de voter les lois », c’est ignorer tout du processus d’adoption des lois, car avant leur adoption, certaines lois, en raison de leur impact financier ou économique, devraient passer au crible de l’évaluation effectuée par le gouvernement.
4. DE LA NECESSITE DE LIRE ET BIEN LIRE LA CONSTITUTION
Le CNT profite de cette occasion, pour inviter chaque guinéen à lire la constitution et à s’approprier de ses dispositions. Celle-ci recèle des notions de droit constitutionnel qui exigent sa vulgarisation, pour en élargir la compréhension au citoyen et spécifiquement au dirigeant politique.
En effet, La Constitution dispose : « Article 3: Les partis politiques concourent à l'éducation politique des citoyens, à l’animation de la vie politique et à l'expression du suffrage. »
L’éducation civique ne peut consister en une expression d’injures et de diffamations contre l’autre, parce qu’on est d’un avis contraire ou d’une opinion divergente. Au contraire, en démocratie, il s’agit d’agir dans le sens de l’Article 22 de la Constitution qui prescrit que « Chaque citoyen a le devoir de se conformer à la Constitution, aux lois et aux règlements »
L’anxiété exprimée par certains politiques est une conséquence de la constance du CNT à demeurer neutre, à produire des lois dont le caractère général et impersonnel reflète l’impartialité de l’institution et l’effet non discriminatoire de ses actes.
De toutes les institutions de la transition, il n’est un doute pour personne, que le CNT est celle qui a œuvré à imprimer une dynamique de célérité au processus de retour à l’ordre constitutionnel.
La diligence avec laquelle la constitution, le code électoral et les lois sur la presse ont été produits témoigne, si besoin en est, de la volonté du CNT de contribuer à la restauration rapide de la démocratie et à la construction de l’Etat de droit.
Si des difficultés et retards persistent, quant à l’organisation des élections législatives, leurs causes remontent à la proposition de faire procéder aux élections présidentielles avant les législatives. Ceux qui avaient formulé cette proposition devraient s’en souvenir et assumer leur responsabilité.
Une autre précision en deux points semble nécessaire.
1. Il importe de souligner que dès le 21 Juin 2012, le CNT avait élaboré une feuille de route, adoptée au cours de la plénière qui a suivi. Le but de cette feuille de route était d’associer toutes les composantes de la nation soucieuses de l’organisation d’élections libres, transparentes, crédibles et paisibles, pour la finalisation de la transition.
2. A leur demande, le collectif et l’ADP ont été reçus le 22 juin. Ce groupe de partis politiques avait soulevé des points de préoccupations, qui invitaient le CNT à ne pas élaborer une loi sur la CENI sans une large consultation.
Le CNT a pleine conscience de son rôle et de ses obligations envers la Nation. Il entend assumer ses fonctions avec la sérénité et l’objectivité qu’il a reflétées dans la constitution et les lois adoptées depuis 2010 ; et en particulier dans l’esprit de l’ Article 26 de la Constitution qui stipule : « Quiconque occupe un emploi public ou exerce une fonction publique est comptable de son activité et doit respecter le principe de neutralité du service public. Il ne doit user de ses fonctions à des fins autres que l'intérêt de tous. »
Le contexte actuel de crise est le résultat d’une évolution perverse de positions partisanes qui dressent des obstacles à chaque étape du processus électoral, aujourd’hui en panne.
Les diffamations, calomnies et injures, dont le CNT et ses membres sont victimes, ne peuvent que raffermir la volonté de l’ensemble des Conseillers Nationaux de rester fidèles à l’idéal de justice, de neutralité et d’engagement patriotique pris lors de l’installation de l’institution transitionnelle, 13 Mars 2010.
Cet engagement sera rempli dans le strict respect de la Constitution et des lois.
Conakry le 05 Septembre 2012
Le Conseil National de la Transition
Les femmes de l’opposition fustigent Rabiatou Serah
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- Mis à jour le lundi 3 septembre 2012 20:42
- Publié le lundi 3 septembre 2012 20:42
- Écrit par Saïdou Nour Bokoum
Ce lundi 3 septembre, les femmes du bloc Collectif /ADP étaient face à la Presse pour exprimer leur désarroi à l’égard de Hadja Rabiatou Serah Diallo, présidente du CNT, suite à la proposition des projets de sortie de crise qu’à présenté cette institution la semaine dernière au Président de la République et qui a choisi parmi les trois propositions, la recomposition partielle de la CENI.
Les dames estiment que le Président a fait ce choix parce que cette proposition lui est favorable et que Rabiatou en temps que présidente d’une institution indépendante qui remplace l’Assemblée nationale, aurait mieux fait de légiférer et soumettre sa proposition de loi au président pour promulgation.
« Le président de la République partage concurremment avec le CNT le pouvoir d’initiative des lois, rien ne l’autorise à interrompre une procédure parlementaire de vote d’une loi pour lui substituer un proposition élaborée par une commission ad hoc. Il s’agit d’une immixtion manifeste de l’exécutif dans le fonctionnement du législatif et d’une violation flagrante du principe intangible d’indépendance et de séparation des pouvoirs ».
C’est ce qu’on peut-on lire dans leur déclaration. Pour elles, Hadja a « trahi l’institution qu’elle préside, et elle contribue à favoriser la dérive autocratique en cours du pays ».
Les femmes de l’Opposition disent qu’elles rejettent catégoriquement ce projet de loi, car selon elles il s’agit d’un texte « illégal et anticonstitutionnel qui porte dangereusement atteinte à la séparation des pouvoir garantie par la constitution.».
« La présidente du CNT n’a pas à faire des démarches auprès du Président de la République ou attendre que le Président lui dicte des lois alors qu’elle doit être là à l’écoute du peuple de Guinée. On était tous là pour la soutenir en pensant qu’elle pouvait faire sortir la Guinée de l’ornière. On regrette aujourd’hui que ce soit elle qui fasse des démarches au près de la présidence pour des projets de loi », a dit Maimouna Baldé des NFD.
« C’est dommage pour notre pays. Jusque là rien n’a changé. On continue toujours à manipuler la population pour complaire à un pouvoir en place. La population doit comprendre que si aujourd’hui nous somme en train de lutter c’est pour elle. C’est vrai, qu’on parle de parlement, de législatives, mais il serait bien de libérer le pays. Pour aller aux élections il ne s’agit pas seulement d’aller, mais il faut d’essayer de mettre tout en place. Nous, nous avons toujours dénoncé la CENI parce que si nous allons aux élections avec une CENI contestée, ces élections ne seront pas acceptées de tous. Et donc vaut mieux prévenir que de guérir », a renchéri Aissata Daffé de l’UFR.
Hadja Biya de l’UFDG dit que le combat avec la présidente du CNT va continuer si elle ne réagit pas et ne se « remet sur les rails, nous ne baisseront pas les bras nous irons jusqu’à s’il faut lui dire de démissionner ».
Ainsi soient-elles, les premières dames montées en puissance !
ASB
BAH Oury à la Communauté guinéenne de Belgique
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- Catégorie : Politique
- Mis à jour le dimanche 2 septembre 2012 02:15
- Publié le dimanche 2 septembre 2012 02:15
- Écrit par Saïdou Nour Bokoum
Excusez-moi, chers concitoyens de vous écrire un peu tardivement pour vous remercier de m'avoir gratifié d'un accueil chaleureux et fraternel lors de mon séjour en Belgique les 30juin ,1er, 2et 3 juillet 2012.
J'ai été particulièrement sensible à votre légitime colère suite à l'annulation du meeting qui était prévu à Bruxelles. A travers cette manœuvre que certains esprits mal intentionnés ont organisé, vous en avez été affectés, car cela a entaché la bonne réputation dont jouissent les guinéens du Benelux. Afin que nous pussions statuer les responsabilités suite à cette cabale, j'ai demandé aux responsables de la Fédération de l'UFDG de Belgique d'éclaircir cette affaire. J'attends les conclusions de la commission qui a été mise en place à cet effet.
Je profite de cette occasion pour renouveler mes remerciements à la Section-UFDG d'Anvers ,qui a su relever le défi, malgré les intimidations et les menaces . Le meeting d'Anvers a permis de rencontrer les compatriotes résidant dans cette région et de pouvoir échanger avec eux sans tabou sur maints sujets aussi importants les uns que les autres. Le souci de voir la Guinée sortir de la crise politique actuelle où la gouvernance d'Alpha CONDE la maintient transparaissait sur toutes les interrogations de l’auditoire.
J'ai noté avec une très grande satisfaction durant mon séjour la cohésion et la force de la communauté guinéenne de Belgique.
• Malgré les distances, la communauté guinéenne en Belgique valorise ses traditions tout en s'ouvrant à la modernité. La recherche de la spiritualité imprègne l'ensemble du corps social comme l'attestent les conférences que d'éminentes personnalités comme El hadj Taïbhou animent dans des centres religieux où se côtoient plusieurs nationalités. Personnellement j'y entrevois une soif de justice et de quête de la vérité qui sont les traits dominants des valeurs dont nous nous réclamons. Mais aussi, cela reflète la volonté des guinéens de créer des liens sociaux entre eux partout où ils peuvent se trouver à travers le monde. C'est une chance et une richesse que nous devons préserver et amplifier.
• Dans la capitale Belge, le dynamisme de nos compatriotes est perceptible. Ils ont réussi à avoir pignon sur rue par leurs commerce et restaurants. Les pesanteurs sociologiques et les différences de culture n'ont pas émoussé leur désir de réussite et leur amour du travail. Dés fois on n'a l'impression de se trouver dans un coin du grand marché de Madina à Conakry. Les communautés guinéennes de Belgique et des États-Unis montrent des caractéristiques similaires, ce qui explique leur forte influence sur l'ensemble de la diaspora guinéenne.
• Durant ce bref séjour, j’ai pu constater l'émergence progressive d'une élite politique belgo guinéenne qui s'investit dans les institutions de leur pays d'adoption .Dans le monde universitaire et dans les entreprises la seconde génération issue de l'immigration est entrain de faire son chemin. Là aussi, c’est une chance et une opportunité. De part son importance, la communauté guinéenne doit être au second rang après les ressortissants de la région des Grands-lacs pour les populations d'origine subsaharienne de par son importance démographique. C'est pour cela, j’encourage nos compatriotes de s'impliquer davantage 'avoir une plus grande implication voire leur intégration dans les sociétés des pays d'accueil, tout en maintenant le cordon ombilical avec notre chère pays. C'est toujours un plus ! La Guinée, y gagnera tôt ou tard.
• Enfin les associations culturelles et de solidarité foisonnent et font de Bruxelles, le centre principal d'expression et de rencontre de la diaspora guinéenne. De ce point de vue, il est nécessaire de renforcer les capacités organisationnelles des structures d'entraide communautaire notamment à l'égard des nouveaux arrivants (demandeurs d'asile, étudiants, femmes seules et personnes non alphabétisées en français).Il est également essentiel de favoriser les facteurs de cohésion et d'unité sans lesquelles aucun projet collectif n'est durable. Pour tout cela, je suis disponible pour vous apporter ma modeste contribution.
La communauté guinéenne en Belgique a un grand potentiel de développement .Ce mérite vous revient. Merci pour votre accueil et à bientôt.
BAH Oury
1er Vice-Président de l'UFDG
Mouctar Diallo félicite les ministres démissionnaires
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- Mis à jour le lundi 3 septembre 2012 20:06
- Publié le lundi 3 septembre 2012 20:06
- Écrit par Mouctar Diallo

Sidya Touré confirme la tentative d'assassinat dont ils ont été victimes ce matin.
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- Catégorie : Politique
- Mis à jour le lundi 27 août 2012 23:33
- Publié le lundi 27 août 2012 23:33
- Écrit par Le guepard.net

En confirmation de notre écrit du début d'après midi de ce lundi 26 aoûtb2012 selon lequel Alpha Condé avait ordonné l'élimination physique des trois leaders politiques à savoir, Sidya Touré, Cellou Dalein Diallo et Lansana Kouyaté, nous venons de nous entretenir avec M. Sidya Touré Président de l'UFR à 16h 09 mn heure de Conakry. Selon ce dernier, la volonté manifeste d'Alpha Condé de les massacrer ne fait aucun doute. M. Touré a insisté sur le fait qu'ils avaient connaissance du plan d'Alpha Condé consistant à décapiter l'opposition guinéenne par leur élimination physique. Mais, qu'ils ne pouvaient pas imaginer que celui qui crie sur tous les toits qu'il s'est battu pendant 40 ans pour la démocratie puisse mettre un tel plan à exécution. Mais, c'est sans connaitre « Alpha Condé le rouge sang » qui n'a de considération que pour lui-même.
Avec un ton très révolté, M. Touré nous a expliqué les circonstances de cette tentative d'assassinat planifiée d'avance comme les massacres de Zoghota. Que c'était le moment où lui et M. Cellou Dalein avaient pris place dans la voiture de M. Kouyaté pour aller rejoindre leurs militants qui sortaient de tous les quartiers pour aller manifester. Avant leur sortie de chez M. Kouyaté, la maison de ce dernier était encerclée par les gendarmes et les miliciens formés en Angola dont certains étaient armés de machettes, de barres de fer et autres armes blanches.
En citoyens légalement libres de leurs mouvements, ils ont décidé d'aller manifester aux cotés de leurs militants. Que c'est en ce moment qu'ils ont subit une violence qui, dans la vie politique guinéenne de ces dernières années, ne peut être comparée qu'à celle du 28 septembre 2009 abstraction faite des cas de morts et de viols, car dans les deux cas, la volonté d'élimination physique des leaders politiques constituait l'objectif principal.
M. Touré a soutenu que suite à leur volonté d'aller manifester, la voiture de M. Kouyaté dans laquelle ils avaient pris place, a subit de multiples attaques des gendarmes et miliciens à coup de pierres et autres projectiles. Puis, les gendarmes ont délibérément jeté des gaz lacrymogènes sous la voiture de M. Kouyaté pour enflammer le réservoir, et en suite, ils ont carrément tiré à balles réelles sur la voiture. Selon M.Sidya Touré, le drame n'a été évité que parce que la voiture en question est heureusement blindée. Au cours de ces attaques, les quatre véhicules de Sidya Touré ont été totalement saccagés par les gendarmes et les miliciens d'Alpha Condé. C'est face à cette violence sauvage qu'ils se sont retourné chez M. Kouyaté.
En réponse à notre question à savoir ce qu'ils comptent faire, sa réponse a été claire. Ils ont décidé de retirer tous les représentants de l'opposition dans les institutions de transition et du gouvernement d'une part, et d'autres part, de ne plus reconnaitre le CNT dont entre autres le mandat est expiré depuis très longtemps. Il n'a pas manqué de nous dire que d'autres mesures sont à l'étude.
Pour rappelle, le Capitaine Dadis Camara a été le premier à dévoiler cette volonté d'Alpha Condé d'éliminer certains leader politiques lors des événements tragiques du 28 septembre 2009 car pour Alpha Condé, son émergence est conditionnée par la disparition physique de ses rivaux politiques auxquels ils ne peut se mesurer en terme de compétence ou d'expérience professionnelle et administrative.
On ne peut pas passer sa vie en France à boire et à jouer au tiercé dans les Tabacs puis, penser se mesurer à ceux qui ont consacré leur vie au travail.
Ce qui reste clair, c'est que la lutte politique guinéenne a pris une tournure dont on n'imagine pas aujourd'hui les conséquences qu'elle engendrera dans les semaines et mois à venir.
Affaire à suivre
La rédaction du site « leguepard.net ».
