L'Opposition "radicale" exige la résiliation du contrat conclu entre le gouvernement et l'opérateur d'enrôlement électoral

L'opposition "radicale", composée du collectif des partis politique pour la finalisation de la transition et l'Alliance pour la démocratie et le progrès (ADP), exige la résiliation pure et simple du contrat conclu entre le gouvernement guinéen et l'actuel opérateur d'enrôlement électoral (Waymark) et demande instamment le lancement d'un appel d'offres international sur la base de critères de compétence, d'expérience et de neutralité.

Dans une déclaration publiée jeudi dont Xinhua a reçu une copie, les partis politiques de l'opposition approuvent que les experts de l'OIF (Organisation internationale de la Francophonie) ont mis en évidence des insuffisances graves et des dysfonctionnements majeurs qui corroborent les réserves importantes émises en avril dernier par la mission d'audit du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD).

Face au blocage politique qui empêche l'organisation des élections législatives, l'ADP et le Collectif rappellent que le dénouement de la crise politique actuelle passe nécessairement par la résolution des problèmes institutionnels relatifs à la recomposition de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI).

Pour l'opposition, aucune décision définitive relative à la révision du fichier électoral n'est envisageable avant le rétablissement, au sein de la CENI, de la parité entre la mouvance présidentielle et l'opposition et le règlement de la question de la présidence de cet organe par le choix d'une personnalité consensuelle.

Elle a également dénoncé l'opacité qui entourerait ce contrat par ailleurs introuvable et maintes fois vainement réclamé par le PNUD, l'OIF et toute la classe politique guinéenne.

Guinée : l'opposition "radicale" exige la résiliation du contrat conclu entre le gouvernement et l'opérateur d'enrôlement électoral

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Démission de Christian Sow : il y a eu fumée sans feu !

C’est comme « la rumeur d’Orléans ». Une dame aurait disparu dans un magasin pendant qu’elle essayait je ne sais quelle fanfreluche, et c’est toute la ville qui est en branle-bas : des femmes disparaissent de tous les grands magasins. Ensuite c’est toute la France qui est menacée de voir disparaître la gente féminine. Et puis plus rien.

Rien que du vent.

Comme cette rumeur qui s’est propagée dans tout Kaloum hier. Jusque dans les chancelleries. On attendait un point de presse. Il paraît que cela aussi n’était qu’un bug dans une bananeraie, notre république. Bref, si Christian Sow n’a pas assisté au dernier conseil interministériel, c’est qu’il aurait passé une nuit sans sommeil. Troublée par la rumeur. Pas celle qui agitait tout Kaloum, mais celle des moustiques. Il y aurait panne générale de tous les climatiseurs de chez monsieur le ministre. Une petite blague d’un farceur venu de Palestine (celle de Guinée, vous savez, Bambéto-Cosa-Hamdallaye) d’où son oncle de Président avait promis de les arracher pour les mettre dans des pinasses comme le Jolla sénégalais ou pourquoi pas dans des goélettes à galères, comme ceux du temps de l’esclavage pour les déverser à Gaza, la vraie. Or Christian Sow n’avait pas apprécié ce propos, et vu le traitement de certains autres dossiers sensibles, il a eu peur que ce propos ne devienne PROJET. Avec ce qui se passe en Syrie aujourd’hui, pays très lié à l'ex bloc soviétique, si l'on y déverse encore des "Falachos-palestiniens", ce verrou au Liban sauterait plus vite, et toute la région avec, car  ce serait bonne nuit avec les bombes israéliennes.

Christian Sow se porte bien, comme toute la famille Soundiata Condé qui a des soucis avec Soumagourou Kanté en voie de réhabilitation grâce au Sosso Bala et dans une certaine mesure, à Lansana Kouyaté. Vous ne voyez pas le rapport, ce n’est pas grave. Les initiés et ceux qui sont concernés savent de quoi je parle. On ne peut pas tout expliciter en ce mois de Ramadhan

Au nom de mon époux, le Professeur, je vous remercie pour votre compassion.

Wa Salam,

SN Bokoum

Pourquoi a-t-on laissé Bah Oury quasiment seul se charger de sa propre défense ?

 

CONAKRY/La semaine dernière, l’UFDG a fait enfin ce qu’on aurait attendu de tout regroupement humain dont le fondateur aurait été aussi gravement mis en cause, que l’a été Bah Oury dans les événements du 19 juillet 2011 : prendre position sans équivoque. Mais enfin, il n’est jamais trop tard pour bien faire. Alors, « où est le problème ? », pourrait-on être tenté de dire. Le problème, c’est que cette attitude de l’UFDG appelle réflexion. Le long silence, pas seulement celui de l’UFDG, mais aussi celui de toute l’opposition exigent des explications.

Pourquoi a-t-on laissé Bah Oury quasiment seul se charger de sa propre défense ? Pourquoi la situation de Bah Oury, lui qui est en fait le vrai fondateur et l’idéologue de ce parti, n’a pas semblé un motif suffisant pour des mobilisations systématiques ? Il est autant d’autres questions qui pourraient surgir et dont les réponses pourraient éclairer l’opinion. La plus grande formation politique après le RPG Arc-en-ciel, la plus grande de l’opposition, l’UFDG n’est plus le parti de ses seuls militants. Dès l’instant qu’il se propose à l’alternance et surtout depuis son score aux dernières présidentielles, l’UFDG est devenue un patrimoine national. L’affaire du 19 juillet ne peut passer par la réfutation légère de son existence.

Des vies humaines, des destins individuels ont été compromis pour la vie. Qu’un leader de parti en ait été le présumé organisateur et que le chef de l’Exécutif, le premier magistrat du pays, en fasse mention publique et mieux, que ces allégations soient suivies d’effets juridiques, voilà autant de choses qui auraient dû pousser les dirigeants du parti à en faire une analyse approfondie. Moins pour Bah Oury, que pour l’honneur du parti. Le paradoxe dans cette affaire, c’est que c’est au sein de l’UFDG-même, que partent des accusations simplement assassines contre Bah Oury, dans l’indifférence la plus complète de son parti. Cette dernière attitude a appelé sur Bah Oury la compassion même de ses adversaires politiques les plus résolus contre lui. Il a fallu encore que Bah Oury fasse face à ce deuxième front, de loin plus redoutable que la menace d’une poursuite judiciaire. Bah Oury a risqué le parricide. Pour mémoire, on retient que Bah Oury a été le premier leader politique à être arrêté par le régime Conté.

A l’occasion, on a pu observer la solidarité de toute la classe politique. Ce sont les militants du RPG (à l’époque le seul parti fort sur le terrain) qui s’étaient portés à le libérer. Pour éviter l’effusion de sang, Bah Oury sera libéré et porté en triomphe sur toutes les épaules… toutes et seulement guinéennes. Ces histoires doivent être contées aux plus jeunes, pour leur faire voir que ces divisions qui ont cours aujourd’hui ne constituent pas le principe en Guinée. La passion aurait-elle obscurci les mémoires au point de noyer les meilleurs moments de notre histoire politique ? Moralisons la politique. La chose est possible. Nos leaders politiques ne sont pas pires que d’autres. La démocratie a fait son chemin, fait de sang et de larmes, mais aussi parfois de joie réellement nationale. Tout le monde y a eu un mérite, depuis Sékou Touré jusqu’à Alpha Condé.

Ces mots feront mal aux partisans extrémistes, j’en ai conscience, mais c’est ma conviction. La politique a ses moments de cruauté, nul ne peut le nier. Pour autant, on ne peut refuser à ses acteurs quelque grandeur. L’UFDG doit se hisser au rang où l’ont hissée des centaines de milliers de Guinéens. Peu importe qui en porte le flambeau aujourd’hui, cette formation a eu ses heures de gloire qui ne sont pas seulement celles des présidentielles dernières. Bah Oury a le devoir de prouver son innocence, s’il est innocent. Mais il mérite que le parti qu’il a créé sans grand sou, il faut aussi le dire, que ce parti se retrouve à ses côtés au moment des épreuves. Cette leçon aussi aura été donnée ici en Guinée. Bah Oury a besoin que les siens croient en lui, quand plus personne ne lui fait confiance. Cela aussi, c’est du militantisme, celui qui conduit au civisme.

Siaka KOUYATÉ
Journaliste-Membre du CNT
Tel +224-67842230
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Source : www.aujourdhui-en-guinee.com

Démission de maître Christian Sow, ministre de la justice ?

Je mets un point d’interrogation parce qu’à cette heure, le PM n’aurait pas accepté ce qui peut mettre à mal le système familialo-bancal de la gestion par Alpha de ses collaborateurs. Mais quiconque a entendu Sidya démonter l’incroyable mécano de désordre, non pas communiste, mais populiste de la gestion des hommes et des affaires par Alpha, mesurera les vagues que cette démission soulever. Sans parler de l'inacceptable misère de nos populations en ce saint mois de carême. Parmi ces vagues, il faut compter hélas avec les capacités de reflux de la machine mandingo-familiale qui mettra des pressions dignes d’un tsunami pour calmer la fièvre du neveu du Président. Le plus cultivé, si tant est que les autres.. Bref on s’apprêterait à nous faire avaler les « raisons de santé » du démissionnaire.

Alors qu’il s’agit d’un désaccord profond à propos des conséquences qu’il faut tirer des horreurs du Stade le 28 septembre 2009. Il faut appeler un chat un chat ou des fauves meurtriers par leurs noms.

La gestion du dossier Pivi-Tiegboro.

Bon appétit et Wa Salam,

El Hajj Saïdou Nour Bokoum

www.nrgui.com (Nouvelle République de Guinée)

Quand le Président de la République transforme un mariage en « Bal poussière »

A bamba n’fari Alpha Bamban N’fari haa Sekhoutoureya.

Donc Son Excellence le Président de la République, Commandant en chef des Armées (sans oublier la Gendarmerie, le « Professeur » Alpha Condé bat campagne dans les mariages.

Le 14 juillet, le Président de la République aurait fait parler de lui lors d’un mariage d’une fille dont la maman milite à l’UFDG, le Parti rival du chef de l’Etat. L’histoire a commencé lorsque Madame Ramatoulaye Camara mère de la mariée a invité l’UFDG au mariage, et l’UFDG qui la considère comme une de ses meilleures militantes a tenu à imprimer un caractère particulier au mariage de Mlle Maimouna Camara. Hadja Halimatou Diallo, épouse de M. Cellou Dalein Diallo, accompagnée d’une forte délégation du Bureau Exécutif de l’UFDG escortée par la Section motards a débarqué au Boulevard Telly Diallo, lieu du mariage. Bonjour l’ambiance dans le coin et cela attire les voisins ! M Biriki Momo aurait appelé le Président Alpha Condé pour lui dire que l’UFDG serait en train de reprendre les militants de Kaloum à un mariage.

Le « Professeur » qui dit-on, était quelque part à Coléah, a tenu lui aussi à débarquer sur le lieu de mariage. Hadja Halimatou Diallo aurait apporté de nombreux cadeaux et une forte somme d’argent pour marquer sa présence. Après avoir « chauffé le coin », la délégation de l’UFDG quitte le Boulevard Telly Diallo. Quelques minutes après, le cortège présidentiel arrive. Alpha Condé, entouré de la garde présidentielle, apparait près de l’Immeuble Cherif, marchant sur le Boulevard, droit vers la foule. Il avance et s’engouffre au lieu du mariage. Le déploiement impressionnant des agents de la sécurité présidentielle effraie ceux qui assistaient au mariage.

« C’est lorsque je donnais à manger aux invités qu’on m’a appelé pour me dire que le Président de la République est entré dans « la danse du mariage » de ma fille. L’orchestre animait et lorsqu’il est venu, il lui a dédié le morceau :

A bamba n’fari Alpha Bamban N’fari haa Sekhoutoureya.

Il a été bien accueilli. Dans le quartier, les gens disaient que ce mariage a été formidable, le « Président de la République est là » nous a dit Madame Ramatoulaye Camara dite Rama Dalein, maman de la mariée.

Un témoin oculaire de l’arrivée au mariage d’Alpha-Bamba Condé, décrit l’événement autrement :

« Nous avons vu le Président de la République venir avec ses gardes armés jusqu’aux dents. Ce fut la débandade. Les militaires ont jeté les chaises pour frayer le chemin pour le Président. Tout cela semblait irréel. Nous avons quitté les lieux ».

Madame Rama Dalein est tombée des nues en voyant le Chef de l’Etat au mariage de sa fille. Selon des témoins, arrivé à hauteur de l’orchestre, Alpha-Bamba Condé a fait un « big up » (démonstration disent les Anciens, ndlr) à l’orchestre qui lui a dédié la chanson « A bamban N’fari, Alpha Condé bamban n’fari han sekoutoureya » (porte-le sur mon dos, porte Alpha Condé sur mon dos jusqu’à Sekhoutoureya). Le Président Bamba...euh. (pardon Henri Duparc) Alpha Condé a aussi chauffé le coin. Ambiance au top niveau. Il quitte les lieux et continue sa marche, entourée de ses gardes vers l’immeuble Briki Momo ».

L’incroyable nouvelle fait couler beaucoup de salive et donne une connotation politique à ce mariage. Le Conseil de quartier invite le papa de la mariée pour des explications.

« Je leur ai dit que si ma femme est dans un sérè, elle allait inviter ses copines à venir assister au mariage. Elle est militante fervente de l’UFDG, les personnalités du Parti sont venues nous honorer. Donc, je crois avoir donné ma fille à un compatriote, la cérémonie n’est pas politique », explique le père de la mariée.

Mme Rama Dalein revient sur les détails des préparatifs:

« Je suis allée informer le bureau fédéral de l’UFDG du mariage de ma fille. Je leur ai dit que ce mariage n’a rien de politique, c’est social et je souhaite la participation du Parti. Ça n’a rien de politique. La section moto du Parti fait des fêtes pour tous les responsables et militants qui ont des cérémonies, cela n’a pas débuté par moi, et ça ne finira pas par moi. Hadja Halimatou se déplace pour tout le monde et fait du bien à tout le monde. Donc, le mariage de ma fille n’est pas un affront à Alpha Condé ».

Hadja Halimatou Dalein Diallo, par laquelle tout est arrivé se souvient :

« Je venais de quitter à peine lorsque j’ai eu des coups de fils me disant : ah le Président Alpha Condé est venu au mariage, il danse là-bas. La section motards, les responsables du Parti qui m’ont accompagnée et moi nous avions quitté Kaloum ».

Selon des sources proches de l’UFDG, le marié a été invité à se rendre au Palais « où il aurait eu un entretien avec M. Alpha Condé ». Toujours selon des sources proches de l’UFDG, de retour du Palais présidentiel, le marié a déclaré qu’il ne veut plus de la mariée. Qui aurait été embarquée et déposée à sa famille. Son père Almamy Camara déclare qu’il prend acte. Mais, les sages du quartier Sandervalia auraient entamé des démarches pour calmer les ardeurs. Ils auraient demandé aux mariés, s’ils s’aiment toujours. Ils confirment. Les sages ont alors rendu visite à la famille de la mariée. Ils ont sollicité le retour de la fille chez son mari. Après moult négociations et beaucoup de tractations renforcées par une implication personnelle de Hadja Halimatou Diallo, la mariée a été ramenée chez son mari. Et l’incident est déclaré clos.

ASB