La PCUD demande une démission collective des commissaires de la CENI

Face à l’impasse politique que traverse le pays depuis l’investiture du président Alpha Condé, la Plate forme nationale des citoyens unis pour le développement (PCUD), une organisation de la société civile guinéenne, a demandé aux commissaires de la CENI de faire une démission collective pour débloquer le processus électoral. La PCUD l’a fait savoir lors d’une conférence de presse ce mardi 29 mai à la Maison de la presse à Coléah, commune de Matam. Cette autre demande vient s’ajouter à celle du CNOSCG (Conseil national des organisations civiles guinéennes) qui avait demandé à Louncény Camara, président de la CENI de démissionner.

Pour sortir de la crise, Abdourahamane Sanoh, président de la PCUD, a lancé un appel au Président Alpha Condé de prendre « personnellement le leadership » en ouvrant un dialogue « sincère, franc et direct » avec les leaders de l’Opposition. Il estime que c’est l’unique façon de trouver la solution à la crise actuelle.

Dans une déclaration, la PCUD demande aux leaders de l’Opposition de se débarrasser de tout esprit de « revanche » et de toutes « velléités » de faire échec au gouvernement pour assumer leur rôle d’opposants indispensable à la démocratie. S’agissant toujours de la CENI, à défaut d’une démission collective, elle demande aux Partis politiques et aux organisations de la société civile, représentés au sein de la CENI de retirer leurs mandants à leurs représentants pour atténuer la souffrance de la population guinéenne. Comme une solution alternative, la PCUD invite encore le Président Alpha Condé ou le CNT (Conseil national de la Transition) qui joue le rôle de parlement, de prendre, en vertu de l’article 84 de la Constitution guinéenne, l’initiative d’une loi visant la dissolution de la CENI pour mettre à la place une institution « transitoire consensuelle » ayant pour mandat de finaliser le processus électoral en cours sans possibilité de prorogation.

Pour certains observateurs, cet appel aux commissaires de la CENI et au Chef de l’Etat guinéen est tombé dans de mauvaises oreilles. Parce que le premier a dit sur les ondes d’une radio étrangère qu’il n’a pas le temps de discuter avec un politicien. Quant au second, il l’a fait savoir à maintes reprises qu’il ne démissionnera pas de la tête de la CENI.

Könömou

 

 

Maison centrale de Coronthie : les leaders de l’Opposition rendent visite à leurs militants

Lors de la marche pacifique de l’ADP et le Collectif des Partis le 10 mai dernier, plusieurs militants de l’Opposition avaient été arrêtés et transférés à la Maison centrale de Coronthie. Ils étaient 69 personnes, mais ceux dont les parents ont les moyens ont été libérés après le paiement de sommes qui varient entre 300 à 500 milles francs guinéens. Ce lundi 28 mai, les leaders du Collectif des Partis pour la finalisation de la transition et l’Alliance pour la Démocratie et le Progrès (ADP) dont Mouctar Diallo, président des Nfd, Fodé Mohamed Soumah, président de la Géci, Faya Millimouno, ex-vice président de la Ngr, Charles Pascal Tolno, président de PPG, Mme Han, vice-président de l’Ufc, Etienne Soropogui, vice-président des Nfd, ont rendu visite à la maison centrale de Coronthie, commune de Kaloum, à ces détenus pour s’enquérir de leurs conditions de détention. Durant une demi-heure, ils ont visité leurs militants dans leurs cellules. Mais la presse a été exclue. Fodé Mohamed Soumah, président de la Géci, a déclaré :

« Nous avons vu des choses anormales, nous avons vu une nourrice avec son bébé, des mineurs, des enfants en classe d’examen, de brevet, des universitaires, des personnes âgées, d’autres personnes en détention préventive depuis un an. Il y a de sérieux dysfonctionnements, un Etat de droit commence d’abord par le bon fonctionnement de ses institutions. Nous avons été surpris de voir qu’il n’y a pas eu de violences ici, mais les violences se sont passées plutôt dans les commissariats et à l’escadron mobile de la gendarmerie. Le seul regret, c’est de voir des enfants mineurs avec des bandits de grand chemin, c’est de voir les conditions de vétustés, au milieu des rats, des criminels, des innocents. Nous espérons qu’avec l’arrivée prochaine du Président, une seule personne ne sera plu détenue ici, parce que nous savons que tant qu’il n’est pas là, personne n’en prendra la responsabilité. C’est pour vous dire que nous avons à ce jour une justice aux commandes. C’est inadmissible, c’est même scandaleux d’interner une nourrice qui n’est pas une criminelle. Je sors d’ici scandalisé par ce que j’ai vu ».

Puis Faya Millimouno, ex de la NGR de préciser :

« Tous les prisonniers que nous avons vus, nous ont indexé la gendarmerie de Hamdallaye qui serait devenue aujourd’hui le nouveau Camp Boiro de Guinée. C’est là que les tortures se font, c’est là que les gens sont soumis à des tièdes. Voilà la Guinée qu’on est en train de nous construire. Il y a des choses pathétiques que nous vivons dans notre pays. Quand on se rappelle que ce que nous venons de faire aujourd’hui, nous l’avons fait pour un autre prisonnier qui est aujourd’hui le Président de la République. Ça veut dire que notre pays est en train d’aller en reculons. Nous devons faire très attention. Il y a des enfants, des mineurs, tous nous ont dit être malades. Ça c’est la Guinée d’aujourd’hui, il faut que le peuple de Guinée et au-delà, que tous nous sachions que ce qui se passe ici à Conakry dans les commissariats de police, les gendarmeries, contraire à ce que le chef d’état major de la gendarmerie nous dit. Ces gendarmeries, sont  devenues  aujourd’hui des reproductions du camp Boiro. Nous disons que cela doit s’arrêter parce que ce n’est pas le pays que nous rêvons ».

Mouctar Diallo, président des Nfd, d’asséner :

« Certaines personnes parmi les détenus ici ont été arrêtés non seulement à l’occasion de la manifestation pacifique du 10 mai mais d’autres ont été poursuivis et pourchassés les jours suivants jusque dans leurs maisons. C’est inacceptable. S’il devait y avoir des gens à arrêter, c’est nous les leaders politiques qui avons organisé cette manifestation, c’est nous qui devrions être arrêtés. C’est très triste, ce que nous avons constaté à l’intérieur, des prisonniers maltraités, dans les cellules inappropriées, c’est inhumain. J’ai honte pour les officiers de la gendarmerie, de la police, j’ai honte pour les institutions républicaines, j’ai honte pour les chefs religieux, j’ai honte pour le gouvernement, pour le Président Alpha Condé ».

Etienne Soropogui de conclure :

« Je voulais attirer l’attention de nos compatriotes sur cette triste réalité que nous avons en plein cœur de Conakry, un camp de concentration qui ne dit pas son nom. Les gens sont amassés comme des animaux. Je crois que la république que nous voulons construire n’a pas besoin de cela ».

Il faut préciser que le président de l’Ufdg, Cellou Dalein Diallo, le président de l’Ufr, Sidya Touré et le président de l’Ufc, Aboubacar Sylla étaient absents.

 

Könömou

Report de la marche de l’Opposition

L’Opposition guinéenne, réunie au sein du Collectif des partis pour la finalisation de la transition et de l’Alliance pour la démocratie et le progrès (ADP), a reporté la marche pacifique qu’elle comptait faire jeudi à Conakry, sur un itinéraire situé entre la commune de Matoto et l’Esplanade du Stade du 28 Septembre sur l’Autoroute ‘’Fidèle Castro’’.
Dans un communiqué conjoint publié lundi, les initiateurs de la marche invoquent l’absence du Chef de l’Etat guinéen, le Professeur Alpha Condé, en déplacement depuis dimanche en Asie et dont la date de retour reste inconnue
Ainsi, l’Opposition invite ses sympathisants à observer son mot d’ordre de report, en attendant une nouvelle date pour la marche dont la tenue fera l’objet d’une communication ultérieure.

A en croire les organisateurs, cette marche vise à lancer un ‘’signal clair’’ au Chef de l’Etat pour l’amener à s’impliquer de façon objective dans la résolution de la crise politique actuelle.

Le collectif et l’ADP maintiennent la pression depuis des mois durant pour contraindre le pouvoir à lâcher du lest.

L’Opposition guinéenne réclame la recomposition de la commission électorale, la démission de l’actuelle équipe dirigeante. Des revendications que le pouvoir ne veut pas entendre.

APA-Conakry (Guinée)

 

 

Un ministre de la République prône la violence

Bantama Sow sur les traces de Blé Goudé !

La semaine passée, un (petit) ministre d'Alpha Condé, qui prétend diriger un département aussi sensible que celui de la jeunesse est sorti de sa réserve pour verser des insanités sur les acteurs politiques avec une bonne dose de zèle. Bon Dieu, que le ridicule ne tue pas. Relisez-le (s'il vous plait).

« Mr le Premier ministre, nous sollicitons auprès de vous de dire au Président Alpha Condé de faire respecter la loi dans toute sa rigueur. Il y a des Partis loubards dirigés par des leaders loubards. Ils pillent, ils cassent, ils brûlent et ils brisent, les forces de sécurité n'en sont pour rien ».

Si Bantama Sow s'était limité là, il y aurait eu moins de tollé dans la cité, mais de là à inciter à la violence, en cette période fragile, voilà qui frise le zèle.

 « Désormais jeunes de l'arc-en-ciel, si un jeune loubard dirigé par un leader loubard s'attaque à nous, nous allons le poursuivre jusque chez lui. Ils doivent savoir que la récréation est terminée. Le secrétaire général l'a dit, c'est dent pour dent, œil pour œil ».

Ce sont les propos du ministre de l'emploi lors du rassemblement de ses partisans au Palais du Peuple. Si Bantama Sow était conséquent avec lui-même, il aurait dû nous citer le nom de ces Partis et leaders « loubards ». Mais en le refusant, il admet sans le dire que des ministres loubards existent aussi. Mais que Bantama Sow ne se trompe pas. Ce n'est pas de cette façon que son mentor sera demain le « Nelson Mandela » Guinéen. Bantama Sow devrait revoir le sort des ministres zélés comme les commandant Moussa Keita. Beaucoup de caciques sous l'ère Conté s'étaient permis d'insulter le principal opposant d'alors, Alpha Condé, pour faire plaisir au « Général-Président ». Ce dernier est aujourd'hui chef de l'Etat par la force du destin. Aujourd'hui, les Sidya Touré, Cellou Dalein Diallo, Lansana Kouyaté, Mouctar Diallo, Aboubacar Sylla, Faya Millimouno sont diabolisés. Pourtant, l'un ou l'autre pourrait être le locataire du palais présidentiel demain. Sait-on jamais. Que Bantama Sow ne pense pas que son mentor est immortel, sinon c'est se tromper lourdement. C'est compris taximan clando…

Source l’Obs de Guinée

 

La CENI prépare une fraude massive à partir du fichier électoral

Citoyens de Guinée, nous soumettons à votre appréciation un des modèles de récépissé : - « qui confirme votre demande d’inscription pour la Carte d’identité nationale et la Carte d’électeur. »
Le constat est ainsi fait qu’il s’agit bien d’un recensement en lieu et place d’une révision du fichier électoral.
Plus grave, dans le but évident de frauder, les électeurs d’une circonscription se retrouvent curieusement dans d’autres circonscriptions.
Comme exemple nous livrons ici, un modèle de récépissé délivré à un électeur enregistré dans la Commune de Matam dont la Carte d’électeur va se retrouver à Beyla.
Alors, bonjour les fraudes massives que nous prépare la CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante) si sa composition actuelle est maintenue !

Cellule Com UFR