Cellou Dalein Diallo au front à Paris
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- Mis à jour le mercredi 4 avril 2012 19:53
- Publié le mercredi 4 avril 2012 19:52
- Écrit par Saïdou Nour Bokoum
En visite du 2 au 8 avril en France, le leader de l'opposition guinéenne Cellou Dalein Diallo veut alerter les autorités sur la préparation jugée très préoccupante des prochaines législatives. L'Union européenne (UE), et singulièrement Paris, font de la tenue de ce scrutin l'alpha et l'omega de la normalisation politique en Guinée, sous le mot d'ordre : pas d'élections, pas d'aides ! Or, pour l'actuel président de l'Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), membre de l'Alliance pour la démocratie et le progrès (coalition des partis d'opposition), les conséquences d'un scrutin non transparent imposé aux forceps s'avèreraient pires que la consultation elle-même.
Le 3 avril, Cellou Dalein Diallo a évoqué cette question avec le conseiller Afrique deNicolas Sarkozy, André Parant. La nouvelle directrice Afrique et océan Indien du Quai d'Orsay, Elisabeth Barbier, assistait à l'entretien. Au cours de son séjour, l'ancien premier ministre de Lansana Conté, arrivé second à la présidentielle de 2010, doit également rencontrer Abdou Diouf, secrétaire général de l'Organisation internationale de la francophonie (OIF), le ministre de la coopération, Henri De Raincourt, et celui de l'intérieur, Claude Guéant.
Outre la date du scrutin, arbitrairement fixée par le régime d'Alpha Condé au 8 juillet, l'opposition dénonce depuis plusieurs mois d'autres facteurs de blocages : l'absence de dialogue avec le régime guinéen, la partialité de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), ou encore la désignation qualifiée d'opaque deWaymark Infotech. Cette société sud-africaine est chargée de préparer le processus électoral. Le mois dernier, le ministre guinéen de l'administration territoriale,Alhassane Condé, de passage à Paris, avait rassuré sur le bon déroulement du scrutin. Quelques jours plus tard, le 17 mars, une manifestation de l'opposition était sévèrement dispersée par les forces de l'ordre à Conakry...
source : La lettre du Continent
Cellou Dalein Diallo-+au front à Paris
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- Mis à jour le mercredi 4 avril 2012 19:43
- Publié le mercredi 4 avril 2012 19:43
- Écrit par Saïdou Nour Bokoum
Cellou
El Hadj Bokar Baïla Ly rend hommage à Gomez
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- Mis à jour le dimanche 1 avril 2012 23:42
- Publié le dimanche 1 avril 2012 23:36
- Écrit par El Hadj Bokar Baka Baïla Ly
Gomez a été incontestablement l'un des plus grands hommes d’État de la Guinée sous Conté.IL avait la tenue, la culture et la foi du grand commis de l’État. Je suis peiné, triste pour sa famille, dont je me considère comme membre en tant que jeune frère, pour notre pays qui perd un homme de valeur, de caractère, et surtout, c'était un homme pieux. QUE Dieu lui pardonne tous ses péchés et lui accorde le paradis.
Lorsque je rentrais en Guinée après mon séjour aux USA, j'étais assis à ses cotés dans l'Avion d'Air France, et je lui ai offert le livre de Bédié, sur la "Traversée du désert". IL m'a dit dans l'avion qu'il connait CONTE, m'affirma que ce dernier ne pourra rien contre moi, car j'ai la baraka et qu'il était convaincu que Conté connaissait la réalité à propos des traquenards dans lesquels certains voulaient mer perdre. Il a prié pour moi.
Arrivé à Conakry nous avons trouvé Madani Kouyaté qui l'attendait et il lui a annoncé mon arrivée en lui répétant ce qu'il m'a dit dans l'avion. Lorsque plusieurs années après Rachid Ndiaye m'a demandé de témoigner pour Matalana à l'occasion du cinquantenaire, j'ai mentionné qu'il fut l'homme d’État qui géra la présidence avec autorité et compétence. Il se tuait à n'accepter autour de Conté que des compétences, au point qu'un fonctionnaire sans envergure à mes yeux, est venu un jour me supplier d'intervenir en sa faveur pour être nommé chargé de mission à la présidence. Il m'a dit que si le décret est soumis au président celui-ci le signerait, mais que Gomez a refusé, prétextant qu'il n'avait pas le niveau. Lorsque Gomez a quitté la présidence, ce fonctionnaire y est devenu pratiquement le président. Et c'est cela la Guinée. La pyramide des valeurs inversées.
La seule peine que j'ai eu pour Gomez vivant, c'est lorsqu'il a accepté son come back au gouvernement en acceptant un strapontin dans une République clochardisée avec un "État" barbare ! Que Dieu ait son âme.
Louncény, l'homme-problème : inébranlable, serein et zen
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- Mis à jour le mardi 3 avril 2012 17:49
- Publié le mardi 3 avril 2012 17:37
- Écrit par Asmaou Barry
Le Président de la CENI, Louceny Camara était ce lundi 2 avril à la Maison de la presse pour parler de l’état d’avancement du processus électoral. Il a indiqué que les législatives prévues en juillet prochain avancent lentement mais surement avec l’appui des partenaires techniques et financiers; certaines actions sont réalisées, dont la mise en place d’un dispositif structurel et opérationnel de conduite du processus. Ce dispositif serait composé, de trois cellules techniques, celle de suivi et d’évaluation, celle de la sensibilisation et de l’information et enfin celle la formation et d’accréditation.
Parlant des démembrements de la CENI, Louceny Camara soutient qu’une mission conjointe CENI-ministère de l’administration a procédé à la revue du redécoupage électoral pour rapprocher l’électeur du bureau de vote. Pour la mise en place des Commissions administratives, la CENI demande aux blocs politiques de faire la désignation le moment venu. Malgré qu’actuellement seuls la mouvance, le centre sont représentés à la CENI, car le Collectif et de l’ADP n’y sont toujours pas .
Bombardé de question sur le respect de la date fixée, Louceny répond :
« Je ne fixe pas une date pour le simple plaisir de la fixer. On ne fonctionne pas comme un roitelet, (sic, ndlr), tout ce que nous disons vient de la base ».
Et d’ajouter que la CENI dispose actuellement de 2 500 kits et accessoires. Sans compter les 4 200 opérateurs outillés, les 50 superviseurs pour assurer l’audit du fichier électoral et que la révision de la liste électorale serait déclenchée sur toute l’étendue du territoire national.
Par ailleurs, le Président de la CENI a rejeté les déclarations de l’Opposition guinéenne, l’accusant de complicité et d'être de connivence avec le patron du PNUD et également coordinateur du système des Nations Unies en Guinée :
« En ce qui concerne l’audit du fichier électoral, conformément aux recommandations du Dialogue politique inclusif, le PNUD répondant à la requête de la CENI, a lancé un appel d’offres international pour le choix d’experts indépendants devant auditer le fichier électoral. A l’issue de cet appel d’offres, dix sept experts ont sous-missionné et après analyse par le PNUD, trois experts ont été retenus et mis à la disposition de la CENI, après accord de celle-ci ».
Il a rappelé que c’est lors du Dialogue que le Collectif et l’ADP avaient exigé que le PNUD procède à la pré‑sélection.
Louceny Camara a rejeté la question sur le décaissement des fonds alloués à la CENI. A préciser que la président de la CENI était sous une forte escorte sécuritaire à la maison de la presse, ce que les propriétaires des lieux n'ont pas digéré.
Gomez est mort
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- Mis à jour le samedi 31 mars 2012 22:33
- Publié le samedi 31 mars 2012 22:32
- Écrit par Saïdou Nour Bokoum
Je viens d'apprendre la mort à Paris d'Alsény Louis-René Gomez. Il me semblait tellement diminué quand je l'ai vu à la foire du livre de l'année dernière, au Stand de l'Harmattan, que je ne l'ai pas reconnu. Gomez l'homme fort de la Présience sous le règne de Conté, était l'incontournable de la Présidence, par qui il fallait montrer patte blanche avant de voir le Président. Fût-on ministre. Il fut un temps, mais c'était une autre vie, seul l'ex porte-parole du CMRN, le Colonel Facinet montait quatre à quatre l'esclier pour aller voir "Conté"sans rendez-vous.
Gomez avait fait 8 ans au Camp Boiro, épreuve qu'il a eu juste le temps de narrer dans un témoignage quelque peu tardif, mais émouvant et édifiant.
Il était aussi, avec Salifou Sylla, alors ministre de la justice, maître d'oeuvre de la trop fameuse loi anticasseurs qui continue encore à plomber l'entrée dans l'Etat de droit. Mais aujourd'hui, c'est le temps du deuil national, car il fut un de nos plus hauts commis de l''Etat qui pour la premières fois, essaya de mettre un certain ordre à la présidence, évitant le "foutoir" type Camp Alpha Yaya d'un certain Capitaine, héros d'un show célèbre, qui finit dans l'horreur.
L'histoire comptabilisera-t-elle cette organisation du ministère-secrétariat à la présidence comme un des actes positifs qui participent de l'économie pour le peuple guinéen du drame qui fut une conséquence de la confusion de la politique au plus haut niveau, au Camp Alpha Yaya investi par le CNDD, avec le spectacle dans son acception la plus folklorique ?
C'était un homme de foi, et un croyant fidèle. Comme une affaire de famille. Il était le frère aîné de Monseigneur Albert Gomez. C'est dire que la vocation n'était pas loin.
Wa Salam, Alséni.
Que ses parents, proches et amis trouvent ici l'expression de mes condoléances sincères.
El Hajj Saïdou Nour Bokoum
