A l'héliport, meeting encore plus géant !
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- Mis à jour le samedi 31 mars 2012 20:31
- Publié le samedi 31 mars 2012 20:25
- Écrit par Mamadou Barry
Conakry, le Samedi 31 Mars 2012
Comme cela est devenu désormais le principal travail du Président de la République, autoriser les meetings de l’Opposition, les zélés du régime ont d’abord dit non pour avoir le sentiment de leur chef. Finalement, on se rend bien compte qu’il n’est pas possible d’accepter le meeting de Coléah et refuser celui de Dixinn. La Boîte à Pandore est définitivement ouverte.
C’est dans cet esprit que les différents Etats-majors des Partis politiques membres de l’ADP et du Collectif, sous le contrôle du Parti de l’Unité et dela Liberté (PUL) de BAH Oumar qui a pris toutes les dispositions pour la réussite de cette nouvelle démonstration de force, ont pris d'assaut l'héliport trop étroit en la cironstance.
Pendant que les militant et sympathisants de l’Opposition arrivaient sur place dès le petit matin sous le regard des forces de l’ordre qui observent les mouvement des uns et des autres, une foule immense se massait du côté de Matam, siège de l’UFR, lieu de retrouvaille des leaders pour faire un cortège derrière la fameuse section motards de l’UFDG.
L’arrivée des leaders du côté de Matam en passant par Kenyen et le rond-point de Bellevue a été saluée par une foule que vous jugerez par vous-mêmes, dans une ferveur extraordinaire.
Après l’installation des délégations et différents représentants des Partis membres, il fallait noter aux côtés de Sidya TOURE, la présence de Hadja Halimatou Dalein DIALLO, ainsi que tous les autres membres de l’ADP et du Collectif.
Les hostilités ont été ouvertes par le Président BAH Oumar du PUL avec un discours de bienvenue pour dire aux uns et aux autres, en tant que Parti organisateur de la présente manifestation, merci pour la mobilisation et merci d’avoir accepté l’invitation du PUL.
Ensuite, les différents leaders se sont succédés au podium pour stigmatiser les dérives du pouvoir et tous, les uns après les autres, ont montré les carences et les limites de ce pouvoir avec les actions qui visent à préparer une fraude électorale. Il a été question de dire non à la fraude et surtout non à la CENI actuelle. Des informations selon lesquelles les Commissions Administratives pour la Révision des Listes Electorales (CARLEs) ont toutes été attribuées aux RPG/Arc-En-Ciel. Il est alors temps de dire non à la fraude et à bas la CENIactuelle !
Dans les différentes langues nationales, nos leaders se sont exprimés à la grande satisfaction des uns et des autres. On suivra donc Aboubacar SOUMAH, ancien Maire de Dixinn, désormais UFDG, faire le point en Soussou. Ensuite KONATE, ancien du PUP le fera en Malinké et Dr. DIALLO Ditinn en Pular, alors qu’un autre jeune de l’ADP fera le point en langue de la Forêt.
Dans un message clair, concis et cohérent, Dialikhatou du PEDN, Fodé SOUMAH de la GéCi, Mouctar DIALLO des NFD, Charles Pascal TOLNO du PPG et naturellement Sidya TOURE, feront le point de la gestion actuelle du pays.
Ils remercieront les militants pour la mobilisation et surtout pour le fait que personne n’est venu ici parce que payé ou avec une promesse de poste, mais juste par conviction. Il sera question de dire non àl a CENIet non à la fraude en préparation. Il sera aussi question de reconnaître que la preuve est faite que 70% de l’électorat est là.
Sidya TOURE, dans son intervention reviendra sur le bilan des 15 derniers mois d'Alpha CONDE qui seront résumés comme suit :
1. Les engrais pour les agriculteurs, résultats : ZERO !
2. Les Soins Médicaux gratuits, résultats : ZERO !
3. Les Magasins Témoins de Riz, résultats : ZERO !
4. Le Riz à 20 000 FG le Sac, résultats : ZERO !
5. L’Electricité normale, résultats : ZERO !
6. Emplois des Jeunes, résultats : ZERO !
7. Audits des Structures, résultats : ZERO !
A propos des audits, Sidya dira que tous les voleurs sont aujourd’hui autour d'Alpha CONDE, il ne sait pas comment ces audits vont aboutir à un résultat concret pour e bien du peuple de Guinée.
Sidya finira par dire que tout le monde sait maintenant que c’est le pouvoir qui ne veut pas organiser les élections parce qu’on est entrés en transition avant le Niger qui a fait ses élections, avantla Côted’Ivoire qui a fait ses élections, avant le Sénégal qui a fait ses élections et qui fera ses législatives avant nous. Le leader de l’UFR dira que même le Mali trouvera solution à ses problèmes avant nous, tout cela parce que le pouvoir en place ici aime le mensonge et que ce mensonge doit finir maintenant parce qu’il faut que la Guinée aille de l’avant.
Il insistera sur les 500 Millions qu'Alpha a donnés aux femmes de la Haute Guinéepour le processus de recensement encours.
Avant de finir, comme tous les intervenants, le leader de l’UFR dira aux uns et aux autres de se tenir prêts pour affronter s’il le faut le pouvoir pour dire non à la mascarade et se préparer pour les prochains appels à la manifestation et à la mobilisation pour la défense de la liberté et de la démocratie.
C’es en ces termes que le meeting a pris fin.
PS :Il faut souligner que les Premiers Ministres Lansana KOUYATE et Cellou Dalein DIALLO n’étaient pas présents lors de ce second meeting de l’opposition.
Mamadou Barry, anlyste finacier
Le collectif et l’ADP s’indignent
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- Mis à jour le mercredi 21 mars 2012 21:53
- Publié le mercredi 21 mars 2012 21:53
- Écrit par Asmaou Barry
Le collectif des Partis politiques pour la finalisation de la transition et l’Alliance pour la Démocratie et le Progrès étaientt ce matin devant la Presse à Coléyah pour annoncer l’organisation d’un autre meeting le 24 mars au stade de Bonfi et l’engagement des poursuites judiciaires contre Madame le maire de Matam et le Haut Commandement de la Gendarmerie Nationale. Les conférenciers ? M Sidya Touré de l’UFR, Cellou Dalein Diallo de L’UFDG, Mouctar Diallo des NFD, Faya Milimono de la NGR, Aboubacar Sylla de l’UFC, Lansana Kouyaté du PEDN.
Pour commencer, Aboubacar Sylla a fait la lecture de la déclaration conjointe des deux blocs :
« Malgré les dispositions prises par l’ADP et le Collectif nous avons appris avec indignation les accusations grossières publiées la veille du meeting sur les médias publics, par madame le maire de Matam et le Haut commandement de la Gendarmerie nationale. Fondées sur ces contre-vérités, les autorités ont empêché par la violence la tenue du rassemblement. Environ quarante militants et sympathisants de l’Opposition ont été arbitrairement arrêtés. D’autres, blessés par les forces de l’ordre et les jets de pierres des militants du RPG. Ces actes illégaux et barbares s’inscrivent dans le cadre d’une série de provocations et de violations des droits les plus élémentaires de l’homme qui deviennent récurrentes ».
Les leaders démentent les informations selon lesquelles les personnes arrêtés ont été libérés. Ils exigent une libération immédiate et inconditionnelle de leurs militants. les leaders
"Condamnent fermement ces comportements illégaux, inhumains et dégradants et nous nous se réservont le droit d’engager des poursuites judiciaires contre les accusations mensongères et des actes de violences sur les militants et sympathisants.. Ils félicitent leurs militants et sympathisants pour leur discipline et leur mobilisation massive. Ils les invitent à rester mobilisés pour d’autres manifestations pacifiques jusqu’à la prise en compte des revendications relatives à l’organisation d’élections législatives équitables, justes transparents dont les résultats seront acceptables par tous".
A noter que l’Opposition veut réorganiser un autre meeting ce samedi 24 mars au stade de Bonfi. Les leaders indiquent que cette fois-ci ils ont déposé le courriel à la mairie de Matam avec la présence d'un huissier de justice et des médias.
A propos de la plainte du RPG contre les leaders pour destruction d’édifices privés et coups et blessures volontaires, Sidya répond qu’il serait heureux de répondre devant n’importe quel tribune car il est sûr de n’avoir pas commis ces délits. Pour lui, dans la vie politique Guinéenne, le ridicule ne tue pas. Il soutient que le RPG est basé sur des mensonges et des violences, car ce n’est pas la première foi que ce Parti invente des fausses histoires, Il est même revenu sur l’histoire d’empoisonnement des militants du RPG au second tour de la présidentielle. Sidya affirme que ce sont les militants du RPG qui auraient jeté des pierres au cortège de l’Opposition qui se rendait à Matoto chez le leader du PEDN. Et que lorsque les forces de l’ordre sont arrivées elles ont pris des personnes qui travaillent dans un garage moto près du sièges du RPG en témoins et que finalement ces dernières ont été aussi arrêtées.
L’Opposition déplore que le Judiciaire soit à la solde de l’Exécutif car selon lui, chaque foi qu’il y a des arrestations arbitraires des militants de l’Opposition, les tribunaux ne tardent pas à juger et à condamner les citoyens, mais lorsqu’il s’agit des problèmes sérieux des fautes des autorités, les tribunaux ne réagissent pas. Sidya a rappelé que jusqu’à présent, la plainte de la famille de Zakaria Diallo, militant de l’UFDG tué lors de la réception de Cellou Dalein n’est pas encore acceptée par le tribunal de Dixinn.
Lansana Kouyaté a fait le point sur les affrontements de Kouroussa entre ses militants et ceux du RPG. Il a indiqué que le préfet a pris une mesure de convoquer les deux Partis et que le bureau fédéral du PEDN a formulé une plainte contre le militant du RPG qui a attaqué et qu’il a été arrêté hier mardi. Kouyaté salue la solidarité agissante de tous les militants du PEDN des autres préfectures. Il a aussi annoncé que les femmes RPG de Banankoro ont également attaqué celles d PEDN, mais que là aussi le sous‑préfet a pris des dispositions pour éviter que la situation s’aggrave. Pour lui tous ces problèmes sont dû aux mensonges selon lesquels le siège du RPG a été attaqué à Conakry par le PEDN.
Le président de l’UFDG appelle tous les Guinéens à continuer le combat pour que la Guinée soit un pays démocrate par les droit reconnus par la Constitution. Il affirme que l’Opposition n’est pas « radicale » comme aime le dire la mouvance. Mouctar Diallo, quant à lui dit qu'il craint que la Guinée ne retourne dans le système communiste à partir du moment où le gouvernement interdit le libre échange des biens et services entre les citoyens comme le cas d'interdiction de la vente des terrains dans la comune de Kaloum.
Asamou Barry
La preuve du mensonge de madame le maire
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- Mis à jour le samedi 17 mars 2012 12:17
- Publié le samedi 17 mars 2012 10:20
- Écrit par Saïdou Nour Bokoum
Ainsi hier, il ou elles ont franchi le mur de la c.., disons comme le satyrique du pays d'Astérix, que madame le maire a menti entre mes quat zieux, en déclarant n'avoir jamais vu le menu, ou en "sortie" (calamiteuse), il y avait bien une sucrerie ou pâtisserie, en tout cas un dessert fort apprécié des indigènes de la Perfide Albion. Tel est le nom dont l'accablent les compatriotes d'Astérix. L'Angleterre d'où un philosophe a lancé une célèbre formule à son camarade philosophe qui affirmait mordicus que le monde matériel n'était qu'une vue de l'esprit.
Ce monde n'est qu'une Idée, il n'existe pas
Bref, aujourd'hui, pas seulement dans la langue verte de nos faubourgs, le premier aurait balancé sur la gueule de son petit camarade négationniste :
La preuve du pudding c'est qu'on le mange !
Traduction en petit nègre de "tirailleur sénégalais" de Guinée :
Salopard, le lafidi dont l'huile rouge te barbouille le faciès, c'est du riz ou seulement un riz(re) jaune du changement !?
Madame le maire a franchi le mur du çon, qui rime avec mensonge.
Cette même journée de l'interdit, il y avait transgression à Coyah. Le Parti de l'Etranger, car un dictateur n'a pas d'autre qualification que d'être étranger à son peuple, donc il y avait rassemblement, attroupement, exhibitionnisme, voire racolage sur le macadam, de quidames à Coyah. Rien d'étonnant à cela. La RPGTV et les médias publics sont devenus des maisons closes, des hôtels de passes largement ouverts à ce perpétuel (a)battage sur la voie et les ondes publiques. Quand la verbosité sur les ondes publiques consistent à caresser le Pouvoir dans le sens du poil à longueur démissions qui frisent l'incontinence, cela s'appelle dévergondage. Dans une dictature, on appelle cela association de malfaiteurs sans foi ni loi. Ils ne perdent rien pour attendre, dans l'impéritie, l'impunité et l'impudeur. Quand le peuple de janvier et Février 2007, se relèvera, il Changera ce "changement".
Wa Salam,
El Hajj Saïdou Nour Bokoum
Exclusivité www.nrgui.com (Nouvelle République de Guinée)
L’opposition brave l’interdiction
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- Mis à jour le dimanche 18 mars 2012 01:48
- Publié le dimanche 18 mars 2012 00:04
- Écrit par Diawo Labboyah
Interdits de se retrouver dans un endroit fermé, facile à encadrer, les leaders de l’Opposition réunis au sein du Collectif des partis politiques pour la finalisation de la transition et l’ADP (Alliance pour la démocratie et le progrès), ont fait quasiment le tour des quatre sur les cinq communes que compte la capitale Conakry. A savoir : Ratoma, Matam, Dixinn et Matoto. Le 17 mars, à 10h, heure préalablement indiquée pour tenir le meeting au Stade de Bonfi, les responsables des deux blocs se sont retrouvés au siège de l’UFC (Union des forces du changement) d’ Aboubacar Sylla, à Ratoma centre. Où ils se sont concertés sur la décision à prendre, après avoir été informés de la fermeture du Stade de Bonfi, avant de finalement rallier Bonfi.
Dans le cortège, Lansana Kouyaté du PEDN, Sidya Touré de l’UFR, Fodé Mohamed Soumah de Géci, Faya Milimono, vice-président de la NGR d’Abé Sylla, Mouctar Diallo de NFD et son vice-président Etienne Soropogui, Fodé Oussou Fofana, vice-président chargé des Affaires sociales de l’UFDG de Cellou Dalein Diallo (absent du pays), les Doyens Charles Pascal Tolno du PPG et Mamadou Oury Ditinn Diallo. Pour rallier Bonfi, ils ont préféré emprunter un itinéraire tordu. Le cortège bouge de Ratoma centre pour le Centre émetteur de Kipé, remonte à Bambéto, revient au carrefour Concasseur de Hamdallaye, met cap sur Gbessia-Kondébounyi avant d’atterrir à Bonfi. Sur place, l’escale durera environ une demi-heure. Le temps de communier avec la foule massée là, constater de plus près l’important contingent de sécurité et humer du gaz lacrymogène. Le cortège a continué à Kénien, puis Belle-vue pour rallier le siège de l’UFDG, à la Minière où les militants étaient massivement mobilisés. On y chante et danse la réussite de la journée. Fodé Oussou Fofana laisse la parole à ses hôtes :
« Nous avons été à Bonfi où vos camarades militants de l’ADP et du Collectif nous attendaient a déclaré Lansana Kouyaté. Vous avez voulu, nous avons dit et nous avons fait. Aujourd’hui, c’est un jour exceptionnel pour notre peuple. Soyez sûrs que ce mouvement ne s’arrêtera pas. Les revendications formulées en votre nom seront satisfaites. Une CENI crédible et un fichier électoral nettoyé…Ceux qui pensent qu’ils vont nous diviser ne le réussiront pas. La Guinée est une sur ses 245.857 Km2 et elle le restera ».
Sidya Touré de renchérit :
« Le peuple de Guinée a voulu élire quelqu’un qui pourra faire son bonheur. Au lieu de cela, on veut détourner la volonté de la population, en menaçant les Guinéens, les responsables politiques et en envoyant la gendarmerie. Nous n’avons rien demandé, sinon des élections législatives où tous les Guinéens seront représentés. Ceux qui ne veulent pas cela, veulent instaurer un régime que nous n’accepterons pas. Il n’y aura pas de régime autocratique en Guinée ni de parti ou chef unique. Nous allons faire en sorte que les législatives représentent la totalité des partis politiques. La lutte continue et ne s’arrêtera pas ».
Le cortège, devenu plus gros, quitte le siège de l’UFDG pour rallier via Bambéto et Cosa le domicile de Lansana Kouyaté à Matoto, où la mobilisation était aussi sans faille. Le leader du PEDN reprend la parole pour introduire ses hôtes :
« Je n’ai pas besoin de vous dire ce qui s’est passé à Bonfi. Le gaz lacrymogène a plu et a touché nos militants. Mais qu’importe ? Nous poursuivrons notre marche pour la vraie démocratie, la vraie liberté et le vrai développement ».
Fodé Oussou Fofana a, quant à lui, réitéré que la journée a été une réussite :
« Nous avons dit que l’Opposition représente plus de 80 % de l’électorat. Ceux qui avaient des doutes ont eu leur réponse. Ceux qui pensaient aussi que l’Opposition n’était pas unie, ont aussi leur réponse. Ce qu’on a voulu ce matin, c’est un meeting. Il avait pour objectif d’informer nos militants de ce qui se passe concernant le processus électoral. Les manifestations doivent continuer ».
Mouctar Diallo de NFD appelle à la mobilisation contre l’exclusion, la dictature et la violation des droits de l’homme. Il doute de la capacité du président Alpha Condé et son gouvernement à sortir le pays de sa léthargie :
« On demande au Président Alpha Condé de démissionner, de prendre acte de son incapacité à unir les Guinéens et à leur donner le bonheur qu’il mérite. Son pouvoir est devenu impopulaire. Je vous assure s’il organise un référendum, les Guinéens de Conakry à Yomou voteront à 99,99 % pour son départ ».
Faya Milimono a brandi la demande adressée aux autorités communales de Matam, pour démentir la déclaration de la maire :
« On vous a dit hier soir à la télévision nationale que l’Opposition n’avait pas informé. Je vous présente trois signatures dont celle du représentant de la mairesse de Matam. Nous avons versé deux millions de francs pour la location du stade…Nous disons merci au professeur pour la journée d’aujourd’hui. Nous avions voulu réunir cinquante mille personnes au stade de Bonfi, mais il nous a donné l’opportunité de rencontrer des millions de Conakrykas. La prochaine fois, nous commencerons la caravane au Palais de Sékoutouréyah pour remonter jusqu’à Yomou. Alpha se trompe de pays et d’époque ».
Le vice-prési de la NGR dénonce les voyages du président de la République:
« C’est son propre fils qui s’occupe de la location des avions. Quand ça devait nous coûter cinquante mille dollars, on met un million. La prochaine fois, on va lui dire de rester là-bas, parce qu’ici vous nous avez suffisamment menti et divisé s».
Aboubacar Sylla et Fodé Mohamed Soumah ont bouclé la série des discours, après qu’Etienne Soropogui ait entonné la chanson « La Guinée va mal » du vice-président de la NGR.
A noter qu’hier 16 mars, le RPG Parti au pouvoir, a paisiblement tenu son meeting couvert par la télévision d’Etat, au quartier Minière dans la commune de Dixinn.
Diawo Labboyah
Le meeting de l’Opposition interdit
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- Mis à jour le samedi 17 mars 2012 01:38
- Publié le samedi 17 mars 2012 01:24
- Écrit par Saïdou Nour Bokoum
"Une étincelle peut mettre le feu à la plaine" (Mao Zédong)
Le 16 mars, aux environs de 21h, la maire de Matam, des jeunes réunis sous l’appellation de la Convention des jeunes leaders de Guinée et le Général de brigade Ibrahima Baldé, chef d’Etat-major de la Gendarmerie se sont succédé sur le petit écran de la RTG. Pour interdire et fustiger l’organisation du meeting que le Collectif des partis politiques pour la finalisation de la transition et l’ADP (Alliance pour la démocratie et le progrès) projettent d’organiser demain 17 mars au Stade de Bonfi.
La maire de Matam a démenti avoir été informée de l’organisation du meeting :
« La Constitution de notre pays en son article 10, alinéa 1 accorde à tous les citoyens le droit de manifestation. Cependant, ce droit s’exerce dans des conditions bien définies par les dispositions du code pénal, notamment en ses articles 106 et suivants. Contrairement aux déclarations de certains organes d’information, je déclare n’avoir reçu aucune demande de manifestation d’une quelconque alliance de parti politique au Stade de Bonfi demain samedi 17 mars 2012. Je mets au défi quiconque pourrait me prouver le contraire. Il est donc très clair qu’aucune manifestation ne sera organisée dans ma commune ».
Après quoi, elle a invité les citoyens à vaquer à leurs occupations habituelles.
Succède une autre déclaration du porte-parole des jeunes leaders de Guinée :
« Suite à l’analyse faite par les quatre blocs de l’Opposition (le Collectif, l’ADP, FDP et le Bloc de l’Opposition constructive), vu les clauses du dialogue politique inclusif tenu le 27 décembre 2011 et 23 février 2012, la Convention des jeunes leaders de Guinée ayant pris conscience que cette assise était celle de la dernière chance pour ramener la sérénité et le compromis pouvant aboutir à des consensus dans l’arène politique, la jeunesse s’investit à fond pour donner raison au Bloc de l’opposition constructive qui est sortie du cadre du dialogue avec des propositions de solution pouvant débloquer la situation politique et ouvrir la voie à la tenue des élections législatives transparentes. La Convention prend acte des propos incendiaires de la plupart des leaders de l’opposition à la sortie du dialogue ».
Qui enchaîne :
« Le mandat du Président Alpha Condé ne doit pas faire l’objet de contestations ni de manifestations de rue de nature violente pouvant atteindre l’autorité de l’Etat. Nous mettons en garde tous ceux qui tenteront de déstabiliser la paix, la quiétude sociale et la démocratie tant souhaitée en Guinée ».
Le Général de brigade Ibrahima Baldé a renchérit :À noter que nous avons essayé et en vain de joindre l’un des leaders de l’opposition organisatrice du meeting pour savoir si le rassemblement est maintenu. D’ici là, espérons que les Guinéens ne se dirigent pas vers des affrontements à l’image du 28 septembre 2009.
Et le Général de Brigade, le Général de Brigade, Haut commandant de la Gendarmerie, Baldé de renchérir :
« Les citoyens guinéens connaissent un regain de confiance en ses Forces de Défense et de Sécurité qui, prises pour cibles (? ndlr), ont su garder toute leur sagesse face aux événements qui surviennent (sic, ndlr). Pendant que le peuple de Guinée cherche à consolider ses acquis démocratiques, une certaine alliance, au mépris des articles 106 à 109 du code pénal relatifs au cortège, défilé, réunion publique et des articles 110 à 114 du même code relatifs aux attroupements, se proposent d’organiser au Stade de Bonfi le samedi 17 mars 2012 une prétendue mission d’éducation politique des citoyens sans aucune formalité ». Le chef d’Etatmajor de la gendarmerie précise :
« Nous disposons des informations selon lesquelles des armes à feu auraient été distribuées à certains individus malintentionnés pour en faire usage au cours du rassemblement sur la foule et faire endosser la responsabilité par les services de l’ordre ». Et d'ajouter :
« Nous prenons à témoin la communauté nationale et internationale de l’intention de ces organisateurs, que la Gendarmerie et la Police en cas de trouble à l’ordre public, ne feront jamais recours aux armes à feu, au contraire, n’utiliseront que les moyens organiques conventionnels reconnus sur le plan international ».
À noter que nous avons essayé et en vain de joindre l’un des leaders de l’Opposition organisatrice du meeting pour savoir si le rassemblement est maintenu. D’ici là, espérons que les Guinéens ne se dirigent pas vers des affrontements à l’image du 28 septembre 2009.
NB : Dernière minute : de source proche des organisateurs du meeting interdit, ces derniers devraient se retrouver pour une concertation qu'on pourrait qualifier de réunion de crise, demain à 9 heures.
