28 septembre 1958 année de LIBERATION nationale
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- Mis à jour le samedi 8 octobre 2016 10:45
- Publié le samedi 8 octobre 2016 10:36
- Écrit par A D Traoré
Le 28 septembre 2009 une date de prières nationales.
Que les citoyens et les autorités de ce pays se le tiennent pour dit : il n’y a et il ne saurait y avoir qu’un seul 28 septembre, celui de 1958 !
Abusant des faiblesses du système politique guinéen de l’époque, des renégats prirent les gens de court et y greffèrent le leur, tragique et cynique dans le vain espoir d’entacher ou d’enrayer celui de tous. Pourquoi ?
Les deux dates se ressemblent mais ne sont pas les mêmes, encore moins sont-elles les deux revers de la même médaille.
Le 28 septembre 1958 reste la date de la libération d’un peuple tenu en esclavage par un colonialisme barbare et injuste pour plus de 60 ans !
Le 28 septembre 2009 est celle d’un incident de l’histoire créé intentionnellement pour souiller la grandeur et la solennité de la libération d’un peuple vaillant et indomptable.
Ainsi donc en avaient décidé les auteurs et les commanditaires des manifestations au cours desquelles plus de 150 jeunes furent tués. Détourner le cours de l’histoire avec le flot de sang des autres. Pourquoi ?
Le 28 septembre 1958 est une date qui restera à jamais l’une des plus importantes, sinon la plus importante, de notre histoire. Elle est le jour, le mois et l’année de la libération du peuple de Guinée qui dit NON au colonialisme.
Le 28 septembre 2009 est une date sombre dans notre histoire car elle a connu la perte en vies d’enfants innocents arrachés à l’espoir de leur avenir et de leur vie. Encore une fois, pourquoi ?
Depuis 1959, l’impérialisme français a organisé des guinéens pour saboter notre indépendance et renverser notre gouvernement légitime, en foulant du pied notre souveraineté à maintes reprises. On ne l’oubliera jamais! Foccart en était chargé.
En 1970, il y eut l’invasion de notre pays par les forces de l’impérialisme appuyées par des renégats guinéens et africains. Des centaines d’innocents guinéens de toutes nos régions tombèrent sous les balles et bombes des agresseurs européens et leurs mercenaires guinéens.
Aujourd’hui, qui honore ces martyrs ? Et qui demande justice pour eux ?
En 1984, des dizaines de membres du gouvernement de la Première République et des centaines de membres de leurs familles respectives furent froidement exécutés par les militaires qui avaient à peine usurpé le pouvoir.
Pourquoi ? Et à l’instigation de qui ?
En 1985 des centaines d’officiers malinkés furent massacrés par leurs confrères militaires qui les avaient accusés d’avoir participé à un « complot » ourdi par un d’eux en la personne de Diarra Traoré. Pourquoi ?
La tragédie et la comédie ont toujours font partie de la vie des hommes à travers l’espace et le temps.
Regard ailleurs dans le passé
Sharpeville en Afrique du Sud, le génocide de Rwanda, la guerre du Vietnam, la guerre d’Iraq, l’invasion de la Lybie, la guerre en Syrie, la guerre au Mali, la guerre civile au Liberia, en Sierra Leone en Côte d’ivoire font partie de la tragédie humaine. Pourquoi ?
Où étaient les coalisés : la France, le Royaume-Uni, les Etats Unis et leurs alliés ?
Où étaient les organisations dites des droits de l’homme ?
Le mensonge savamment inventé par le gouvernement de Bush, Tony Blair et celui de Sarkozy ont suffi pour tuer Saddam Hussein et Kadhafi et détruire leurs pays respectifs. Des milliers d’innocents ont perdu la vie !
Cour Pénale Internationale où étais-tu ?
Organisation des Droits de l’homme où étais-tu ?
Que ces saintes nitouches d’organisation s’immiscent dans les affaires intérieures guinéennes pour soi-disant demander justice pour des victimes triées sur le volet, il y a, bien sûr, anguille sous roche. Qu’elles fassent ce que leurs complices et elles veulent faire pour « leur » clientèle sélective !
Mais de grâce, respectons tous le 28 septembre 1958, car il appartient à toute la nation guinéenne et à l’Afrique entière.
Le 28 septembre 1958 est et restera une date de célébration et non pas de honte ou d’ignominie ! On ne faillira pas.
Les années tragiques
Le 26 mars 1984, le 5 juillet 1985 et le 28 septembre 2009 ont été des incidents tragiques dans l’histoire politique de la République de Guinée. On ne l’oubliera pas, mais elles ne sont nullement comparables au 28 septembre et au 2 octobre 1958.
En conséquence, nous avons une responsabilité devant l’histoire de choisir une date commémorative pendant laquelle toute la nation observera des prières et des requiem en leur honneur de tous ceux qui ont perdu la vie.
Recourir à la Cour Pénale Internationale et aux organisations internationales est à notre avis un déshonneur à notre souveraineté nationale et un acte de désacralisation des âmes des nôtres qui ont perdu la vie pour la liberté de notre pays.
En attendant la décision de la Cour SUPREME celle de Dieu, la cour pénale internationale n’est pas l’instance du jugement de la destinée du peuple Guinée car cette cour n’admettra aucun recours pour juger les responsables des massacres commis en Afrique du Sud, en Iraq, en Lybie, au Rwanda, en Côte d’ivoire malgré les aveux d’usage de faux par les leaders des grandes puissances pour justifier les massacres dans ces pays.
Reçu de A D Traoré,
NB : Le lecteur intéressé peut consulter les références ci-dessus
Le massacre de Sharpeville eut lieu le 21 mars 1960 : les manifestants protestaient contre l’apartheid un système raciste et génocidaire.
Le massacre du 28 Septembre 2009 : manifestation organisée et commanditée par des dirigeants politiques opposés à une supposée candidature de Dadis Camara, leader de la junte militaire au pouvoir pour le poste de la présidence.
- See more at: http://www.sahistory.org.za/topic/sharpeville-massacre-21-march-1960#sthash.q1DadnjX.dpuf
ADM: Bush a accusé l'Irak en se basant sur de faux documents, reconnaît Washington
http://www.ledevoir.com/non-classe/31457/adm-bush-a-accuse-l-irak-en-se-basant-sur-de-faux-documents-reconnait-washington
RAPPORT PARLEMENTAIRE BRITANNIQUE : L'INTERVENTION MILITAIRE EN LIBYE ÉTAIT UNE ERREUR
http://fr.euronews.com/2016/09/14/rapport-parlementaire-britannique-l-intervention-militaire-en-libye-etait-une
Coup d’Etat en Côte-d’Ivoire : les aveux de Sarkozy
Posté par Regard Sur l'Afrique le juill. - 24 - 2016
http://regardsurlafrique.com/coup-detat-en-cote-divoire-les-aveux-de-sarkozy/http://regardsurlafrique.com/coup-detat-en-cote-divoire-les-aveux-de-sarkozy
Le dialogue n’est pas au-dessus de la Constitution
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- Catégorie : Politique
- Mis à jour le vendredi 7 octobre 2016 10:28
- Publié le mercredi 5 octobre 2016 23:15
- Écrit par Alpha Saliou Wanna
Je viens d'apprendre par la presse que les partis de la mouvance et de l'opposition ont trouvé un compromis sur la CENI et sur l'organisation des élections communales, par contre ils ont rejeté les élections des conseils de quartiers et de districts. À la place des élections, ils vont nommer les conseillers des quartiers et districts au prorata des résultats des élections communales.
Nous rejetons catégoriquement tout arrangement politique qui viole notre Constitution et nos lois. C'est inadmissible que l'opposition, de concert avec Alpha Condé, viole à son tour les dispositions de la Constitution sous le prétexte fallacieux de sortir d'une crise politique voulue et entretenue par le pouvoir. Nous ne pouvons pas protester contre les dérives, les violations répétées de la Constitution par Alpha Condé et le suivre nous - mêmes sur cette voie. Le faire, c'est perdre toute crédibilité aux yeux des Guinéens. Notre Constitution dispose en son article 2, alinéas 1 et 2 : la souveraineté nationale appartient au peuple qui l'exerce par ses représentants élus et par voie de référendum.
Aucune fraction du peuple, aucun individu ne peut s'en attribuer l’exercice. Les partis politiques qui ont participé à ce dialogue pensent-ils que leurs décisions sont au-dessus de la Constitution ? Ils ont pris la fâcheuse habitude de violer allègrement la Constitution pour préserver leurs intérêts partisans. Ils l'ont fait dans les accords du 3 Juillet 2013 notamment en privant illégalement les Guinéens de la diaspora de leur droit de se recenser au même titre que ceux de l'intérieur pour les élections législatives, puis ils ont récidivé dans les accords du 20 Août 2015 en installant illégalement des délégations spéciales communales car cette opération n'est fondée sur aucune loi de la République. C'est le même forfait qu'ils veulent répéter en nommant les membres des conseils de quartiers et de districts qui sont des sections des collectivités locales dont les modalités d'élection sont prévues dans la loi organique portant Code électoral de notre pays. Les dirigeants des partis politiques impliqués dans ce dialogue doivent obligatoirement respecter l'article 3 alinéa 3 de la Constitution qui dispose : les partis politiques doivent également respecter les principes de la souveraineté nationale et de la démocratie, l'intégrité du territoire et l'ordre public. Cela veut dire par conséquent, ils n'ont pas le droit de nommer des représentants du peuple qui doivent être élus selon les lois en vigueur, ils n'ont pas le droit de violer notre souveraineté nationale représentée par la Loi suprême de notre pays.
Il s'agit d'un sujet extrêmement important pour notre présent et notre avenir, car il n'y a pas de démocratie sans démocrates. Chaque acteur politique doit s'engager personnellement à respecter les principes de la démocratie et de l'État de droit. Nous ne devons pas croire à tort que l'enjeu est de faire quitter le pouvoir un dictateur en menant ce combat avec des acteurs qui ne partagent pas eux - mêmes les valeurs de la démocratie. Alpha Condé illustre bien cet exemple de celui qui était considéré par les vrais combattants de la démocratie comme étant un des leurs, d'ailleurs, il était de ceux qui étaient les plus virulents contre le pouvoir du général Lansana Conté considéré comme un dictateur. Nous voyons tous maintenant qu'il n'est pas un démocrate, mais plutôt un autocrate dont l'avènement au pouvoir est un recul démocratique. C'est pourquoi nous ne devons pas être complaisants pour quelques raisons que soient avec les prétendants actuels au pouvoir qui déjà nous montrent le peu de cas qu'ils font de notre Constitution et de nos lois. Leur coup de force ne doit pas passer cette fois-ci. Ces acteurs politiques organisent spécialement un dialogue pour discuter de la mise en place de la Haute Cour de Justice prévue par l'article 117 de la Constitution et le ministre de l'administration du territoire et de la décentralisation va jusqu'à préciser que la décision issue de leurs débuts ne peut être qu'une sollicitude en direction du pouvoir. Que dire de plus, nous avons laissé le loisir à Alpha Condé de n'installer les institutions républicaines que 4 ans après son investiture pour certaines, il se voit en Louis XIV qui fait tout selon son bon plaisir.
Depuis 1958, les dirigeants guinéens ignorent royalement nos textes constitutionnels, ils se sont donnés le pouvoir de vie ou de mort sur nous. Pour preuve, ils massacrent certains et maintiennent les survivants dans la servitude. Et on nous parle d'indépendance comme s'il suffit de quitter l'oppression coloniale française pour retomber dans la barbarie de nos propres frères Guinéens pour prétendre être indépendant. Ils ont décimé nos élites politiques, militaires et économiques de 1960 à 1985, tous sont ensevelis dans des fosses communes sans sépultures, ironie de l'histoire avec certains de leurs bourreaux. Ce que les Français n'ont pas fait avec Almami Samori Touré, Alfa Yaya Diallo et Dînah Salifou Camara, qui ont eu droit quant à eux à des sépultures dignes de musulmans qu'ils étaient. De 1990 à nos jours, c'est au tour des jeunes Guinéens qui se sont soulevés pour la démocratie et l'État de droit d'être massacrés avec comme summum de la violence aveugle, les massacres du 22 Janvier 2007 et surtout du 28 Septembre 2009 où en plus des tués, une centaine de femmes ont été sauvagement violées par une horde maléfique de militaires, gendarmes et policiers qui font la honte de notre pays, mais qui sont aujourd'hui sous la protection d'Alpha Condé. C'est inacceptable qu'il méprise autant les Guinéens et particulièrement les jeunes martyrs en maintenant en fonction des officiers militaires inculpés pour crimes contre l'humanité par la justice guinéenne. Il faut rappeler que les enquêteurs de l'ONU avaient déjà dressé une liste des auteurs de ces crimes contre l'humanité. C’est Alpha Condé qui fait obstruction à justice qui est sous sa coupe. Il faut que la communauté internationale en tire les conséquences en retirant le dossier des crimes contre l’humanité du 28 Septembre 2009 à la Guinée pour le confier à la CPI afin que justice soit faite.
Cela fait 58 ans de violences inouïes durant lesquelles nous avons perdu notre âme en tant que peuple et toute humanité qui fonde la vie en société. De quoi sommes nous fiers ? Le général Charles de Gaulle au moins en homme d’honneur a tenu parole en n’opposant aucun obstacle à notre indépendance après notre vote du NON. Face à lui, nous avions invoqué notre Dignité dans la Liberté, mais honnêtement les dirigeants guinéens ont-ils tenu parole ? Est-ce qu’ils ont traité dignement leurs compatriotes ? Est-ce que les Guinéens ont joui de la liberté promise ? Est-ce que les Guinéens ont bénéficié de la protection de leurs différentes Constitutions ? Pourtant dans la Constitution du 10 Novembre 1958, notre État apportait son adhésion totale à la charte des Nations-Unies et à la Déclaration universelle des Droits de l’Homme qui est reprise dans les constitutions de 1990 et 2010. Voilà les sombres conséquences pour les citoyens du non respect des lois par leurs dirigeants. Accepter aujourd'hui, que des politiques se donnent le droit de passer outre les dispositions de notre Constitution et de nos lois, c'est permettre la perpétuation de la dictature qui s'est solidement enracinée dans notre pays depuis 1958. Si cet accord est maintenu en l'état, nous le dénoncerons devant la Cour Constitutionnelle, notamment tout accord sur la nomination des conseillers membres des conseils de quartiers et de districts pour violation de la Constitution et de la loi organique portant Code électoral en ses articles 98 et 100. Les Guinéens et particulièrement les jeunes doivent se mobiliser indépendamment de leur appartenance politique pour défendre notre Constitution. Il n'y aura aucun espoir pour nous de sortir de la pauvreté tant que les dirigeants du pays continueront de violer la Constitution, les lois et règlements de notre pays. Comme la société civile est devenue inaudible, voire invisible, il est du devoir de la jeunesse guinéenne de s'organiser comme celles de certains pays africains engagées dans les luttes citoyennes pour mettre fin à toutes les pratiques anti démocratiques dans notre pays. Les avocats doivent se mettre bénévolement au service des citoyens pour saisir dorénavant la Cour Constitutionnelle contre tout acte administratif ou politique qui viole la Constitution. Nous devons aussi saisir la Cour de Justice de la Cedeao dont les juges ont déjà fait preuve d'indépendance dans des affaires contre certains États membres.
Je lance un appel aux dirigeants de l'opposition qui se sont embarqués dans cette opération anti-démocratique, de se ressaisir et de n'accepter aucune compromission, ni violation des lois de la République. Nul besoin de discuter sur des questions déjà réglées par nos lois en vigueur. Ils doivent savoir que nous ne nous satisfont pas de ce fichier électoral corrompu qui ne reflète plus le corps électoral dans son intégrité. Notre rôle consiste donc à reprendre un nouveau recensement électoral fiable et transparent et faire respecter scrupuleusement la loi sur la CENI dont les commentaires actuels se sont disqualifiés pour conduire une institution rénovée. Nous sommes à la croisée des chemins , nous devons faire des choix judicieux pour ne pas encore rater le tournant d'une Afrique qui se prépare à l'émergence économique. Alpha Condé nous a conduit dans l'impasse en déséquilibrant l'ordre institutionnel dans notre pays, nous devons y mettre fin pour engager un nouveau départ au plus tard en 2020. Lorsque les acteurs manquent de convictions fortes, la démocratie ne pourra pas sortir vainqueur. Il faut donc que les forces du changement se mobilisent pour imposer l'ordre démocratique dans notre pays.
Alpha Saliou Wann
Commentaires d’été
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- Mis à jour le dimanche 2 octobre 2016 15:13
- Publié le samedi 1 octobre 2016 22:29
- Écrit par Gandhi
Mes digressions du mois d’Août, qui n’avaient pas été publiées début Septembre.
Une application partielle et partiale de la loi
C'est le vendredi 5 Août 2016, que 17 agents sur 20 de la sécurité rapprochée de Cellou Dalein Diallo sont sortis finalement libres de prison, où ils se trouvaient depuis le 15 Février dernier pour l'homicide de Mohamed Koula Diallo. Seuls Amadou Sow et Algassimou Kéita n'ont pas été libérés, inculpés dans le dossier.
Si les détenus ont été libérés, c'est parce qu'aucune charge n'a été retenue contre eux. Autrement dit ils étaient innocents, ce qui n'a pas empêché Mamadou Saïdou Bah, déjà très malade avant son incarcération d'être scandaleusement hospitalisé en vain à la dernière minute, puisqu'il y est décédé.
Ce dossier est un nouveau cas d'acharnement des procureurs, qui ont une responsabilité personnelle, même si officiellement ils représentent Alpha Condé (euh lapsus, l'État).
On n'enferme pas des innocents pendant 6 mois (donc au-delà des 4 mois réglementaires) pour les libérer ensuite. On pouvait leur assigner un contrôle judiciaire (venir pointer tous les jours au commissariat par exemple).
La flagrance à géométrie variable
Le Procureur général près de la Cour d'appel de Conakry a apporté des précisions ce Vendredi 5 Août 2016 sur ces violences qu'a connues la préfecture de Mali. « Nous sommes dans un État de Droit, le Colonel Issa Camara est obligé de répondre à la convocation de la justice. On est là pour appliquer la loi. Vous savez c'est le code de justice militaire qui s'applique en la matière, dans l'article 471. Pour poursuivre des officiers généraux par exemple après une enquête il faut l'autorisation du chef de l'État et celui qui concerne les officiers supérieurs comme le Colonel Issa Camara, il faut une autorisation du Ministre de la Défense » a expliqué le procureur Moundjourou Cherif.
Aux dires de ce dernier, outre la lettre du ministre de la justice Cheik Sako, adressée au ministre de la défense et au Haut commandement de la Gendarmerie Nationale, le procureur de la république près de la justice militaire de Labé a aussi fini son rapport. Selon lui, ces différents courriers visent à demander à ces autorités militaires l'autorisation d'interroger et d'inculper le Colonel Issa Camara et ses acolytes.
Malgré le déplacement des autorités locales sur place, personne n'a cru bon de déclencher la procédure de flagrance – qui ne s'applique qu'aux députés de l'opposition -, qui aurait permis de se passer d'autorisations pour l'inculper immédiatement. Par ailleurs, il est vrai qu'hors la flagrance, il faut passer par Alpha Condé – non pas en tant que PRG -, mais en tant que Ministre de la Défense, le colonel Issa Camara étant a priori un officier supérieur. Cela ne faut que rappeler le pouvoir hiérarchique d'Alpha Condé et donc sa responsabilité lors d'exactions par les militaires.
Impunité chronique
Selon le président de l’UFDG, le chef de l’État s’est engagé à mettre fin à l’impunité. « Lors de nos manifestations pacifiques réprimées dans le sang, on a eu plus de 70 morts, tués à bout portant. Il n’y a jamais eu d’enquêtes pour identifier les auteurs des crimes. Il n’y a même pas eu de sanctions administratives à l’endroit des policiers et gendarmes coupables de ces crimes. Il faut qu’on mette un terme à l’impunité. Alpha Condé s’est engagé à le faire ».
Qui peut croire un instant qu’Alpha Condé supérieur hiérarchique des gendarmes – en tant que Ministre de la défense – va enquêter sur des criminels dont il est personnellement responsable (voir ci-dessus) ?
Les procureurs confondent justice et iniquité ou arbitraire
Un autre procureur du nom de Yaya Kairaba Kaba à qui on a rien demandé, s'est cru autorisé à expliquer qu'entre la fin de la garde à vue d'Ousmane Gaoual Diallo et la date de son audience, il devait être sous mandat de dépôt, mais qu'on l'a laissé libre pour montrer une volonté d'apaisement. En premier lieu, s'il « devait », on ne comprend pas qu'il y ait exception, à moins que ce soit un choix parmi d'autres. Si ces procureurs voulaient effectivement montrer leur indépendance, ils appliqueraient la loi à tous, et non pas seulement aux opposants.
Récidive ou pas pour OGD ?
Fin Juillet 2015, Ousmane Gaoual Diallo avait été condamné à 18 mois de prison avec sursis. Certains se demandent si le délit d'outrage au chef de l'État et les menaces aux RPGistes sont constituées, et s'il sera frappé de la récidive, et donc concrètement s'il va purger la première peine sans compter une seconde condamnation éventuelle.
Le principe est assez simple puisque la récidive est régie par les articles 43 et suivants du Code pénal guinéen. Sans faire la distinction entre la récidive perpétuelle2 ou temporaire3, générale4 ou spéciale5 en cas de délit, il convient d'appliquer un premier principe qui énonce que pour que l'aggravation résultant de la récidive s'applique à une personne, il faut d'abord qu'à la date de commission des nouveaux faits, cette personne ait déjà été condamnée pénalement, à titre définitif, c'est-à-dire qu'une décision ayant « force de chose jugée », non susceptible de recours, et devenant alors exécutoire, ait été émise par une juridiction pénale compétente. Or le premier jugement n'est pas définitif, puisqu'il y a eu appel de la décision.
Elle n'a même pas honte
Fatou Sikhé Camara est la Directrice du plus grand hôpital du pays, le CHU de Donka, en décrépitude, choisit de venir à Rouen pour un contrôle médical.
Alors que le paludisme ou encore d'autres maladies, continuent de tuer de plus belle en Guinée, les pauvres citoyens peinent à s'offrir de simples gélules de quinine, plusieurs bébés ont perdu la vie dans un hôpital à cause d'une coupure de courant, et même une femme enceinte a perdu la vie, alors que les frais médicaux liés à la grossesse ont été déclarés gratuits.
Sur son compte Facebook, elle se félicite même d'avoir obtenu l'Aide Médicale gratuite de l'État français (AME) grâce à ses filles qui s'y trouvent, mais face au tollé que cela a suscité sur la toile, elle a pris le soin de supprimer sa publication.
On rappelle que l'AME est destinée à permettre l'accès aux soins des personnes en situation irrégulière au regard de la réglementation française sur le séjour en France, et attribuée sous conditions de résidence et de ressources.
Tout le monde se scandalise, mais personne n’a porté plainte !!!
Le gouvernement a trop d’argent, donc il le jette par la fenêtre
Le Secrétaire général aux Affaires religieuses, El Hadj Abdoul Karim Dioubaté, a déclaré le 25 Août dernier que des pèlerins guinéens n’avaient pas encore obtenu leurs visas pour la Mecque. Face à cette improvisation et imprévision, la compagnie Turkish Airlines - chargée de transporter les pèlerins guinéens – a fait payer un million de $ à l’État guinéen pour 4 vols annulés. Si l’État n’a pas d’imagination pour jeter l’argent par la fenêtre, personnellement j’ai des idées encore plus saugrenues pour le faire !!!
Damantang, malhonnête chronique
Albert Damantang Camara, porte-parole du gouvernementrépondait ainsi aux « révélations » du chef de file de l'opposition, Cellou Dalein Diallo sur les marchés de gré à gré attribués à des entreprises depuis l'arrivée du président Alpha Condé au pouvoir.
« Quand vous voyez les résultats de ceux qui sont à la tête de cette opposition aujourd'hui, on ne peut pas accepter qu'ils nous donnent des leçons de gouvernance », insiste le porte-parole.
D'ailleurs, soutient-il, les marchés de gré à gré ne sont pas interdits par la loi. « J'ai demandé un jour au ministre des TP de me dire si c'est la première fois qu'il y a des marchés de gré à gré, on m'a dit non et qu'on l'a fait de 1998 jusqu'en 2003. Donc, ce n'est pas la première fois qu'on fait des marchés de gré à gré ».
Si les opposants tiennent à manifester contre la gouvernance d'Alpha Condé, ils peuvent le faire, assure-t-il, précisant que « ce n'est pas à eux de nous donner leçon sur la bonne gouvernance ».
Il faudrait peut-être rappeler à Damantang que l'opposition ne se réduit pas à une vingtaine de personnes membres de gouvernements précédents, mais à plus de 10 millions de Guinéens (si on enlève les 2 millions d'électeurs de la mouvance). En outre il fait partie d'un gouvernement qui prône le changement… des pratiques précédentes. Si critiquer le régime précédent permet d'en adopter les mêmes travers !!!
Enfin accessoirement, comme il n’est pas juriste – mais nul n’est censé ignorer la loi -, il ferait mieux de se taire et de lire l’extrait de rapport ci-dessous.
Quelques observations sur les pratiques gouvernementales en matière de marché
Le gouvernement avait commandé un audit externe des marchés publics, audit conduit par un cabinet international recruté en Décembre 2015. Les conclusions du rapport « accablant », révèle quelques défaillances dans l’attribution des marchés publics de 2013 au premier trimestre 2015.
Selon ses conclusions, il ressort :
- l’inexistence ou la faiblesse d’un système physique de classement et d’archivage opérationnel et centralisé pour les documents relatifs aux marchés et contrats ;
- la non inscription dans un plan prévisionnel annuel des marchés passés en 2015 ;
- le recours à la procédure par entente directe (gré à gré) en violation des dispositions du code des marchés publics ;
- les longs délais de passation des marchés ;
- le non-respect du délai d’exécution contractuel et la non application des pénalités de retard ;
- la non application des intérêts moratoires ;
- le non-respect des modalités de paiement définies dans ces marchés, et notamment la pratique des marchés à préfinancement bénéficiant de la garantie de l’État.
Accessoirement, on peut rajouter :
- la redéfinition du champ d’application du contrôle effectué par l’ACGPMP (dépenses en capital et non plus dépenses de fonctionnement) ;
- l’éventuel relèvement des seuils de passation des marchés avec le contrôle a posteriori et/ou l’audit externe nécessaires ;
- la mise en œuvre d’achats groupés liés aux biens et services couramment achetés par l’administration (centrale d’achat dans un premier temps).
Damantang devrait donc méditer… afin de ne pas se couvrir de ridicule.
Une administration d’incompétents corrompus
À l’ouverture des travaux des journées de concertation sur l’organisation et la coordination du travail gouvernemental, le PRG a dénoncé les tares de l’administration guinéenne, caractérisée selon lui par « l’irresponsabilité, le manque de contrôle, le manque de sanction, le copinage, l’ethnocentrisme ». Il ajoute que « c’est une administration inefficace et corrompue, et que si on ne la transforme pas, le développement sera extrêmement difficile ».
Inutile de préciser que son discours a choqué plus d’un, y compris le Premier Ministre et de nombreux membres du gouvernement.
Moi-même également, mais pour d’autres raisons, et notamment le fait qu’Alpha Condé oublie qu’il n’est plus l’opposant qui doit dénoncer, mais celui qui doit décider de :
- responsabiliser les différentes équipes,
- contrôler l’application effective des décisions,
- sanctionner les dysfonctionnements en tous genres,
- vérifier la diversité des recrutements.
Doumbouya, salarié du FMI ?
Dans un entretien, le ministre Lamine Doumbouya explique que des négociations sont en cours, ces services ayant commandé (à qui ?) une étude sur la base de laquelle, il va prendre une décision et définir clairement quelles sont les recettes alternatives qui vont venir compenser le manque à gagner de la baisse de la TVA.
Alpha Condé pas crédible
Alpha Condé est un criminel car il est Ministre de la défense et ses hommes dont il est le chef hiérarchique tuent des manifestants à balles réelles, sans que des enquêtes qui les mettraient en cause soient diligentées, on comprend pourquoi. Par ailleurs, il n'a jamais travaillé. Aussi lorsqu'à l'occasion de la journée internationale de la jeunesse, il leur a donné 2 conseils, personne n'a apprécié son cynisme consistant à dire aux jeunes que certains (l'opposition selon lui) les envoyaient mourir dans la rue (mais s'ils meurent, c'est parce qu'il existe des meurtriers), et que seul le travail compte et non mendier, exactement ce qu'il ne montre pas.
Caution pour candidater ?
Il sera demandé 10 millions de GNF pour chacun des candidats d’une commune urbaine et 5 millions de GNF pour candidater dans une commune rurale.
Pourquoi doit-on payer pour se faire élire ? Cela favorise la corruption, car un smicard qui gagne 5 millions de GNF par an doit investir cette somme totale (comment vit-il alors ?) et voler ensuite pour la rembourser ?
Lorsque j’entends un responsable du « Balai citoyen » dire que cette caution est raisonnable, car un candidat qui ne peut payer 5 millions de GNF, n’est pas digne de battre campagne, et que le pays est en retard, parce que nous permettons que tout le monde soit candidat, je me dis que la Guinée va rester au fond du trou. Peut-être cet individu a t-il occulté le fait qu’aucun Guinéen ne peut donc se présenter, à part les commerçants ?
Gandhi, citoyen guinéen
« Dans tout État libre, chaque citoyen est une sentinelle de la liberté qui doit crier, au moindre bruit, à la moindre apparence du danger qui la menace ». (Robespierre, Discours sur la liberté de la presse, Mai 1791)
1 Article 47 du Code de justice militaire : « La poursuite des infractions commises par un officier général, sauf cas de flagrance, est subordonnée à l'autorisation expresse du Président de la République, suite à un rapport du ministre en charge de la Défense nationale. Celle des infractions commises par un officier supérieur, sauf cas de flagrance, est subordonnée à l'autorisation expresse du ministre en charge de la Défense nationale ».
2 Elle s'applique quel que soit le laps de temps qui s'est écoulé entre la première infraction et la deuxième.
3 Elle suppose que le deuxième terme survienne dans un délai maximal fixé par la loi.
4 Elle n'exige pas que le comportement illégal qui est jugé soit de même nature que celui qui a déjà donné lieu à condamnation.
5 Elle exige au contraire que le comportement soit identique ou assimilé par la loi.
28 SEPTEMBRE 1958 ET 28 SEPTEMBRE 2009, LES DEUX FACES D’UNE MEME MEDAILLE
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- Mis à jour le mercredi 5 octobre 2016 12:07
- Publié le mercredi 5 octobre 2016 12:07
- Écrit par Bah Oury
Histoire contemporaine de la Guinée présente une très riche complexité mais jusqu’à présent méconnue par les uns et dévalorisée par d’autres. Il en est ainsi de l’opposition factice entretenue autour de dates mémorables : le 28 septembre 1958 et le 28 septembre 2009. En ma qualité de président de la commission d’organisation de la manifestation pour le compte des Forces Vives Nationales, j’ai le devoir moral et politique de montrer que ces deux dates constituent les deux faces de la même médaille.
Le divorce entre les Forces Vives et le CNDD
A partir de la mi-avril 2009, le CNDD (junte militaire dénommé Comité Nationale pour le Développement et la Démocratie) avait laissé entrevoir qu’il lui était plausible de présenter son chef à l’élection présidentielle. Or il était explicitement proclamé à la prise du pouvoir au lendemain du décès du Président CONTE, que le CNDD n’entendait nullement confisquer le pouvoir. Ce reniement de l’engagement initial marque le début du divorce entre les Forces Vives Nationales et le CNDD du Capitaine Dadis CAMARA. De multiples tentatives de médiation furent initiées pour ramener le processus politique dans la voie d’une transition apaisée et démocratique. Par deux fois, Jean-Marie DORE et moi-même avons tenté tard dans la nuit, de rencontrer vainement le Chef de la junte dans un ultime espoir de le dissuader de s’embarquer dans une voie périlleuse. Le groupe international de contact pour la Guinée usa également de moult stratagèmes diplomatiques pour remettre la transition sur les rails. C’est ainsi qu’au mois de juin 2009 une commission bipartite CNDD-Forces Vives (comité ad hoc, composé de 22 membres, ndlr, de www.nrgui.com) fut mise en place pour renouer le fil du dialogue. Contre toute attente, celle-ci outrepassant ses prérogatives et sa mission se range du côté du CNDD pour accepter l’inversion de l’ordre des élections à savoir les présidentielles d’abord ensuite les législatives. Or l’ordre chronologique des élections avait été dés le début le principal point d’achoppement entre les partis politiques. Seule l’UFR de M. Sidya TOURE avait défendu l’option d’organiser les présidentielles en premier lieu. Cette commission en dehors de tout débat démocratique, entérina purement et simplement les désidératas du CNDD sans se soucier des graves conséquences qui en résulteraient. En effet les élections présidentielles dans le contexte politique d’alors, seraient perçues avant tout comme une compétition entre les groupes ethniques du pays à travers l’origine des principaux candidats. Conscient
Le choix de la date du 28 septembre 2009
Les manœuvres pour légitimer une candidature du chef de la junte furent florès. Le Président Abdoulaye WADE du Sénégal fut sollicité dans ce sens. En visite de travail à Conakry en août 2009, le Président sénégalais déclara sur le haut perron du Palais du Peuple en présence des membres de la junte : « la foule que je vois devant moi, atteste de la popularité du CNDD. Je vais prendre le film de cet événement et le montrer aux autres chefs d’Etats africains afin de les convaincre d’appuyer le choix du CNDD. » Il était clair qu’à partir de ce moment les Forces Vives devraient faire appel aussi à la mobilisation populaire pour le montrer au monde entier. La période du ramadan nous amena à envisager la dernière quinzaine de septembre 2009 pour lancer cet appel.
La démonstration avait pour objectif de montrer que la majorité du peuple guinéen était hostile à voir la junte militaire présenter son chef à l’élection présidentielle. Car il était évident qu’une nouvelle dynastie militaire succéderait ainsi au Général Lansana CONTE qui aussi était venu au pouvoir suite à un coup d’Etat. C’est ainsi que la date du lundi 28 septembre 2009 fut choisie, en écho au référendum du 28 septembre 1958. Dans le premier cas, c’était l’affirmation majoritaire de choisir son propre destin en optant pour l’indépendance. De l’autre, il s’est agi de l’affirmation légitime et massive du choix en faveur de la démocratie et de la liberté.
Ces deux dates sont les deux faces de la même médaille. Bien entendu la première s’est inscrite dans le déroulement d’un processus consultatif au suffrage universel. L’autorité coloniale de l’époque a respecté le choix légitime du peuple guinéen d’opter pour l’indépendance en rejetant la communauté franco-africaine telle que le voulait le Général De GAULE. Par contre le 28 septembre 2009, les autorités guinéennes du CNDD ont noyé dans le sang et dans la barbarie une démonstration pacifique de la population pour réclamer le respect de l’engagement d’organiser une transition démocratique apaisée. Cette tragédie est analogue à celle de Sharpeville en Afrique du Sud en mars 1960. Ce jour-là, la police de l’apartheid réprima avec une extrême violence une manifestation pacifique de la population noire dénonçant la politique ségrégationniste.
Ceux qui sont tombés le 28 septembre 2009, celles qui ont été violées et humiliées et ceux qui portent encore les stigmates des blessures dans leur chair et dans leur cœur, avaient simplement répondu à l’appel des Forces Vives Nationales pour réclamer la démocratie et la liberté. Comme Sharpeville en Afrique du Sud et Oradour- Sur-Glane en France le 10 juin 1944 où les nazis exterminèrent plus de 600 villageois, le 28 septembre 2009 à Conakry est l’expression de la résistance du peuple guinéen à toute forme de tyrannie.
Quant à la justice
La reconnaissance de la nation de type mémoriel de la légitimité de la manifestation des Forces Vives le 28 septembre 2009 se fait encore attendre. Cette lacune dommageable à la crédibilité des institutions guinéennes crée le doute sur la volonté des pouvoirs publics d’engager durablement la Guinée dans la voie démocratique. Il n’est guère étonnant que les irruptions populaires sur le devant de la scène pour exiger plus de démocratie ne soient pas appréciées par les tenants du maintien du statuquo. Aucune cérémonie officielle n’a commémoré jusqu’à présent les manifestations du 22 janvier 2007 et du 28 septembre 2009. Or ces deux dates symbolisent les fondations de la future Guinée démocratique. Ne pas le reconnaître, c’est également occulter aux yeux des générations montantes, notre mémoire historique. Le pire pour une nation n’est-il pas « d’ignorer son histoire avec le risque de répéter ses erreurs ». Il n’est pas encore tard pour corriger ces lacunes d’autant plus que les forces politiques significatives d’aujourd’hui aussi bien la mouvance présidentielle que l’opposition, étaient peu ou prou les éléments constitutifs des Forces Vives en 2009.
Les Nations Unies ont qualifié le massacre du 28 septembre 2009 de crimes contre l’humanité. La Guinée se trouve ainsi dans l’obligation de juger cette tuerie ou la Cour Pénale Internationale s’en chargera. Il est souhaitable que la Guinée trouve des ressorts internes pour s’acquitter de ce jugement. Toutefois il est impérieux que des garanties soient données sur le sérieux, la rigueur, la transparence et la détermination des autorités guinéennes de faire du prochain procès un exemple pour toute l’Afrique. A cet égard, la Chambre Africaine Extraordinaire de Dakar qui a jugé Hissène Habré est un modèle afin d’assurer aux prévenus une justice de qualité répondant aux exigences des normes internationales. Ceci aura un triple avantage :
- Rendre une justice équitable et transparente afin d’en finir avec l’impunité s’assurer ainsi la non-répétition de ce type de forfaiture
- le procès aurait une valeur pédagogique pour l’ensemble du corps social aussi bien que pour les citoyens que pour les dirigeants
- à la suite de l’étape pénale, un processus de réconciliation nationale prendrait le relais afin de consolider et de pérenniser en Guinée les fondements de l’Etat de droit.
L’enjeu judiciaire est essentiel car notre nation est en voie de construction et l’Etat reste très fragile. Le devoir de mémoire apparaît ainsi comme une démarche pour enraciner les valeurs des droits de l’homme et éviter que des barbaries tyranniques détruisent ce que nous aimons par dessus tout, notre pays la Guinée.
Les sacrifices consentis le 28 septembre 2009 ne sont vains ! Hommage à toutes les victimes !
BAH Oury
Président de la Commission d’organisation de la manifestation
Président de la Commission Politique des Forces Vives Nationales (2009)
Babara Fofana, député de l'UFR: « la position de Sidya Touré est difficile, même nous, on est gêné »
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- Catégorie : Politique
- Mis à jour le samedi 24 septembre 2016 23:18
- Publié le samedi 24 septembre 2016 23:18
- Écrit par Kadiatou Kamara
Actualités de Guinée Conakry, 24/09/2016. Nouvelle République de Guinée, www.nrgui.com. Invité de l’émission Œil de Lynx ce jeudi, honorable Babara Fofana, député de l’Union des Forces Républicaines (UFR) a indiqué que Sidya Touré a rejoint Alpha Condé sans consulter le bureau exécutif du parti.
« Un jour Alpha Condé l’a appelé, il est parti avec Baidy Aribot puis ils ont décidé de travailler ensemble. Il ne nous a pas consultés. Nous avons entendu sa nomination à la radio comme Haut représentant du Chef de l’Etat comme tout le monde. Un poste qui n'a jamais existé », regrette le député de l’UFR.
Pour M. Fofana, la position politique actuelle de Sidya Touré est ambigüe.
« La position de Sidya est difficile aujourd’hui. Même nous, on est gêné. Mais il nous a dit qu’il a fait 16 ans dans l’opposition et qu’il ne veut pas être un opposant eternel et historique, » révèle-t-il.
Kadiatou Kamara
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