Sidya Touré sort du bois : ‘’Nous nous battons pour que les accords soient respectés’’

 Actualités de Guinée Conakry, 03/09/2016. Nouvelle République de Guinée.www.nrgui.comLe président de l’Union des Forces Républicaines (UFR) et Haut Représentant du chef de l’Etat guinéen, Sidya Touré a au cours de l’assemblée générale de son parti, ce samedi 3 septembre décliné la vision de l’UFR, qualifiée depuis sa nomination d’appartenir à la mouvance présidentielle.

Selon monsieur Touré, il faut mettre en perspective les accords politiques obtenus en août 2015. « Nous (à l’UFR), nous nous battons pour que ces accords soient respectés. En dehors du positionnement des uns et des autres, quand la classe politique guinéenne se met ensemble pour adopter une position commune, il est bon que cette position soit respectée pour qu’on puisse aller de l’avant, a-t-il indiqué.

Déjà, il entend promouvoir la gent féminine et la couche juvénile lors des échéances électorales qui pointent à l’horizon. Ce qui justifie selon lui, la restructuration entamée au sein de ce parti, il y a plusieurs mois.

«Nous allons faire la promotion de beaucoup de jeunes et de femmes. Parce que nous avons constaté que partout où des problèmes ont été posés, ils ont été en tête. J’ai compris que les deux couches sociales se battent pour le parti dans les quartiers et dans les communes ».

Avant de terminer son discours, le haut représentant du chef de l’Etat a fait une annonce surprise sur son nouveau poste: « Je ne suis pas payé, personne ne me paie. Parce que certains disent que je suis devenu Haut Représentant. Il n’y a pas de salaire là-bas. Disons pour que tout le monde le comprenne. Il n’y a pas de salaire là-bas. Ceux qui veulent des postes là-bas, qu’ils sachent qu’il n’y a pas de salaire ».

Enfin, pour éviter un retard dans le cadre de l’organisation des élections locales, l’ancien premier ministre souhaite que les communales soient organisées en premier lieu : « parce que si nous voulons rentrer dans les causeries de quartier, nous allons passer encore l’année à discuter et nous n’aurons pas réussi à mettre en place les communes rurales qui devraient permettre normalement d’accélérer le processus de développement à l’intérieur du pays. Notre vision est que les élections communales se tiennent dans un bref délai pour mettre en place les responsables qui vont aider à améliorer cela ».

Oumar Thiam pour www.nrgui.com

Guinée : la rencontre Alpha-Cellou point fort aux assemblées hebdomadaire des partis politiques

Actualités de Guinée Conakry, 03/09/2016. Nouvelle République de Guinée.www.nrgui.com.Les partis politiques notamment, l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), l’Union des Forces Républicaines (UFR) (opposition) et le Rassemblement du Peuple de Guinée (RPG) (pouvoir), comme d’habitude ont tenu leurs assemblées générales hebdomadaire, ce samedi, 3 septembre 2016.  

Au siège de l’UFDG sis à commandaya dans la commune de Dixinn,  C’est Elhadj Mamadou Cellou Dalein Diallo président dudit parti qui a présidé cette assemblée qui avait pour ordre du jour,‘’le compte rendu de la rencontre entre le président Alpha Condé et Cellou Dalein Diallo’’.

Devant de nombreux militants et sympathisants, massivement mobilisés pour la circonstance, Cellou Dalein Diallo les a exhortés à une vigilance à tous les niveaux, car dit-il ; cette rencontre est une victoire pour leur parti qui ne  sera partenaire que dans le respect de la différence, dans le respect mutuel.‘’C’est une certaine victoire pour nous ; mais, il ne faut pas qu’on tombe dans l’euphorie. La vigilance doit être de rigueur pour continuer la lutte comme nous l’avons fait depuis 2010. Nous sommes prêts à participer à une décrispation dans la mesure où l’objectif c’est la protection des droits humains’’.

Pour le chef de file de l’opposition guinéenne,‘’tout le monde doit aller dans la dynamique de la construction d’une démocratie apaisée et respectueuse des principes et des règles de l’état de droit’’.

A noter que cette assemblée de‘’la première force politique du pays’’, s’est tenue sous une mince pluie.

Dans la commune de Matam, le leader de l’Union des Forces Républicaines (UFR), Sidya Touré est revenu également sur la rencontre du Président et Cellou Dalein, pour dire :‘’je vois des gens donner des conseils au Gouvernement sur l’inflation, sur la Taxe Valeur Ajoutée (TVA) etc. Je m’en réjouis, car, c’est le rôle du haut représentant que je suis’’.

Le haut représentant a souhaité que ce genres de rencontres se multiplient pour que les Guinéens vivent mieux. ‘’Nous pouvons tous continuer à donner des conseils au chef de l’Etat pour que les choses aillent de l’avant, je crois que ce n’est pas mauvais. Je souhaite qu’il y ait des rencontres comme ce qu’on a vu au début de la semaine. Cela, pour dire au président,nous ne sommes pas d’accord sur certains aspects et d’autres. Cela permettra de faire avancer le pays’’.

 

Du côté du siège du RPG arc-en-ciel, sis au quartier Aviation dans la commune de Matoto, le tête-à-tête des deux personnalités a été aussi l’objet d’un autre point à l’ordre du jour. Pour le ministre conseiller chargé de mission à la présidence, Sanoussi Bantama Sow,‘’C’est avec fierté qu’on voit aujourd’hui le professeur Alpha Condé en homme d’Etat communiquer avec le chef de file de l’opposition. Il faut s’en féliciter. La Guinée a besoin de cela parce que nous sommes tous une famille. Personne n’a intérêt à ce que ça ne marche pas dans ce pays. Ceux qui cherchent le pouvoir et ceux qui ont le pouvoir, personne n’a intérêt à ce qu’il y ait des problèmes en Guinée. On doit se donner la main pour le développement de la Guinée. L’opposition doit faire des propositions parce que  la Guinée est une maison commune’’.

L’ancien ministre délégué des Guinéens de l’Etranger, comme le président de l’UFR souhaite ce genres de rencontres entre le président et son principal opposant pour une tranquillité dans le pays.‘’Des deux côtés, c’est-à-dire mouvance et opposition, on a besoin de la paix pour une Guinée unie et prospère’’.

 

Oumar Thiam pourwww.nrgui.com

La Justice guinéenne: le bras armé du Système de Mal-gouvernance du Parti-Etat: P.D.G-R.D.A.; P.U.P.; R.P.G-ACE !

 « La société humaine a besoin de règles, s’il fallait citer Balzac et la Comédie Humaine, de règles du jeu pourrait-on ajouter et, par là même, elle a besoin d’un arbitre qui ne peut être, en aucun cas, le pouvoir lui-même, l’histoire ayant démontré qu’il est le plus souvent un acteur plus maléfique que bénéfique » Roland SANVITI

Dans un système politique opaque, autoritaire, injuste qui se donne des airs de démocratie mais qui en est loin, comme celui de notre pays :

La Justice domestiquée, est le bras armé du gouvernent et du président de la République pour violenter les populations.

Alors que  « Dans une démocratie le Juge est le bras armé du citoyen. » Roland Santivi

Aujourd’hui personne de bonne foi et de crédible de peut nier la crise politique aiguë que traverse la Guinée. Laquelle crise plonge ses racines dans une mal-gouvernance qui sévit en Guinée depuis 1958!

Depuis l’accession de notre pays à la souveraineté, il n’a jamais connu la séparation des pouvoirs exécutif, législatif, et judiciaire, pour la simple raison qu’il y a toujours eu en Guinée une fusion entre l’Etat et le parti majoritaire au pouvoir appelé Parti-Etat.

Il est important de rappeler, surtout aux jeunes générations que le retard que connaît la Guinée est dû à ce système de gouvernance du parti-Etat qui a été institutionnalisé dans notre pays dès les premières années du premier régime!

Voici l’acte de naissance de ce système de Parti-Etat, ainsi que l’a écrit le Pr Jean Suret-Canale, historien et géographe :

« En 1967 le 8ème congrès du P.D.G.-R.D.A. a consacré la fusion du parti-Etat au niveau de la base PRL (pouvoir Révolutionnaire Local). Le 11 congrès en 1978 a affirmé que l’Etat doit cesser de constituer une entité séparée de la réalité sociale et politique du peuple »

Dans ce système de parti-Etat la fusion du parti au pouvoir et de l’Etat est consacrée avec une prééminence des élus sur l’administration.

Ainsi le pouvoir législatif, le pouvoir judiciaire, les droits de l’homme sont verrouillés et sous la coupe du pouvoir exécutif et du président de la république.

Dans ce système de Parti-Etat, l’Etat est juge et partie, donc il est partial, partisan. La justice est aux ordres, domestiquée, elle demeure le bras armé du pouvoir exécutif  et du président de la république.

Si le Pouvoir est le plus souvent un acteur plus maléfique que bénéfique, le pouvoir du Système du parti-Etat dans notre pays a souvent été et demeure un système injuste et criminel. Le système de parti-Etat en Guinée a toujours été cet acteur maléfique contre les guinéens. C’est lui qui tue par son armée, qui divise les populations pour se perpétuer.

Ce pouvoir du parti-Etat est une véritable machine à torturer et à tuer! Ce sont les agents de l’Etat, ou soit disant « forces de l’ordre » qui tuent les guinéens. Ce sont les agents de l’Etat qui torturent les citoyens dans les sordides prisons de ce même Etat ! C’est un pouvoir malveillant et malfaisant, qui est le principal problème de l’ensemble de la Guinée!

L’amorce d’une véritable Réconciliation Nationale viendra le jour où le pouvoir d’Etat arrêtera de torturer, d’assassiner les guinéens et demandera PARDON au Peuple de Guinée pour tous les crimes qu’il a perpétrés sur ce même Peuple par abus de pouvoir.

La Justice guinéenne étant toujours inféodée au pouvoir exécutif, elle ne pas être impartiale. Cette justice sera toujours injuste, parce-que partiale. Cette Injustice d’Etat est la cause principale, de l’impunité, et de l’insécurité des violences! L’immense majorité des citoyens guinéens n’ont aucune confiance dans la justice de leur pays. C’est pour cela qu’ils ont tendance à se faire justice eux-mêmes !

Le véritable enjeu du processus de démocratisation de notre pays passe par le démantèlement de cette forteresse du système du Parti-Etat, la dépolitisation de l’Administration et une vraie séparation du pouvoir exécutif et du pouvoir judiciaire.

Il n’y aura jamais de justice tant que le pouvoir judiciaire restera inféodé et aux ordres du pouvoir exécutif !

Et il n’y aura ni Réconciliation, ni Démocratie, ni Paix sociale, ni Concorde nationale, ni développement économique et social sans une véritable justice équitable !

La justice est le baromètre de la société. Et la vérité indéniable est que la justice guinéenne est certainement bien malade. Mais surtout la Guinée qui est malade de ses Institutions et de sa mal-gouvernance politique.

En effet, mis à part les affidés du pouvoir, les autres guinéens, toutes tendances confondues doivent se poser la question simple à savoir :

Dans notre pays : quelles sont les institutions qui ne sont pas malades ?

Qu’il s’agisse du pouvoir exécutif. Qu’il s’agisse du pouvoir législatif. Qu’il s’agisse du pouvoir judiciaire. Qu’il s’agisse des libertés démocratiques. Qu’il s’agisse des Droits humains. Qu’il s’agisse du respect de la vie et de la dignité humaine.

   Ou encore quels sont les domaines où l’Etat républicain exerce son véritable rôle ?

Qu’il s’agisse du service public, de la Santé, de l’Education, de la sécurité des personnes et des biens.

Qu’il s’agisse de l’Administration :

« Dans un pays où, pendant plusieurs décennies , on a cultivé l’arbitraire et le conformisme comme vertus cardinales, le parti-Etat fait pression sur les fonctionnaires, licenciant certains, cassant ou déplaçant d’autres, pour obtenir leurs docilité et soumission sans état d’âme. » Prof A.I.S.

Sous la deuxième république, en octobre 2010, il y a eu les états généraux de l’Education. Sous la troisième république, il y a eu les états généraux de la justice en 2011. La même année 2011, la réforme de l’armée et de l’Administration a été engagée. En Août 2011 une commission provisoire de réflexion pour la Réconciliation Nationale(CPRN) est créée par le président Alpha Condé. Elle a remis son rapport au président le 29 juin 2016.

Cinq ou six ans après le début de ces réformes, nous sommes en droit maintenant de nous poser la question sur leurs résultats et leurs retombées sur la vie du citoyen guinéen! A mon humble avis, ces résultats et autres retombées sont insignifiants.

 Car l’administration est toujours gangrénée par le népotisme et la corruption. L’inflation est repartie de plus bel : un euro= 10.200FG, un dollar US = 8988 FG ! La violence et l’insécurité sont endémiques dans tout le pays, où les affrontements sont quotidiens. La pauvreté, la misère économique sont le lot quotidien de nos populations.

Dans cet imbroglio, le blocage politique est complet, mettant tout le pays dans une impasse sans précédent dans notre histoire politique !!!

La Guinée a plus besoin d’autre chose que ses réformettes de l’Administration, de la Justice ou une Commission provisoire de réflexion sur la Réconciliation nation, simple coquille vide.

Entre parenthèses, ce 29 juin 2016, lors de la remise du rapport de synthèse de la Commission provisoire de réflexion pour la Réconciliation Nationale(CPRN) au président de république : le professeur- président a ostensiblement refusé de serrer la main à Monsieur Cellou Dalein Diallo. Ce geste en disait long ce jour- là sur les intentions et la volonté du président Alpha Condé d’une vraie et sincère réconciliation nationale !

Vu l’enthousiasme du président Alpha Condé à faire des réformes, je profite de cette occasion pour lui poser la question de savoir : quand est-ce qu’il compte engager une vraie réforme de la Mal-gouvernance politique qui gangrène notre pays ?

La véritable cause du retard de la Guinée étant bel et bien nichée dans la Mal-gouvernance politique du système du parti-Etat de notre pays depuis des décennies. Car c’est cette mal-gouvernance qui la source de tous les autres problèmes.

Que ce soit : la misère économique et sociale. Que ce le repli identitaire et l’ethnocentrisme. Que ce le sous-développement matériel et moral. Que ce soit l’injustice, et l’impunité. Que ce soit l’insécurité et la violence.

Tous ces problèmes ne sont que des effets secondaires ou les conséquences de la mal-gouvernance du Système du Parti-Etat que la Guinée doit impérativement déraciner et enterrer le plutôt possible.

Pour ce faire tous les guinéens, et guinéennes toutes tendances confondues, doivent désormais se mobiliser, au-delà de leur appartenance politique, ethnique, générationnelle, régionale, ou religieuse pour exiger du pouvoir et de l’opposition :

Un Débat National « Qui nous donnera l’occasion de nous débarrasser d’un passé de haines et d’humiliations, pour mettre notre pays sur la voie du changement, de l’unité véritable et du travail. L’enjeu de ce Débat dépasse largement le destin d’un homme ou d’un régime pour concerner le présent et l’avenir de tout un pays et de ses habitants. » Pr A.I.Sow

C’est ce véritable enjeu pour une BONNE GOUVERNANCE qui interpelle aujourd’hui tous les guinéens, toutes tendances confondues, au-delà des questions politiciennes de positionnement ou électoralistes et par-delà nos clivages habituels.

Vive la Paix.

Vive la Guinée.

Docteur. Bakary Diakité

Marc Goépogui du PUP racroche au nez du RPG-PUP pour..l’UFDG

Actualité de Guinée Conakry, 29/08/2016 Nouvelle République de Guinée. www.nrgui.com. C’était à l’occasion de l’assemblée générale hebdomadaire de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) ce samedi, 27 août 2016 au siège national de l’UFDG à la Minière que le doyen Faya Koundouno cadre du parti a présenté devant des militants fortement mobilisés l’honorable Marc Goépogui ancien député de l’assemblée nationale sous la bannière du Parti de l’Unité et du Progrès (PUP).

Ancien président de la Commune Rurale Développement (CRD) de Bofossou, l’honorable Marc Goépogui avait eu des démêlés avec Alpha Condé opposant d’alors à l’occasion d’un meeting que ce dernier aurait organisé à Bofossou. Prenant la parole devant une foule acquise à sa cause, M. Condé avait tenu des propos hostiles au feu président Lansana Conté. Chose qui a d’ailleurs suscité la colère du président de la CRD, chargé de protéger le meeting, c’est ainsi qu’il était monté à la tribune, pris Alpha Condé par le collet et le jeta hors de la tribune. Alpha Condé élu président de la République en 2010, en visite à Macenta aurait promis qu’il n’y aura pas de règlement de compte.

Ce militant chevronné du PUP doublé de la sympathie qu’il a pour l’UFDG à travers des valeurs pour lesquelles l’UFDG, a été contacté par le doyen Faya Koundouno pour qu’il rejoigne les rangs de sa famille politique.

A rappeler, qu’en 2013 lors des élections législatives, M. Goépogui était aux aguets et il a réussi à extirper le ministre Lounceny Camara ancien président de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) dont la mission était de préparer un hold-up électoral à Macenta depuis la salle de centralisation, afin de laisser la commission faire son travail.

Prenant la parole, Marc Gouépogui a déclaré du haut de la tribune que l’admiration qu’il a eue pour le président Cellou ne date pas de 2010. C’était à l’occasion de ses passages successifs à l’assemblée nationale pour défendre les épineux dossiers du ministère des Travaux Publics dont il avait la charge. ‘’C’est l’un des ministres qui venait le plus souvent défendre des dossiers à l’Assemblée Nationale’’.

Poursuivant son intervention, cet transfuge du PUP a laissé entendre sous les applaudissements des militants que le comportement du président Cellou dans la gestion du bien public n’a pas laissé indifférent le Général Lansana Conté qui l’en avait fait son premier ministre. Cette nomination a suscité de farouches inimitiés dans les rangs des caciques du pouvoir d’alors. Et finalement, il a été débarqué par le Général Lansana Conté en 2006.

’Je viens adhérer à l’UFDG derrière mon frère Cellou parce que dans la pensée de Lansana Conté si les choses avaient été correctement faites, Lansana Conté préparait Cellou pour quelque chose de grand que les autres ont voulu empêcher, mais on ne peut pas empêcher ce que Dieu veut’’.

Et ce conseil, en substance : la spécificité des populations forestières voudrait que l’UFDG passe par tous les moyens pour trouver une stratégie spécifique, un petit saut là-bas pour que nous puissions avoir des élections dont les résultats devraient être favorables à l’UFD a martelé l’honorable.

A signaler, que les élections passées à Macenta, l’UFDG s’est payée près de 30000 voix, nonobstant les dispositions mises en place par le pouvoir d’Alpha Condé consistant à se tailler la part du lion.

C’est dire que les circonscriptions électorales de la forêt sont devenues des circonscriptions majeures pour l’UFDG donc de facto il faut une stratégie qui correspond à cela.

Pour conclure, dit-il, la stratégie que nous devons avoir puisqu’en politique l’élection qui vient directement c’est l’élection majeure, donc faisons tout pour gagner ces élections, de toutes les façons il suffit à Macenta qu’on soit organisé pour gagner les élections de proximité et éventuellement préparer la prochaine élection présidentielle.

Tafsir Bah pour nrgui.com

PRÉCARITÉ sanitaire

LE MINISTERE DE LA SANTE AU CŒUR DES MASSACRES DU 28 SEPTEMBRE 2009 : LE CAS DE DAME SIKHE CAMARA, Directrice générale du C.H.U. de DONKA à CONAKRY

Les dernières escapades sanitaires de dame Fatou Sikhè Camara qui défraient la chronique m’obligent à m’attarder sur ce cas qui est symptomatique de cette administration sans vergogne dirigée par des sangsues qui pompent, avec une gloutonnerie de cochons, la rente minière et l’aide au développement, pour se payer des paradis dans les pays Occidentaux. Alors que les systèmes de soins et éducatifs sont presque inexistants ou moribonds.

Interrogé par M. Diallo du site « le guépard.net » sur ce que je pensais de la réconciliation nationale prônée par M. Alpha Condé, j’avais dit que la réconciliation ne se résume pas à des discours. C’est une pratique, un comportement des dirigeants, plus particulièrement le premier d’entre eux. Et qu’il fallait organiser un procès juste et équitable à la suite des enquêtes de l’O.N.U. pour punir les auteurs des massacres, car le devoir de réconciliation ne peut se passer de l’impératif de justice si elle veut être durable et garantir la paix.

Pour une véritable réconciliation, on ne peut faire une impasse sur les odieux massacres du 28 septembre. Je continue de m’interroger encore aujourd’hui, sur les raisons qui poussent M. Alpha à vouloir occulter à tout prix cette période sombre de l’histoire de notre pays. Que cache-t-il ? Que se reproche-t-il ?  Ses atermoiements, et même son refus de faire la lumière sur les odieuses violences du 28 septembre 2009, laissent penser qu’elles étaient peut-être organisées pour accélérer son arrivée au pouvoir.

En tout cas, il semble particulièrement compréhensif pour certains des auteurs identifiés des massacres et viols ignominieux au stade de DONKA, le 28 septembre 2009 à Conakry. Jusqu’à récemment certains étaient ministres dans ses deux gouvernements, d’autres comme le « général » Sékouba KONATÉ que lui-même a accusé d’avoir vidé les caisses, et à juste raison, se promène tranquillement, tout en narguant les victimes, abandonnées à leur triste sort. En raison de tout ce qui vient d’être expliqué ci-haut, il est évident que M. Alpha CONDÉ a des choses à cacher par rapport aux violences du 28 septembre 2009 qui lui ont permis ou facilité l’accès au pouvoir.

Je ne fais que très rarement des interventions à caractère juridique. Je ne suis pas juriste.

Mais cette virée sanitaire de la directrice de l’hôpital DONKA en France m’a amené à me plonger dans le rapport de l’O.N.U. sur les massacres du 28 septembre 2009 qualifiés de crimes contre l’humanité. On est en droit de s’interroger sur le rôle joué par un certain colonel Abdoulaye Chérif Diaby le Ministre de la santé de l’époque décédé et ses acolytes dont madame Fatou SIKHE CAMARA. Alors que dit le rapport de l’ONU concernant ces deux individus ?

S’agissant du ministre de l’époque le Colonel Chérif Diaby voici ce que dit le rapport : « Le colonel Abdoulaye Chérif Diaby mérite d’être mentionné dans le présent rapport, en relation avec une éventuelle responsabilité pénale directe, voire aussi une responsabilité de commandement, compte tenu des faits décrits aux paragraphes 136 à 146 et 166 à 168 ci-dessus. La Commission constate qu’il existe des raisons suffisantes de croire que les traitements médicaux et l’accès aux soins ont été refusés aux victimes blessées, et qu’il y a eu de surcroît manipulation de la documentation médicale pour dissimuler l’origine des blessures et des décès. Par ailleurs, il est manifeste qu’une absence volontairement coordonnée des processus habituels de conservation des corps, associée à une prise de contrôle sur les morgues par les forces de l’ordre, a contribué à la dissimulation des traces de l’événement, voire à leur disparition. Le Ministre de la santé a été vu à l’hôpital alors qu’il agressait verbalement le personnel soignant, leur demandant « qui vous a donné l’ordre de soigner ces gens », donnant un coup de pied à un blessé, fermant la pharmacie et confisquant les médicaments sur les patients qui en ressortaient ». Ce rapport se passe de tout commentaire. C’est donc à juste titre qu’il fût inculpé le 13 septembre 2012 dans le cadre de la procédure judiciaire relative aux massacres du 28 septembre.

Concernant madame SIKHE CAMARA directrice de l’hôpital DONKA depuis le moment des faits, le rapport la classe parmi les personnes dont les responsabilités sont à déterminées en ces termes : « Au nombre de ces personnes pourraient figurer la doctoresse Fatou Sikhe Canara, Directrice de l’hôpital Donka, en particulier en relation avec la prise de contrôle militaire de son hôpital et les diverses dissimulations des faits médicaux des cadres civils du CNDD en particulier en relation avec la dissimulation des faits ».A la lecture de ce rapport mettant clairement en cause madame SIKHE CAMARA, il est légitime de se poser la question de savoir pourquoi elle n’a pas été entendue comme l’a été son ministre de tutelle ? Sans enfreindre à la présomption d’innocence, il est constant que des indices graves et concordants pèsent sur elle, ce qui rend l’inertie de la justice guinéenne incompréhensible à son égard. Il est inacceptable qu’une directrice d’hôpital sur laquelle pèse des présomptions de crimes contre l’humanité puisse venir se payer une cure de jouvence au frais du contribuable français après avoir contribué à saccager le système de santé de son propre pays.

J’interpelle donc le Ministre de la justice Maître Cheick SAKHO sur ce cas symptomatique de l’impunité qui gangrène notre pays. À partir du moment où son Ministre de tutelle a été entendu et inculpé, les guinéens ont le droit de savoir le degré d’implication de la Directrice de l’hôpital Donka dans les massacres du 28 septembre 2009. Quand est ce que le Ministre demandera t’il aux procureurs d’ouvrir une procédure contre cette dame et ses possibles complices ?

Que cette dame, après avoir saccagé les systèmes de santé de son propre pays ait le toupet de venir en France pour un contrôle médical est un mépris pour les guinéens qui ont le droit de lui demander des comptes.

Qu’elle vienne en France se payer une cure de jouvence au frais du contribuable français s’en est de trop. Il serait utile que les différentes organisations ONG guinéennes et française en France porte l’affaire devant les tribunaux pour faire la lumière sur cette douteuse affaire d’A. M. E.

Pourquoi me dira-t-on ? -- Pour deux raison : . Elle se soigne frauduleusement avec mes impôts et cotisations, car je suis un contribuable français en règle. 2°.Parce que simplement Dame Sikhè Camara appartient à cette nomenklatura guinéenne qui n’est guère touchés par la situation calamiteuse actuelle. Elle ne connait ni problème de logement ni soucis de chômage. Ses enfants sont probablement inscrits dans les universités et écoles occidentales et s’agissant de la santé, ils sont suivis dans les cliniques huppées de Paris.

Comment a-t-elle pu bénéficier à 100% de l’A. M. E alors qu’elle ne réside pas en France de façon régulière, et qu’elle n’est pas indigente ? Elle est fortunée.

La Guinée et les guinéens malgré leur immense richesse du sol et du sous-sol, ne cessent de s’appauvrir. Seule une caste de privilégies et de parvenus arrivent encore à tirer leur épingle du jeu.

Ainsi chaque jour amène une nouvelle déstabilisation, une nouvelle inquiétude. Mais les fossoyeurs de l’économie et de la bonne gouvernance continuent de narguer les populations de plus en plus miséreuses dans la plus parfaite impunité. Ainsi toutes les valeurs de probité et d’impartialité qui fondent tout esprit républicain son battues en brèche. La corruption, la haine et la violence triomphent au point qu’il s’est développé un climat des plus insupportables et des plus détestables.

Alors question :

1° Serait-il normal que, misant sur les capacités d’oubli des guinéens, ses cadres indélicats malades de la corruption, qui ont accumulé des trésors en toute impunité par un hold-up de notre histoire politique et économique, puissent continuer à manipuler les esprits, et venir jouir de leurs rapines dans les pays développer en se faisant passer pour des indigents et du coup profiter de l’argent des contribuables de ces pays ?

2° Serait-il acceptable que ces bandits à col blanc, délinquants de haut vol, restent impunis et restent aux affaires où se retirent tranquillement fortune mal faite avec les fabuleux trésors de leurs rapines ?

3 °L’extraordinaire volonté de taire et étouffer ces crimes et délits de ces voyous voraces qui nous gouvernent finira-t-il par l’emporter ?

4° Qu’en serait-il si les pays où ses sicaires viennent s’offrir des cures de jouvence leur demandaient des comptes ?

La lutte contre les innombrables problèmes de santé qui se posent à notre pays passe par la lutte contre la pauvreté ce qui signifie une amélioration du niveau de vie des populations. Que faut-il pour cela ? La bonne gouvernance et la mise en place d’une véritable politique de développement durable. Ce qui est impossible avoir le pouvoir autiste actuel.

Quand on construit sa carrière sur la facilité, la délation, le clientélisme, le régionalisme et les passe-droits, on s’agrippe, effectivement, à des mauvaises habitudes.

Nos dirigeants ne comprennent pas que leur intérêt est d’investir dans le maintien du bien le plus précieux : la santé et la vie des populations plutôt que de détourner l’aide au développement apportée par les pays donateurs et la déposer les banques étrangères.

Certes, les pays du tiers monde manquent pour la plupart, d’une administration fiable, neutre et responsable, mais aussi d’investissement et de réelle volonté politique. Certes, une bonne gouvernance est à encourager par tous les moyens diplomatiques et politiques, mais nos pays ont besoin pour se développer d’une population en bonne santé. Les maladies sont un frein au développement et dans les pays les plus gravement touchés comme la Guinée elles constituent une cause de retard économique. L’épidémie du virus à l’Ébola est venue nous rappeler cette triste réalité.

Le problème actuel n’est pas d’éjecter Fatou Sikhè de sa fonction car elle sera remplacée par un autre séide du système à la recherche d’un poste juteux.

Ce qu’il faut c’est changer l’homme incompétent et corrompu qui est à Sékoutoureyah. Comme le disait à juste titre avec pertinence JOSE SARAMAGO, dans son livre « Que reste-t-il de la Démocratie ? » : - « Il ne sert à rien de purifier les eaux de la rivière qui traverse la ville, si la source de contamination se trouve en amont »

Dernière petite question : la facilité avec laquelle les autorités françaises ouvrent gratuitement les hôpitaux et écoles français aux dirigeants voleurs africains et à leurs enfants, intrigue la jeunesse africaine pauvre. Pourquoi continue-t-on d’accepter les kleptocrates africains et leurs progénitures dans les écoles et hôpitaux au financement desquels je contribue ?

Dr Abdoul Baldé (France)