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Catégorie : Politique
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Mis à jour le mercredi 13 juillet 2016 11:55
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Publié le mercredi 13 juillet 2016 11:51
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Écrit par Bah Oury
Il est communément admis qu’en Guinée « la politique est l’art de mentir et de trahir ».Des générations de guinéens ont été élevées dans cette fausse croyance qui consacre le triomphe du cynisme et de l’amoralité. La parole d’honneur, la recherche de la vérité, l’amour de la justice, l’affirmation de convictions fortes en faveur de l’humain sont des valeurs qui détonnent dans cet environnement où règne en toute impunité « la loi du plus fort ». Dans cette jungle kafkaïenne, la classe politique actuelle est le représentant le plus achevé de cette mentalité prédatrice. Il est par conséquent aisé de comprendre pourquoi la Guinée est aujourd’hui en retard dans maints domaines : retard sur le plan économique par l’insuffisance des infrastructures énergétiques, routières, et d’eau courante et retard sur le plan social par la faiblesse de l’indice de développement humain. Cette réalité est révoltante pour la majorité des guinéens qui accumulent frustrations et désillusions depuis l’indépendance nationale en 1958. Ce paradoxe apparent met en évidence là où le bât blesse. En effet la première richesse d’un pays n’est point ses potentialités économiques mais plutôt la qualité des ressources humaines dont il regorge.
Une crise politique permanente en déphasage des intérêts nationaux
Aujourd’hui une certaine classe politique menace encore d’organiser des manifestations de rue pour exiger dit-elle un dialogue avec le gouvernement. Durant cinq années de 2011 à 2015, des manifestations monstrueuses ont été organisées. De nombreuses victimes ont jalonné ce parcours chaotique et violent de l’histoire récente de notre pays. De 2011 à 2013, ces querelles se sont cristallisées autour des élections législatives, sur l’opérateur technique Waymark-Sabary Technology et sur la composition de la CENI.
- Cas de la CENI : La loi organique adoptée par le CNT(Conseil National de la Transition) en 2012 a bénéficié du soutien de l’ensemble des forces politiques du pays. Cette acceptation consensuelle a été publiquement confirmée à la délégation de l’Union Européenne en visite à Conakry durant le dernier trimestre de 2012. Or cette loi avait apporté une modification importante de la CENI. En effet la règle de décision par consensus qui prévalait auparavant où chaque commissaire pouvait peser dans la balance a été remplacée par la règle de la majorité simple. Désormais peu importe la composition de cette institution dont l’indépendance est consacrée par la constitution. Il suffit à l’une des composantes mouvance présidentielle ou opposition de s’assurer d’une majorité confortable. En droit, chacune d’entre elle a dix commissaires, la société civile 3 et l’administration 2. Dans ce cas l’opposition s’est fait hara-kiri. Elle a accepté l’abandon de la règle consensuelle au profit de la règle de la majorité simple. Elle s’est dessaisie ainsi de la possibilité de peser dans les décisions ultimes de la CENI. Elle doit par conséquent en assumer l’entière responsabilité.
- Cas de l’opérateur Waymark- Sabary : Beaucoup de guinéens sont descendus dans la rue à l’appel des responsables de l’opposition pour exprimer leur refus de voir l’entreprise sud-africaine gérer le processus électoral des législatives de septembre 2013. Plus d’une cinquantaine de manifestants tués par balles, des commerces incendiés et pillés, des centaines de personnes interpellés et emprisonnés, des blessés par légions et souffrent dans la solitude avec des handicaps irréversibles. Contre toute attente, Cellou Dalein DIALLO le président actuel de l’UFDG signe les accords du 13 juillet 2013 qui valident le maintien de l’opérateur technique Waymark. La question n’est pas pourquoi avoir signé, mais pourquoi avoir engagé alors des milliers de personnes dans une aventure politicienne avec un très lourd tribut et par la suite jeter le tout avec désinvolture et sans regret. Pourquoi alors ne pas avoir épargné le pays de deux années successives de crises politiques violentes et destructrices. Un responsable digne de ce nom, n’engage jamais à la légère ceux qui lui font confiance. Un homme d’Etat privilégie avant tout l’intérêt national avant l’intérêt partisan. Mais celui qui sacrifie des vies, une cause juste et noble seulement pour assouvir des intérêts personnels et mesquins perd la confiance et la considération de ceux qui croyaient en lui. Les années 2012 et 2013 ont été un vaste gâchis dont les dits responsables de l’opposition assument une part de la responsabilité. Quant à moi, j’avais décliné l’invitation de figurer à la deuxième place de la liste nationale de l’UFDG pour rester cohérent avec moi-même et avec ma conscience.
- Cas des élections communales avant les présidentielles : Durant l’année 2015, l’absence d’élus communaux élus cinq années après l’expiration du mandat devient subitement une préoccupation à la veille des présidentielles. Est-ce la qualité de la gouvernance qui était en jeu ! Non ! La préoccupation était strictement d’ordre électoraliste. Ainsi, cette nouvelle flambée de la tension n’a pas pour origine une volonté de faire respecter les fondements de l’Etat de droit, ni également de permettre aux citoyens d’élire librement leurs représentants pour gouverner démocratiquement les collectivités locales. Là aussi des milliers de personne sont appelées à descendre dans la rue en Avril 2015 pour réclamer la tenue des élections communales avant les présidentielles. Des morts et des destructions ont jalonné ces journées. Engager les jeunes gens à affronter au péril de leur vie les forces de l’ordre pendant ce temps se tapir chez soi en toute sécurité n’est pas digne d’un responsable soucieux de l’intérêt collectif de ses partisans. Les communales n’ont pas eu lieu avant les présidentielles et comme lot de consolation, le partage du pouvoir au niveau des collectivités territoriales est effectif au lendemain des présidentielles par la mise en place de délégations spéciales sur l’ensemble du territoire national. Ainsi l’objectif recherché n’est pas l’amélioration de la gouvernance du pays, il s’agit purement et simplement d’obtenir des postes et de s’en contenter. Depuis octobre 2015 des délégations spéciales gouvernent toutes les collectivités territoriales sur des fondements juridiques en contradiction avec les textes réglementaires et organiques.
- L’élection présidentielle du 11 octobre 2015 : Les risques d’implosion de la Guinée étaient particulièrement élevés avec l’élection présidentielle de 2015. Le lundi 12 octobre 2015, le candidat Cellou Dalein DIALLO lance un appel de mobilisation générale pour une descente dans les rues pour dit il « non reconnaissance des résultats des élections présidentielles en précisant que celui qui perdra la vie dans ces manifestations le sera parce que DIEU l’aura voulu » ! Le 12 octobre 2015, de la France, je demande à toute la population guinéenne de s’abstenir de toute manifestation car « beaucoup de vies humaines ont été perdues. Nous en avons assez de voir des jeunes gens sacrifier leur vie alors qu’aucune stratégie solide et fiable ne soutient l’action ». Par la grâce de DIEU, l’appel relayé par d’autres forces positives parvint à prôner le calme et la retenue. Par miracle, la Guinée fut épargnée d’une crise post-électorale sanglante.
La lutte pour le leadership et des manifestations pourquoi faire
Le chef de file d’une certaine opposition républicaine, Cellou Dalein DIALLO tente de revenir au premier plan de la scène politique en lançant de sempiternelles manifestations de rue pour s’imposer auprès de M. Alpha CONDE comme un interlocuteur incontournable. Or comment réclamer la tenue d’un dialogue avec le chef de l’Exécutif dont il a clamé par hu et par dia « ne pas reconnaître le résultat de l’élection du 11 octobre 2015». Devant la gravité de cette décision, il est indispensable de clarifier solennellement cette position en réclamant plus de sérieux et de sens de responsabilité à des personnes qui prétendent représenter une partie de l’opinion nationale.
L’adoption de la loi organique instituant la configuration et la composition de la CENI actuelle en 2012, la tenue des élections législatives en septembre 2013 et la mise en place des délégations spéciales sur tout le pays en 2015 ont pu se faire avec l’accord du chef de file de l’opposition. Par conséquent il est vital de l’interroger sur sa stratégie qui consiste à créer un climat permanent de crises dans le pays. Le nombre de victimes dans les rangs de l’UFDG ne L’émeut guère. Il y a deux semaines il a encore récidivé avec des menaces du genre « ils n’ont qu’à nous tuer tous !!! ». Il n’hésite pas d’alimenter des tensions ethnocentriques en « ghettoïsant l’UFDG en parti ethnique » et en allant puiser des soutiens qui mêlent à tort et à raison religion et politique. Dans ce contexte, c’est la stabilité du pays, la cohésion nationale et la sécurité sous régionale qui sont menacées.
Cette agitation stérile, infantile mais dangereuse vise deux objectifs principaux :
- Une poignée de main Alpha CONDE_ Cellou Dalein DIALLO pour rompre l’isolement politique et diplomatique du chef de file de l’opposition pour lui permettre de se repositionner sur l’échiquier national pour assouvir des intérêts personnels qui n’ont rien à voir avec les intérêts vitaux des militants de l’UFDG.
- Combattre BAH Oury le 1er Vice-Président et fondateur de l’UFDG qui a échappé par miracle à une conspiration tentant de l’assassiner le 05 février dernier au siège du parti. En effet, pour Cellou Dalein DIALLO il faut par tous les moyens éteindre l’action pénale en cours qui le vise. Il faut aussi empêcher la levée de son immunité parlementaire par l’Assemblée Nationale. La justice se trouve ainsi défiée, faire triompher la vérité ou consacrer l’impunité des puissants fortunés. La lutte pour le leadership de l’UFDG est in fine l’explication principale de la dérive violente du clan Cellou Dalein DIALLO. La justice est ainsi défiée et la République est également en danger. Comment expliquer le refus d’engager le débat démocratique au sein du parlement où les députés de la mouvance Cellou Dalein sont légions. Diverses commissions y existent qui méritent d’être mises à contribution pour apporter des pistes de réflexions et des propositions pour faire avancer la Guinée. Rien de tout cela n’est envisagé pour consolider l’institution parlementaire. Donc à quoi sert leur statut de députés, accumuler des privilèges ou servir le pays. La justification de l’appel à des manifestations de rue n’a dans ce contexte aucun fondement démocratique mais revêt une tentative de prendre en otage l’ensemble de la société guinéenne pour bénéficier d’une forme d’impunité.
La gouvernance de la Guinée mérite un changement qualitatif profond, c’est pour cela qu’il faut une opposition efficace, constructive, responsable, innovante et ouverte. Des réformes demeurent essentielles pour reconstruire le dispositif institutionnel du pays et faire évoluer l’appareil administratif du pays. La CENI à l’aune de plus d’une décennie d’existence doit être repensée autrement. La fixation bipolaire (opposition- mouvance présidentielle) doit céder la place à une représentation au prorata du poids électoral des partis. La Guinée a trop souffert de ses divisions, de ses déchirures et de la violence. L’action patriotique d’aujourd’hui nécessite un engagement ferme et déterminé pour une décrispation en profondeur, de l’apaisement général afin de construire un environ propice pour des investissements tant nationaux qu’étrangers pour la relance économique et le recul de la pauvreté. La responsabilité du gouvernement à cet égard est prépondérante, car c’est lui qui a reçu le mandat populaire de gouverner !
BAH Oury
Ancien ministre
1er Vice-Président de l’UFDG
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Catégorie : Politique
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Mis à jour le dimanche 19 juin 2016 12:28
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Publié le dimanche 19 juin 2016 12:28
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Écrit par El hadj Bokar Bokoum, Sacky Camara
Depuis un certain temps, au cours de débats ou d’interventions, à la radio ou à travers la presse en ligne, on entend des responsables de l’UFDG, et non des moindres, affirmer et défendre à l’envi des contre-vérités soit par ignorance, soit dans le but de falsifier et de réécrire l’histoire. Une démarche périlleuse et stérile entreprise pour occulter ou banaliser l’antériorité et surtout la contribution au combat salvateur mené par les militants de la première heure et l’apport combien décisif du Forum des Cadres dans la construction d’un parti d’avant-garde.
Pourtant les faits sont têtus, et ne peuvent être occultés par la volonté d’arrivistes en mal de légitimité. Nous devons donc rétablir les faits, dans l’esprit de ceux qui, nombreux, aspirent à l’expression de la vérité.
Rappelons donc, que déjà, au courant du premier semestre 1989, par le biais de contacts et de discussions suivis, de jeunes guinéens, se sont concertés pour réfléchir sur l’avenir de leur pays. Et le 15 Aout 1989, ils ont publié une lettre d’intention et le condensé N01 de leurs réflexions à l’intention de tous les « Démocrates et Patriotes de Guinée ». Ces deux documents qui constituaient une sorte de manifeste étaient signés du nom combien évocateur de UFDG.
Par la suite, par un processus de maturation et d’esprit de convergence naissait dans un creuset fondateur, une formation politique appelée UFD. C’était au CNPG à Donka les 14-15 Septembre 1991, après deux jours de débats fructueux, enrichissants et responsables.
Il faut rappeler d’ores et déjà, que cette nouvelle formation politique appelée UFD est la résultante de la fusion de plusieurs courants dont :
- L’UFDG de Bah Oury ;
- Le PUR du Pr Alfa Sow ;
- L’UFP de Mamadou Bah Baadicko du Cameroun ;
- Le FODEG d’Abidjan ;
- L’Association des Etudiants de l’IPGAN.
Un Bureau Exécutif National (BEN), de 15 membres fut érigé à cet effet avec comme Secrétaire Général, M. Bah Oury. Le nouveau parti fut légalisé le 03 Avril 1992.
Pour ceux qui ont vécu cette période d’intense activité sur fond de revendications démocratiques et de bouillonnement politique, l’UFD était à l’avant-garde de la lutte pour un meilleur devenir et constituait déjà une force de propositions et d’idées novatrices dans le landerneau politique guinéen. La fougue, la détermination et la combativité de ces jeunes dirigeants étaient remarquées, appréciées et admirées par tous les acteurs de l’époque. Et c’était dans le but de contenir et de neutraliser la popularité, l’enthousiasme et la ferveur suscités par l’UFD et ses leaders auprès de l’opinion que le système alors en place, décidait dans un aveu d’impuissance, d’arrêter et de séquestrer M. Bah Oury Secrétaire Général du parti. Ce furent des jours décisifs, un moment chargé d’histoire au cours duquel un système autoritaire et répressif dût rendre gorge, devant l’ultimatum lancé par les forces vives de la nation. Un accueil triomphal fut réservé au retour de l’enfant prodigue au stade de Bonfi, et M. Bah Oury eut, ainsi, l’occasion de manifester sa profonde reconnaissance à la mobilisation populaire providentielle.
Si la dynamique de changement d’alors n’a pu porter fruit, cela est dû dans une large mesure, au déficit de vision politique et à l’exacerbation des tendances égocentriques.
C’est en 1995, les 15-16 Avril qu’intervient le 2eme congrès de l’UFD qui vit la mise en place, en plus du BEN, d’un organe délibérant appelé Conseil Permanent aux attributions ambiguës.
Cette dualité entre les deux organes avec un chevauchement des compétences fut dûment constatée par une commission ad hoc et un congrès extraordinaire devait être convoqué le 31 Aout 1997 pour mettre fin à cette dyarchie. Ce fut le point de discorde final qui vit le départ du Pr Alfa Sow et de son groupe. C’est également à cette occasion que la décision fut prise de rebaptiser le parti du nom « UFDG ».
En 2002, un autre congrès extraordinaire introduisit le poste de Président du parti. Le premier titulaire à assumer cette responsabilité fut le doyen Ba Mamadou qui rallia l’UFDG avec sespartisans à la même période.
L’année 2006, vit l’intégration du Dr Saliou Bella et de son parti Afia. En cette occurrence, le poste de Vice-Président lui fut accordé.
L’arrivé de M. Cellou Dalein devait intervenir un an plus tard en 2007 avec la décision du Doyen Ba Mamadou de lui céder gracieusement sa charge.
Cette dynamique « boule de neige » explique et démontre à suffisance que l’UFDG s’est enrichie de tous ces apports successifs et vivifiants. Aussi, sa notoriété estla résultante de son pouvoir et de ses dispositions à fédérer des forces d’origine et provenance diverses.
Il est remarquable, que l’arrivée du Doyen Ba Mamadou et de ses partisans de l’UNR ainsi que l’immense popularité dont il jouissait au sein des populations, a contribué à drainer un nombre toujours grandissant d’adhérents et de sympathisants vers l’UFDG.
Il est de notoriété publique, que de mémoire d’homme, personne n’avait mobilisé autant de monde, comme avait pu le faire Ba Mamadou, lors des élections Présidentielles de 1993 et de 1998.
Aujourd’hui, en Guinée, il parait évident que l’enthousiasme et la mobilisation populaires, ne suffisent pas pour obtenir les résultats escomptés. Seules des stratégies politiques éprouvées peuvent conduire à des résultats probants. Et c’est en cela, que le Forum des Cadres travaille et invite les responsables de l’UFDG à tous les niveaux à souscrire pour que ce parti atteigne ses objectifs.
Pour ceux des cadres et responsables de l’UFDG qui se demandent qu’est-ce que c’est le Forum et qui en sont les membres, la réponse est simple.
Qu’ils sachent que le noviciat politique ne suffit pas pour expliquer et justifier l’ignorance de la réalité des choses.
L’aveuglement et la mauvaise foi entrainent, par ailleurs, une amnésie sélective.
C’est le cas de certains dirigeants actuels de l’UFDG, qui devraient se souvenir au moins, que les membres du Forum des Cadres ont contribué activement à la rédaction du Projet de Société de l’UFDG ainsi qu’à la présentation de ce projet à l’hôtel Riviera en 2010.
Il en est de même pour l’initiative de création et de promotion des chansons pour la victoire du parti ainsi que de la création du collectif des avocats de l’UFDG.
Le forum des Cadres était également, à la tête de l’organisation pour la restitution des résultats des travaux des commissions techniques et la planification des actions du forum de la jeunesse en 2010 au palais du peuple. Des comptes rendus de réunions en font foi.
Le Forum des Cadres a œuvré en encourageant et en participant à la rencontre de Dakar pour une réconciliation entre les deux leaders.
Le forum des cadres a organisé un symposium à la mémoire du Doyen Ba Mamadou en souvenir des œuvres méritoires de ce digne et distingué compatriote.
Le Forum des Cadres a eu le privilège d’adresser à la direction et aux responsables du parti un document dans lequel, il faisait une analyse critique du fonctionnement du parti et des propositions de solutions pour corriger les disfonctionnements.
Pour ceux qui se demandent : les Cadres du Forum, qui sont-ils et où sont-ils ? Nous leur répondons que certains membres du Forum des Cadres UFDG sont en France, en Allemagne, en Belgique, en Grande Bretagne, au Canada, aux Etats-Unis et dans tous les pays de la CEDEAO. La coordination, quant à elle, est ici à Conakry.
Le Forum reste et demeure un groupe de réflexion au service de la consolidation des acquis démocratiques et des innovations pour des victoires de plus en plus éclatantes. Il est composé de militants convaincus et aguerris qui mettent leurs compétences en synergie pour le rayonnement et le triomphe du PARTI.
Mais comme nous le disions à l’entame de ce document, beaucoup de gens étaient venus à l’UFDG : certains sans avoir fait de la politique (mouvements de soutien), d’autres étaient d’anciens fonctionnaires ou planqués de l’Administration suivis par les transfuges du PUP. Chacun espérant acquérir des avantages ou tentant de sauvegarder des acquis.
On a encore en mémoire, les positions des uns et des autres dans les différentes « périodes de transition » surtout quand il s’est agi pour les Forces Vives de se prononcer sur l’ordre de priorité à accorder aux différents types d’élections en particulier entre les législatives et les présidentielles. Ces novices et opportunistes de tout poil se voyant déjà Ministres, Gouverneurs, Ambassadeurs, Préfets, Directeurs etc. tenaient tous aux présidentielles avant les législatives. Il a été impossible de les convaincre du contraire, aveuglés qu’ils étaient, par l’idée d’une inéluctable victoire du candidat du parti. Malheureusement, dans nos Etats où la démocratie est au stade du « balbutiement », un Président une fois élu, met en place une Assemblée à sa dévotion. Or, si on avait commencé par les législatives le profil du futur dirigeant du pays serait mieux circonscrit.
Les options et orientations politiques du pays seraient, en tout cas, définies et davantage clarifiées avant l’arrivée de tout nouveau Président qui, de ce fait, ne saurait être « omnipotent ».
En tout état de cause, le forum des cadres persiste et signe qu’il est contre toute volonté de transformer l’UFDG en un parti où :
- On exclut les membres à leurs insu au lieu de les fédérer ;
- On désunit au lieu de rassembler ;
- On échoue au lieu d’engranger des victoires;
- On crée un Bureau exécutif pléthorique et inefficace alors que quelques dizaines de cadres auraient suffi pour rendre le BE plus opérationnelle ;
- On utilise des textes de base (statuts et règlement intérieur) non validés par congrès ;
- On permet au conseil politique, organe consultatif de se substituer au Bureau exécutif organe de Direction, d’orientation et de décision du parti ;
- On coopte les membres du Bureau Exécutif au lieu de les élire ;
- On a un trésorier qui ne rend compte qu’au Président mais pas au parti ;
- On confond les biens du parti et ceux des dirigeants ;
- On conduit une politique d’autodestruction en ne s’ouvrant pas à la modernité ;
- On fait prospérer le mensonge et l’intolérance au lieu d’encourager une culture démocratique ;
- On a tendance à développer le culte de la personnalité au lieu de valoriser les compétences.
Pour conclure, nous voulons une UFDG qui fonctionne sur une stricte application des principes de démocratie, de transparence et d’esprit d’équipe.
Nous voulons pour l’UFDG des dirigeants combatifs, efficaces et respectueux des valeurs sur lesquelles le parti a été fondé : la liberté, l’unité, la justice, la solidarité et le respect de l’intérêt général.
Nous sommes convaincus que l’UFDG recèle des hommes et des femmes intègres, visionnaires et capables d’exemplarité pour relever le parti et rendre ses militants fiers de leurs dirigeants et heureux de leurs victorieuses conquêtes.
Pour le Forum des Cadres UFDG
El hadj Bokar Bokoum Sacky Camara