« Pas de pagaille à Kaloum ! », sinon c'est "Un Coup Chaos !" (Par Sylatigui et Saïdou Nour Bokoum)
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- Mis à jour le samedi 7 mai 2016 01:19
- Publié le jeudi 5 mai 2016 01:00
- Écrit par Sylatigui avec Saïdou Nour Bokoum
Guinée Conakry, 04/05/2016. Nouvelle République de Guinée. Un slogan de la campagne de l’inoubliable « Un coup KO », qui barrait les avenues de la capitale ; Conakry s’est toujours prise pour le nombril de la Guinée, boutant au-delà de Bolibana-Kourémalé, tout quidam qui n’entonnait pas l’hypocrite chansonnette
Guéré mou fan !
Découlant de la non moins sournoise et dormitive berceuse,
La Guinée est une famille !
On a vu ce qu’il en fut, de cette famille de 2010 à 2016.
Une famille disséminée dans des mirages de sable et de .. farine.
Bien, ressaisissons-nous, payons nos factures « Té bara fa ! », grâce à Kaléta ! Mieux, « nous » vous offrons des compteurs à prépaiements..
Tu dis quoi ! On va pas payé, je n’a pas vu courant ! Jamais !
Dayèr Kaléta
C’est calé
Ca va ça vient
Ton tour mon tour
Comme Maninka
Foulé Soussou
Toma Kpèlèssè
De Nzo à Sarè Boïdoo
Tu donnes courant, zé payé
Tu donnes pas
Zé prépéyé pas
Ntè, mi tè, ntondi..
Bref, mes électeurs « un coup KO » refusent les compteurs pré…Donc désolé François, on attend.
Ecoute Alpha, EDF c’est pas moi, et si tu veux une gestion saine..
Tu n’es pas sur le terrain François, je ne laisse pas tomber, je laisse pourrir, et tu sais que j’ai deux chantiers après ou avant Kaléta, c’est les femmes, les jeunes..
Justement
Des jeunes de Kaloum sensibilisés par EDG et Nouvelle République de Guinée en font foi. C’était mercredi 27 avril 2016, le service commercial de la société de la dite entreprise publique d’électricité de Guinée, a procédé à l’information et à la sensibilisation de « mes jeunes » (ça m’a coûté moins cher que tes compteurs mon cher..F..) ; donc les jeunes de la commune de Kaloum ont été « sur-formés » à propos de l’importance des compteurs à prépaiement en faisant du porte-à-porte..
A cette occasion, on peut dire que par centaines, des vocations sont nées, pour le grand plus plaisir de Naïté ou de Damantang ou d’Ibrahima Kourouma ou de .. « Manguè cent francs » soi même qui peut se frotter les mains :
A grognards, grognards prépayés !
Espèces d’R pigistes !
Ah oui, Abdoulaye Koné est responsable du service commercial de l’EDG, chargé du déploiement des compteurs à prépaiement. Selon lui, la société dispose de deux types de compteurs, dont des compteurs monophasés et biphasés destinés aux ménages, qui ne comprendront que dalle avec ce pataquès ; quant aux kioskistes, restaurateurs et autres bars à passer le cafard et les coups de barre qui assomment le lambda depuis que le litron à la pompe coûte plus cher que celui du tambanaya, ils attendront Souapiti en pleurnichant comme le poète Villon cité par Ourourou,
Frères humains, qui après nous vivez,
N'ayez les cœurs contre nous endurcis,
Car, si pitié de nous pauvres avez,
Dieu en aura plus tôt de vous mercis.
Pas de pitié non plus pour les gros consommateurs comme l’administration, les entreprises, les usines, les moulins à vents, dirigés par des Don Quichotte du développement de notre sous-développement (Samir Amin, vous connaissez ?).Ces compteurs appelés « Nafa », donnent d’inestimables avantages, ce qui n’est que redondance pour qui comprend ma langue maternelle, le maninkaka-peul-sossoé ; il n’y a que mon camarade Zingo de Nzo qui perd son latin, ainsi que la majorité des clients qui commencent à avoir la nostalgie des bougies et des lampes, mais pas le pétrole lampant, puisque, à la pompe.. Déjà dit.
Ecoutez ce charabia qui en rajoute aux ténèbres de nos cerveaux déjà javellisés avant Ebola :
« EDG vous demande de consommer ce dont vous avez besoin. Avec ces compteurs à prépaiement, on vous dit de payer ce que vous consommez et ne payez pas ce que vous n’avez pas consommé. Il vous aide à réduire votre consommation en fonction de vos avoirs et met fin à la coupure et à la pénalisation des clients pour le retard ou le non-paiement de factures ».
C’est les compteurs à prépaiement ou on vous coupe-coupe.
Sa ma fou, on n’est habitués avec ou sans compteurs
En effet, comment peut-on couper l’électricité qui sitôt arrivée se dépêche de saloper notre électroménager sorti direct port, en courant ! Puis, il ajoute avec des postillons de miel : « Au-delà de cette consommation rationnelle que l’EDG ambitionne pour sa clientèle, l’installation des compteurs à prépaiement met un terme aux tracasseries et aux magouilles du paiement des factures aux guichets de la société. Les compteurs à prépaiement permettent d’améliorer la collaboration entre les clients et la société d’électricité ».
Ciel ! Les magouilles ne se font pas aux guichets ! Elles ont lieu entre les agents et moi sous mon manguier, à l’abri du Trésor public et du Guichet inique..Quant aux cartes de recharges, d’après Abdoulaye Koné, elles seront disponibles partout à des points de distribution très proches des clients. Histoire de mettre fin aux difficultés liées au versement des montants de la facture et aux magouilles que des agents indélicats de l’EDG avaient l’habitude d’entretenir avec des ménages.
Ah bon, des cartes de recharges, disponibles comme les cartes nationales d’identité ? ! (Voir paragraphe plus bas).
En conclusion,: « chaque client a la possibilité de se procurer les cartes de recharge selon ses moyens. L’État a fixé la facturation en fonction de la capacité de paiement des plus démunis de la population, afin que chacun puisse avoir le courant à tout moment dans son foyer, dans sa chambre et dans son lieu de travail. La facturation est moins coûteuse. Il y a pour 5 000GNF, 10.000 GNF, etc. ».
Pour 5000fg, vous aurez 5 minutes de Kaléta, pour 10000fg, 10 minutes, si vous n’avez pas compris, c’est la faute à l’instit qui vous a vendu votre certificat d’études primaire élémentaires, mon cher Watson..(Sherlock Holmes ?) Au nom de ses pairs, des impairs et de tous les impayés d’une époque révolue, Mamadi Sylla, directeur communal de la jeunesse de Kaloum a encouragé la campagne d’information et de sensibilisation que l’EDG entame auprès des jeunes sur l’importance et le fonctionnement des compteurs à prépaiement. Il a ensuite promis le déploiement des jeunes sur le terrain pour une large sensibilisation de porte-à-porte dans toute la commune, en vue de partager les mêmes informations avec les familles.
On se demande si après, les familles ainsi sensibilisées, se partageront le paiement des impayés, puisque notre devise reste et demeure Travail, Justice et SOLIDARITE ?
Pas de pagaille à Kaloum
- Vous avez l'autorisation de filmer de qui ?
(...?)
...Vous avez l'autorisation de filmer de quui ?j
- Vous voulez voir ma carte de journaliste ?
Le lascar de filer et de se faufiler dans la nuée de faux-culs, faussaires qui ont le droit de bouffer les rogatons de VA (vautours affamés)
La délivrance d’une carte d'identité nationale guinéenne peut être maintenant obtenue aux commissariats centraux de Conakry. Cette décision fait suite à une pléthore de réunions interministérielles et surtout, c'est la conséquence des cris de cœur des citoyens. Mais selon une source proche du ministère de la Sécurité et de la Protection civile, la durée de cette carte d'identité est provisoire et elle doit disparaître pour être remplacée par la carte biométrique, Lors d'une conférence animée récemment à Conakry à laquelle a assisté nrgui.com, le Directeur général de la Police nationale a apporté des précisions pour calmer les esprits. Car le défaut d’une carte d'identité est à l'origine des frustrations des citoyens qui ne supportent plus les tracasseries policières liées au contrôle de routine le long des parcours cahoteux à travers le territoire national. Sans parler des déconvenues lors des démarches administratives pour divers motifs où l’on exige la CNI, véritable chemin de croix pour les demandeurs.
« Les ministres ont pris connaissance des éléments d'informations rassemblés par les cadres du ministère de la Sécurité et de la Protection civile, concernant l'existence d'un stock de 356 mille cartes dans les services du Trésor et de 6652 dans les commissariats centraux de Conakry. Un contrôle de stock dans les commissariats de l'intérieur sera réalisé dans les meilleurs délais par la Direction générale de la Police nationale », a précisé Bangaly Kourouma.Ainsi, des dispositions auraient été prises par les autorités compétentes pour éradiquer les mauvaises pratiques du passé. « Il n'y a plus de photocopie à faire l'intérieur des commissariats. Tout se fait dans les quartiers. Le chef de quartier délivre les certificats de résidence. Donc, tout commissaire qui fera une carte d'identité pour un citoyen d'un quartier qui n'est pas le sien prendra les pots cassés en cas de problème ». Et il poursuit :
« La présence physique de tous les demandeurs de carte d'identité est obligatoire dans les commissariats. Les actes de naissance produits devront être validés par les services de l'État civil du ministère de l'Administration du Territoire et de la Décentralisation». L'autre aspect à retenir, est la reprise du processus de délivrance de la carte biométrique qui passe par la nécessité de revenir, pendant une période intermédiaire, à la délivrance des anciennes pièces. Et cette période s'étendra sur 8 mois. S’agissant du coût de la carte d'identité à obtenir, elle s’élèvera à 15 mille francs guinéens.
En théorie.
Dans la pratique, si le cousin de la coépouse de ma grand’mère a un galon « Trois V » dans un des services compétents, un simple coup de fil suffira. Le colonel, cousin de, remettra mon certificat de résidence, une photo et une vague vieillie pièce attestant que moi, c’est bien moi, par exemple une vieille carte d’électeur, de préférence celle d’une élection célèbre pour les fraudes et les casses qu’elle a occasionnées.
Donc durant cette période intermédiaire, les titres de séjour se délivrent dans un immense hangar où l’on croit reconnaître des étalagistes se disputant avec des marchands ambulants de la pacotille made in Taïwan-Dubaï-Djakarta.. Mais ce sont des fonctionnaires devant des documents administratifs dont certains sont aussi précieux que le parcours d’une vie. Les marchands ambulants sont de cokxers (orthographe ?) qui vous vendent une parcelle à Foula Madina, un R plus 8 à Bambéto-Cosa-Haamdallaye, droits dans leurs bottes en béton sur l’Axe du Bien et du Mal. Ils vous vendent ici des passeports, des CNI, et ailleurs des certificats d’évacuation sanitaire d’un trisomique (mongolien) qui ne sait pas où est sa gauche ni sa droite. Compagnie aérienne, médecin, SOGEAC, tous ripoux (pourris).
Depuis combien de républiques le Guinéen manque d’identité !
Passeports, CNI, cartes d’électeurs, bulletins d’embarquement, devenus des passe-droits refilés de gré-à-gré à des opérateurs économiques qui ont l’outrecuidance de mettre leurs poinçons, griffes et autres marques du trafic d’influence sur des signes et symboles de la souveraineté nationale. Un jour on verra le drapeau national griffé « Samba Ngari enfant de Doumbélane ». Dès que j’ai eu un pincement de cœur dans l’avion qui m’amenait de Casablanca à la SOGEAC, les bulletins d’embarquement ont été nettoyés des graffitis de je ne sais quel « opérateur économique », dont la pub occupait plus de place que les informations que nous réclament les Renseignements Généraux qui gèrent notre liberté.
Pas de pagaille à Kaloum !
Il y a moins d’une semaine, les lambdas de la débrouille de Boulbinet faisaient le bordel aux abords d’un port de pêche. Dans le cadre de la récupération des emprises, accotements, trottoirs, et., inscrits au domaine public, avec grand souci d’assainir la capitale la plus sale au monde, et vint le gouverneur avec un bataillon; lequel des roitelets de Kaloum-Concrimes déjà ? On les vire à la vitesse des feuilles mortes qui matelassent les nids de poule des ruelles de l’ex perle de l’AOF ! Ce devait être le « l’entame », terme chéri des journalistes de mon bled, donc c'était le baptême de feu du généralissime nouveau gouverneur de Conakry. On raconte que Fatou Binta Soudan veut le gnata à la CPI : je n'en sais rien, on le raconte dèèè..
Bala bala, ouste, allez là-bas dans le hangar construit pour vous, don du PR, aurait-il lancé à mes marayeuses chéries, mais vos poissons qui pourrissent par la tête, non, ça sent pas bon ! Erdogan a dit au président que ces cailloux sur des tôles de bidonvilles sont indignes de « Guinea’s back ! ». Les pêcheurs partis en haute mer, les mareyeuses, oui, mon chantier chéri après les jeunes – excepté les grognards – hébergées ailleurs, voilà les cokxers de SEGUETI – le poisson pourrit par la tête, comme disaient les illuminés du MND (Paix à votre âme, Pr Alpha SOW, Ahmed Tidiane Cissé, JT-Senior Condé, et.. bon, qui rêvaient dès 1984 de mettre fin au CHAOS ..).
C’est quoi même, le coup KO
C’est nous d’abord,
Nous les SDF (sas domicile fixe)
Nous qui n’avons rien à perdre
Nous la chair à canon,
Nous le « Lumpen prolétariat »
Nous c’est pas Sodia,
Lewru Dière ni Pècè !
Nous c’est RPécè.
Poisson que tu attrape en haute mer,
Qui le débarqué
Nous
Poisson que tu vends à mareyeuse
Qui met dans son panier
Nous
Poisson que tu vends à Groto (gros tonneau)
Son fesse dans gros cylindrée
Qui met dans coffre
Nous
Quand reste poisson segueti,
Petit peti qui dit "petit guinéen
augment un pé ze té diminié
Nous
Donc mon Général nous pas bougé.
"J’agis dans le cadre de mes fonctions, au nom du ministre de la ville !"
Nous on connait pas ministre, il commande dans son bureau là. Dis-lui :
Ti vé un coup Chaos ?
Was-Salam,
Sylatigui et SN Bokoum
L'affaire Mohamed Koula, où en est-on ?
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- Mis à jour le samedi 30 avril 2016 23:20
- Publié le samedi 30 avril 2016 23:20
- Écrit par Gandhi,
Guinée Conakry, 30/04/2016. Nouvelle République de Guinée. Dans de précédents textes qui évoquaient l'affaire Mohamed Koula Diallo du 5 Février dernier, j'avais pointé des individus qui se prennent pour des journalistes, alors qu'ils ne sont que de vulgaires commentateurs. Ils devraient d'ailleurs même cesser de commenter, ce qui leur éviterait de dire n'importe quoi, mais comme leur éducation ne connaît pas la honte.
J'avais également cité certains membres du gouvernement malhonnêtes – et notamment le Ministre de la justice -, qui avaient fait des déclarations scandaleuses.
Thierno Ousmane Diallo, l'autre bouffon du roi
Invité dans une émission de radio mercredi dernier, un autre ministre, du tourisme cette fois, le dénommé Thierno Ousmane Diallo, a déclaré que « la gendarmerie et la police ne sont pas armées pour tuer, mais pour maintenir l'ordre », estimant que l'opposition « a tellement exhibé le cimetière de Bambeto alors qu'on ne fait pas de la vie des gens, un fond de commerce ».
Thierno Ousmane Diallo fait preuve d'imbécillité, et devrait même être poursuivi pour un délit à inventer, l'apologie de stupidité. L'histoire récente montre qu'à chaque fois que des membres ou sympathisants de l'UFDG ont été mêlés de près (et même de loin) à un évènement, le gouvernement en a profité pour les arrêter, parfois pour des motifs ridicules, en témoigne les 22 personnes arrêtées suite à l'homicide de Mohamed Koula Diallo. On imagine bien que si les 60 citoyens proches de l'UFDG ont été tués et/ou assassinés, ce n'est pas du fait de conflits internes à l'UFDG (Bah Oury n'était pas encore là !!!), mais parce qu'ils l'ont été par les forces de sécurité. D'ailleurs aucune enquête n'a été diligentée pour en connaître les tenants et aboutissants. Bizarre non ?
Concernant le cas de Mohamed Koula Diallo proprement dit, ce ministre touriste précise que « le journaliste qui est décédé, qu'on a tué, assassiné au siège de l'UFDG, je le regrette, c'est l'UFDG qui l'a tué. En tout cas, ce n'est pas un gendarme ou un policier qui l'a fait », a affirmé cet écervelé, qui à l'entendre se trouvait donc sur les lieux !!!
Peut-être que grâce aux qualificatifs dont je l'affuble, ce ministre de pacotille lira (ou on lui fera part) du contenu d'un de mes textes précédents, qui précisait qu'en matière d'homicide, l'UFDG ne pourrait jamais en être tenue responsable, dans la mesure où en Guinée, la responsabilité pénale est individuelle (et non collective), ce qui signifie qu'un parti politique ne peut pas être condamné pour meurtre. Ce sont un ou quelques individus (dans le cadre d'une association de malfaiteurs par exemple), qui peuvent être poursuivis.
Je suggère donc à l'UFDG de porter plainte pour diffamation contre ce zélateur opportuniste, qui n'en n'est pas à sa première incartade. Dire que des individus pareils sont ministres, en dit long sur l'état de décrépitude de ce régime. Ce bouffon du roi se sent obligé de faire preuve d'allégeance servile, en ciblant ses critiques systématiquement sur l'UFDG, pour faire oublier qu'il est peul, complexé qu'il est, dans un régime qui ne cache pas son hostilité à leur égard.
L'affaire Mohamed Koula Diallo, le 2 poids, 2 mesures
En Guinée, la justice incarnée par Cheick Sako est simple. Lorsqu'on ne connaît pas le coupable, on arrête sans preuves 22 personnes de l'UFDG (on trouvera forcément un coupable puisqu'il en faut un, même si on doit lui extorquer des aveux, dont on sait ce qu'ils valent en Guinée). Pendant ce temps à Kouroussa, des lyncheurs parfaitement identifiés, vont et viennent comme si de rien n'était.
Pendant ce temps à Conakry, des policiers et gendarmes, présumés innocents, mais suspects de torture, ne sont pas arrêtés comme les 22 militants de l'UFDG - dont les demandes de liberté provisoires sont par ailleurs systématiquement rejetées -, mais simplement suspendus… sans perte de salaires, et cela a été particulièrement long à décider.
Gandhi, citoyen guinéen
« Dans tout État libre, chaque citoyen est une sentinelle de la liberté qui doit crier, au moindre bruit, à la moindre apparence du danger qui la menace » (Robespierre, Discours sur la liberté de la presse, Mai 1791).
L’Opposition guinéenne assumant son nanisme (Alpha Condé) sombre dans des guerres picrocholines (Saïdou Nour Bokoum).
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- Mis à jour le vendredi 29 avril 2016 00:03
- Publié le jeudi 28 avril 2016 13:37
- Écrit par Saïdou Nour Bokoum
Picrochole est, dans le roman de François Rabelais Gargantua, le roi qui attaque le royaume de Grandgousier Il donne son nom à la guerre qui les oppose : « la guerre picrocholine », expression passée dans le langage courant qualifiant un conflit absurde et ridicule.
Guinée Conakry, 28/04/2016. Nouvelle République de Guinée. Les « nains politiques », après les déconvenues successives subies suite à ses dernières manifestations entrelardées de reports, notamment les échecs de ses villes « mortes », celui de la marche de ses femmes, échec sur la question des démembrements achevés par une CENI sourde à ses réclamations, la voilà à la porte du garde des sceaux et du juge pour renvoyer Sidya Touré à ses bureaux cossus du Palais où il loge comme Haut représentant d’Alpha Condé, donc « exclu » de l’Opposition.
Alors pourquoi Sidya et l’UFR s’entêtent-ils à quémander des quotas réservés à l’Opposition ?
Devant la misère du Guinéen qui s’est accrue depuis 2010, devant la déliquescence de la Mouvance, du moins du RPG-arc-en-ciel, jusque dans le pays profond (1), l’effondrement de « la société civile », des imams, des coordinations qui n’ont pour souci que de placer les leurs à la présidence (voir les cas Mohamed Diané, Kiri Di Bangoura d’une part et Shaykou Yaya jouant les go between entre Cellou et Bah Oury, les syndicats dont les chefs se sont couverts de farine après cinq journées de grève totale pour un gain nul et des taxes, qui accablent la ménagère, devant un gouvernement Mamady Youla lisse, sans autre action d’envergure que des remerciements et des envolées lyriques à l’endroit du Président-professeur omniscient et omnipotent qu’ils vont bientôt hisser sur un trône à la Bokassa, devant cette démission de « l’élite » depuis 1956 après la geste héroïque tout de même de Sékou Touré, Barry Diawadou, Barry III, mais cela n’a duré que le temps d’un discours celui de AST devant De Gaulle, je dis que la mouise du lambda guinéen dure depuis 60 ans, auxquels il faut ajouter les 60 ans de la colonisation.
Donc les grandes guerres sont toujours le fait de petites personnes. A l’exception de Napoléon Bonaparte.
Les autres sont des nains politiques.
Sinon, ils auraient oublié ces petites querelles électoralistes (communales, communautaires, districts, etc.), pour prendre à bras-le-corps, tout en jouant sans concession leur vocation d’opposant, oui, utiliser les milliards largués ça et là à acheter des consciences, et plutôt investir dans nos régions, faire du social, oui, des forages, dans le solaire et d’autres structures des énergies renouvelables . Naturellement, on me dira, cela est de la mission des pouvoirs publics, du gouvernement. Certes, mais cela n’empêche nullement de se préparer en même temps à « gagner » les consciences, à engranger des sympathies, voire des adhérents. L’exemple du jeune Ousmane Gaoual est là qui avait d’abord fait de grandes réalisations chez lui.
Au total, qu’entendent-ils ces libéraux de tous bords par libéralisme ? Etre d’abord président et ensuite bâtir une économie ? Mais c’est pire que du stalinisme !
Bref, l’Opposition vient de clore près de 6 ans de stratégies défaitistes. Rien d’étonnant pour qui sait la culture de « L’Ecole guinéenne », "le PDG plus le libéralisme" Aboubacar Somparé), instrument théorique d’experts en prédation, de cols blancs ayant investi (dans) l’Etat qu’ils ont privatisé. J’entends, il faut taper d’abord sur AC (Alpha Condé). Eh bien j’en ASSEZ de taper sur AC. Les jeunes grognards du RPG me dispensent de ces critiques. Ils sont d’ailleurs en deçà de ce que j’ai écrit sur Alpha Condé de 2010 à 2011.
Was-Salam,
Saïdou Nour Bokoum
- http://www.nrgui.com/80-grands-debats/grands-dossiers/7954-alpaha-et-l-histoire-suite-et-fin
Affaire CNPG Mamadou Sylla répond… au gouvernement ! (Sylatigui Sidibé avec SNB)
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- Mis à jour le vendredi 29 avril 2016 08:34
- Publié le vendredi 29 avril 2016 08:21
- Écrit par Saïdou Nour Bokoum
Guinée Conakry 29/04/2016. Nouvelle République de Guinée. Suite au différend qui oppose des membres du Bureau Exécutif du Conseil du Patronat Guinéen, la Cour d’Appel de Conakry, en son audience de référé du vendredi 22 Avril 2016, a rendu l’arrêt No 162 ordonnant de surseoir à la tenue du Congrès prévu pour le samedi 23 Avril.
En dépit de cela, le congrès a été tenu. Ce qui aurait amené le gouvernement à le déclarer « nul et à effet nul », en attendant la prochaine audience de la Cour d’Appel prévue le jeudi 28 Avril 2016 où les parties doivent s’expliquer.
Excipant de son souci de l’instauration de l’État de droit en Guinée, le gouvernement guinéen a appelé les uns et les autres au respect des décisions de justice. Mamadou Sylla, partie prenante à ce procès, voit lui cette intrusion du gouvernement une violation du principe de séparation des pouvoirs.
D’ailleurs, sur les antennes d’une station de radio locale, le président de Futurlec martèle : « ce « nul et de nul effet », c’est bien le communiqué du gouvernement annulant le congrès du 23 avril. On songe au règne de son ami, le Général Lansana Conté qui n’avait pas hésité à le sortir de prison, provoquant l’ire des syndicats qui transformèrent un mouvement corporatiste qui avait mollement commencé, en les journées insurrectionnelles de janvier février 2007 qui avaient pratiquement mis par terre le règne du « Coudaïsme ».
Mais si Mamadou Sylla se croit au temps des godillots de Lansana Conté où il semblait faire la pluie et le beau temps, cette méprise du temps qui passe ne serait-elle pas due à une même méprise de l’Etat actuel qui confond la gestion des institutions républicaines avec celle relevant de la société civile ?
Sylatigui Sidibé avec SNB
www.nrgui.com
La vidéo de la honte ou le syndrome du Camp Boiro (Saïdou Nour Bokoum)
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- Mis à jour le mercredi 27 avril 2016 23:51
- Publié le mercredi 27 avril 2016 17:35
- Écrit par Saïdou Nour Bokoum
Guinée Conakry, 27/04/2016. Nouvelle République de Guinée. Montage, intox, cette vidéo vient à son heure, quand l'amnésie nationale se surpasse en effacçant les graphes excrémentiels qui témoignaient de la liberté de corps triturés dans des cabines techniques que le monstre voulait réduire au silence. Mais l'imbellcillité ignare qui ne lit pas ne sait pas que comme dit Sartre, même dans ces cabines de la mort certaine, on est libre de choisir sa mort.
Le camp Boiro est rénové; en le longeant, on croirait admirer une belle annexe de l'Hôpital Donka. Plus loin, l'échangeur du 8 novembre croit faire oublier le Pont des Pendus.
Rien à faire, les Manou Cissé, tortionnaire du Camp Koundara non loin de là où Toumba a voulu trucider Dadis sont encore dans nos murs salpêtreux, torturant de petits truands ou à la sauvette, qui sait, attendant de faire des prises plus significatives de personnalités "perdues de vue". Il suffit d'attendre. Mais les nervis tortionnaires et leurs commandiataires ne perdent rien pour attendre.
Je reviendrai sur la fin de l'idéologie de cette Ecole guinéenns, "le PDG plus le libéralisme" selon la formule d'Aboubacar Siomparé qui croyait définir le PUP, alors qu'il mettait le doigt sur 60 ans d'incubation d'un peuple entubé, comateux qui ne sait même pas que cela est fini.
Oui, bientôt j'y reviendrai. Le peuple de Guinée qui n'était qu'un"peuple mobilisé" (Fidel Castro) est redevenu un "peuple travailleur" . C'est le constat que j'ai fait depuis plusieurs mois où dès le petit matin, je suis immergé dans les senteurs, les sueurs et les espoirs moites du petit peuple des foubourgs : de l'aurore quand je prends mon petit noir en compagnie de jeunes chômeurs, d'écoliers avalant leur sandwitchs de haricots, d'imams sortant de la prière de l'aube, jusqu' au moment où au bord des routes, le soleil déjà accablant, commentce à roussir des candidats au djihad, sur le chemin du Golgotha : la descente vers l'enfer de Kakloum; de l'aube jusqu'à la dérobade furtive de Kaléta, belle, frivole et déjà adultérienne jeune mariée.
A suivre..
Was- Salam,
Saïdou Nour bokoum
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