Au cœur du quartier africain de Canton, dans l’objectif d’un photographe chinois

Le photographe Li Dong a passé deux ans à « Chocolate City », le quartier africain de Canton, pour saisir le quotidien de ses habitants.

« Les communautés africaines que l’on croise ici, à Canton, sont un reflet de notre histoire. Ils symbolisent la modernisation de la Chine et la mondialisation », explique le photographe Li Dong. Quand il nous reçoit dans sa vaste maison de la banlieue de Canton transformée en studio, ses photos immenses de « Chocolate City », comme les Chinois surnomment le quartier africain de Canton, recouvrent les murs. Des visages, des couleurs et des populations qui se croisent sans vraiment se connaître.

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« J’ai d’abord passé deux années à m’imprégner de ce quartier qui est si particulier en Chine, explique-t-il. J’ai commencé à discuter avec ces Africains installés ici et, en 2013, j’ai commencé à vivre avec eux. J’ai passé deux ans dans ce quartier. J’ai loué une petite chambre, sans fenêtre, d’à peine sept mètres carrés. Je voulais vivre comme eux. Mes voisins que je voyais tous les jours étaient tous africains. Il y avait cinq familles venues du Congo, du Sénégal et du Nigeria. J’ai fini par devenir leur ami et par observer de l’intérieur leur mode de vie et leur intégration dans ce pays tellement loin et différent des leurs. »

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Li Dong dans son studio de Canton.

Le choc des cultures

A cette époque, Li Dong arpentait quotidiennement, appareil photo en main, le quartier à la nuit tombée, quand la rue de Baoan commence à s’animer. Quand les petites échoppes accueillent les mères de famille qui font leurs courses, les bébés accrochés à leur dos, et que les commerçants rentrent les bras chargés de ballots de marchandises négociés chez les grossistes du coin.

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Plus de 200 000 Africains transitent par Canton chaque année et quasiment tous travaillent et vivent dans ce quartier qui regorge de petits marchés, de centres commerciaux pleins de contrefaçons et d’électronique bon marché.

Mais, plus que la vie quotidienne, c’est le choc des cultures que cherche à montrer Li Dong. Beaucoup de ses compatriotes ne connaissent pas l’Afrique. « Un continent synonyme pour beaucoup d’entre eux de violence, de drogue et de guerres… Les Chinois ne veulent pas que les Africains s’installent près de chez eux. Mais c’est totalement irréaliste. La Chine est au cœur du processus de mondialisation. Elle est le symbole même de la mondialisation, au niveau économique surtout. Mais, culturellement, elle reste fermée », explique-t-il.

Le miroir de la mondialisation

« La principale difficulté de cette relation, c’est l’aliénation et l’incompréhension qui entourent les migrants africains en Chine. C’est un rejet de la culture de l’autre par de nombreux Chinois parce que, vous savez, en mandarin, noir signifie être sale »

Le travail de Li Dong est le miroir de cette mondialisation dans laquelle la Chine est plongée. Après avoir été le berceau des soutiers de l’économie mondiale, voilà la Chine devenir un eldorado pour des dizaines de milliers d’Africains.

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Dans un marché du quartier africain de Canton.

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Les clichés de « Chocolate City » ont fait le tour du monde. Li Dong a exposé en France, en Allemagne, en Belgique et partout en Chine. Pour lui, « Chocolate City » est une inépuisable source d’inspiration. Aujourd’hui, le photographe tourne Mama Africa, un docu-fiction inspiré d’un bar du quartier de Canton où se retrouvent de nombreux Congolais. Les acteurs sont des habitants du coin et les dialogues naviguent entre les dialectes africains, le français et le mandarin, que parlent la plupart des migrants.

Un quartier en pleine gentrification

« La Chine change, explique Li Dong, et c’est pour cela que je souhaite immortaliser en photos et en vidéo ces évolutions. » Le quartier est en effet en pleine gentrification. Sous la pression de la mairie qui veut faire place nette, beaucoup d’Africains ont déjà dû partir s’installer plus loin.

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Dans le quartier de « Chocolate City », à Canton.

« Cet endroit était vivant, ouvert sur le monde. Mais le gouvernement a voulu faire le ménage”, comme il dit. Ce que je souhaite montrer dans mon travail, c’est justement que ces Africains sont devenus des habitants de Canton. Ils sont une partie intégrante de notre ville. Seule leur couleur de peau est différente. Ils font du commerce, ils mangent, ils dorment. Leurs enfants grandissent ici. L’échec de leur intégration est le reflet d’un échec de la Chine dans son intégration au monde. C’est paradoxal lorsque l’on voit combien de Chinois vivent à l’étranger et notamment en Afrique », conclut-il.

Sébastien Le Belzic est installé en Chine depuis 2007. Il dirige le site Chinafrica. info, un magazine sur la « Chinafrique » et les économies émergentes.


Mort de l’écrivain italien Dario Fo, Prix Nobel de littérature en 1997

Dario Fo, en juin 2016.Héritier direct des Tabarins et Arlequins, auteur de comédies bouffonnes et politiques, tel est Dario Fo, l’homme de toutes les surprises. Toujours, il a voyagé sur les chemins de l’imprévu, et ce jusqu’à sa mort à l’âge de 90 ans, annoncée jeudi 13 octobre par la presse italienne, soit quelques heures seulement avant la remise du prix Nobel de littérature 2016, lui qui l’avait reçu en 1997.

Ainsi, quand, il y a dix-neuf ans, la docte assemblée suédoise lui accorde la récompense suprême, lui-même est stupéfait, et le monde entier avec lui puisque le monde entier le connaît. Mais il n’a jamais prétendu offrir des textes susceptibles de traverser les siècles, d’inspirer interprétations et réinterprétations aux metteurs en scène du futur. Dans son livre Le Gai Savoir de l’acteur (aux ­éditions de l’Arche), il écrit : « Cette œuvre a un défaut, elle est belle à lire. »

Dario Fo travaille sur l’immédiat. Et d’abord pour lui, bête de scène capable de tenir deux mille personnes (minimum) dans un plaisir partagé. C’est peut-être cela que les Nobel ont voulu couronner : la générosité d’une écriture moins faite pour être lue que pour passer par le corps, la voix, les émotions d’un acteur. Dario Fo est d’abord cet acteur qui se présente, comme ça, sans masque, se fait entendre et comprendre autant par les mots que par la précision acerbe de ses mimiques, de ses attitudes et de ses gestes, par son fabuleux talent à saisir l’instant, à utiliser l’incident, par son génie de l’improvisation.

On a pu en constater les effets : en 1971, sa pièce Isabelle, trois caravelles et un charlatan (à propos de Christophe Colomb) inaugure, dans la cour d’honneur, le Festival d’Avignon, mise en scène par Arturo Corso pour le Théâtre de la Ville. Avec une distribution française, dont Maurice Chevit, qui tient le rôle principal et, pendant les dernières répétitions, s’est cassé le pied. Alors Dario Fo tient à informer lui-même le public, et le voilà seul dans l’immensité du plateau, face aux gradins surbookés, expliquant, raillant, mimant le « jeu italien » vu par les Français… On a bien cru que le public ne le laisserait pas partir.

Le théâtre comme arme de guerre

Au fond, sa vie professionnelle suit en droite ligne la tradition familiale : pour vendre ses légumes sur le marché, son grand-père maternel invente de mirifiques épopées, et charme la clientèle. Son père, cheminot, devient pendant la guerre un résistant actif. Donc, tout naturellement, Dario Fo, né le 24 mars 1926 à Sangiano, en Lombardie, choisit le théâtre comme arme de guerre contre les injustices sociales et autres. Sans désemparer, et jusqu’au bout.

En 2002, il donne au Monde un « point de vue » : le « Nouveau fascisme » est arrivé, dénonçant l’apathie de la gauche devant Berlusconi, « paradoxe insensé, digne d’Ubu Roi »… Dans le diptyque Ubu roi, Ubu bas (2002) et L’Anomalo bicefalo (2004), il incarne le « Cavaliere », recevant chez lui Vladimir Poutine. D’où le procès intenté par un sénateur mis en cause… Dario Fo ne s’émeut pas : artiste engagé – il ira jusqu’à se présenter aux élections municipales de sa ville de toujours, Milan, en 2006, recueillant 23 % des voix, signera en 2008 une tribune avec cinq autres Prix Nobel (Mikhaïl Gorbatchev, Desmond Tutu, Günter Grass, Orhan Pamuk et Rita Levi Montalcini) pour protester contre la mise à prix par la mafia du journaliste Roberto Saviano, et apportera cinq plus tard son soutien au mouvement Cinq étoiles de Beppe Grillo –, il a l’habitude des polémiques et de la censure.

En 1980, il parcourt l’Italie dans la peau d’un pape qui, malade, se déguise pour consulter clandestinement un psychiatre, puis une sorcière. Le Vatican s’indigne. Déjà en 1977, les évêques demandent – en vain – à la deuxième chaîne de la RAI d’interrompre la série tirée de son Mistero Buffo (Mystère Bouffe), adaptation d’une farce médiévale – revue par Maïakovski en 1918 – assez violemment critique sur l’Eglise : le grand triomphe de Dario Fo, datant de 1970, présenté sans cesse en Italie, et hors frontière.

En France, c’est dans ce spectacle que pour la première fois on peut le voir jouer, en 1973, salle Gémier. En dehors même d’Isabelle, trois caravelles et un charlatan ou du Septième commandement, mis en scène la même année par Jacques Mauclair à l’Odéon, plusieurs de ses pièces ont déjà été créées chez nous : Les Archanges ne jouent pas au billard électrique par la Comédie de l’Ouest en 1969 à Rennes, où l’année suivante Pierre Debauche monte Pas de pitié pour la dame…

Depuis, on ne compte plus les Mort accidentelle d’un anarchiste, Couple ouvert à deux battants, Faut pas payer, Orgasme adulte échappé du zoo, ça respire encore, L’Enterrement du patron, Johan Padan à la découverte de l’Amérique, François le Saint Jongleur… Entre autres. La force chaleureuse de Dario Fo se transmet dans ses textes, mais il faut bien l’avouer, rares sont ceux qui possèdent son charisme, son dynamisme, sa faculté de transmettre son enthousiasme et ses colères, l’humanité de son regard bleu, la souplesse de son grand corps massif, et de son imagination… Quoi qu’il en soit, on n’a pas fini d’explorer son œuvre, elle contient plus de cent titres, destinés à la scène, mais aussi à la radio, à la télévision et même à la chanson – tous les Italiens connaissent les paroles des morceaux qu’il a signés pour les chanteurs Giorgio Gaber ou Enzo Jannacci.

Car, après de brèves études d’architecture, avant de devenir le « Grand » Dario Fo, adoré du public, que dans toute l’Italie on reconnaît, on salue, on embrasse, avant d’être celui qui emplit les salles où qu’il aille, sans même une affiche l’annonçant, simplement par cet étrange phénomène dit « du bouche-à-oreille », il fait ses débuts au cabaret avec des monologues de son cru. Lesquels lui valent de passer sur les ondes. Mais la parole seule ne lui suffit pas, il a besoin de la faire vivre de tout son être. Il a surtout besoin d’avoir en face de lui, à portée de regards, de voix, de gestes, de sourires, les spectateurs. Il a besoin de guetter leurs réactions, de les prévoir, d’y répondre, de les détourner.

Alors, en 1950, il s’en va à la ­conquête du théâtre. Il y rencontre Franca Rame, sa femme. Dès 1952, ensemble, ils montent et jouent des comédies dont il est l’auteur, principalement des farces inspirées de la Commedia dell’arte. En 1959, ensemble toujours, ils fondent leur compagnie, pour laquelle Dario Fo continue d’écrire. De cette époque datent les premières pièces traduites et montrées en France. La célébrité les rejoint, et la RAI, en 1962, leur demande une émission : « Canzonissima », qui connaît un tonitruant succès. Au point de leur valoir leurs premiers ennuis avec la censure, car naturellement, ils se tiennent loin du « politiquement correct ». Après sept semaines l’émission est déprogrammée.

En 1968, sensible aux cercles gauchistes – jusqu’à côtoyer d’un peu trop près, selon certains, ses mouvances les plus radicales –, Dario Fo décide de ne plus jouer dans les institutions, ou même les théâtres habituels. Il dissout sa compagnie, la remplace par un groupe basé à Bologne, la Nuova Scena, liée au Parti communiste italien (PCI), et qui va se produire dans des usines, des cantines, des salles gérées par les associations de gauche. Mais, une fois de plus, l’insolence libertaire du couple déplaît aux instances dirigeantes. Cette fois, celles du PCI, qui retire son appui.

Frénétique plaisir de jouer

Le groupe demeure, Dario Fo et Franca Rame s’en vont. Il en faudrait davantage pour les dissuader. En 1970, ils fondent le Collectif Théâtral de la Commune, et poursuivent leur travail exactement dans la même voie. Sans se défaire de leur frénétique plaisir de jouer, ils traitent des tragédies du monde : le Chili, la Palestine, l’exploitation de la femme, le sida… L’enlèvement de sa femme, la nuit du 9 mars 1973, torturée puis relâchée par un commando fasciste, ne les arrête pas plus. Et puisque leur notoriété a franchi les frontières, ils vont là où on le leur demande, autant dire un peu partout.

En 1976, invité au Festival de Nancy pour participer à une rencontre sur le thème du comique au théâtre, Dario Fo abasourdit ses collègues autant que les spectateurs en expliquant, et en montrant, de quelle manière les gestes du travail ont engendré ceux de l’expression théâtrale. Avec une telle virtuosité, un tel pouvoir de conviction, qu’on était près d’y croire ! Avec quand même trop d’humour pour que l’on puisse songer à une éventuelle manipulation. « Il ne faut pas, disait-il quelque temps auparavant,confondre la copie des mouvements quotidiens et la recréation des comportements par le geste décomposé. » Il ne qualifie d’ailleurs pas son jeu de « comique », mais de« grotesque », c’est-à-dire dont « le mécanisme se fonde sur une vérité amère » (Le Monde 19 novembre 1971).

En 1990, Dario Fo vient pour la dernière fois travailler en France. Le refus de l’institution ayant fait son temps, sur l’invitation d’Antoine Vitez, il met en scène à la Comédie-Française deux farces de Molière : Le Médecin volant et Le Médecin malgré lui. Les acteurs se font acrobates, chantent en italien, répondent à la recommandation de leur metteur en scène : « Si tu joues en rigolant, tu fais un effet, ça ne va pas plus loin, disait celui dont le Mistero Buffo a rejoint, en 2010, le répertoire du Français. Si tu es sincère, le rire devient féroce. » Toute sa vie, le théâtre aura été l’espace de sincérité de Dario Fo.


Et enfin si la civilisation chinoise venait AUSI le l'Egypte nègre ?

A decorated scientist has ignited a passionate debate with claims that the founders of Chinese civilization were not Chinese

 Hukou Waterfall of Yellow River, China Leruswing

On a cool Sunday evening in March, a geochemist named Sun Weidong gave a public lecture to an audience of laymen, students, and professors at the University of Science and Technology in Hefei, the capital city of the landlocked province of Anhui in eastern China.

But the professor didn’t just talk about geochemistry.

He also cited several ancient Chinese classics, at one point quoting historian Sima Qian’s description of the topography of the Xia empire — traditionally regarded as China’s founding dynasty, dating from 2070 to 1600 B.C. “Northwards the stream is divided and becomes the nine rivers,” wrote Sima Qian in his first century historiography, the Records of the Grand Historian.

“Reunited, it forms the opposing river and flows into the sea.”

In other words, “the stream” in question wasn’t China’s famed Yellow River, which flows from west to east. “There is only one major river in the world which flows northwards. Which one is it?” the professor asked. “The Nile,” someone replied.

Sun then showed a map of the famed Egyptian river and its delta — with nine of its distributaries flowing into the Mediterranean. This author, a researcher at the same institute, watched as audience members broke into smiles and murmurs, intrigued that these ancient Chinese texts seemed to better agree with the geography of Egypt than that of China.

In the past year, Sun, a highly decorated scientist, has ignited a passionate online debate with claims that the founders of Chinese civilization were not in any sense Chinese but actually migrants from Egypt. He conceived of this connection in the 1990s while performing radiometric dating of ancient Chinese bronzes; to his surprise, their chemical composition more closely resembled those of ancient Egyptian bronzes than native Chinese ores.

Both Sun’s ideas and the controversy surrounding them flow out of a much older tradition of nationalist archaeology in China, which for more than a century has sought to answer a basic scientific question that has always been heavily politicized: Where do the Chinese people come from?

 Could the first Chinese have come from Egypt? Amr Dalsh/Reuters

Sun argues that China’s Bronze Age technology, widely thought by scholars to have first entered the northwest of the country through the prehistoric Silk Road, actually came by sea. According to him, its bearers were the Hyksos, the Western Asian people who ruled parts of northern Egypt as foreigners between the 17th and 16th centuries B.C., until their eventual expulsion.

He notes that the Hyksos possessed at an earlier date almost all the same remarkable technology — bronze metallurgy, chariots, literacy, domesticated plants and animals — that archaeologists discovered at the ancient city of Yin, the capital of China’s second dynasty, the Shang, between 1300 and 1046 B.C. Since the Hyksos are known to have developed ships for war and trade that enabled them to sail the Red and Mediterranean seas, Sun speculates that a small population escaped their collapsing dynasty using seafaring technology that eventually brought them and their Bronze Age culture to the coast of China.

Sun’s thesis proved controversial when the Chinese travel site Kooniao first posted it online in the form of a 93,000-character essay in September 2015. As the liberal magazine Caixincommented, “His courageous title and plain language attracted the interest of more than a few readers.” That title was Explosive Archaeological Discovery: The Ancestors of the Chinese People Came from Egypt, and the essay was reproduced and discussed online, on internet portals such as Sohu and popular message boards such as Zhihu and Tiexue.

Kooniao also set up a widely read page dedicated to the subject on the microblogging platform Weibo — hashtagged “Chinese People Come From Egypt” — which contains a useful sample of responses from the public. Some of these simply express outrage, often to the point of incoherence: “That expert’s absurd theory randomly accepts anyone as his forebears,” fumed one. “This is people’s deep inferiority complex at work!” Another asked, “How can the children of the Yellow Emperor have run over to Egypt? This topic is really too pathetic. The important thing is to live in the moment!”

Other commentators have been more thoughtful. If they are not fully convinced, they are at least willing to entertain Sun’s ideas. In fact, a rough count of comments from the intellectually curious outnumbers those of the purely reactionary by about 3-to-2. As one user wrote, “I approve. One has to look intelligently at this theory. Whether it turns to be true or false, it is worth investigating.” Another wrote, “The world is such a big place that one finds many strange things in it. One can’t say it is impossible.” One more wrote, “One can’t just sweepingly dismiss it as wrong or curse out the evidence as false. Exchanges between cultures can be very deep and distant.”

 Chinese have definite ideas about their heritage, so the idea that they may have come from Egypt is shocking. Britrob/Flickr

Anticipating his critics, Sun wrote online that to examine anew the origins of Chinese civilization “may appear ridiculous in the eyes of some, because historians long ago stated clearly: We are the children of the Yan and Yellow Emperor.”

Historian Sima Qian took these legendary figures as the progenitor of the Han Chinese; and the Yellow Emperor’s great-grandson, Yu the Great, as the founder of the semimythical Xia dynasty.

These served as the origin stories for imperial China and continued to be credited for decades after the Republic replaced it in 1912, so that even the nation’s most iconoclastic and rebellious sons — Sun Yat-Sen, Chiang Kai-Shek, and People’s Republic founder Mao Zedong among them — have at some time or other felt the need to pay their respects at the Yellow Emperor’s tomb.

Even now, the oft-repeated claim that Chinese civilization is approximately 5,000 years old takes as its starting point the supposed reign of this legendary emperor.

Unbeknownst to many, an anti-Qing Dynasty agitator was the first to publish (under a pseudonym) this claim for the nation’s antiquity in 1903. As his nationalist ideology had it, “If we desire to preserve the survival of the Han Nation, then it is imperative that we venerate the Yellow Emperor.” At that time, the Qing dynasty was in serious decline, its obvious backwardness compared with Western powers the cause of much soul-searching.

Anti-Qing intellectuals began to examine critically the roots of Chinese civilization and, for the first time, seized on the idea that they lay in the West. The work that most captured their imagination was that of the French philologist, Albert Terrien de Lacouperie, who in 1892 published the Western Origin of the Early Chinese Civilization from 2300 B.C. to 200 A.D. 

Translated into Chinese in 1903, it compared the hexagrams of the Book of Changes with the cuneiform of Mesopotamia and proposed that Chinese civilization originated in Babylon. The Yellow Emperor was identified with a King Nakhunte, who supposedly led his people out of the Middle East and into the Central Plain of the Yellow River Valley around 2300 B.C.

sun yat sen Sun Yat-Sen in Guangzhou, 1924. Public Domain/Wikimedia Commons.

Liu Shipei, the Peking University history professor and true author behind the pseudonymous chronology of the Yellow Emperor, was among the first to promote Sino-Babylonianism in books such as his 1903 History of the Chinese Nation.

By 1915, the theory was widespread enough that the national anthem of the republic, commissioned by President Yuan Shikai referred to it obliquely, calling China “the famous descendant from Kunlun Peak,” which Chinese mythology locates in the far, far West.

Another endorsement came from Sun Yat-Sen, founder of the Republic of China, who stated in his 1924 Three Principles of the People lectures that the “growth of Chinese civilization may … be explained by the fact that the settlers who migrated from another place to this valley already possessed a very high civilization.”

To these and other revolutionaries, Sino-babylonianism was not only the latest European scientific opinion. It was the hope that since China shared the same ancestry as other great civilizations, there was no ultimate reason why it should not catch up with more advanced nations in Europe and America.

Sino-Babylonianism fell out of favor in China during the late 1920s and early 1930s, when Japanese aggression escalated and a different nationalist politics took hold. Chinese historians, seeking to distance China from imperialist powers, cast a critical eye on Western origin theories and their earlier supporters. At around the same time, modern scientific archaeology was debuting in China.

The discovery of Neolithic pottery in Longshan, Shandong, in 1928 showed that eastern China had been inhabited by indigenous groups before the Bronze Age migration Lacouperie had posited. In the same year, excavation of the city of Yin began. On account of the excellence of the Yin-Shang’s material culture — its famous oracle bones, for example, whose writing is the ancestor of the modern Chinese script used today — that polity is often considered the “root of Chinese civilization,” situated well within China’s borders, in present-day Anyang, Henan.

In the end, Western origin theories were replaced by what sounds like a compromise: a dual-origin theory of Chinese civilization. The view proposed that Eastern Neolithic culture moving West encountered Western Neolithic culture moving East, fusing to form the progenitors of the Shang. It held steady until the 1950s.

But Chinese archeology took a radical swing toward more extreme nationalism after the 1949 founding of the People’s Republic of China, when, in the words of the historian James Leibold, “China’s scientific community closed inward on itself.” Nationalism and authoritarianism required the interpretation of archaeological evidence as proof that Chinese civilization had arisen natively, without outside influences. As the Sichuan University archaeologist — and eventual dissident — Tong Enzheng wrote in his fascinating account of the politicization of scholarship between 1949 and 1979: “Mao Zedong implemented a comprehensive anti-Western policy after 1949,” which expanded “already extant anti-imperialism … ultimately becoming total anti-foreignism. Unavoidably, Chinese archaeology was affected.”

Maoism also required a belief that Chinese civilization had developed in accordance with “objective” Marxist historical laws, from a primitive band to a socialist society. Mao-era archaeologists thus strove to use their findings to prove these laws, legitimizing the status quo.

As Xia Nai, the director of the Institute of Archaeology himself, wrote in a 1972 paper, “We archaeologists must follow the guide of Marxism, Leninism, and the thought of Mao Zedong, conscientiously fulfilling the great guiding principle of Chairman Mao, to ‘make the past serve the present.’”

It’s no surprise then that during the Cultural Revolution meetings were convened under such absurd headings as “Using the Antiquities Stored in the Temple of Confucius in Qufu County to criticize Lin Biao and Confucius.” Meanwhile, revolutionary sloganeering found its way into scientific publications alongside the data.

 Left: Oracle shell with inscriptions. Right: The Yellow Emperor. Public Domain/Wikimedia Commons.

Blatant ideological bias faded from scientific endeavors in the post-1978 reform era, but the ultimate goal of Chinese archaeology — to piece out the nation’s history — remained. The best-known example from that era is the Xia-Shang-Zhou Chronology Project, directly inspired by the achievements of Egyptian archaeology. State Councilor Song Jian toured Egypt in 1995 and was particularly impressed by a genealogy of the pharaohs that went back to the third millennium B.C. This prompted him to campaign for a project — included in the government’s ninth five-year plan — that would give Chinese dynasties a comparable record.

Mobilizing over 200 experts on a budget of around $1.5 million over five years, the Chronology Project has been considered the largest state-sponsored project in the humanities since 1773, when the Qianlong emperor commissioned the Siku quanshu, an encyclopedia roughly 20 times the length of the Britannica.

Some questioned the Chronology Project’s motives. One of the most prominent detractors was University of Chicago historian Edward L. Shaughnessy, who complained, “There’s a chauvinistic desire to push the historical record back into the third millennium B.C., putting China on a par with Egypt. It’s much more a political and a nationalistic urge than a scholarly one.” Others criticized the project’s methods and results. The Stanford archaeologist Li Liu, for instance, took issue with the fact that it regarded the Xia as historical and fixed dates for it, when there is still no conclusive archaeological evidence for its existence.

But the project also had defenders, including Harvard anthropologist Yun Kuen Lee, who pointed out that “the intrinsic relationship between the study of the past and nationalism does not necessarily imply that the study of the past is inherently corrupted.” The usefulness of archaeology in bolstering a nation’s pride and legitimacy — explaining and, to some extent, justifying its language, culture, and territorial claims — means that most archaeological traditions have a nationalistic impulse behind them.

Thus, in Israel, archaeology focuses on the period of the Old Testament; in the Scandinavian countries, it focuses on that of the Vikings. “The important question that we should ask,” Yun went on to say, “is if the scientists of the project were able to maintain scientific rigor.”

In some ways, Sun’s current theory is an unintended result of the Chronology Project’s scientific rigor. At the project’s launch in 1996, he was a Ph.D. student in the radiation laboratory of the University of Science and Technology. Of the 200 or so items of bronze ware he was responsible for analyzing, some came from the city of Yin. He found that the radioactivity of these Yin-Shang bronzes had almost exactly the same characteristics as that of ancient Egyptian bronzes, suggesting that their ores all came from the same source: African mines.

Perhaps anticipating serious controversy, Sun’s doctoral supervisor did not allow Sun to report his findings at the time. Sun was asked to hand over his data and switched to another project. Twenty years after the start of his research and now a professor in his own right, Sun is finally ready to say all he knows about the Yin-Shang and China’s Bronze Age culture.

Although the public has mostly received Sun’s theory with an open mind, it still lies outside the academic mainstream. Since the 1990s, most Chinese archaeologists have accepted that much of the nation’s Bronze Age technology came from regions outside of China. But it is not thought to have arrived directly from the Middle East in the course of an epic migration. The more prosaic consensus is that it was transmitted into China from Central Asia by a slow process of cultural exchange (trade, tribute, dowry) across the northern frontier, mediated by Eurasian steppe pastoralists who had contacts with indigenous groups in both regions.

Despite this, the fascination with ancient Egypt appears unlikely to go away soon. As the Xia-Shang-Zhou Chronology project demonstrated, the sentiment has deep, politically tinged roots. These were on display again during President Xi Jinping’s state visit to Egypt in January to commemorate the 60th anniversary of diplomatic relations. On arrival, Xi greeted Egyptian President Abdel Fattah el-Sisi with an Egyptian proverb: “Once you drink from the Nile, you are destined to return.” They celebrated the antiquity of their two civilizations with a joint visit to the Luxor temple.

It remains to be seen whether Sun’s evidence will be incorporated into mainstream politics to prove a long-standing Sino-Egyptian cultural relationship. But if it is, the proverb Xi uttered after he set foot in Egypt will have been strangely prophetic.

 

Guinée: Sur ordre du président turc, Alpha Condé ferme des écoles à Conakry

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Alpha Condé ferme des écoles à Conakry – Après la Gambie et la Somalie, la Guinée a obtempéré à la Turquie qui lui a demandé de fermer les écoles appartenant à la communauté. Les autorités guinéennes ont ordonné la fermeture de 5 établissements gülénistes qui font partie des plus prestigieux et réputés du pays. Chez les parents d’élèves, c’est l’angoisse.

La guerre contre Fethullah Gülen a une dimension internationale. Depuis le coup d’Etat avorté, Ankara met la pression sur les Etats qui abritent les écoles estampillées Gülen, dispersées un peu partout dans le monde. Après la Gambie et la Somalie en Afrique, Recep Tayyip Erdogan a réussi à faire plier la Guinée qui a décidé de fermer les 5 écoles appartenant au prédicateur, considéré comme le commendataire du coup d’Etat avorté du 15 juillet dernier. Du coup, 1 100 élèves, 150 personnels enseignants et administratifs et 17 familles turques se retrouvent dans la galère après cette décision unilatérale de Conakry. Surtout qu’elles font partie des écoles les plus prestigieuses et réputées de ce pays.

Les responsables de ces établissements sentaient que l’orage allait s’abattre sur eux. A la veille de la rentrée scolaire fixée au 4 octobre, les autorités guinéennes avaient adressé aux directeurs des écoles une note de service qui leur interdit de procéder à toute inscription et réinscription. En attendant l’arrivée le 20 octobre 2016 d’une délégation turque qui va tenter de leur redonner une nouvelle vie à ces écoles.

Contrairement au Sénégal,  qui a toujours refusé de s’exécuter malgré les sollicitations réitérées de la Turquie.

Cette décision montre que Conakry a décidé de privilégier ses relations diplomatiques avec Ankara en donnant suite aux demandes pressantes de ce pays de fermer les établissements gülénistes. Contrairement à Dakar qui a toujours refusé de s’exécuter malgré les sollicitations réitérées de la Turquie.

Elle a décidé d’expulser 50 étudiants sénégalais et mis aux arrêts deux Sénégalais. Depuis le 23 septembre dernier, tous les étudiants inscrits dans les universités appartenant au prédicateur sont persona non grata en Turquie. C’est le calvaire et l’angoisse, car le Président turc est décidé à expurger son pays de toute influence güléniste, d’assécher les financements du réseau Gülen et d’éradiquer les entreprises, écoles, associations liées à la communauté, essaimées un partout à travers le monde. Depuis la tentative de coup d’Etat, les autorités ont lancé une purge drastique contre les militaires, enseignants, journalistes, hommes d’affaires, soupçonnés d’appartenir à la communauté, frappée du label «terroriste». Selon le Monde, 35 mille personnes ont été interpellées, 80 mille ont perdu leur emploi, des fonctionnaires surtout. Cent cinquante amiraux et généraux, soit la moitié du haut commandement, ont été arrêtés.

Avec : LeQuotidien Sénégal



Le cinéaste polonais Andrzej Wajda est mort

Andrzej Wajda lors de la diffusion de « Walesa », présenté lors du 70e édition de la Mostra de Venise, le 5 septembre 2013.Légende du cinéma mondial, le metteur en scène polonais Andrzej Wajda est mort, dimanche 9 octobre, à Varsovie à l’âge de 90 ans, ont annoncé ses proches et plusieurs médias polonais.

Le réalisateur de L’Homme de marbre est mort d’une insuffisance pulmonaire. Hospitalisé depuis plusieurs jours, il se trouvait dans un coma pharmacologique, a rapporté un proche de la famille sous couvert d’anonymat, à l’Agence France-Presse (AFP).

Cet artiste engagé a été pendant toute sa vie le chantre de la difficile histoire polonaise, à laquelle il a su donner une dimension universelle, récompensée par un Oscar en 2000 pour l’ensemble de son œuvre.

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Imprégné par l’expérience douloureuse de la guerre

Né le 6 mars 1926 à Suwalki, Andrzej Wajda veut suivre l’exemple de son père, militaire de carrière, et tente, sans succès, d’entrer en 1939 dans une école militaire, à la veille de la seconde guerre mondiale. Pendant l’occupation nazie, il commence à suivre des cours de peinture qu’il prolongera, après la guerre, à l’Académie des beaux-arts de Cracovie, avant d’entrer dans la célèbre école de cinéma de Lodz.

Ses films sont imprégnés de l’expérience douloureuse de la guerre, de la résistance polonaise contre les nazis. Son premier long-métrage Génération (1955), un récit portant sur le sort de jeunes des faubourgs de Varsovie pendant l’occupation, a donné naissance à la célèbre Ecole polonaise de cinéma, courant où l’on entreprenait un débat sur l’héroïsme et le romantisme polonais.

En 1957, Andrzej Wajda obtient à Cannes le prix spécial du jury pour son chef-d’œuvre sur l’insurrection de Varsovie en 1944, Kanal (Ils aimaient la vie). « Ce fut le début de tout », avoua-t-il à l’AFP cinquante ans plus tard. « Cela m’a permis de faire ce qui devait être mon film suivant, Cendres et diamant [1958]. Il m’a donné une position forte dans le cinéma polonais. »

Sa Palme d’or lui évite la prison

En 1977, il présente au Festival de Cannes L’Homme de marbre, critique de la Pologne communiste, auquel il donne une suite trois ans plus tard dans L’Homme de fer. Le film, racontant pratiquement en temps réel l’épopée de Solidarnosc, premier syndicat libre du monde communiste, est récompensé par la Palme d’or à Cannes.

« Le jour de la Palme a été très important dans ma vie, bien sûr. Mais j’étais conscient que ce prix n’était pas uniquement pour moi. C’était aussi un prix pour le syndicat Solidarnosc. »

Andrzej Wajda a offert sa Palme d’or à un musée de Cracovie. Elle y est exposée à côté d’autres trophées, comme l’Oscar qui lui a été décerné en 2000 pour l’ensemble de son œuvre. Alors que ses nombreux amis sont emprisonnés lors du coup de force du général Wojciech Jaruzelski contre Solidarnosc en décembre 1981, la Palme d’or le sauve de la prison.

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Ses prises de position hostiles au régime de Jaruzelski l’incitent à réaliser des films à l’étranger. Il tourne alors Danton (1983) avec Gérard Depardieu, Un amour en Allemagne (1986), ou Les Possédés (1988) d’après Dostoïevski.

Après la chute du communisme, en 1989, Andrzej Wajda revient à l’histoire avec notamment Korczak (1990), L’Anneau de crin (1993) ou La Semaine sainte (1995). Il adapte toujours au cinéma les grandes œuvres de la littérature polonaise, comme Pan Tadeusz, quand Napoléon traversait le Niemen (1999) et La Vengeance (2002).

Un cinéaste aux multiples facettes

Dans Katyn, nominé à l’Oscar en 2008, il raconte l’histoire tragique de son propre père, Jakub Wajda, qui fut l’un des 22 500 officiers polonais massacrés par les Soviétiques en 1940, notamment à Katyn. Capitaine d’un régiment d’infanterie de l’armée polonaise, il fut exécuté d’une balle dans la nuque par le NKVD, la police secrète de Staline.

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Le film de Wajda consacré au leader du syndicat Solidarnosc, Lech Walesa, intitulé L’Homme du peuple, est sorti en salle en 2013. Il a été présenté lors du Festival de Venise en sélection hors compétition.

Amoureux du théâtre, Andrzej Wajda a également mis en scène une quarantaine de pièces, dont plusieurs présentées à l’étranger, notamment en Amérique du Sud et au Japon. Grand passionné de la culture japonaise, le cinéaste a créé, en 1994 à Cracovie, un centre de civilisation japonaise, Manggha. En 2002, il avait lancé sa propre école de cinéma et d’écriture de scénarios.

Son dernier film, Powidoki (Après-image, 2016), qui a eu sa première en septembre au Festival de Toronto et qui n’est pas encore sorti en salle, sera le candidat polonais à l’Oscar. Wajda y raconte les dernières années de la vie d’un peintre d’avant-garde et théoricien de l’art, Wladyslaw Strzeminski, en lutte contre le pouvoir stalinien. Certains critiques y ont vu une métaphore de la Pologne actuelle dirigée par les conservateurs du parti Droit et Justice.

 
Le Monde/AFP