Ouverture au « Centre commercial » franco guinéen de la culture des « 72 H du livre (Saïdou Nour Bokoum) » !

Actualités Guinée Conakry 26/04/2016, Nouvelle République de Guinée

C’est le lapsus très révélateur dont la salle comble du Centre culturel franco-guinéen fut gratifiée par le premier ministre guinéen, le jeune quinqua Mamady Youla. L’ensemble de la cérémonie fut une longue litanie de la chaîne de production du livre.

Tout sur le livre, sauf l'auteur du livre !

Merci aux chefs d'Etats, aux ministres présents, aux miniers.. Pas un mot à Ahmed Tidiane Cissé. Ni de l'actuel "jeune" ministre le "lyrique" Siaka Barry (selon son Premier ministre), ni d'Ibrahima  "Capi"Camara actuel président de l'association des écrivains guinéens - dans le mépris totoal des écrivains de la diaspora -, qui avait pourtant rendu un vibrant hommage à "feu son promotionnaire" de Kindia. Bref, laissons les morts enterrer les morts.

L'irruption du refoulé ("centre commercial" au lieu de Centre culturel) du « jeune » PM guinéen n’était pas le moindre tropisme qui travaille à la ruine de la culture guinéenne depuis 60 ans. Avant lui, le « jeune » ministre de la culture Siaka Barry avait construit la chaîne culturelle qui rendait historique cette « mamaya » qui, profitant de la présence du pays invité d’honneur, le Congo (RDC, Brazza ?),  a fait le grand écart, en évoquant les sorties histrioniques – les pics hystériques étant réservés à Senghor, "valet de l’Impérrrialisme.. "-, scellant l’immortelle amitié entre Sékou Touré et les Congo. D’où la future immortalité du Professeur-écrivain, Alpha Condé dont on sait l’amitié avec Denis Sassou Nguesso.

You dig me ? Capito ? Je crois que le pays invité d’honneur était le Congo RDC, mais on n’a pas parlé de Kabila ! Et si c’était l’autre Congo, comment en dire un mot sans parler de Sony Labou Tansi ? D’ailleurs, on n’était pas là pour parler de culture, ni même de livre, puisque les modérateurs et les organisateurs ont réussi l'exploit de  parler de « La Guinée capitale mondiale du livre en 2017 », en faisant l’impasse sur l’auteur, cet écri-vain (William Sassine). Sansi Kaba, grand maître de cérémonie, MC (comprenez Microphone Controller ou DJ, Disc Joker that is amuseur public), a vaguement chuchoté le nom de Monenembo (trop souvent en compagnie de CDD, chef de file de l’opposition, ne le racontez pas si vous n’avez pas lu le décret qui en fait foi), pour qu’on ne l’entende pas, pourtant coopté « ambassadeur » de cet évènement par M. le Commissaire général de « Conakry, capitale mondiale du livre ».

Parle plus bas car l'on pourrait nous entendre..

Donc Sansi Kaba, jeune Turc, ne tient pas à ruiner le fruit de tant de maestria qui a convaincu les pontes de l’UNESCO de choisir la Guinée pour cette immense mondialité, qui ne mettra cependant pas un Kopek dans cette foire. Au risque de contunuer à exceller dans notre péché mignon depuis que nous sommes indépendants : la mendicité. Mendiants assis sur des montagnes d'or, dixt Alpha Oumar Konaré. Un million de bouquins oui, mais pas un dollar ni un euro. Ce qui fera beaucoup de malheureux. Voilà, on n’était pas là pour parler de culture, en tout cas, pas du livre comme produit culturel ou objet producteur de culture. On était là pour parler de cailloux, de mines si vous voulez, le thème de ces 72 heures du livre étant « Le livre et les mines.. ». Puisque la Guinée ne vit que des mines, de la géologie d’une façon générale.

Alors que c’est l’évidence même, le Guinéen en chair et en os depuis 60 ans, vit plutôt d’un scandale humanitaire et non pas de.

Donc, PM, ministres, directeurs en veux-tu en voilà qui, grâce à leur position dans la chaîne de la production minière, des régies d’avance, des coutchas tombés de sous tables de moult lobbying, vont aider le livre à devenir une poule aux œufs d’or : euros, dollars, des livres sterlings : tous les ambassadeurs ont, la main sur le palpitant, juré de faire de Conakry, la capitale des hommages funèbres.

Donc le thème de cette 8ième édition : « Le livre et les mines.. »

Moi je vois un sens au thème de cette huitième édition des 72 heures : c’est la triste mine de l’écrivain, en pensant au chevalier à la triste mine de Cervantès dont c’est le 400ième anniversaire de la naissance (ou de la mort, je ne sais plus).

C’est aussi la mine du crayon de l’écrivain, le vrai, quand il taille son ustensile dans le feu central et n’attend pas les « commercials » (pub) pour sortir transfiguré par l’œuvre ciselée au noir, avant d’étinceler de mille feux rouges comme l’immortel Phénix qui tous les cinq cents ans, meurt et renaît de ses cendres. N’attendant pas la manne et la caille tombées d’un ciel empourpré par le poison rouge des explosions minérales qui salopent nos terres et nos poumons fatigués d’entendre :

La Guinée, scandale géologique

Les 72 heures seront clôturées par le confrère Alpha Condé lundi à 19 heures. Il offrira un pot de colle aux autres plumitifs qui auront reçu un carton or arc-en-ciel :

Donc la question de cours : quel est le nom de l’éditeur du premier « masterpiece » du « poète-président » guinéen ?

Edition Gît-le-cœur.

Gare au prédateur qui détournera mon prix à envoyer à :

Saïdou Nour Bokoum

www.nrgui.com ou Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Les jeunes en Afrique, créateurs de nouvelles cultures populaires

 

La figure de la musique congolaise, Papa Wemba, en août 2014 à Nairobi.Crédits : AFP    

Les jeunes sont des acteurs sociopolitiques clés dans le monde et en Afrique. Ils marquent leur présence, à la fois localement et mondialement, grâce à la production culturelle populaire, notamment la danse. Ces nouvelles créations artistiques réalisées par la jeunesse s’expriment désormais sur Internet.

L’analyse des musiques en Afrique est trop souvent privilégiée au détriment de l’étude de la production corporelle et aux réactions physiques face à la musique, la danse. La littérature scientifique récente ignore largement cette dernière. Les corps dansants expriment et communiquent non seulement des réponses émotionnelles, mais ils incarnent aussi l’histoire et la culture.

Le corps des interprètes est affiché publiquement dans l’intention d’attirer le regard du public, et lorsque la technologie disponible pour travailler est limitée, le corps devient un centre d’expression important. Nouvelle culture populaire urbaine contemporaine en Afrique, le corps danse désormais dans le monde virtuel d’Internet, d’où il peut être vu par des millions de personnes.

Le grand intellectuel Arjun Appadurai suggère que cette intégration du corps et sa médiation par l’intermédiation de la technologie mondialisée créent un monde où l’imagination devient, dans sa relation avec l’image, une pratique sociale. Il estime que « le monde dans lequel nous vivons aujourd’hui est caractérisé par le nouveau rôle de l’imagination dans la vie sociale. L’image, l’imaginé, l’imaginaire sont tous des termes qui nous dirigent vers quelque chose d’essentiel et de nouveau dans les processus mondiaux : l’imagination en tant que pratique sociale ».

Le kuduro angolais et Internet

Le kuduro illustre parfaitement la manière dont l’imagination donne force aux pratiques sociales. Des centaines de vidéos, créées dans la banlieue de Luanda, montrent des jeunes danseurs effectuant leurs chorégraphies sur un style musical appelé kuduro. Parmi ces vidéos téléchargées sur Internet, beaucoup présentent des danseurs amputés – de jeunes hommes ayant perdu une jambe sur des mines antipersonnel posées pendant la guerre civile en Angola.

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Ces danseurs mettent fièrement en avant leurs prothèses, soulignant de fait l’histoire récente de leur pays. « [Le kuduro] provient du lexique des membres tordus, se distinguant par des chutes soudaines au sol, les pieds courbés vers le visage ; en un mouvement, une prothèse de pied devient un téléphone portable, porté à l’oreille », explique Jayna Brown dans son ouvrage sur les cultures populaires mondiales. La danse populaire révèle ici un contexte dans lequel les corps, parfois stigmatisés socialement, veulent être regardés et disent quelque chose.

 

 

Les jeunes en Afrique jouent un rôle visible, quoique largement méconnu, de créateurs de culture ou de lanceurs de tendances artistiques – ces tendances étant désormais affichées mondialement par le biais d’Internet, et en particulier sur YouTube. Partout dans le monde, il est possible d’écouter et de télécharger sur YouTube des vidéos de danses émergeant des villes africaines, ainsi que des vidéos de récents concerts.

Les applications sur smartphones telles que WhatsApp permettent aux jeunes Africains vivant à l’étranger de rester facilement informé des dernières tendances et performances en matière de danse dans les différentes villes africaines du Caire au Cap. Il existe d’innombrables exemples de jeunes Africains de la diaspora qui s’approprient les pas de danses populaires qu’ils voient circuler sur Internet pour créer leurs propres styles.

À Paris, le « coupé-décalé », une danse venue d’Abidjan, se mélange parfois avec d’autres danses des clubs européens, produisant des pas de danses hybrides qui sont ensuite diffusés sur YouTube. Vues par les danseurs de « coupé-décalé » d’Abidjan, qui peuvent alors adapter de nouveau leur danse, ces vidéos sont les outils de la circulation d’imaginaires et de pratiques sociales.

 

 

Internet est devenu un puissant média par lequel les jeunes peuvent présenter leurs créations sans avoir à passer par les voies formelles des industries de la musique et de la danse. Les progrès technologiques ont contribué à la création de nouveaux médiums utilisés par les jeunes pour imposer leur présence dans l’espace public. Dans de nombreux pays de l’hémisphère sud, les instruments de musique coûtent désormais plus chers que certaines formes de la technologie informatique, comme les boîtes à rythme et les synthétiseurs. Les jeunes Africains urbains en Angola sont aujourd’hui équipés pour produire de la musique avec des moyens moins coûteux, ce qui a eu comme conséquence de donner naissance à une myriade de nouveaux genres de musique accompagnés de nouvelles formes de danse.

De nombreux artistes d’envergure internationale dénichent sur YouTube les dernières tendances de musique et de danse en provenance d’Afrique. Le groupe de danse de kwaito (né à Soweto dans les années 1990, le kwaito est un genre de musique électronique et une danse populaire largement répandue en Afrique australe) Tofo Tofo, qui vient du Mozambique, a été une source d’inspiration pour le clip de Beyoncé Run the World (Girls) sorti en 2011.

 

A l’origine de cette association, la vidéo YouTube de Tofo Tofo montre le trio exécutant une danse chorégraphiée, vêtu de tenues assorties, dans un bar local. Cette vidéo en ligne a piqué la curiosité de l’équipe de Beyoncé et, après avoir retrouvé le groupe au Mozambique, son équipe de production a fait venir le trio aux Etats-Unis pour aider à créer et exécuter la chorégraphie du clip de la chanteuse. Dans un sens, Beyoncé s’affiche comme étant en harmonie avec les nombreuses facettes de la culture populaire mondiale, s’investissant dans les expressions de la danse africaine contemporaine et « authentique ».

Kinshasa, capitale de la danse

La popularité croissante de l’expression artistique des jeunesses citadines africaines s’exprime également dans les danses populaires des groupes de la scène musicale congolaise. Kinshasa est reconnue dans toute l’Afrique et dans le monde pour ses musiciens et danseurs virtuoses. Les groupes populaires sont de grande taille, composés de chanteurs, musiciens, danseurs, et animateurs vocaux (White, 2008).

Chaque groupe a son propre chorégraphe qui forme les danseurs pour les représentations. Beaucoup de chorégraphes puisent leur inspiration dans une multitude de sources, notamment les danses créées par les enfants de la rue, ou shegue en lingala.

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Ces enfants, vivant dans les rues de Kinshasa, sont considérés par la société comme de la « vermine » et des exclus sociaux. Ils vivent non seulement de la petite délinquance, mais également d’une criminalité violente. Cependant, ils sont aussi d’importants créateurs culturels, utilisant les déchets ménagers pour inventer de nouveaux instruments de musique, qui produisent des sons percussifs.

La danse est une activité quotidienne chez les shegue, et de nouveaux pas de danse sont inventés pour refléter leurs réalités quotidiennes. Ces enfants des rues sont à l’origine de la plupart des nouveaux pas de danse dans le pays et de l’engouement qui en découle. Certains pas de danse sont popularisés par des danseurs professionnels, qui les interprètent avec des groupes sur scène.

Dans un entretien, Maître Mao, le chorégraphe de Werrason, l’un des groupes les plus célèbres du Congo, a expliqué qu’il accordait une attention particulière aux nouveaux styles de danse chez les jeunes, notamment ceux qu’il voit la nuit lorsqu’il boit un verre en terrasse.

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Les shegue traînent souvent autour des bars et des discothèques dans l’espoir de gagner de l’argent en gardant des véhicules, et parfois en dansant devant les bars et discothèques au son de la musique provenant de l’intérieur des salles. Ils font parfois preuve d’une telle virtuosité qu’ils attirent l’attention non seulement des passants mais aussi des chorégraphes qui sont constamment à l’affût des nouveaux mouvements et gestes qu’ils pourront intégrer dans leurs propres chorégraphies.

Selon Maître Mao, « les shegue sont parfois des danseurs virtuoses, et ils sont si originaux avec leurs mouvements. Lorsqu’ils réalisent que je suis le chorégraphe de Werrason, ils me livrent une performance privilégiée. Ils savent que je suis en train de prendre en note tout ce qu’il y a d’intéressant ».

 

 

Pour Maître Mao, chargé d’inventer de nouvelles chorégraphies, les nouvelles danses créées par les shegue s’avèrent une source d’inspiration majeure. Les « danses shegue » sont non seulement inventives du point de vue esthétique, mais elles sont également révélatrices de certains phénomènes socioculturels de la vie quotidienne.

Il existe des danses imitant les gestes des culturistes (bapomba), d’autres mimant la façon dont les chauffeurs de taxi conduisent leurs voitures dans la circulation chaotique, ou encore la façon dont les femmes marchent lorsqu’elles tiennent en équilibre de lourds paquets sur leurs têtes. Il existe même des gestes se moquant des chefs d’État – la rumeur veut que la danse appelée ndombolo visait à imiter la façon dont le président Laurent Kabila marchait en sortant de la forêt congolaise.

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Les créations en matière de danse des shegue trouvent une résonance non seulement parmi les populations locales mais aussi chez les personnes vivant à l’étranger. La généralisation de l’accès aux technologies, en particulier aux téléphones portables, a entraîné une nouvelle façon de concevoir la visibilité. Les danseurs des concerts de Kinshasa sont devenus d’importants gardie s culturels pour les jeunes membres de la diaspora africaine qui se tiennent au courant des dernières tendances de la danse grâce aux vidéos circulant sur Internet. Ironiquement, les shegue de Kinshasa continuent à voler les téléphones portables – une technologie utilisée pour diffuser les styles de danse mêmes qu’ils ont indirectement rendus populaires.

Les jeunes sont des acteurs clés de la culture populaire partout dans le monde, et surtout au Congo où les influences des productions chorégraphiques sont mondiales. « La marginalité et la vie à la marge, ressenties par les jeunes, les placent exactement au centre et génèrent un pouvoir énorme », explique l’anthropologue De Boeck.

Lesley Nicole Braun est chercheuse postdoctorale à l’université de Chicago. Ce texte est publié dans sa version intégrale, sous le titre « Performances réelles et espaces virtuels. Les jeunes, créateurs des cultures populaires africaines », dans le numéro 254 de la revue Afrique contemporaine, intitulé : « Musique et pouvoir, pouvoirs des musiques dans les Afriques » (coordonnateurs Armelle Gaulier et Daouda Gary-Tounkara).

Le Monde

 

Le renouveau des musiques urbaines passe par les sonorités africaines


Le renouveau des musiques urbaines passe par les sonorités africaines

En moins de dix jours, plusieurs clips viennent confirmer cette tendance observée ces derniers mois.


Le Monde
 

Les spécificités du Petit Musée de la Minière

Guinée-Conakry, nrgui.com 13/04/2016 Le fonctionnement du Petit Musée de la Minière n'est pas comme celui du Musée national de Sandervalia. Pour s'enquérir des réalités, nrgui.com a rencontré la Directrice dudit musée, en l'occurrence madame Isabelle Bucheton qui nous apporte des précisions.


Selon elle, le Petit Musée existe depuis 1998. C'est un espace privé qui a été fondé par Fifi Tamsir Niane et qui est devenu un centre culturel guinéen. S'agissant du fonctionnement de ce Petit Musée écoutons madame Isabelle Bucheton :

« Le Petit Musée n'est pas un musée, c'est un centre culturel guinéen qui privilégie les arts contemporains d'une part, et d'autre part, qui travaille dans le sens de la préservation du patrimoine. »
Concernant sa spécificité, Isabelle Bucheton apporte ses précisions : « Comme je viens de le dire, ce n'est pas un musée, c'est un centre culturel. Sa spécificité, ce sont les arts contemporains en général. C'est surtout un laboratoire pour les arts en général, les arts contemporains, en particulier.


D'autre part, il y a au Petit Musée
des expositions et des projets, des actions pour promouvoir le patrimoine culturel guinéen. ». Parlant des objets qui s'y trouvent,  elle nous détaille: « Il y a des expositions, comme celle sur l'art et l'initiation Baga. C'est une exposition d'art avec des objets, des pièces issues de collections privées. Et puis, on a tenu à exposer également les travaux qui ont été réalisés par les élèves et enseignants de l'Ecole française. Ces travaux ont été faits et menés par les professeurs de philosophie, d'art plastique et par le centre de documentation. Ils ont tenu à exposer une communauté particulière en Guinée. Celle des Bagas. Ils ont travaillé de façon large sur les arts, mais également l'initiation. Donc, ça a donné lieu à une production plastique que nous avons voulu recevoir ici. Je trouve ça intéressant de pouvoir discuter  de la diversité culturelle en Guinée et de la mettre en valeur, pour contextualité et donner un peu de profondeur à cette exposition. Nous avons tenu, de notre côté, à y insérer des objets Bagas »

Pour savoir combien de temps dure une exposition, notre interlocutrice affirme que « ça dépend. Là, cette exposition Baga sera en place pendant trois semaines. Après, nous aurons une exposition d'un peintre guinéen, M. Curtis. Mais nous avons des spectacles, tous les vendredis soir, normalement un film. On a un thème qui s'intéresse au cinéma qui est ''Un pays, un film, une cuisine'', créé récemment ici au Petit Musée. Il a pour but d'essayer de rassembler les communautés étrangères en Guinée autour d'un film. »

Dans cet entretien, elle n'a pas manqué de parler de ses difficultés. « Le Petit Musée est un espace privé. Donc, nous avons comme toute entreprise, la  nécessitée de faire fonctionner économiquement ce lieu. C'est parfois un petit peu de la voltige pour y arriver économiquement. L'idée, c'est de recommencer à faire en sorte que les Guinéens s'intéressent de nouveau à leur propre culture et à la culture des autres également. Et d'essayer de réunir dans ce lieu, les artistes qui viennent du théâtre ou de la musique. Donc, on a des concerts, du théâtre, des expositions, un atelier de création pour les artistes. »

Chaque année, elle organise le concours ''Protecteur des arts''. « Dans le cadre du concours ''protecteur des arts'', cette année, le thème porte sur ''le livre objet, le livre de la ville de Conakry''. On s'intéresse essentiellement à Conakry, ce thème a été donné en lien avec Conakry capitale mondiale du livre en 2017. Nous tenons absolument à encourager ce thème. Car, Conakry capitale mondiale du livre en 2017 est une locomotive qui va, je pense, réveiller tous les domaines des arts. Nous avons également en projet un concours national autour  des arts plastiques. Nous avons repéré un certain nombre d'artistes que nous avons envie d'inviter à venir exposer leurs œuvres ici. La programmation est en train de se faire en ce moment. »
Avant de clore la visite de nrgui.com, elle a invité les citoyens à fréquenter ce Petit Musée : « J'encourage le public à venir nombreux au Petit Musé, voir les expositions en particulier. Et la porte est ouverte à toute initiative. »                                                                             
Alphonse  Camara avec Sylatigui et SNB pour nrgui.com

Guinée-Culture : des "Touramansi" lancent officiellement la 15ème rencontre à Siguiri

GuinéevConakry le 02 avril 2016 www.nrgui.com. Le préfet de Siguiri, Ibrahima Kalil Keita a présidé le samedi 02 avril 2016, la cérémonie de lancement officiel de la 15ème édition de la rencontre
périodique des "Touramansi", dans la sous-préfecture de Salama située à 19 Km de Siguiri-centre.


Venus du Mali, du Burkina Faso, de la Gambie et de partout en République de Guinée, les participants à cette rencontre du donner et du recevoir se comptaient par centaines à la recherche d’une Afrique et son identité culturelle.


Biologiquement démontré, «les Traoré, les Dembélé, les Sidimé, les Cherif, les Dembélé et les Ouwédraogo de la Guinée, du Mali, du Burkina Faso et de la Gambie sont tous des Touramansi. Autrement dit, ce sont les descendants de Touraman, l’un des 16 porte-carquois, reconnus par la Charte de Kouroukanfouga.

Ils étaient ainsi nombreux à honorer de leur présence à cette rencontre qui s’est traduite par des réalisations culturelles des chasseurs, des ensembles modernes et traditionnels et des célèbres griots traditionalistes.


Un monde apparemment homogène dont les prestations émouvantes ont, pour
l’essentiel, actualisé la bravoure, l’honnêteté morale, la franchise, l’amour et la loyauté auxquels les aïeux du Mandén médiéval se sont tous identifiés.


Pour sa part, Seydou Idrissa Traoré, patriarche et chef des Traoré de la République du Mali, a signifié que «l’objectif assigné à cette rencontre périodique est de valoriser le retour incarné  par nos aïeux, dont les uns et les autres se réclament  avec amour et fierté».

Le préfet de Kankan, Aziz Diop a tout d’abord magnifié les dimensions historiques et socioculturelles de l’évènement. Il a ensuite assuré la population, de la détermination du président de la République, le Président Alpha Condé, à promouvoir ce genre d’initiatives à cause de son impact socioculturel important.


A l’occasion, le préfet de Siguiri, Ibrahima Kalil Keita, a cité le nom de Kankou Moussa, l’un des successeurs de Soundiata Keita connu dans l’histoire universelle de l’humanité. Et Kanté Souleymane, l’inventeur de l’écriture N’ko n’a pas été ignoré. Idem pour Aboubacar 2 qui a découvert le continent américain, bien longtemps avant Christophe Colomb.

Le préfet de Siguiri a mis l’occasion à profit pour rendre hommage au président
malien, Ibrahima Boubacar Keita et au Président Alpha Condé de la
République de Guinée pour leur vision  et leur volonté commune de
réaliser l’intégration du continent africain en général, et de la sous-région ouest- africaine en particulier.

Selon lui, cette fierté a bien d’autres motifs, notamment le mérite du continent africain, Berceau de l’humanité..

Sylatigui avec AGP pour www.nrgui.com