Musique : l’artiste Petit Kandia parle de «N'töman» son nouvel album à la presse

Conakry le 5 avril 2016 www.nrgui.com. Avant la sortie officielle de son nouvel album intitulé «N'töman», le chanteur guinéen, Petit Kandia et sa structure ‘’Kamponi-Production’’ étaient devant un parterre de journalistes le mardi 05 avril 2016, pour évoquer les tenants et aboutissants des préparatifs du concert dédicace de son opus, prévu les 29 et 30 avril prochain, à Conakry.

« J’ai mis beaucoup de temps avant de sortir cet album. C’est parce que je voulais le faire bien et très bien. Surtout, il porte le nom de mon homonyme, Sory Kandia Kouyaté, grande icône de la musique africaine. Maintenant que l’album est fin prêt, je tends la main à la presse pour me soutenir...», a lancé l’artiste.

En ce qui concerne le côté organisationnel, Alhassane Touré, Manager de l’artiste a été précis : « Nous organisons la sortie de cet album en deux temps. Le 29 avril, nous ferons un dîner-gala dans un réceptif hôtelier de la place. Le lendemain, nous serons au Palais du peuple. Je rassure les uns et les autres, un dispositif sécuritaire et logistique de taille en est prévu».

L’album N'töman comprend 14 titres, enregistrés à Conakry, en Côte d’Ivoire et aux Etats-Unis d’Amérique.

Sylatigui pour www.nrgui.com

Belle soirée au Petit-Musée : « Sur scène les Bagas…!

Conakry, avril 2016, www.nrgui.com

Le Petit Musée sis à laMinière, a gratifié son public d’une série de spectacles inédits, dédiés à la promotion de la l’art et de la culture de la communauté ‘’Baga’’ de la région administrative de la Basse-Guinée.

A cette occasion, plusieurs spectateurs, notamment ceux des communautés Blanche et Noire, se trouvaient perchés sur les banquettes de la tribune non couverte. Seules quelques personnalités étaient invitées, dont l’Ambassadeur de France en Guinée Monsieur Bertrand Cochery et Sansy KABA Diakité président de Harmattan-Guinée.

Pour la page introductive, un acteur-modérateur habillé en haillon baga, avertit le public que « la troupe va vous livrer des spectacles de la communauté baga sur trois faits : cérémonie de mariage, circoncision et initiation sur les rituels bagas ».

Puis, la directrice de la troupe a présenté l’historique de l’art, la culture de la communauté baga depuis des siècles. Suivent des récitals de trois jeunes de la communauté baga dont un garçon sur le thème : « Et si les Bagas m’étaient contés ! » Dont les différentes lectures ont émerveillé plus d’un spectateur.

Après ces tableaux de présentation littéraire, les spectacles proprement dits ont commencé conformément au programme préalablement annoncé. Il était une fois, cinq filles et cinq garçons habillés en tenues bagas pour présenter ces cérémonies à travers les chansons et les danses traditionnelles bagas.

Durant plus de deux heures d’horloge, le public était tenu sous le charme de ces sketchs..

Au sortir des spectacles, le doyen Niane Tamsir a livré ses sentiments au rédacteur de www.nrgui.com

« Le Baga, c’est avant tout une culture africaine. C’est avant tout l’art africain. Le baga, c’est un grand peuple. C’est une brillante civilisation. Illustrés par des masques dont le N’Dimba ou Nimba, qu’ils viennent de nous montrer tout à l’heure et qui sont placés dans le patrimoine universel mondial. La région baga vit à travers ses sculptures.

Mais la communauté baga semble perdue des annales de la culture guinéenne. Votre lecture ?

Évidemment, l’ethnie baga est moins connue en Guinée, Pour tout simplement dire que les Guinéens ne connaissent pas la valeur de la culture baga. Le baga est très mal connu, la culture baga est très mal connue. Mais que dirais-tu de la culture peule, la culture malinké, la culture de la forêt ? Elles sont toutes mal connues.

Sylatigui pour nrgui.com

Guinée : le ministre de la culture annonce l’incinération de trois millions de CD piratés

Guinée Conakry, 05/04/2016, www.nrgui.com. Autrefois classé par les pays Africains comme pays phare dela culture et des sport , la République de Guinée est confrontée de nos jours à un piratage des œuvres de ses hommes de cultures.

Le nouveau ministre de la culture et des sport, Siaka Barry, lors d'une conférence de presse ce lundi, 04 avril, a annoncé la saisie de trois millions de CD (audio et vidéo) piratés et leurs incinérations le 23 avril prochain.

Devant les medias, le ministre a déclaré que c’est suite à une opération menée par le Directeur du Bureau Guinéen des droits d’auteurs (BGDA) et celui de la l’ONASIGUI, ces millions de CD piratés ont été saisis.

« Vous savez en Guinée, les gens pensent que quand on prend les CD piratés de la main gauche, on les revend au marché noir par la main droit. Nous voulons montrer au gens que notre département n’est pas dans cette logique.  Nous voulons montrer aux gens que la piraterie est un danger qu’il faut absolument combattre »

En Plus de l’incinération de ces CD, dit-il, le ministère va faire une opération coup de point sur le terrain contre les pirates. « Nous allons faire cette opération avec les forces de l’ordre. Il faudrait que nos artistes vivent de leurs créativités comme les autres pays »

 Et le ministre de conclure avec cette promesse  : « Nous allons aussi faire en sorte qu’un cadre juridique soit à notre disposition pour bien mener cette lutte ».

Daouda Yansané pour www.nrgui.com

Tiganá Santana, philosophe folk

                 

L’artiste brésilien Tiganá Santana est actuellement en tournée en France.  

Il chante comme il parle : élégant et paisible, perché sur un nuage. En apesanteur. La voix et la guitare du Brésilien Tigana Santana, de retour en France après son passage, en mars, au Babel Med Music, à Marseille, détiennent la clé de tous les possibles poétiques, sécrètent un indéniable pouvoir de fascination.

Son folk mystérieux captive, autant sur scène, dans une version minimaliste, que plus étoffé, comme dans son troisième album, Tempo & Magma, paru en septembre 2015, où il est imprégné de la spiritualité du candomblé, la religion syncrétique, née pendant la période esclavagiste. Des chansons tressées de philosophie.

        Lire aussi : A Marseille, Babel Med Music gomme ses frontières    

Chanteur, auteur-compositeur et guitariste, Tigana Santana est aussi doctorant en philosophie, à l’université de Sao Paulo, où il réside. La philosophie et la musique vont-elles bien ensemble ? Absolument, s’empresse d’affirmer le « philo-chanteur ». Et d’expliquer : « Dans plusieurs cultures africaines, comme chez les Bakongo, par exemple, il n’y a pas une différence entre l’art et la philosophie, car la pensée n’y est pas juste la pensée raisonnée. L’art est aussi une façon de penser pour exister dans le monde. »

Tigana Santana a enregistré Tempo & Magma au Sénégal, avec des musiciens et des instruments traditionnels africains. « Ce n’était pas la première fois que j’allais en Afrique, mais là, j’y suis resté presque cinq mois, nous raconte le musicien. Ce fut une expérience de vie très spéciale pour moi. Pas seulement musicale. Cela m’a donné le temps de sentir les choses, de laisser influencer mon regard, pour bien me voir moi-même, à travers ma culture, mes racines. Je viens de la tradition culturelle afro-brésilienne, enracinée dans la philosophie et la spiritualité bantoues, qui considèrent le temps comme une énergie très importante. »

 

« La musique a inondé ma vie »

Tigana Santana est né et a grandi à Salvador de Bahia, la plus « africaine » des villes brésiliennes. Sa mère, directrice de Ilê Aiyê, premier groupe carnavalesque afro-brésilien créé au Brésil, dirigeante actuelle du Centre de culture populaire et identitaire de Bahia, voulait faire de lui un diplomate, pour qu’« en tant que Noir, je casse, par ma présence, explique le chanteur, les tendances élitistes et eurocentristes du corps diplomatique brésilien, qui n’est jamais représenté par des Noirs ».

Il a appris à parler plusieurs langues pendant son enfance et son adolescence dans ce but, se souvient-il. Il peut chanter en portugais, anglais, espagnol et français, mais aussi en kikongo et en kimbundu, des langues bantoues. « La culture bantoue est très présente au Brésil. La samba est un comportement musical culturel bantou. L’art de la capoeira est bantou aussi. »

Il a finalement choisi une autre voie que la diplomatie. « La musique, avec une force pareille à celle de l’eau, a inondé ma vie », résume Tigana Santana. Il n’était de toute façon pas fait, précise-t-il, « pour une pensée, un comportement ou une pratique linéaire, dans un ordre institutionnel, sans la possibilité effective du néant, de l’absurde, du complexe et du simple en même temps ».

Tigana Santana, en concert le 7 avril au Pédiluve, Châtenay-Malabry (Hauts-de-Seine) ; le 8 à Banlieues Bleues, Nouveau Théâtre de Montreuil (Seine-Saint-Denis), complet  ; le 30 au Théâtre Forum Nice Nord ; le 4 mai à Jazz sous les pommiers, à Coutances (Manche) ; le 14 à Musiques métisses, à Angoulême ; le 9 juillet à Jazz à Vienne (Isère) ; le 13 au festival Les Suds, à Arles (Bouches-du-Rhône).

Tempo & Magma (2 CD Ajabu !/L’Autre Distribution)

 

Des séries qui tuent..