L’artiste congolais Kiripi Katembo est mort

Kiripi Katembo Siku présente ses oeuvres à l'occasion de l'exposition "Beauté Congo".C’est une image qui interloque avant qu’on ne la comprenne : une femme à contrejour avance entre des voitures, le long de la façade d’un immeuble. Mais deux grosses pierres semblent suspendues dans le ciel au-dessus d’elle. Au second regard, il apparaît que l’auteur, l’artiste congolais Kiripi Katembo Siku, a photographié un reflet dans une vaste flaque d’eau où les deux pierres émergent. Intitulée Subir, cette œuvre de 2011 appartient à sa série Un regard, commencée en 2009. Elle est accrochée actuellement à la Fondation Cartier dans l’exposition Beauté Congo (1925-2015), avec une autre, Tenir, perspective urbaine basculée. Katembo est mort le 6 août à Kinshasa (RDC) d’une attaque de malaria, à l’âge de 36 ans.

Né à Goma le 20 juin 1979, Kiripi Katembo Siku se destine d’abord à la peinture quand il est élève à l’Académie des Beaux-Arts de Kinshasa, avant de lui préférer photographie et vidéo à 27 ans. S’il réalise documentaires, courts métrages et films expérimentaux, c’est à ses images de Kinshasa qu’il doit d’être reconnu. Plutôt que d’en photographier habitants et paysages sur le mode du reportage ou du portrait, comme l’ont fait tant de ses prédécesseurs, il observe le monde à l’envers, dans l’eau des pluies et des fondrières. Ce principe a deux effets. D’une part, il invite à l’artiste à construire ses compositions librement, en tirant partie des hasards de l’instant mais aussi en aménageant des schémas géométriques complexes. D’autre part, en suscitant la surprise, il exige du spectateur attention et temps afin d’entrer dans les jeux optiques et les suggestions oniriques que le renversement du monde sens dessus dessous ne peut que susciter.

« La poésie et la brutalité de notre environnement »

Aussi a-t-on suggéré que Katembo s’inscrit, de façon singulière et lointaine, dans la conception surréaliste de la photographie, d’autant plus efficace qu’elle se délivre de la vraisemblance. « Si l’on prend l’image dans le sens normal, c’est le chaos. Dès qu’on la retourne, tout devient plus positif, plus beau » remarquait-il. Ce qui n’est pas incompatible avec une relation plus critique à l’état de la société : dans une interview donnée récemment aux Dépêches de Brazzaville, Katembo définit Un Regard comme « une construction photographique qui met en évidence la poésie et la brutalité de notre environnement ». Les flaques sont les miroirs de la ruine et de la misère.

S’il tient à la présenter dans les quartiers de la métropole kinoise où il travaille, la série est vite exposée et distinguée dans nombre de manifestations internationales. Les premières sont africaines : Biennale de Lubumbashi en 2010, Rencontres de la photographie de Bamako en 2011, où il reçoit l’un des prix décernés par la Fondation Blachère. L’une de ses images, Survivre, est choisie pour affiche par le Festival d’Avignon en 2013 avant que la Fondation Cartier, à l’initiative d’André Magnin, l’accueille à son tour cette année. On l’a vu plusieurs fois à Bruxelles dans des expositions collectives en 2012 et 2013. Parallèlement, il réalise ou participe à la production de plusieurs films, dont Voiture en carton, projeté dès 2008 au Centre Pompidou. Il a participé à de nombreux festivals de la Côte d’Ivoire au Nigeria et, naturellement, au Congo.

Fort de ce début de notoriété internationale, Katembo la met au service de la formation et de la diffusion de la création actuelle en Afrique. Après avoir créé le collectif photo et vidéo Yebela, il participe en 2012 en qualité de formateur à la Biennale du Bénin en 2012. Surtout, il s’engage dans l’organisation de la première édition de la biennale d’art contemporain Yango qui se tient à Kinshasa du 21 novembre au 19 décembre 2014, rassemblant des artistes de toutes nationalités. « C’est une sorte d’arbre à palabres d’où les arts convoqués, dialoguent entre eux » disait-il dans l’entretien déjà cité.  « Yango » signifie « avancer » en langue lingala. Pour lui, c’était avancer désormais vers de nouveaux sujets : « Actuellement, je travaille sur les scarifications, tatouages, piercings…comme l’un des axes de notre mémoire ou de sa transmission » annonçait-il il y a moins d’un mois.



L’ESPACE VIDE, OU LA QUADRATURE DU CERCLE ILS CHANGENT LE MONDE

"Le Songe d'une nuit d'été", mis en scène par Peter Brook en 1970, au Royal Shakespeare Theatre, à Stratford-Upon-Avon.

Deux phrases. Deux simples petites phrases : « Je peux prendre n’importe quel espace vide et l’appeler une scène. Quelqu’un traverse cet espace vide pendant que quelqu’un d’autre l’observe, et c’est suffisant pour que l’acte théâtral soit amorcé. » Mais elles ont ouvert pour le théâtre un espace infini de recherches et de possibles, qui se déploie encore.

Peter Brook les a prononcées en 1965, lors d’une conférence en Angleterre, puis il a fait de « l’espace vide »le titre de son premier livre, The Empty Space, paru en 1968, et le concept au cœur de tout son théâtre. Pour le public parisien qui l’aime et le suit, pour certains depuis 1974 et son installation au Théâtre des Bouffes du Nord, l’« espace vide » a valeur d’évidence. Il est le symbole d’un théâtre dépouillé des artifices qui lui sont généralement associés – la scène, le rideau rouge, les décors porteurs d’illusion…

Le théâtre de Peter Brook qui place l’être humain au centre, dans un espace-temps qui concentre celui de la vie de manière plus intense

On sait, quand on va voir un spectacle de Brook, que le théâtre adviendra avec deux tapis, trois coussins et quelques éléments de décor en bois ou en carton – ce qui n’exclut pas le raffinement. Un théâtre qui place l’être humain au centre, dans un espace-temps qui concentre celui de la vie de manière plus intense.

En 1965, Peter Brook, né quarante ans auparavant dans une famille d’origine juive russe, était déjà célèbre. Il avait été le plus jeune metteur en scène à intégrer la vénérable Royal Shakespeare Company, et à travailler pour le Royal Opera de Covent Garden. Et au début, il n’était pas du tout un adepte de l’espace vide. « Quand j’ai commencé le théâtre, à 20 ans, j’étais en réalité plus intéressé par le cinéma, racontait le maître des Bouffes du Nord dans un entretien au Monde daté 14-15 novembre 2010. L’image et l’énergie étaient tout ce qui m’intéressait : je rêvais de pouvoir diriger, sur une immense scène, de vastes mouvements de foule, dans des décors grandioses. »

Puis, dès la fin des années 1950, Brook a commencé à « être saturé de toute cette imagerie qu’[il] avait tant aimée, et à sentir qu’au cœur du théâtre il y a une seule chose, qui est l’être humain, l’acteur ». A partir de sa mise en scène de La Tempête, de Shakespeare, en 1957, il s’est engagé sur un long chemin qui l’a amené à théoriser cette idée du théâtre comme espace vide, qu’il n’a cessé depuis de poursuivre, en un constant processus d’élimination et de décantation illustré à travers maints spectacles, du légendaire Songe d’une nuit d’été, en 1970, à cette superbe Valley of Astonishment, créée en mai 2014.

Mais peut-être l’idée était-elle là depuis beaucoup plus longtemps, depuis ce jour de l’après-guerre où Peter Brook s’était promené dans les ruines de Hambourg, et avait vu renaître le théâtre au milieu des décombres.« Dans un minuscule grenier, cinquante personnes s’entassaient, tandis que, dans le peu de place qui restait, une poignée d’acteurs renommés continuaient résolument à pratiquer leur art. (…) Il n’y avait là rien à discuter, rien à analyser. En Allemagne, cet hiver-là, comme à Londres quelques années auparavant, le théâtre répondait à un besoin vital », raconte-t-il dans son livre.

La scène nue est « l’arène où peut se produire une vivante concentration »

Reste que l’« espace vide » est avant tout un espace à remplir. « Une scène nue peut être un endroit tout à fait misérable, s’amuse Peter Brook qui a fêté ses 90 ans en mars. En soi-même, il n’est rien, ou juste un potentiel qui va permettre de libérer quelque chose de beaucoup plus profond, essentiel, que dans la vraie vie. » Le théâtre est donc une« arène où peut se produire une vivante concentration », quelque chose que les individus « ne trouvent ni dans la rue, ni chez eux, ni au bistrot, ni dans l’amitié, ni sur le divan du psychanalyste et pas davantage à l’église ou au cinéma », expliquait-il également dans son ouvrage.

L’espace vide, chez Peter Brook, c’est donc la colonne vertébrale à partir de laquelle s’embranchent toutes les grandes lignes de son théâtre, qu’il s’agisse de son parcours avec Shakespeare, de son travail avec des acteurs venus de tous les continents, de sa réflexion sur l’opéra ou de son désir de créer, avec les Bouffes du Nord, un théâtre totalement différent des salles classiques, avec leur coupure entre la scène et le public, leurs dorures et leur velours rouge.

Dans cette conception du théâtre, l’acteur est celui qui donne les clés du royaume. Cet acteur se doit d’être« un véritable instrument de chair et de sang qui s’ouvre à l’inconnu », comme le disait Brook à propos du grand comédien britannique Paul Scofield, qui fut un roi Lear mémorable sous sa direction. Ainsi en va-t-il pour que la scène et la vie ne fassent qu’un, dans cet art qu’est le théâtre, qui « s’écrit sur le sable ».

A lire : « L’Espace vide », de Peter Brook. Seuil, « Points essais », 184 p., 7 €.

Changer le monde : tel est le thème de l’édition 2015 du Monde Festival qui se tiendra les 25, 26 et 27 septembre à Paris. « Battlefield », le nouveau spectacle de Peter brook, sera présenté dans le cadre du Festival. Retrouvez le programme sur www.lemonde.fr/festival/

Par Fabienne Darge



La première vie de la romancière Karen Blixen, source d’inspiration du film « Out of Africa »

 

   

L’incipit est célèbre. « J’ai possédé une ferme en Afrique, au pied du Ngong… », le nom d’une chaîne de collines au sud-ouest de Nairobi (Kenya). Qu’importe qu’on l’ait entendu dans le film Out of Africa, de Sydney Pollack (1985), ou découvert en caractères d’imprimerie dans La Ferme africaine (1937 ; Gallimard, 1942). A elle seule ou presque, cette entrée en matière, irrésistiblement exotique et nostalgique, a fait la célébrité de la Danoise ­Karen Blixen (1885-1962), qui ouvrait avec elle ce récit autobiographique.

Dans la réalité, la ferme est en pierre grise et son toit en tuiles rouges. Elle ressemble fort à un petit paradis, une enclave hors du monde : chambres aux tons pastels, salle à manger en palissandre, bibliothèque volumineuse, Mozart ou Beethoven diffusés par gramophone, service de verres en cristal, véranda embaumant le magnolia et donnant sur une prairie s’étendant jusqu’au bois. Mbogani, « la maison dans la forêt », tel est, d’ailleurs son nom en swahili…

On y boit du champagne et du gevrey-chambertin. On y dîne en tenue de soirée dans de la porcelaine estampillée « Fabrique royale de Copenhague ». On y fume de l’opium et du haschisch. Denys, son amant nomade, un aristocrate anglais excellent tireur, guide de safari et de chasses photographiques auprès de têtes couronnées, aime à y jouer de la guitare et Karen à lui conter des histoires. On pourrait presque y voir une image idéalisée du colonialisme.

Don Quichotte contre des moulins à vent

Depuis 1902, date où le protectorat britannique a autorisé les colons blancs à accéder aux hautes plaines fertiles, tout en excluant les Kényans de la vie politique, ce sont des étrangers, originaires d’Europe, qui exploitent les ressources naturelles. Mais avec Karen Blixen, l’attachement à l’Afrique ne résulte pas d’un mariage dicté par les circonstances, encore moins de considérations pécuniaires.

Pourtant, c’est bien avec l’argent de sa famille à elle que Bror, son cousin suédois et son fiancé de l’époque, a acquis cette plantation de 6 000 acres (2 428 hectares) en 1913. Pourquoi la Compagnie suédoise des cafés d’Afrique la vendait-elle ? Il n’avait pas jugé bon de le demander. Depuis qu’ils ont divorcé, en 1925, Karen en est l’unique gestionnaire, mais elle demeure à la solde de lointains oncles et tantes qui n’ont aucune idée de l’importance que le domaine revêt à ses yeux. « Je crois en cette ferme, je suis convaincue qu’elle finira bien par marcher. Et plus je reste ici, plus elle a de signification pour moi. » Les actionnaires du conseil d’administration l’eussent-ils su, cela ne les aurait guère attendris. « Mbogani, qu’elle avait créée, façonnée, portée à bout de bras et gouvernée de petit cap en petit cap, de vertiges en insomnies, Mbogani était la propriété de ceux du Danemark », rappelle Dominique de Saint-Pern dans le beau roman Baronne Blixen, paru en janvier (Stock, 432 p., 21,50 €).

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Le Monde

Je suis Charlie et toi ? Moi je suis Burqa pas Toi ?

Nos mères n’ont pas porté de voile intégral. Celles qui en portent aujourd’hui témoignent plus de l’hypocrisie de leurs maris que de leur vertu. C’est comme le xaïssal, cette crème éclaircissante. Si les femmes ruinent leur peau et mettent en danger tout leur métabolisme, c’est pour plaire à leurs hommes sinon ils n’auraient pas accepté ce blanchiment pour se refaire la peau de l’Autre, ci-devant maître. Donc le voile intégral, l’envers de l’autre hypocrisie n’est dit ni dans la sunna, encore moins dans le saint coran. Et nous, nous ne sommes nullement en danger dans un pays gouverné par une fiction  d’Etat laïc, long métrage de 57 ans. Des nubiles se promènent les fesses et les nichons en l’air. Elles hantent comme des abeilles autour d’un pot de miel, tel ce Bloody Diamond Plaza made in China, quand elle ne sont pas agglutinées aux abords des motels qui se trouvent à chaque coin de ruelle de Conakry. Les motels à Conakry sont des « djandjous », des bordels. Partout à Conakry, il en pousse et autour, le trafic de la chair fraîche y est aussi dense que l’ancêtre Carrefour Transit. Celui du SIDA à la sortie de Taouya a fait des mues voire des métastases. Franchement, n’y-a-il  pas plus de danger à laisser proliférer la maladie du siècle que de laisser prospérer ces fantômes noirs, sans visages, qui ne font même pas peur aux enfants qui voient pire dans leurs Playstations et autres DS ?

Alors ?

Attention à la burqa on peut en dessous cacher une arme, dit Alpha.

Tout comme sous un grand boubou on peut dissimuler un arsenal de guerre et même un peu plus.

Quand l’ambassadeur de France a organisé la marche « nous sommes tous Charlie », les marches étaient interdites en Guinée. Alpha croyant qu’il y avait là encore du Baïdy Aribot cachant Sidya, voire Cellou, s’y était rendu. Je ne l’ai pas vu, on me l’a raconté. Hollande et ses conseillers qui mènent le vaste lavage de cerveau mondialisé pour que les « djihadistes » d’Israël bombardent plus impunément Gaza et alentours, ont la tâche facile en Guinée. Ce pays encore esclave et pauvre malgré les vociférations pendant la première république. C’est même pire aujourd’hui. Pendant que ce mécréant assassinait « tardivement » au nom du Prophète (PSl) ces journalistes qui croyaient faire leur métier, quoique quelque peu à contretemps, les dessins étaient parus au Danemark huit ans auparavant, condamnés par le gouvernement danois qui avait présenté ses excuses après celles du journaliste. Israël en était à plusieurs milliers de massacrés et de gazés : on n’a pas vu Hollande et les anti-repentance dans la rue.

Un jour une « ninja » est venue emprunter de l’argent à un de mes frères qui tient boutique au Centre Commercial de Lambnyi. C’était la troisième épouse de son voisin qui passait plusieurs heures avec nous pour parler d’Alpha Condé ou de Cellou Dalein Diallo.

-      Thierno Fatoumata je reconnais bien ta voix, fit mon frère, mais comme je ne vois pas ton visage, à qui j’irai demander mon dû si d’aventure tu oubliais ? Je ne veux pas avoir de problèmes avec tes coépouses au cas où je m’adresserais par erreur à l’une d’elle.

Elle enleva le capuchon et mon frère lui glissa les glissants qu’elle voulait.

Il suffirait que les flics menacent de palper ces dames, pour que leurs maris très jaloux trouvent la solution idoine. Et malheur à celles sur qui tomberait un de ces violeurs du stade qui sont encore plus voilés parmi nous, impunis.

Bref, il n’y a pas de débat, nous préférons l’esclavage consenti de nos ninjas à l’esclavage culturel, moral et maintenant sexuel par le même « occident » qui veut nous plaquer ses modèles de jouissance et d’orgasme.

Si on a laissé croire à Alpha qu’il y a plus de Peules voilées, il se plante encore. Le mouvement wahaby est un mouvement politique né en Arabie d’une alliance entre un grand saint ou savant surgi d’un oued et emporté par la tempête populaire d’une nécessaire rénovation de l’islam dévoyé par des Bédouins. Ces derniers avaient repris le mode vie des temps ante islamiques. Cet élan populaire rencontra celui d’Ibn Séoud qui avait maille à partir avec l’envahisseur anglais. Ainsi se noua un pacte. Qui dure toujours, mais plus ou moins dévoyé lui aussi. Aux Oulémas le législatif, aux Séoud, l’Exécutif. Il en est ainsi aujourd’hui encore, enfin, formellement. C’est pendant les années 50 que des Soudanais sont descendus venant du désert jusqu’aux frontières actuelles du Mali où ils ont eu à en découdre avec le Colon. Il y a quelques décennies, ils se promenaient à l’aube autour de nos mosquées. Ils ont un financement mis en place par un invisible ange qui assure un sac de riz ou quelques jetons pour le tapa lappa de l’après-prière, ce n’est pas rien, un peu comme les Témoins de Jéovah en Europe ; je ne sais pas si ces derniers reçoivent des subsides, mais en Guinée en ces temps où le lambda est si « moisi, en danger », version localisée du « conjoncturé » de Moussa de Côte d’Ivoire, pour une « cigarette » (français wolof importé comme tout en Guinée) d’huile d’arachide, on croit en Dieu…

Il y a plus de Wahabits maninkas en Guinée que de Peuls wahabys. La tentation d’instrumentalisation politicienne est grande avec risque de boomrang au grand dam de la Mouvance-arc-en-ciel. Je déconseille à Alpha d’entrer dans cette danse comme il l’avait fait quand on lui avait dit que l’UFDG était entrain de conquérir Kaloum, parce que Mme Halimatou Cellou était allée soutenir le mariage de deux jeunes. Tamtam, mamaya et les conseillers aidant, Alpha débarque :

« Bombon fari !

Wo sigui sa go !

Le président en nage, après avoir démontré comme il devait le faire au Mambo Club rue Cujas à Paris, non loin de la Sorbonne.. Je me demande si Dame Halimatou et compagnie étaient nées..

Il ne faut pas rire

Cette affaire de Charlie, de Burqa est un enjeu presque métaphysique, c’est l’Esprit pris dans la mondialisation, sujet à propos duquel il est écrit dans le Coran,

« Laissez-moi avec eux.. ,  je les éprouverai par une force terrible.. ». (C, s X, v Y)

Hitler, Ben Laden, Abou Bakr de l’Etat islamique, Boko Haram, et autres « djihadistes », ne sont que des figures du Même, des mues de « l’immonde bête venue de la mer (Doguicimi de Paul Hazoumé), ce crime contre l’humanité qui a vu partir 150 millions des meilleurs spécimens noirs, la meilleure essence noire, Le Bois d’ébène qui a fait et continue de faire les Amériques qui veulent nous mondialiser pour de bon.

Jamais !

Comment comprendre que des musulmans, des chrétiens, des athées, agnostiques, socialistes, Umpistes, quasi-Lepénistes, chefs d’Etat y compris des représentants du « Syndicat » machiné à vie par une certaine Françafric, se tiennent presque la main et défilent pour protester ou prier, auprès de quelle autorité ? Profane ? Non, puisque l’Etat défile !

Mais alors ces marcheurs s’adressaient à Qui ? A quelle Idole ? Puisque dieu, l’homme sont morts paraît-il !

En vérité je vous le dis, j’y vois le premier, grand rassemblement des négationismes de toutes les essences, guidés par l’absence des Guides, ces Initiés d'un siècle profane, comme l'étaient Socrate et peut-être Platon, ceux que l’on désignait par les « Maîtres à penseurs » dont les derniers, véritables gourous, Lacan, Lévi-Strauss après Camus, Sartre, Aron, de Beauvoir, Foucault, Deleuze, Derrida, j'en oublie, ne nous ont laissé que des apprentis sorciers, empêtrés dans la glu de l’Identité française où même la famille Le Pen est prise dans la nasse de la déconstruction-dissémination de Derrida !

Voilà une horde de mécréants tenant la main à de sincères croyants, qui ne peuvent pas lever le bras vers les Cieux qui nous sont tombés dessus depuis l’Odyssée sans retour du chef d’œuvre de Staley Kubrick qui annonçait l’arrivée de Window, Google, Facebbok, etc. , qui devrait nous faire entendre que ce ne sont pas les cieux qui nous sont tombés dessus, mais que c’étaient les dieux qui sont tombés sur la tête. Il y a plus d’un demi-siècle, ce génie avait vu ce qui nous arrive.

C'est quoi, qu,i ce HAL qui nous gouverne, après avoir pris les commandes du vaisseau Terre ?

H, la lettre qui précède I,

A qui précède B

L qui précède M

Mon TOUT c'est IBM, cela vous dit quelque chose ?

Dans 2001, Odyssée de l’Espace, l’ordinateur prenait les commandes du vaisseau et n’obéissait plus à l’équipage humain. Heureusement, les humains avaient réussi à le déconnexer !

Mais c’était pour faire « Happy end », peut-être pour complaire aux magnats de la tyrannique production hollywoodienne ?

Tout comme l’Homme était dans la tête de Hal, il doit s’en trouver un dans le WEB ou à sa tête. Un homme ou une entité ?

Qui peut commander ce rassemblement sinon..

Je laisse à chacun la liberté de choisir entre « Le diable et le bon Dieu » (Jean-Paul Sartre)

Et revenons sur terre

Qu’on organise des débats, que ces débats ne soient pas falsifiés par des qutbas (sermons) dans les mosquées sous forme de circulaires écrites par la ligue islamique étatique. Dans les familles, dans les écoles et universités, les entreprises, des discussions, débats dans la presse, pour dire ce que le coran et la sunna (tradition prophétique) disent et ne disent pas.

Mais l’Etat devrait s’interdire de prendre des décrets comme en France pour le voile ou la hauteur des minarets.

Qu’un perpétuel eurocentrisme ne vienne pas nous dire comment faire « coui-coui » ou guiliguili avec nos douces moitiés même dans nos entrées-couchers. Puisque dehors, l’euro-mondialisme a désacralisé le corps, surtout celui de la femme.

Enlevez-moi cette burqa que je ne saurais voir, pour paraphraser un hypocrite personnage de Molière !

Il n’y aura pas « d’Islam de Guinée », « islam des lumières », « islam modéré », bref, il n’y aura pas d’islam « configuré » par un non musulman.

Il y a l’Islam,

Wa Salam,

Saïdou Nour Bokoum

www.nrgui.com 

En Ethiopie, Arthur Rimbaud, l’inconnu de Harar

« Rimbaud, Rimbaud…, murmure Shekib Ahmed Jiddawi en versant une quatrième cuillère d’un sucre sec dans sa tasse de thé. C’était un homme tourmenté ! » Assis dans un troquet, impeccable dans son costume beige, Shekib pérore sur la vie du poète qu’il dit connaître sur le bout des doigts. Pendant des années, cet ancien guide éthiopien l’a racontée aux touristes.

Nous ne sommes ni à Charleville-Mézières, dans les Ardennes, la ville qui a vu grandir Rimbaud, ni à Paris, le lieu de ses pérégrinations poétiques. Nous sommes à Harar, une ville millénaire classée au patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco, à 500 kilomètres à l’est de la capitale Addis Abeba. Le jeune Rimbaud est arrivé en décembre 1880, à 26 ans, dans cette cité musulmane alors sous tutelle égyptienne. Il avait abandonné la poésie pour se consacrer aux voyages en Europe, et au négoce au Moyen-Orient et en Afrique.

Lire aussi : Rimbaud, source inépuisable d’inspiration

« Le Harar », cette contrée inconnue et mystique, entourée de remparts datant du XVIe siècle, où l’auteur d’Une saison en enfer s’est installé à trois reprises entre 1880 et 1891, a intrigué de nombreux rimbaldiens. À l’époque, Harar était une cité glorieuse, carrefour commercial entre la péninsule arabique et le reste du royaume d’Abyssinie où l’on vendait du café, de l’encens, du musc, des peaux de bêtes.

« Rimbaud me fascine, lance Shekib en esquissant un sourire qui dévoile des dents abîmées par le tabac et le khat. Mais aujourd’hui, il n’est plus qu’un fantôme à Harar. » Ce que confirme le jeune guide Abdoul. Selon lui, le poète est un inconnu en Ethiopie. « La plupart des habitants de Jugol le confondent avec le “Rambo” de Sylvester Stallone », s’amuse celui qui accompagne quotidiennement les touristes dans ce qu’il appelle la « vraie fausse » maison de Rimbaud, un musée en mémoire du poète. Il n’a pas lu un mot de son œuvre mais il a flairé la bonne affaire, « c’est un peu notre gagne-pain ! ».

Pour se rendre dans cette demeure où le poète n’a jamais vécu, il faut traverser des ruelles étroites aux murs de roche calcaire fixée par de la boue et peints de blanc, de bleu, de jaune et de vert, qui font la spécificité de Jugol, la vieille ville de Harar.

« Les seuls Hararis qui savent de qui on parle n’en ont pas une très bonne image », Abdulnasir Abdulahi Garad, conservateur de la maison Rimbaud.

Le centre culturel Arthur Rimbaud est une immense bâtisse à étages faite de bois construite par un marchand indien à la fin du XIXe siècle. L’intérieur, assez sommaire, offre à voir des clichés de Harar de l’époque pris par l’Autrichien Philipp Paulitschke ou par Rimbaud lui-même. Quelques vers du Bateau ivre traduits en amharique tapissent les murs. Ci et là, des bribes d’information sur sa vie. Le conservateur du musée, Abdulnasir Abdulahi Garad, ne connaissait pas le poète quand il a obtenu le poste, il y a quatre ans. Mais depuis, il a dévoré ses biographies et aime réciter quelques vers. « La plupart de ses poèmes étaient comme des prophéties, assure-t-il. Il a vécu ce qu’il a écrit ! »

   
La "maison Rimbaud", un musée en la mémoire du poète, à Harar, ville de l'est éthiopien où il a vécu. Crédits : Elias Asmare    

Une image controversée, des souvenirs flous

Mais les Hararis d’aujourd’hui se souviennent surtout du Rimbaud contrebandier qui a vendu des armes au roi du Choa Menelik, futur empereur d’Ethiopie, qui a pris la ville de Harar en janvier 1887. « Les seuls Hararis qui savent de qui on parle n’en ont pas une très bonne image, déplore Abdulnasir Abdulahi Garad. Ils ne gardent en mémoire que la légende noire : le trafic d’armes, les rumeurs sur ses mœurs légères et les accusations d’espionnage. »

À son arrivée comme conservateur du musée, Abdulnasir Abdulahi Garad a interrogé des dizaines de vieillards de Jugol sur ce « farendj », le nom donné aux étrangers. Certains en avaient vaguement entendu parler, d’autres soutenaient mordicus qu’ils l’avaient connu enfants, soit bien des années après sa mort. Il a tout de même retrouvé celui qui pourrait être l’arrière-arrière-arrière-arrière petit-fils de Djami Wadaï, le domestique de Rimbaud, à qui le poète français avait légué 3 000 francs avant sa mort. Mais l’homme en question, Hassan Abdurehmane, bijoutier à Harar, ne connaît rien de la vie de son « ancêtre » et préfère ne pas ébruiter la rumeur de son lien de parenté. « Je ne désespère pas, indique le conservateur du musée. Il faut redorer l’image de Rimbaud et rétablir la vérité sur sa vie à Harar. »

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