La comète Tchouri, un concentré glacé de germes de vie

 

 

La comète Tchouri sur une photo prise par la sonde Rosetta le 20 juillet.  

Depuis le 9 juillet, Philae n’a plus donné signe de vie. L’atterrissage acrobatique du petit robot, largué en novembre 2014 par la sonde Rosetta, de l’Agence spatiale européenne (ESA), sur la comète 67P/Tchourioumov-Guérassimenko – Tchouri de son petit nom –, à un demi-milliard de kilomètres de la Terre et après un voyage dans l’espace de plus de dix ans, avait tenu la Terre en haleine. Mais Philae ne répond plus. Son mutisme s’explique-t-il par un changement d’orientation provoqué par le dégazage du noyau cométaire, qui rendrait ses émetteurs ou ses panneaux solaires inopérants ?

Les plus de 300 chercheurs européens engagés dans ce programme, dont plusieurs équipes françaises du CNRS et du Centre national d’études spatiales (CNES), n’ont pas perdu espoir de rétablir le contact. En attendant, les résultats scientifiques tombent comme une pluie de météorites.

Pour preuve, les sept publications réunies dans la revue Science, qui consacre, vendredi 31 juillet, un numéro spécial aux premières données engrangées par Philae. Celles que le robot-laboratoire, bardé de dix instruments (caméras, foreuse, sondeur radar, spectromètre, magnétomètre, analyseur de gaz et autres détecteurs), a collectées pendant soixante-trois heures sur Tchouri, entre le 12 et le 14 novembre 2014, avant d’entrer en hibernation durant sept mois.

« Ce qui est fantastique, c’est que pour la première fois dans l’histoire de l’étude des comètes, nous avons accès à la vérité du terrain. Tout ce que nous savions jusqu’ici venait d’observations lointaines ou de survols par des sondes », s’enthousiasme Nicolas Altobelli, responsable de la mission Rosetta à l’ESA. « Ce que nous apprenons sur cette comète est très éloigné de ce que nous imaginions. C’est à cela que l’on reconnaît les découvertes importantes », renchérit Jean-Pierre Bibring, professeur à l’université Paris-Sud et responsable scientifique de Philae.

Contrastes sur toute la surface

   

De fait, les images et les mesures réalisées par l’atterrisseur renouvellent la vision des comètes, petits corps célestes faits de gaz gelés et de poussières, un peu vite qualifiés de « boules de neige sales ». Les tribulations de Philae, qui, après avoir touché la surface de Tchouri, a rebondi par deux fois avant de se poser environ un kilomètre plus loin, sont elles-mêmes riches d’enseignements. Sur le premier site d’impact, baptisé Agilkia, le terrain est meuble, couvert de matériaux granuleux sur une vingtaine de centimètres d’épaisseur. Au point de chute final, Abydos, le sol glacé est beaucoup plus dur.

Ces contrastes se vérifient sur toute la surface de l’astre aux reliefs tourmentés, faits de creux et de bosses, avec des fractures qui, déjà mises en évidence par Rosetta aux grandes échelles, sont également apparentes à l’échelle millimétrique. A l’inverse, sa structure interne se révèle, du moins pour le lobe supérieur sondé par des ondes électromagnétiques, poreuse mais très homogène.

« Ce type de mesure n’a jamais été réalisé auparavant, explique Nicolas Altobelli. Cela va permettre de mieux comprendre les processus d’accrétion des grains de poussières primordiaux formant les premiers petits corps du Système solaire, dont certains ont pu évoluer jusqu’au stade de planète, tandis que d’autres, les comètes, sont restés à un stade primitif préservant quasi intact un état intermédiaire du processus de formation planétaire. »

Lire aussi :     Rosetta et les surprises de la comète « Tchouri »

Féconder les océans terrestres

 

   

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Un centre d’informatique pour ‘’immortaliser’’ Yaguine et Fodé

Les adolescents Yaguine Koita et Fodé Tounkara s’embarquèrent dans le vol 520 de Sabena Airlines en provenance de Conakry et à destination de Bruxelles. Ils ont été découverts morts le 2 août dans le train d’atterrissage de l’avion à l’aéroport international de Bruxelles.

Yaguine et FodePour immortaliser les deux disparus, un centre d’informatique sera construit à Conakry afin de permettre à des adolescents d’apprendre l’informatique.

L’initiative est de la vice-présidente Hadja Djénabou Barry de l’association Djigui Yaguine et Fodé qui a procédé mercredi 22 juillet à la remise officielle du matériel informatique à la Fondation Yaguine et Fodé. ‘’Ma vision est assez vaste. Je ne voudrais pas m’arrêter à ce centre d’informatique seulement. J’aurais souhaité qu’il y ait une bibliothèque, même un centre sportif pour pouvoir immortaliser la mémoire de ces deux braves garçons qui ont écrit à l’Europe, fait appel à l’Europe sur la pauvreté en Afrique pour qu’on vienne au secours des enfants africains’’, détaille-t-elle au micro de VisionGuinee.

La donatrice soutient que Yaguine et Fodé ont quitté la Guinée à la recherche de l’eldorado en Europe. Malheureusement, pleure-t-il, ils ont rencontré la mort. Aujourd’hui, recommande Mme Djénabou Barry, ‘’tout le monde doit se mette à la place des parents des deux défunts, parce que ce qui leur est arrivé peut arriver à tout le monde. Tout ce qu’on peut apporter pour que ces enfants soient immortalisés serait la bienvenue’’.

Aux jeunes guinéens qui caressent le rêve de trouver un monde paradisiaque en Occident, la vice-présidente de Djigui estime qu’ils se leurrent. ‘’Le paradis se trouve chez toi. Il faut se battre ici parce qu’on a toutes les potentialités dans notre pays’’, affirme-t-elle.

Pour sa part, Liman Koita, père de Yaguine et président de la Fondation Yaguine et Fodé s’est réjoui du geste de la donatrice. ‘’Ce don nous donne aussi la force. Parce qu’on se sentait un peu abandonné depuis un certain temps. Maintenant qu’on a ce matériel informatique, on va continuer à nous battre davantage’’, s’engage-t-il.

Il assure que les ordinateurs reçus par sa fondation seront utilisés à bon escient dans une école qui porte le nom de Yaguine et Fodé et basée au quartier Yimbaya dans la commune de Matoto.

Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.Info

Quand une troupe du Burkina Faso joue son avenir au festival de théâtre d’Avignon

« La première fois à Avignon, nous avons voulu participer au traditionnel collage d’affiche dans les rues. Quand nous avons voulu commencer, après le déjeuner, toute la ville était déjà couverte d’affiches, c’était hallucinant ! ». Le comédien Jules Gouba a 35 ans. Son anecdote témoigne de la difficulté, pour une troupe africaine, de trouver une place au soleil parmi les 1 336 spectacles présentés dans l’un des plus grands festivals de théâtre au monde.

Avec les sept autres acteurs, musiciens et danseurs de la compagnie Marbayassa, du Burkina Faso, il a pourtant troqué la chaleur poussiéreuse de Ouagadougou pour le crissement des cigales et la canicule provençale.

C’est la troisième participation de la compagnie au Festival Off d’Avignon. Elle présente cette année deux spectacles en alternance au théâtre « Le Célimène », à quelques pas du mythique Palais des Papes : « Candide L’Africain » et « Baâda, le Malade Imaginaire ». Heureusement, « Le Célimène » ne désemplit pas. Le public se serre même dans les escaliers pour assister à ces classiques revisités « à la sauce burkinabé ».

Le Festival, un rêve pour les artistes de Ouagadougou

« Venir à Avignon, c’est un rêve pour les compagnies de Ouagadougou », poursuit Jules Gouba, qui campe le rôle-titre dans « Baâda, le Malade Imaginaire ». Un rêve qui coûte cher. La compagnie Marbayassa a dû avancer près de 20 000 euros pour assurer le déplacement des comédiens, louer la salle et les places de camping.

L’initiateur de cette aventure, c’est le metteur en scène de la troupe. Guy Giroud désigne sa peau blanche pour se présenter en un mot : « Français ». Sa collaboration artistique avec la compagnie Marbayassa remonte à son amitié de longue date avec Hubert Kagambégam qui a fondé la troupe en 1996 à Ouagadougou.

Après la mort prématurée de ce dernier, en 2010, les comédiens demandent à Guy Giroud de reprendre la compagnie ; il passe ainsi chaque année quelques mois sur place. Animé par « l’esprit d’échange interculturel » cher à Hubert Kagambéga, il propose aux comédiens des spectacles issus du répertoire français mais transposés au Burkina. La danse et la musique traditionnelles burkinabé dessinent alors littéralement l’espace scénographique et les « tchip » bravaches surgissent au milieu de la langue de Molière.

Lorsque Guy Giroud propose à la troupe de participer au Festival Off, l’objectif est de « se faire connaître et d’attirer les programmateurs ». Car ce sont eux qui décident des futures « exportations » de la compagnie, qui vend ses spectacles au départ de Saint-Etienne.

« Si on compte sur l’Etat, on est mort »

Ces tournées européennes sont cruciales pour la compagnie, assurant environ 40 % de ses recettes. Cela couvre les charges fixes de Marbayassa et de sa trentaine de comédiens et comédiennes, tous professionnels. « Si on attend une aide de l’Etat pour vivre, on est mort » assène Justin Ouidiga, doyen de la troupe du haut de ses 42 ans.

« Le théâtre Burkinabé est financé presque uniquement par des appuis extérieurs. » Depuis le coup d’état du 30 octobre 2014, les compagnies de théâtre sont encore moins soutenues par les structures gouvernementales. « Pour obtenir une subvention de 200 000 francs CFA (soit 305 €), il faut se lever avant le chant du coq » s’amuse Justin Ouidiga.

La compagnie Marbayassa, qui est également un centre de formation de comédiens à Ouagadougou, trouve une autre partie de ses revenus en pratiquant un « théâtre d’intervention sociale » ou « théâtre forum » sur mandat d’ONG comme Médecins Sans Frontières ou RECIF. Un apport essentiel : ce n’est pas avec les recettes des représentations (1 000 francs CFA la place, soit 1,5 euro) qu’il est possible à une compagnie de théâtre de conserver un lieu permanent de création à Ouagadougou.

Pourtant, la scène théâtrale burkinabé est des plus vivaces. Près d’une centaine de compagnies sont recensées tandis que le Festival « Les Récréâtrales », fondé en 2002, s’empare chaque année du quartier populaire de Bougsemtenga, pendant une semaine. « La vie politique n’a pas d’impact sur la vie culturelle de Ouagadougou, estime Justin Ouidiga. Mais la politique culturelle a un impact sur la vie des compagnies ».

Avignon, un « tremplin » décisif pour Marbayassa

A mi-chemin du Festival d’Avignon, l’enjeu est donc crucial pour Marbayassa, qui multiplie les « parades » rythmées au son du djembé dans les rues d’Avignon pour promouvoir son spectacle. « Avignon est un tremplin. Il ne faut rien lâcher » souligne Guy Giroud.

Pour l’heure, les membres de la compagnie se reposent au camping Bagatelle où ils se partagent deux tentes de huit places. Après des mois de tournée à l’étranger, les comédiens sont pendus au téléphone avec leurs familles. L’actrice Monique Sawadogo - « une vraie star au Burkina » et mère de trois enfants - prépare des macaronis relevés au piment dans un fait-tout.

Lire aussi : Dans le « off », Emmanuel Noblet fait battre le cœur des vivants

Drissa Dembélé, le musicien de la bande, fredonne à mi-voix tout en grattant les cordes de sa kora. « La musique et la cuisine africaines sont notre manière à nous de ne pas être trop nostalgiques, confie Jules Gouba, une bière à la main. Ce mode de vie vaut la peine. Qui sait, peut-être un jour jouerons-nous dans le Festival In… ».

Par Agathe Charnet (contributrice Le Monde Afrique

 



La compagnie Alvin Ailey emballe le Châtelet

La compagnie Alvin Ailey, à l'affiche des Etés de la danse, à Paris.

Impressionnant ! Un déferlement d’applaudissements a déchiré le plafond du Théâtre du Châtelet, à Paris, le 21 juillet, pour saluer la compagnie Alvin Ailey. Et pas simplement à la fin de la représentation, mais pendant aussi, et pas qu’un peu ! Ajoutez-y des cris, des hululements en veux-tu, en voilà, il y a longtemps qu’on n’avait pas assisté à une dinguerie pareille. Public à fond, excitation à tout casser, danseurs en extase, un succès qui laisse bouche bée.

Régulièrement à l’affiche du festival Les Etés de la danse depuis dix ans, la troupe américaine, fondée en 1958 par Alvin Ailey (1931-1989), fait toujours un carton à Paris. Elle en est à son quatrième passage. Avec encore des nouveautés chorégraphiques pour appâter le spectateur qui n’en a visiblement pas besoin tant le label d’excellence de cette compagnie fonctionne tout seul. « Je crois que le grand public a besoin de ce type de spectacles actuellement, assène Valéry Colin, directeur des Etés de la danse. C’est une danse qui donne, pas loin du show d’ailleurs. Sans compter que les 35 danseurs sont, il faut tout de même le dire, d’une beauté rare et loin des schémas occidentaux. Ce sont de véritables athlètes de la danse. »

Rien que du bon donc à mettre dans l’escarcelle. Pièces variées, musiques pulsantes, danses impeccables et faciles à capter, énergie qui emballe, la Alvin Ailey American Dance Theater ferre tous les publics. Cette ferveur inentamée depuis la mort en 1989, à l’âge de 58 ans, de ce porte-drapeau de la communauté noire aux Etats-Unis « plutôt apolitique, selon la danseuse et complice de la première heure Sylvia Waters, mais très affecté par des mouvements comme celui des Black Panthers ». D’abord sous la direction de Judith Jamison, de 1989 à 2010, figure de proue ayant travaillé avec Ailey, elle a été prise en main depuis 2011 par le chorégraphe Robert Battle, qui négocie un nouveau virage esthétique.

Des choix esthétiques précis

L’identité artistique afro-américaine, « négro-américaine » disait-on dans les années 1970, de la Alvin Ailey American Dance Theater oblige à des choix esthétiques précis. Même si Ailey ouvrait déjà sa troupe à d’autres chorégraphes que lui, la culture noire, qu’elle soit jazz, hip-hop ou contemporaine, reste le cœur battant du répertoire. Tout en conservant les fondamentaux d’une écriture dynamique, aux hanches souples, enracinée dans une technique solide, Robert Battle donne un coup de chausson dans les habitudes.

D’un côté, il remonte le solo Awassa Astrife/Ostrich (1932) d’Asadata Dafora, originaire de la Sierra Leone, dans lequel un guerrier traditionnel se métamorphose en autruche et fait vibrer la fibre hip-hop soul avec Home (2011) de Rennie Harris, rebaptisé par la presse anglaise « le Basquiat de la danse contemporaine aux Etats-Unis ». De l’autre, il parie sur l’expressivité de Minus 16 conçu par l’Israélien Ohad Naharin et la sensualité planante d’After the Rain (2005) du Britannique Christopher Wheeldon.

Dans ce contexte, Robert Battle a signé un petit bijou qui a fait crier la foule, le 21 juillet. Intitulé Strange Humors (1998), ce pas de deux fait swinguer deux hommes dans un couloir de lumières. A distance, sur une partition percussive et orientale de John Mackey, ils sautent, ondulent, traversés par des soubresauts nerveux. Un dialogue rapide, malicieux, qui s’amuse de ses références en pariant sur l’humeur joueuse des danseurs. Avec toujours en filigrane la ligne longue, bondissante d’Ailey.

Survivre à la disparition d’un chorégraphe-fondateur devenu une légende de la danse est une entreprise complexe. User les pièces d’un artiste a ses limites même si certaines œuvres semblent increvables. C’est le cas par exemple de The River (1970) d’Alvin Ailey, de Night Creature (1974), sur des musiques de Duke Ellington, et surtout de Revelations, chorégraphié en 1960 par un Ailey âgé de 29 ans qui se souvient de son enfance et de ses dimanches avec ses parents – des ouvriers agricoles du Texas – à l’église baptiste. Ce spectacle-culte est devenu un classique de la troupe et plus globalement de la danse. En trois parties, sur des negro spirituals et des gospels, Ailey déplie une fresque inoubliable de l’histoire des Noirs américains. Tantôt en jupons à volants blancs façon Caraïbes, tantôt en robes jaunes à dentelle, les danseurs ravivent la flamme spirituelle d’une œuvre qui file la chair de poule depuis cinquante-cinq ans.

Alvin Ailey American Dance Theater. Etés de la danse, Théâtre du Châtelet, Paris 1er. Jusqu’au 1er août à 20 heures. Tél. : 

01 40 28 28 40. De 20 euros à 90 euros. chatelet-theatre.com


L'une des «plus vieilles» versions du Coran découverte au Royaume-Uni

PHOTO FRANK AUGSTEIN, APDes versets des chapitres ou sourates 18 à 20,... (PHOTO FRANK AUGSTEIN, AP)        

Des versets des chapitres ou sourates 18 à 20, écrits à l'encre en hijazi, un style calligraphique arabe ancien, sont reproduits dans ce manuscrit.

Une des plus anciennes versions manuscrites du Coran, possiblement la plus vieille, qui remonterait à la fin du VIe siècle ou au début du VIIe, a été découverte dans la bibliothèque de l'Université de Birmingham, a annoncé celle-ci mercredi.

                                               
Les feuillets manuscrits étaient conservés depuis près d'un... (PHOTO FRANK AUGSTEIN, AP) - image 1.0

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Les feuillets manuscrits étaient conservés depuis près d'un siècle au sein d'une collection de livres et de documents du Moyen-Orient, sans que personne ne soupçonne leur ancienneté.

C'est lorsqu'une chercheuse, l'Italienne Alba Fedeli, s'est penchée sur le texte pour sa thèse de doctorat que l'université a décidé de réaliser une datation au carbone 14.

«Le résultat est surprenant», explique David Thomas, spécialiste dans cette université de l'islam et de la chrétienté. L'analyse a permis d'aboutir à la conclusion que le manuscrit avait été écrit entre 568 et 645 de notre ère, avec un degré de certitude de 95,4 %.

Or, d'après la tradition islamique, le prophète Mahomet a vécu entre 570 et 632.

 

Des versets des chapitres ou sourates 18 à 20, écrits à l'encre en hijazi, un style calligraphique arabe ancien, sont reproduits dans ce manuscrit qui, selon Alba Fedeli, provient du même codex que des feuillets conservés à la Bibliothèque Nationale de France à Paris.

Le président de la mosquée centrale de Birmingham, Muhammad Afzal, a déclaré que «tous les musulmans du monde aimeraient avoir la chance de voir ce manuscrit». Il sera exposé à l'Université de Birmingham du 2 au 25 octobre.

 
lapresse.ca