Pierre Kwenders, chantre de l’afro-futurisme

 

Pierre Kwenders.

Sur scène, Pierre Kwenders porte la tenue de son pays de naissance, la République démocratique du Congo (RDC), et chante en lingala, en français et en anglais. Ce dimanche 5 avril, le chanteur né à Kinshasa et vivant au Québec jouera sur scène au festival Chorus des Hauts-de-Seine son premier album, Le Dernier Empereur bantou, publié en 2014 au Canada. Tout au long de ses onze morceaux, il ne cesse de faire le grand écart entre la rumba congolaise, le rap, l’électro et la musique acadienne.

Elancé, des dreadlocks attachées en chignon, le musicien et son « afro-futurisme » se sont déjà fait remarquer au Québec, où il a été nommé aux Victoires de la musique locales, les Juno, mais aussi en France, aux dernières Transmusicales de Rennes : « L’afro-futurisme est un mot que j’ai inventé pour définir ma musique, expliquait-il le 2 avril. Je ne peux échapper à mes racines africaines ni au multiculturalisme canadien. Je vis dans la modernité, dans le futur, l’électro. »

Quand il n’est pas sur scène, Pierre Kwenders travaille pour le fisc québécois à Laval et fait le DJ dans des soirées afro house de Montréal, mixant l’électro venue d’Afrique du Sud, du Nigeria, du Ghana ou de l’Angola : « Eh oui, s’amuse t-il, on n’a pas d’intermittence du spectacle au Canada ! »

 

De son vrai nom José Luis Modabi, ce fils de fonctionnaires congolais a rejoint sa mère à Montréal à l’âge de 16 ans. Il apprend par cœur, en deux mois, l’histoire de la province du Québec et s’inscrit dans une chorale catholique de la communauté congolaise.

A l’université, il rencontre les membres acadiens du groupe de rap Radio Radio, venus, eux, du Nouveau-Brunswick, et finira par travailler avec le compositeur du groupe, Alexandre Bilodeau dit « Nom de plume ». Ouvert à toutes les musiques, le Congolais craque pour un hymne célébrant le Mardi gras dans la communauté cajun – ces descendants d’Acadiens déportés en Louisiane au XVIIIe siècle. Le titre est remixé à la mode hip-hop, les violons cajuns étant mis en valeur par le chant en lingala de Kwenders et le rap de Jacobus de Radio Radio.

Comptine amérindienne

Fort de ce succès, le chanteur enrichit sa recette. Ses collègues au fisc lui font découvrir Ani Kuni, une comptine amérindienne qu’il reprend en version électrifiée.

Après deux EP en 2013, son album en 2014 est aussi une tentative de faire découvrir aux jeunes Canadiens la musique et l’actualité de la RDC, avec des chansons comme Cadavere, évoquant les enfants soldats, ou Kuna Na Goma, dénonçant les atrocités dans l’est du pays. « J’ai appelé mon album Le Dernier Empereur bantou, dit-il, pour attiser la curiosité des gens sur l’histoire de l’Afrique. Au Canada comme en Europe, on ne parle pas de ce qui s’est passé avant la décolonisation. » Un afro-futurisme tout de même bien ancré dans son passé.

Le 5 avril à 18 heures, au Festival Chorus des Hauts-de-Seine, Esplanade de la Défense. Tél. : 01-47-74-64-64. Le 7 avril à 20 heures au Plan, 1, avenue Louis-Aragon, Ris-Orangis (93). Tél. : 01 69 02 09 19. Le Dernier Empereur bantou (Bonsound) disponible sur les plates-formes de téléchargement payant.

 

J'ai laissé une Guinée dans tous ses états (Saïdou Nour Bokoum)

Chaque Guinéen à son réveil devrait se dire : je suis guinéen, je suis malade, je dois me soigner (Ansoumane Bangoura dit Grinda)

Alpha lui n’avait pas trouvé d’Etat. On ne devait pas parler du même Bled. Moi j’habitais un quartier nommé Kobaya. Quand mon frère y avait acheté un terrain, c’était un quartier typiquement soussou, oh pardon Muchacho (le regretté Mohamed Sampil), pas des Sossoés, mais des Bagas et autres allogène du Kakandé; ils vivaient » de leur culture dans le bora, les bas-fonds où palétuviers, boue et semences de riz se faisaient guili guili. Quelques mois avant les semailles, ces dernières étaient « baillées » à quelques fonctionnaires qui étaient « monétarisés » : 50000 fg glissants contre un sac de 50 kilos ; ils bradaient ainsi leur récolte pour pouvoir acheter le prix de sauce et quelques bougies, lampes-torches Taïwan-Hongkong, fatala » (sacéri), bref, de quoi vivre en faubourg, morceau de terre transbahuté par le vent de l’exode rural, et livrés aux moustiques.

Maintenant, ils n’ont plus rien : le bora est vendu aux « Chinois » qui ont offert un terrain de foot aux « jeunes », qui empêche de voir plus de 7km de sable fin d’une plage plus belle que celle d’Asouendé en Côte d’Ivoire. Ils ont même vendu à des Peuhls-Malinkés-Sossoés plus riches, qui ont amassé de l’argent dans les casinos, dans les rues de New York ou simplement dans le Guichet (Caisse) unique d’Alpha, si ce n’est à la LONAGUI..

Donc partout entre deux entrée-couchers où croupissent Fodé Bangoura mon défunt vendeur de « sacéri » (paix à son âme) et ses marmots, surgissent comme des champignons de luxueux R plus 10 venus de Dubaï-Hongkong-Djouba (Soudan du Sud), etc. Toutes les ruelles sont goudronnées, grâce à l’ex El Tigré qui y avait sa nième femme, dit-on. Donc des centaines de jeunes barrent les routes partout, de 8h du matin à minuit. Entre 20h et minuit, des dizaines d’autres jouent au « playstation », jeu de hasard, pari pour une entrée de 1000 glissants ; si tu gagnes 5000, 2000fg appartiennent à M. Le B.. , le propriétaire qui a déjà pris femme, ouvert une gargote et pris de la bouteille : tel un groto, il prospère à transformer des rêves en cauchemars, de futurs clochards. Et ils se comptent par milliers ces adoelscents qui hantent des mini salles de jeux pour gosses de 8 à 16 ans dans Conakry et certaines préfecture. Tous se prennent pour de futurs Messi ou Ronaldo, avec le fameux numéro 10 fétiche. Gare si vous crevez un ballon : 30 sacs glissants, amende inaugurée par Lantchana (Sassine) soi-même dont le cortège avait osé.. Plus démocrate que le Général président, tu meurs.

Donc Kobaya appartient à celui qui le met en valeur : riches commerçants, fonctionnaires et jeunes footballeurs promis au chômage perpétuel entre deux paquets de francs glissants pour chanter l’élection dès le premier tour de qui, suivez mon regard. D’ailleurs je vais donner des noms. J’ai parlé des « Chinois » qui vont continuer leur Plaza Diamond jusqu’à Kobaya ; rappelons qu’ils sont partis de Kipé, au Champ d’antennes – maintenant on dit Centre émetteur. Au Diamond Plaza derrière la place très Time Square comme à New york – il y en a plus d’une douzaine à Abidjan ou Dakar -, il y a des villas déjà achetées pas cher à 60 000 euros, par les quelque 6 milliardaires guinéens. L’appétit venant en mangeant, les « Chinois » menacent de continuer jusqu’à Kobaya où les abrutis Kakandékas ont été déjà dédommagés qui, 50 000 000, qui 100 000 000 ; cela fait beaucoup pour qui n’avait vu de sa vie que 50 000 francs quand il bradait l’héritage de ses fiston avec 7 noix de colas.

Comme cela, ils retourneront au village natal pour reprendre l’agriculture..

Quelle rigolade ! Et les Messi et autre ballons d’or, ils iront au village pour jouer à la Ligua ?

Donc il y a un ex PM qui, après s’être offert un « Carrefour F », (ainsi dénommé par les « taximaîtres », à cause de l’insolence de sa villa qui domine tout Kobaya pour ne pas dire tout Conakry, il a daigné descendre des hauteurs et « chasser la mer » pour parler comme mes voisins ex Kakandéks, enfermer un lac artificiel : une piscine à usage privée, cernée par une parcelle qui ne s’arrête que là où les « Chinois » projettent de s’arrêter. Alpha a de sérieux drames domaniaux à régler à Ratoma, je ne parle même pas des « fiefs » de son « chef de fil de l’Opposition ». Damantang, Naïté, etc. , ont du pain sur la planche.. à billets. Les mêmes planches qui servent à transformer la farine en pain. Ils feraient mieux de n’en pas faire et de garder la farine histoire de l’user façon Gbagbo, mon copain.. Un EX.

Je disais donc que j’ai laissé la Guinée sans Etat, et les Guinéens sans état d’âme. Tout le monde – ou presque – vole, tout le monde – ou presque – ment, tout le monde – ou presque - crève de faim; tout le monde – ou presque – est malade : diabète, tension (qui monte et ou descend), tout le monde s’est fait une raison pour n’écouter que son cœur qui ment au lieu de battre.

En attendant les élections, quand Ebola aura zéro de conduite.

En attendant le nouveau gouvernement qui va nous sortir de ce dépotoir.

Il paraît.

Grâce à La réconcilation nationale !

Mais le ciel n’attendra pas.

En effet j’ai vu le Guinéen qui a payé pour tous les péchés qu’il a commis depuis la nuit des temps. Le Mahdi est apparu à Taouya selon un prêche d’un imam de la banlieue parisienne. Le Mahdi vaincra les armées d’Ad Dajjal (DAESH), le Khalife ( ?) de l’Etat islamique qui fait trembler l’Occident et l’Orient au sens large. Les plus mécréants y croient de plus en plus depuis que le dernier roi d’Arabie saoudite est mort, c’était un signe fort annoncé par tous les grigrimans comme moi.

Donc une fois que le Mahdi aura tordu le cou à l’Antéchrist après lui avoir poché l’œil qui lui reste, il remettra l’épée au fils de Maryam, Issa (Paix divine sur les deux) qui lui administrera le coup de grâce. Grâce, façon de parler du lapidé !

Et alors le Guinéen guérira de sa maladie : l’addiction au « riz dormi » qui lui a ramolli le cerveau et l’a rendu insensible à tous les malheurs, voire à la HONTE d’inexister.

A suivre.

Wa Salam,

Saïdou Nour bokoum

 

www.nrgui.com

NB : brouillon

 

 

 

 

 

Ouverure de la grande Ziara de Labé

La ville de Labé vibre ce samedi 4 avril au rythme de la Ziyarah de Karamoko Alpha Mo Labé, patriarche de la grande famille des Khalidouyaabhé, a constaté sur place le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

C’est Elhadj Ibrahima Daka DIALLO connu sous le nom de ‘’Dakarois’’ de prononcer le discours de bienvenue au nom du bureau de la Fondation Karamoko Alpha Mo Labé : « Les populations de Labé vous souhaitent la bienvenue et un agréable séjour parmi nous dans la Cité de Karamoko Alpha Mo Labé. ‘’Ko Sadhi Mon ! Ko Toolii  Mon ! Hi DhonTeddi ! Hi DhonHitti !. Nous vous remercions chacun et tous ici présents pour avoir accepté de vous associer à nous pour vivre ces heures pathétiques de commémoration de la vie et de l’œuvre de notre illustre ancêtre, l’un des apôtres de l’Islam au Fouta Djallon, fondateur de la ville de Labé.»

Un homme devenu désormais la figure emblématique de notre Foutah théocratique : « La vie et l’œuvre de Karamoko Alpha Mo Labé nous sont restituées par la magie du verbe des chroniqueurs traditionalistes, gardiens jaloux de notre patrimoine ainsi que d’éminents historiens de la période pré coloniale et coloniale. »

Il précise alors que  Alpha Mamadou Cellou Diallo, connu sous le nom de Karamoko Alpha Mo Labé naquit  vers 1692 (1070 de l’hégire) à Djoba, village situé dans la Sous –préfecture actuelle de Diountou, Préfecture de Lélouma.

Fils de Abdoul Saliou et de Salimatou Fetti de Sombily, il fut l’un des glorieux descendants de khalidou, 5ème fils de Mawdè qui est le fils aîné d’Illo Yaladhi, arrière petit-fils de Bodhewal, ancêtre de la famille des Diallo.

Karamoko Alpha fit son enfance à Ley Bilel. Il fit ses études primaires coraniques à Sombili où il résida jusqu’à l’âge de Quinze (15) ans.

Très tôt, Karamoko alpha se fit remarquer par son maître comme un élève très doué et d’une franchise rare. Les brillants résultats de ses études primaires suscitèrent l’admiration de tous.

Toujours assoiffé de savoir, il décida de se rendre à Bhoundou pour continuer ses études coraniques supérieures. C’est là qu’il rencontra Alpha Amadou de Kolladhè.

Les deux amis se rendirent successivement au Macina et au Fouta Toro pour consolider leurs connaissances acquises sur l’orthodoxie musulmane. Sur le chemin du retour, en compagnie de ses partisans, il islamisa des vastes contrées, y construisit des mosquées et ouvrit des écoles coraniques.

De retour à Ley Bilel, il organisa ses Talibés et créa une armée bien structurée. Il fut entouré de collaborateurs de renoms, honnêtes et dévoués : Thierno Mamoudou Djindji, Thierno Malal Khaldouyabhé, Thierno Mamoudou et Thierno Abdoulaye Pathéyabhé, Thierno Dian Pathé Nguériyabhé, Thierno Abdoulaye Housséniyabhé, Thierno Mamadou Mawdho N’Diobboyabhé, Thierno Mamadou Dian Nyogueyabhé et Chaîkou Moussa Diawo Dickoyabhé.

A l’issue de l’éclatante victoire à la bataille de Hooré Bougou, toute la contrée ouest fut islamisée.

A Ley Bilel, il ouvrit sa première école coranique du Diwal de Labé qui connut une grande notoriété et devint ainsi le plus grand centre culturel où les musulmans affluèrent de tous côtés pour venir apprendre, s’informer et se documenter. Ce qui conféra à Karamoko Alpha une grande renommée appuyée du titre de « Khalife ».

Vers 1740, Karamoko Alpha organisa son ‘’Diwal’’.

Puis, parti de Ley Bilel, il s’installa successivement à Popodara, Demben et Missidé Hindé.

Suite à ses invocations, il découvrit le site tant recherché devant abriter la glorieuse mosquée de Labé. Cette belle et majestueuse mosquée, une fois achevée et inaugurée avec faste et dans la piété musulmane, devint le lieu de prédilection pour l’adoration du Tout Puissant Allah et singulièrement pour les prières et autres actes de dévotion de Karamoko Alpha. C’est autour de ce site sacré que s’est bâtie la cité de Karamoko Alpha mo Labé.

Karamoko Alpha prit une part active à la bataille de Talansan vers 1725 et au Forum de bourouwal Tappè, dans le Diwal de Timbi Tounni vers 1743.

Ce Forum historique a joué un rôle capital dans l’organisation religieuse et politique du Fouta théocratique.

En effet, les chefs respectifs des neuf (9) ‘’Diwés’’ (Karamoko Alpha Mo Timbo, Karamoko Alpha Mo Labé, Thierno Souleymane Timbi, Saïkou Saliou Balla de Koin, Alpha Amadou de Kolladhé, Alpha Moussa de Kébaly, Thierno Samba de Bhouriya, Alpha Mamadou Sadio de Fougoumba et Fodé Hadji) ayant constitué la Confédération Islamique du Fouta étaient  tous présents et s’étaient réunis en conclave pour prendre un certain nombre de décisions importantes dont entre autres :

1-      De constituer la Confédération Islamique du Fouta dont la vocation initiale fut religieuse ;

2-      De désigner consensuellement l’un d’entre eux pour diriger la Confédération. C’est ainsi que Karamoko Alpha Mo Timbo fut choisi par ses pairs comme premier Almamy du Fouta ;

3-      De fixer les prérogatives des ‘’Diwés’’ et l’adoption d’une constitution.

Peu de temps après le décès de Karamoko Alpha Mo Timbo, mourait aussi vers 1772 Karamoko Alpha Mo Labé, qui laissa sept (7) garçons et une fille :

ü  Ibrahima Sambégou dit Thierno Mo Sigon ;

ü  Mody Saïdou mo Serima ;

ü  Mody Mamadou Dian Mo Wora ;

ü  Mody Souleymane Mo Popodara ;

ü  Mody Madiou Hansaghèrè ;

ü  Mody Amadou Mo Baréma Missira ;

ü  Mody Billo Mo Bagnan et

ü  Aïssatou, connue sous le nom de Mama Aïssata.

Cette dernière qui était fille unique, a été donnée en mariage à Mama Doulla. De cette union, naquirent cinq (5) garçons qui fondèrent par la suite la famille des Céléyabhés.

Cette famille fut classée dans la lignée de Karamoko Alpha Mo Labé et donna de nombreux Saints dont entre autres :

ü  Thierno Sadou Mo Dalein

ü  Thierno Samba Mombeya

ü  Thierno Boubacar Poti (Lélouma) ;

ü  Karamoko Ibrahima Dalein ;

ü  Thierno Mouctar Dalein ;

ü  Thierno Aliou Soufi de Kansagawol et bien d’autres encore.

Karamoko Alpha organisa sans discrimination et d’une façon démocratique toute la société de son ‘’Diwal’’en 4 ‘’Alloudjés’’ qui sont :

ü  ‘’ Allouwal Kaldouyabhé’’ qui regroupe les Kaldouyabhé et les Awloubhé

ü  ‘’Allouwal Talibabhé’’, qui regroupe tous les Talibés.

ü  ‘’Allouwal Dow Saré’’, qui regroupe les Ourourbhé, les Wolarbhé, les Diakankêbhé, les Sarankoulé, les Garankêbhé, les ressortissants des autres régions naturelles.

ü  Allouwal Adadoulkabirou qui regroupe les Familles Timbonké, Dayébhé, Djimbalâbhé et Torobhé.

Dans l’objectif du renforcement de la cohésion sociale, de l’unité de tous les fils du Foutah, du respect de l’équité, de la tolérance et de l’esprit de partage, principes chers à l’islam, pour lesquels Karamoko Alpha s’est battu toute sa vie durant, il est de la responsabilité de tous et de chacun de s’inscrire dans cette trajectoire afin que Labé, le Fouta et tout notre pays continuent de bénéficier des nobles idéaux de cet illustre personnage, déclare le porte parole de la Fondation.

Elhadj Ibrahima Daka DIALO : « c’est dans cette perspective visant à perpétuer la mémoire de Karamoko Alpha que la Fondation Karamoko Apha mo Labé a initié la construction de la Case ‘’Khaibonrou’’ et du ‘’Doudhal’’ que nous avons l’agréable plaisir d’inaugurer aujourd’hui. Cet édifice dont le coût se chiffre à 575.000.000 de francs guinéens est le fruit des contributions de la descendance de Karamoko Alpha, des talibés, des alliés, des 4 alloudjés et d’autres citoyens et amis de Labe. C’est le lieu de remercier tous ceux qui ont contribué, de près ou de loin, à la réalisation de cet édifice.»

Il importe de préciser avant tout, que cette case est pour tous les musulmans. Les hôtes de la cité de Labé sont toujours les bienvenus dans cette case (KAIBONROU) de Karamoko Alpha pour connaitre le Taarika du Labé et recevoir les bénédictions des sages : «Cette Case a pour vocation de servir de cadre de concertation pour le renforcement du tissu social, l’organisation des cérémonies religieuses et tous actes de dévotion. Elle servira de Centre Culturel pour la recherche et la formation en islam.  C’est le lieu de remercier feu les présidents Ahmed Sekou TOURE et Lansana CONTE pour avoir fait respectivement édifier le mausolée et reconstruire la mosquée de Karamoko Alpha mo Labé. Il importe d’attirer l’attention sur l’état de dégradation avancée de cette mosquée et l’urgence des mesures d’entretien à prendre. »

En perspectives, la Fondation envisage la construction de son siège dont la pause de la première pierre interviendra tout à l’heure, la réhabilitation des sites historiques, la réalisation d’un musée et la construction d’une école franco arabe.

En conclusion, que peut-on retenir de cet illustre personnage ?

Selon le porte parole de la Fondation, la dimension humaine de Karamoko Alpha, à côté de l’érudit qu’il fut, laisse pour la postérité, un homme de partage attaché à l’unité, à la tolérance, dans un cadre inclusif et participatif. A ce titre, l’organisation de l’imamat au niveau de la Mosquée et l’administration du Diwal de Labé, sont des exemples éloquents de sa largesse d’esprit.

En guise de reconnaissance à tous ces actes hautement et humainement significatifs posés par Karamoko Alpha, et pour immortaliser sa mémoire, la Fondation Karamoko Alpha avec tous ses fils et filles, tous les 4 Alloudjés avec le soutien moral et matériel de chacun et de tous, ont dans la concession de l’un de  ses illustres descendants, Alpha Yaya Diallo, Roi de Labé eu l’initiative et la volonté de construire la Case (Kaïbonrou) et le Doudhal de Karamoko Alpha Mo Labé dont on procède à l’inauguration ce jour solennel du 4 Avril 2015. 

Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Noir et musulman en France, la double peine (Médiapart)

À CV équivalent, un candidat perçu comme musulman a entre deux et trois fois moins de chances d’être convoqué à un entretien d’embauche qu’un candidat supposé chrétien. Cette discrimination s’explique par les préjugés négatifs des employeurs à l’égard de cette population, ainsi que par l’attitude de repli plus fréquente de personnes qui ont tendance à intérioriser la discrimination et anticiper un refus. Tels sont en substance les résultats d’une série d’enquêtes uniques en France tant les données scientifiques en la matière sont rares dans ce pays. Et pour cause. Les statistiques publiques y sont aveugles aux discriminations en raison des origines ethniques et/ou religieuses. Conformément à la Constitution qui bannit toute « distinction de race, de religion ou de croyance » entre les citoyens, la loi relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés de 1978 interdit la collecte et le traitement de « données à caractère personnel qui font apparaître, directement ou indirectement, les origines raciales ou ethniques, les opinions politiques, philosophiques ou religieuses ».

La loi prévoit toutefois des dérogations. Autorité administrative indépendante chargée de garantir le respect de la vie privée, des libertés individuelles et des libertés publiques lors de traitement de données à caractère personnel, la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) étudie au cas par cas les demandes des chercheurs et des sondeurs, en fonction de leur finalité, du consentement des personnes interrogées et de l’anonymat des données.

Marie-Anne Valfort est membre associée à PSE-Ecole d’économie de Paris.Marie-Anne Valfort est membre associée à PSE-Ecole d’économie de Paris.

C’est dans ce cadre que s’inscrivent les travaux de Marie-Anne Valfort, membre associée à PSE-École d’économie de Paris et maître de conférences à l’université Paris I Panthéon-Sorbonne, Claire Adida, professeure assistante en sciences politiques à l’université de San Diego en Californie, et David Laitin, professeur en sciences politiques à l’université Stanford, également en Californie. Leur projet de recherche, qui s’étale sur plusieurs années, est financé par la National Science Foundation, basée aux États-Unis, où la collecte et l’analyse de statistiques ethnico-religieuses ne posent pas de problème. Pour Mediapart, Marie-Anne Valfort a accepté de détailler les résultats de ces enquêtes et d’évoquer les pistes de réformes gouvernementales qu’elle juge prioritaires.

Vous avez mené deux enquêtes : l’une pour mesurer les discriminations dont sont victimes les musulmans. L’autre pour comprendre les raisons de ce rejet. Comment avez-vous constitué vos bases de données, étant donné qu’en France, les statistiques publiques ne permettent pas de distinguer les personnes en fonction de leur religion ?

Avec mes coauteurs, nous avons mesuré la discrimination à l’embauche à l’égard des musulmans à l’aide d’un testing sur CV réalisé au printemps 2009. Nous avons répondu à 271 offres d’emploi réelles, publiées sur le site de Pôle emploi, pour des postes d’assistantes comptables, de comptables et de secrétaires comptables, situés en France métropolitaine. Ce testing sur CV a été le premier à étudier l’existence d’une discrimination à raison de la religion. Plus précisément, afin de pouvoir attribuer d’éventuelles différences de taux de réponse entre les candidats fictifs de notre testing à leurs seules différences d’affiliation religieuse, nous avons assigné à ces candidats le même pays d’origine, le Sénégal. Notre testing sur CV a donc consisté à comparer les taux de réponse obtenus par deux Françaises d’origine sénégalaise dont l’une est musulmane et l’autre est catholique. La musulmane, « Khadija Diouf », a travaillé au « Secours islamique » et fait du bénévolat aux « Scouts musulmans de France ». La catholique, « Marie Diouf », a travaillé au « Secours catholique » et fait du bénévolat aux « Scouts et Guides de France ». La loi sur l’égalité des chances du 18 janvier 2006 a permis de légaliser « la pratique des vérifications à l’improviste aussi appelée testing comme moyen de preuve d’éventuelles discriminations ». Cette légalisation figure depuis le 3 avril 2006 dans l’article 225-3-1 du code pénal. En d’autres termes, l’utilisation de testings pour mesurer une éventuelle discrimination à l’égard de l’un des 20 critères définis par la loi (article 225-1 du code pénal) est autorisée. Or, la religion fait partie de ces 20 critères. Notre testing sur CV a donc été mené en toute légalité.

Il montre que l’appartenance supposée à la religion musulmane plutôt qu’à la religion catholique est un facteur important de discrimination sur le marché du travail français. Ainsi, à CV équivalent, Khadija Diouf a entre deux et trois fois moins de chances d’être convoquée à un entretien d’embauche que Marie Diouf. Pour comprendre les raisons de cette discrimination, nous avons conduit, également au printemps 2009, une enquête réalisée par téléphone via l’institut de sondage CSA auprès de 511 ménages d’origine sénégalaise vivant en France (questions fermées), dotés des mêmes caractéristiques à leur arrivée en France, à l’exception de leur religion (une partie de ces ménages est chrétienne, l’autre est musulmane). Nous avons aussi organisé des « jeux expérimentaux » durant lesquels 80 personnes, des « Français sans passé migratoire récent », ont interagi avec des immigrés d’origine sénégalaise chrétiens et musulmans. Pour cela, il nous a fallu collecter des informations considérées en France comme « sensibles » concernant la religion des participants. Mais cette collecte est possible dès lors qu’elle est validée par la Cnil sur la base de deux critères principaux : la problématique de l’enquête justifie cette collecte – c’est particulièrement le cas lorsque l’enquête concerne l’étude des discriminations – ; les données sensibles recueillies font l’objet d’un processus d’anonymisation. Ainsi, la collecte d’informations individuelles sensibles n’est pas impossible en France. 

Vous observez que les candidats présumés musulmans ont deux à trois fois moins de chances de décrocher un entretien d’embauche. Comment s’expliquent ces discriminations massives ?

Nos résultats montrent que la société d’accueil française et les immigrés musulmans sont enfermés dans un cercle vicieux, qui peut se décrire comme suit. Tout d’abord, les musulmans diffèrent par rapport à leurs homologues chrétiens (et a fortiori par rapport aux Français sans passé migratoire récent) en fonction de leurs normes religieuses et de leurs normes de genre : ils attachent plus d’importance à la religion et ont une vision plus traditionnelle des rôles qui incombent aux hommes et aux femmes. Ensuite, ces différences culturelles constituent une source de discrimination de la part des employeurs, qui craignent, en recrutant un candidat musulman, d’être confrontés à plus de revendications à caractère religieux mais aussi à plus de conflits entre salariés de sexes différents. Mais ces différences culturelles alimentent également une discrimination moins rationnelle de la part des Français sans passé migratoire récent dans leur ensemble. Ces derniers font en effet l’amalgame entre « attachement plus fort à la religion » et « rejet de la laïcité » et entre « vision plus traditionnelle des rôles qui incombent aux hommes et aux femmes » et « oppression des femmes ». En d’autres termes, ils perçoivent la présence des musulmans comme une menace culturelle susceptible de remettre en cause au moins deux grands principes auxquels ils sont particulièrement attachés : l’indépendance du politique par rapport au religieux et l’égalité hommes-femmes. Cet amalgame amène les Français sans passé migratoire récent à se montrer moins coopératifs à l’égard des personnes qu’ils perçoivent comme musulmanes, y compris lorsqu’ils ne s’attendent à aucune hostilité particulière de la part de ces personnes au moment où ils interagissent avec elles.

De leur côté, les musulmans perçoivent plus d’hostilité de la part des Français sans passé migratoire récent que ne le perçoivent leurs homologues chrétiens. Cette perception ne les incite pas à gommer les différences culturelles qui les séparent de leur société d'accueil, et les pousse au contraire à souligner ces différences : ces différences se creusent d’une génération d’immigrants à l’autre plus qu’elles ne s’estompent. Au bout du compte, cette tendance au repli des musulmans exacerbe à son tour la discrimination qu’ils subissent en France.

 

Vos enquêtes ont été conduites auprès de personnes d’origine sénégalaise. Y a-t-il en France une double peine à être noir et musulman ? Quel est le facteur le plus discriminant : être noir ou musulman ?

 

Différents testings sur CV ont montré qu’une personne perçue comme noire est discriminée par rapport à une personne perçue comme blanche. Notre testing sur CV montre par ailleurs qu’une personne originaire d’Afrique subsaharienne perçue comme musulmane est discriminée par rapport à une personne de la même origine mais perçue comme catholique. Si l’on suppose que la discrimination est “additive”, la combinaison de ces résultats suggère que les personnes noires et musulmanes souffrent effectivement d’une double peine en France. Est-il important de savoir si les musulmans (dont beaucoup sont issus du Maghreb) souffrent plus de la discrimination en France que les personnes issues d’Afrique subsaharienne (ou l’inverse) ? Ces personnes sont toutes fortement discriminées, comme le suggère la note publiée par France Stratégie en mars 2015. Cette note montre en effet que l’écart entre l’insertion économique des jeunes sans ascendance migratoire directe et celle des jeunes issus de l’immigration n’est jamais aussi important que lorsque ces jeunes issus de l’immigration sont originaires d’Afrique (Maghreb et Afrique subsaharienne). Or, une part non négligeable des écarts observés par rapport aux jeunes sans ascendance migratoire directe ne s’explique pas par les variables sociodémographiques classiques (niveau d’éducation du jeune et de ses parents notamment). Établir une “échelle” des discriminations selon que les victimes sont noires, musulmanes, ou les deux à la fois, est un objectif mesquin au regard de la nécessité, impérieuse, de définir les moyens les plus efficaces pour réduire la discrimination massive que les populations noires et les populations musulmanes subissent en France.

 

Les jeunes générations musulmanes sont-elles moins ou plus discriminées que leur parents ?

 

Nous ne savons pas si, dans les faits, les jeunes générations musulmanes sont plus ou moins discriminées que leurs parents. Mais l’enquête European Social Survey révèle que le sentiment d’être discriminé des immigrés musulmans de « deuxième génération » est plus fort que celui des immigrés musulmans de « première génération », en France mais aussi dans les autres pays européens. Il en va de même concernant leur probabilité d’être sans emploi.

 

Quel est l’impact des diplômes en matière de discriminations ?

 

Je viens d’achever un testing sur CV de grande ampleur pour mieux comprendre les ressorts de la discrimination à l’égard des musulmans sur le marché du travail français. Le protocole expérimental permet notamment d’identifier si un CV de meilleure qualité permet aux candidats musulmans de réduire la discrimination dont ils sont victimes. Rendez-vous en mai ou juin 2015 pour la publication des premiers résultats !

 

Quelles mesures préconisez-vous de la part des pouvoirs publics et des entreprises ?

 

La discrimination à l’embauche des candidats musulmans n’est que la déclinaison, au sein de l’entreprise, d’un sentiment antimusulman plus général. Faut-il rappeler que 43 % des personnes interrogées par une enquête Ifop de 2012 considèrent la « présence d’une communauté musulmane » en France comme une « menace pour l’identité de notre pays », et que seulement 17 % la perçoivent au contraire comme un « facteur d’enrichissement culturel pour notre pays » ? Il est donc essentiel de lancer une vaste campagne d’information auprès de la population française, permettant notamment de souligner les amalgames auxquels elle se livre au sujet de la population musulmane. Ainsi, l’attachement plus fort à la religion des musulmans n’est pas synonyme de leur volonté de remplacer notre démocratie par une théocratie régie par la loi islamique. Au sein des populations sénégalaises, chrétiennes et musulmanes, que nous avons étudiées, les musulmans sont aussi attachés que les chrétiens au principe de laïcité. Par ailleurs, une vision plus traditionnelle des rôles qui incombent aux hommes et aux femmes n’est pas synonyme d’oppression des femmes. Certes, les chrétiens sont plus susceptibles de penser que « quand les emplois se font rares, les hommes et les femmes devraient avoir le même niveau d’accès à ces emplois », alors que les musulmans sont plus enclins à considérer que « les hommes devraient plutôt avoir les premières opportunités » dans ce cas. Mais nos données d’enquête montrent également que les musulmans aspirent autant que leurs homologues chrétiens à voir leur fille réussir scolairement.

 

Des politiques de lutte contre les discriminations doivent aussi être menées au sein des entreprises. Il est ainsi essentiel que les salariés soient formés à la non-discrimination. L’objectif de ces formations est double. Elles consistent à expliquer aux participants les biais décisionnels (goût pour l’entre-soi, recours aux stéréotypes, etc.) qui engendrent la discrimination, et à les convaincre de la nécessité de résister à ces biais. Car la lutte contre les discriminations, notamment ethno-religieuses, est bénéfique pour la performance de l’entreprise. D’abord parce qu’elle permet de réduire son risque juridique. La discrimination à raison de l’origine et de la religion est en effet illégale et sanctionnée, si elle est prouvée, d’amendes élevées. Pour que cette menace de la sanction soit crédible et donc amène les entreprises à limiter leurs comportements discriminatoires, il faudrait instaurer un contrôle accru de leurs pratiques de recrutement. Ainsi, on pourrait imaginer qu’une institution publique telle que le défenseur des droits se lance dans des opérations de testing à la fois plus fréquentes et plus systématiques. Le discours de Manuel Valls du 6 mars 2015 sur « la République en actes » va d’ailleurs dans ce sens.

 

Par ailleurs, l’engagement dans la lutte contre les discriminations ethno-religieuses permet à l’entreprise de s’afficher comme socialement responsable, un “plus” pour attirer les investisseurs. Mais encore faut-il que l’entreprise puisse mesurer sa diversité ethno-religieuse afin de se fixer des objectifs visant à l’améliorer. Si des progrès ont pu être réalisés au cours des dernières années en termes d’égalité hommes-femmes ou d’intégration des personnes handicapées, c’est précisément parce que la proportion de femmes et de personnes handicapées a été mesurée et considérée comme un indicateur de performance à part entière. Il est donc essentiel que les employeurs puissent collecter, avec le soutien de la Cnil, des données objectives au moins sur la nationalité et le lieu de naissance des salariés et de leurs parents.

 

Enfin, il est important de rappeler que les rares études qui ont réussi à estimer l’impact de la diversité ethno-religieuse des équipes sur leur productivité ont pour l’instant montré que cet impact est positif. La diversité ethno-religieuse est un levier de performance car elle permet la mise en commun d’un ensemble de compétences et d’expériences plus riches. Encore faut-il que l’ensemble des salariés et managers de l’entreprise réservent un bon accueil aux nouvelles recrues issues de la “diversité”. À ce titre, on ne peut qu’encourager les grandes entreprises à montrer l’exemple en se dotant de comités exécutifs et conseils d’administration plus représentatifs de la diversité ethno-religieuse de notre pays.

 

Pourquoi la recherche en France est-elle relativement absente sur ces sujets ? Est-ce lié à la difficulté d’avoir accès à des données ? Au manque d’impulsion par les pouvoirs publics ? À un désintérêt ?

 

La collecte de données dites sensibles, bien qu’elle ne soit pas impossible, n’est pas aisée. Cette situation ne facilite clairement pas les recherches sur la discrimination à raison de la race ou de la religion en France. Les opposants aux statistiques ethniques, sous couvert de défense de l’égalité entre citoyens, servent moins la lutte contre les discriminations que leur déni et donc leur expansion.

Carine Fouteau

Médiapart

 

 

 

 

Un Malien nommé numéro deux de la Francophonie

 
Le gouvernement malien s'est félicité jeudi de la nomination d'un ancien fonctionnaire international malien, Adama Ouane, comme numéro deux de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF), qui représente 80 pays.

M. Ouane, 66 ans, a été nommé le 30 mars au poste d'administrateur de l'OIF "pour un mandat de quatre ans" par la secrétaire générale l'organisation, Michaëlle Jean. Il devait prendre ses fonctions mercredi, selon un communiqué de l'OIF diffusé cette semaine.

Bamako "se félicite de cette nomination" et remercie "très chaleureusement" Mme Jean "pour la confiance placée en notre compatriote pour occuper ce poste extrêmement important et sensible", a indiqué jeudi le porte-parole du gouvernement malien, Choguel Maïga, dans un communiqué.

Né le 6 juin 1948 à Bandiagara (région de Mopti, centre du Mali), Adama Ouane a été ministre de l'Education de son pays en 2012, et consultant auprès de plusieurs organisations internationales dont le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef) et la Banque mondiale.

Il succède au Canadien Clément Duhaime, dont le départ était attendu depuis l'élection de Mme Jean, une Canadienne d'origine haïtienne, comme nouvelle secrétaire générale pour remplacer le Sénégalais Abdou Diouf d'un sommet en novembre 2014 à Dakar. 

Michaëlle Jean avait été désignée par consensus, après des tractations difficiles, face à quatre candidats africains: l'ex-président Pierre Buyoya, l'écrivain et diplomate congolais Henri Lopes, l'ex-Premier ministre mauricien Jean-Claude de l'Estrac et l'ancien ministre équato-guinéen Agustin Nze Nfumu.

Auparavant, une règle non écrite voulait que le secrétaire général de l'OIF soit issu d'un pays du Sud et l'administrateur du Nord. La situation ayant été inversée, il était attendu que M. Duhaime soit remplacé par un Africain, selon des observateurs.

Michaëlle Jean a rendu hommage à Clément Duhaime, qui était administrateur de l'OIF depuis janvier 2006, d'après ses services.

"Fervent militant de la langue française, Clément Duhaime a constamment voulu donner corps aux valeurs de solidarité et de diversité (...) à travers une coopération multilatérale francophone ambitieuse, concrète et de proximité", a-t-elle dit.

Le Canada est, derrière la France, le deuxième bailleur de l'OIF, qui représente au total 80 pays: 57 Etats membres et 23 observateurs. 

AFP