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Mis à jour le vendredi 15 mai 2015 12:48
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Publié le dimanche 5 avril 2015 20:27
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Écrit par Saïdou Nour Bokoum
Chaque Guinéen à son réveil devrait se dire : je suis guinéen, je suis malade, je dois me soigner (Ansoumane Bangoura dit Grinda)
Alpha lui n’avait pas trouvé d’Etat. On ne devait pas parler du même Bled. Moi j’habitais un quartier nommé Kobaya. Quand mon frère y avait acheté un terrain, c’était un quartier typiquement soussou, oh pardon Muchacho (le regretté Mohamed Sampil), pas des Sossoés, mais des Bagas et autres allogène du Kakandé; ils vivaient » de leur culture dans le bora, les bas-fonds où palétuviers, boue et semences de riz se faisaient guili guili. Quelques mois avant les semailles, ces dernières étaient « baillées » à quelques fonctionnaires qui étaient « monétarisés » : 50000 fg glissants contre un sac de 50 kilos ; ils bradaient ainsi leur récolte pour pouvoir acheter le prix de sauce et quelques bougies, lampes-torches Taïwan-Hongkong, fatala » (sacéri), bref, de quoi vivre en faubourg, morceau de terre transbahuté par le vent de l’exode rural, et livrés aux moustiques.
Maintenant, ils n’ont plus rien : le bora est vendu aux « Chinois » qui ont offert un terrain de foot aux « jeunes », qui empêche de voir plus de 7km de sable fin d’une plage plus belle que celle d’Asouendé en Côte d’Ivoire. Ils ont même vendu à des Peuhls-Malinkés-Sossoés plus riches, qui ont amassé de l’argent dans les casinos, dans les rues de New York ou simplement dans le Guichet (Caisse) unique d’Alpha, si ce n’est à la LONAGUI..
Donc partout entre deux entrée-couchers où croupissent Fodé Bangoura mon défunt vendeur de « sacéri » (paix à son âme) et ses marmots, surgissent comme des champignons de luxueux R plus 10 venus de Dubaï-Hongkong-Djouba (Soudan du Sud), etc. Toutes les ruelles sont goudronnées, grâce à l’ex El Tigré qui y avait sa nième femme, dit-on. Donc des centaines de jeunes barrent les routes partout, de 8h du matin à minuit. Entre 20h et minuit, des dizaines d’autres jouent au « playstation », jeu de hasard, pari pour une entrée de 1000 glissants ; si tu gagnes 5000, 2000fg appartiennent à M. Le B.. , le propriétaire qui a déjà pris femme, ouvert une gargote et pris de la bouteille : tel un groto, il prospère à transformer des rêves en cauchemars, de futurs clochards. Et ils se comptent par milliers ces adoelscents qui hantent des mini salles de jeux pour gosses de 8 à 16 ans dans Conakry et certaines préfecture. Tous se prennent pour de futurs Messi ou Ronaldo, avec le fameux numéro 10 fétiche. Gare si vous crevez un ballon : 30 sacs glissants, amende inaugurée par Lantchana (Sassine) soi-même dont le cortège avait osé.. Plus démocrate que le Général président, tu meurs.
Donc Kobaya appartient à celui qui le met en valeur : riches commerçants, fonctionnaires et jeunes footballeurs promis au chômage perpétuel entre deux paquets de francs glissants pour chanter l’élection dès le premier tour de qui, suivez mon regard. D’ailleurs je vais donner des noms. J’ai parlé des « Chinois » qui vont continuer leur Plaza Diamond jusqu’à Kobaya ; rappelons qu’ils sont partis de Kipé, au Champ d’antennes – maintenant on dit Centre émetteur. Au Diamond Plaza derrière la place très Time Square comme à New york – il y en a plus d’une douzaine à Abidjan ou Dakar -, il y a des villas déjà achetées pas cher à 60 000 euros, par les quelque 6 milliardaires guinéens. L’appétit venant en mangeant, les « Chinois » menacent de continuer jusqu’à Kobaya où les abrutis Kakandékas ont été déjà dédommagés qui, 50 000 000, qui 100 000 000 ; cela fait beaucoup pour qui n’avait vu de sa vie que 50 000 francs quand il bradait l’héritage de ses fiston avec 7 noix de colas.
Comme cela, ils retourneront au village natal pour reprendre l’agriculture..
Quelle rigolade ! Et les Messi et autre ballons d’or, ils iront au village pour jouer à la Ligua ?
Donc il y a un ex PM qui, après s’être offert un « Carrefour F », (ainsi dénommé par les « taximaîtres », à cause de l’insolence de sa villa qui domine tout Kobaya pour ne pas dire tout Conakry, il a daigné descendre des hauteurs et « chasser la mer » pour parler comme mes voisins ex Kakandéks, enfermer un lac artificiel : une piscine à usage privée, cernée par une parcelle qui ne s’arrête que là où les « Chinois » projettent de s’arrêter. Alpha a de sérieux drames domaniaux à régler à Ratoma, je ne parle même pas des « fiefs » de son « chef de fil de l’Opposition ». Damantang, Naïté, etc. , ont du pain sur la planche.. à billets. Les mêmes planches qui servent à transformer la farine en pain. Ils feraient mieux de n’en pas faire et de garder la farine histoire de l’user façon Gbagbo, mon copain.. Un EX.
Je disais donc que j’ai laissé la Guinée sans Etat, et les Guinéens sans état d’âme. Tout le monde – ou presque – vole, tout le monde – ou presque – ment, tout le monde – ou presque - crève de faim; tout le monde – ou presque – est malade : diabète, tension (qui monte et ou descend), tout le monde s’est fait une raison pour n’écouter que son cœur qui ment au lieu de battre.
En attendant les élections, quand Ebola aura zéro de conduite.
En attendant le nouveau gouvernement qui va nous sortir de ce dépotoir.
Il paraît.
Grâce à La réconcilation nationale !
Mais le ciel n’attendra pas.
En effet j’ai vu le Guinéen qui a payé pour tous les péchés qu’il a commis depuis la nuit des temps. Le Mahdi est apparu à Taouya selon un prêche d’un imam de la banlieue parisienne. Le Mahdi vaincra les armées d’Ad Dajjal (DAESH), le Khalife ( ?) de l’Etat islamique qui fait trembler l’Occident et l’Orient au sens large. Les plus mécréants y croient de plus en plus depuis que le dernier roi d’Arabie saoudite est mort, c’était un signe fort annoncé par tous les grigrimans comme moi.
Donc une fois que le Mahdi aura tordu le cou à l’Antéchrist après lui avoir poché l’œil qui lui reste, il remettra l’épée au fils de Maryam, Issa (Paix divine sur les deux) qui lui administrera le coup de grâce. Grâce, façon de parler du lapidé !
Et alors le Guinéen guérira de sa maladie : l’addiction au « riz dormi » qui lui a ramolli le cerveau et l’a rendu insensible à tous les malheurs, voire à la HONTE d’inexister.
A suivre.
Wa Salam,
Saïdou Nour bokoum
www.nrgui.com
NB : brouillon
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Mis à jour le samedi 4 avril 2015 13:47
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Publié le samedi 4 avril 2015 13:38
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Écrit par Idrissa Sampiring DIALLO
La ville de Labé vibre ce samedi 4 avril au rythme de la Ziyarah de Karamoko Alpha Mo Labé, patriarche de la grande famille des Khalidouyaabhé, a constaté sur place le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.
C’est Elhadj Ibrahima Daka DIALLO connu sous le nom de ‘’Dakarois’’ de prononcer le discours de bienvenue au nom du bureau de la Fondation Karamoko Alpha Mo Labé : « Les populations de Labé vous souhaitent la bienvenue et un agréable séjour parmi nous dans la Cité de Karamoko Alpha Mo Labé. ‘’Ko Sadhi Mon ! Ko Toolii Mon ! Hi DhonTeddi ! Hi DhonHitti !. Nous vous remercions chacun et tous ici présents pour avoir accepté de vous associer à nous pour vivre ces heures pathétiques de commémoration de la vie et de l’œuvre de notre illustre ancêtre, l’un des apôtres de l’Islam au Fouta Djallon, fondateur de la ville de Labé.»
Un homme devenu désormais la figure emblématique de notre Foutah théocratique : « La vie et l’œuvre de Karamoko Alpha Mo Labé nous sont restituées par la magie du verbe des chroniqueurs traditionalistes, gardiens jaloux de notre patrimoine ainsi que d’éminents historiens de la période pré coloniale et coloniale. »
Il précise alors que Alpha Mamadou Cellou Diallo, connu sous le nom de Karamoko Alpha Mo Labé naquit vers 1692 (1070 de l’hégire) à Djoba, village situé dans la Sous –préfecture actuelle de Diountou, Préfecture de Lélouma.
Fils de Abdoul Saliou et de Salimatou Fetti de Sombily, il fut l’un des glorieux descendants de khalidou, 5ème fils de Mawdè qui est le fils aîné d’Illo Yaladhi, arrière petit-fils de Bodhewal, ancêtre de la famille des Diallo.
Karamoko Alpha fit son enfance à Ley Bilel. Il fit ses études primaires coraniques à Sombili où il résida jusqu’à l’âge de Quinze (15) ans.
Très tôt, Karamoko alpha se fit remarquer par son maître comme un élève très doué et d’une franchise rare. Les brillants résultats de ses études primaires suscitèrent l’admiration de tous.
Toujours assoiffé de savoir, il décida de se rendre à Bhoundou pour continuer ses études coraniques supérieures. C’est là qu’il rencontra Alpha Amadou de Kolladhè.
Les deux amis se rendirent successivement au Macina et au Fouta Toro pour consolider leurs connaissances acquises sur l’orthodoxie musulmane. Sur le chemin du retour, en compagnie de ses partisans, il islamisa des vastes contrées, y construisit des mosquées et ouvrit des écoles coraniques.
De retour à Ley Bilel, il organisa ses Talibés et créa une armée bien structurée. Il fut entouré de collaborateurs de renoms, honnêtes et dévoués : Thierno Mamoudou Djindji, Thierno Malal Khaldouyabhé, Thierno Mamoudou et Thierno Abdoulaye Pathéyabhé, Thierno Dian Pathé Nguériyabhé, Thierno Abdoulaye Housséniyabhé, Thierno Mamadou Mawdho N’Diobboyabhé, Thierno Mamadou Dian Nyogueyabhé et Chaîkou Moussa Diawo Dickoyabhé.
A l’issue de l’éclatante victoire à la bataille de Hooré Bougou, toute la contrée ouest fut islamisée.
A Ley Bilel, il ouvrit sa première école coranique du Diwal de Labé qui connut une grande notoriété et devint ainsi le plus grand centre culturel où les musulmans affluèrent de tous côtés pour venir apprendre, s’informer et se documenter. Ce qui conféra à Karamoko Alpha une grande renommée appuyée du titre de « Khalife ».
Vers 1740, Karamoko Alpha organisa son ‘’Diwal’’.
Puis, parti de Ley Bilel, il s’installa successivement à Popodara, Demben et Missidé Hindé.
Suite à ses invocations, il découvrit le site tant recherché devant abriter la glorieuse mosquée de Labé. Cette belle et majestueuse mosquée, une fois achevée et inaugurée avec faste et dans la piété musulmane, devint le lieu de prédilection pour l’adoration du Tout Puissant Allah et singulièrement pour les prières et autres actes de dévotion de Karamoko Alpha. C’est autour de ce site sacré que s’est bâtie la cité de Karamoko Alpha mo Labé.
Karamoko Alpha prit une part active à la bataille de Talansan vers 1725 et au Forum de bourouwal Tappè, dans le Diwal de Timbi Tounni vers 1743.
Ce Forum historique a joué un rôle capital dans l’organisation religieuse et politique du Fouta théocratique.
En effet, les chefs respectifs des neuf (9) ‘’Diwés’’ (Karamoko Alpha Mo Timbo, Karamoko Alpha Mo Labé, Thierno Souleymane Timbi, Saïkou Saliou Balla de Koin, Alpha Amadou de Kolladhé, Alpha Moussa de Kébaly, Thierno Samba de Bhouriya, Alpha Mamadou Sadio de Fougoumba et Fodé Hadji) ayant constitué la Confédération Islamique du Fouta étaient tous présents et s’étaient réunis en conclave pour prendre un certain nombre de décisions importantes dont entre autres :
1- De constituer la Confédération Islamique du Fouta dont la vocation initiale fut religieuse ;
2- De désigner consensuellement l’un d’entre eux pour diriger la Confédération. C’est ainsi que Karamoko Alpha Mo Timbo fut choisi par ses pairs comme premier Almamy du Fouta ;
3- De fixer les prérogatives des ‘’Diwés’’ et l’adoption d’une constitution.
Peu de temps après le décès de Karamoko Alpha Mo Timbo, mourait aussi vers 1772 Karamoko Alpha Mo Labé, qui laissa sept (7) garçons et une fille :
ü Ibrahima Sambégou dit Thierno Mo Sigon ;
ü Mody Saïdou mo Serima ;
ü Mody Mamadou Dian Mo Wora ;
ü Mody Souleymane Mo Popodara ;
ü Mody Madiou Hansaghèrè ;
ü Mody Amadou Mo Baréma Missira ;
ü Mody Billo Mo Bagnan et
ü Aïssatou, connue sous le nom de Mama Aïssata.
Cette dernière qui était fille unique, a été donnée en mariage à Mama Doulla. De cette union, naquirent cinq (5) garçons qui fondèrent par la suite la famille des Céléyabhés.
Cette famille fut classée dans la lignée de Karamoko Alpha Mo Labé et donna de nombreux Saints dont entre autres :
ü Thierno Sadou Mo Dalein
ü Thierno Samba Mombeya
ü Thierno Boubacar Poti (Lélouma) ;
ü Karamoko Ibrahima Dalein ;
ü Thierno Mouctar Dalein ;
ü Thierno Aliou Soufi de Kansagawol et bien d’autres encore.
Karamoko Alpha organisa sans discrimination et d’une façon démocratique toute la société de son ‘’Diwal’’en 4 ‘’Alloudjés’’ qui sont :
ü ‘’ Allouwal Kaldouyabhé’’ qui regroupe les Kaldouyabhé et les Awloubhé
ü ‘’Allouwal Talibabhé’’, qui regroupe tous les Talibés.
ü ‘’Allouwal Dow Saré’’, qui regroupe les Ourourbhé, les Wolarbhé, les Diakankêbhé, les Sarankoulé, les Garankêbhé, les ressortissants des autres régions naturelles.
ü Allouwal Adadoulkabirou qui regroupe les Familles Timbonké, Dayébhé, Djimbalâbhé et Torobhé.
Dans l’objectif du renforcement de la cohésion sociale, de l’unité de tous les fils du Foutah, du respect de l’équité, de la tolérance et de l’esprit de partage, principes chers à l’islam, pour lesquels Karamoko Alpha s’est battu toute sa vie durant, il est de la responsabilité de tous et de chacun de s’inscrire dans cette trajectoire afin que Labé, le Fouta et tout notre pays continuent de bénéficier des nobles idéaux de cet illustre personnage, déclare le porte parole de la Fondation.
Elhadj Ibrahima Daka DIALO : « c’est dans cette perspective visant à perpétuer la mémoire de Karamoko Alpha que la Fondation Karamoko Apha mo Labé a initié la construction de la Case ‘’Khaibonrou’’ et du ‘’Doudhal’’ que nous avons l’agréable plaisir d’inaugurer aujourd’hui. Cet édifice dont le coût se chiffre à 575.000.000 de francs guinéens est le fruit des contributions de la descendance de Karamoko Alpha, des talibés, des alliés, des 4 alloudjés et d’autres citoyens et amis de Labe. C’est le lieu de remercier tous ceux qui ont contribué, de près ou de loin, à la réalisation de cet édifice.»
Il importe de préciser avant tout, que cette case est pour tous les musulmans. Les hôtes de la cité de Labé sont toujours les bienvenus dans cette case (KAIBONROU) de Karamoko Alpha pour connaitre le Taarika du Labé et recevoir les bénédictions des sages : «Cette Case a pour vocation de servir de cadre de concertation pour le renforcement du tissu social, l’organisation des cérémonies religieuses et tous actes de dévotion. Elle servira de Centre Culturel pour la recherche et la formation en islam. C’est le lieu de remercier feu les présidents Ahmed Sekou TOURE et Lansana CONTE pour avoir fait respectivement édifier le mausolée et reconstruire la mosquée de Karamoko Alpha mo Labé. Il importe d’attirer l’attention sur l’état de dégradation avancée de cette mosquée et l’urgence des mesures d’entretien à prendre. »
En perspectives, la Fondation envisage la construction de son siège dont la pause de la première pierre interviendra tout à l’heure, la réhabilitation des sites historiques, la réalisation d’un musée et la construction d’une école franco arabe.
En conclusion, que peut-on retenir de cet illustre personnage ?
Selon le porte parole de la Fondation, la dimension humaine de Karamoko Alpha, à côté de l’érudit qu’il fut, laisse pour la postérité, un homme de partage attaché à l’unité, à la tolérance, dans un cadre inclusif et participatif. A ce titre, l’organisation de l’imamat au niveau de la Mosquée et l’administration du Diwal de Labé, sont des exemples éloquents de sa largesse d’esprit.
En guise de reconnaissance à tous ces actes hautement et humainement significatifs posés par Karamoko Alpha, et pour immortaliser sa mémoire, la Fondation Karamoko Alpha avec tous ses fils et filles, tous les 4 Alloudjés avec le soutien moral et matériel de chacun et de tous, ont dans la concession de l’un de ses illustres descendants, Alpha Yaya Diallo, Roi de Labé eu l’initiative et la volonté de construire la Case (Kaïbonrou) et le Doudhal de Karamoko Alpha Mo Labé dont on procède à l’inauguration ce jour solennel du 4 Avril 2015.
Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com