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Au Prof Kapet de Bana
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A Mme Sylvia Serbin
 
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Black M au Zénith face à des jeunes en transe

Alpha Diallo aura 30 ans le 27 décembre, et il est en pleine tournée des Zénith, Arena ou équivalents, de grandes salles. Pause le 21 décembre, puis reprise le 21 février 2015. Quand ce Parisien, fils de Guinéens, a commencé le rap, il a changé son nom en « Black Mesrimes », en s’inspirant de celui du célèbre voyou hexagonal, Jacques Mesrine. Mais comme en fait, il ne lui ressemble vraiment pas, il a rajouté « Black » pour confirmer son appartenance ethnique et ses copains ont réduit le « Mesrimes » à M.
Visuel des concerts de Black M pour la tournée des Zénith.

Les potes de Black M, ce sont d’abord ceux du groupe avec qui il est apparu sur la scène française, l’ultra-populaire Sexion d’Assaut. Depuis la fin du premier chapitre de leur aventure (triomphe de l’album L’Apogée, départ de Lefa, parti méditer), chacun taille sa route en solo, et égraine les semences du succès. Les sept membres actifs de ce collectif, qui sait si bien sentir l’air du temps, assurent par ailleurs qu’il n’y a aucune dissolution prévue et que les affaires reprendront en 2015.

Le « son » Wati B

Les affaires vont bien. Sexion d’Assaut, et donc Black M, ont créé une société, un label, une machine à merchandising, le Wati B, qui sous-tend toute la vie artistique et commerciale de nos compères. L’artisan occulte de cette start-up s’appelle Dawala, Malien né à Paris, et son fils vient danser sur la scène du Zénith de Paris, jeudi 4 décembre. Il danse, parce que tout le monde danse, bien.

Black M, en effet, n’est pas pingre, il partage la scène avec les jeunots et les vétérans imprégnés du « son » Wati B : un mélange de rythmes de hip-hop dur, de chansons à refrains, de la dénonciation joyeuse. Avec Black M, c’est l’Afrique qui s’invite au Zénith, avec le « soukouss » congolais, le bassin en translation, la fête comme au pays. Black M est bien un rappeur français.

Dans la déclinaison du « son » Wati B et Sexion d’Assaut, Maître Gims est sorti du maquis le premier, en mars 2013. Son tube J’me tire a entraîné son premier album, Subliminal, au-delà du million d’exemplaires vendus. La victoire est écrasante, il a fallu patienter pour ne pas brouiller les cartes, attendre un an pour Les Yeux plus gros que le monde, de Black M, six mois de plus pour Espace temps, de Maska, le Blanc de l’histoire. Maska, pur produit du 9e arrondissement de Paris avec extension au 18e, vient en scène interpréter Prie pour moi, extrait de son premier opus solo. Maître Gims (Gandhi Djuna, né le 5 mai 1986 à Kinshasa, fils d’un des membres éminents du groupe Viva La Musica de Papa Wemba) fait une brève apparition, en doudoune col fourrure, pour soutenir le « petit », qui est pourtant son alter ego, mais la rumeur dit que Gims a attrapé la grosse tête.

Reprise des classiques de Sexion d’Assaut

Black M a de gros yeux, qu’il roule, dit sa réputation. Il en joue. Il adore Michael Jackson, pratique plutôt bien le « Moon Walk » et rend hommage au chanteur, l’humoriste Kev Adams à son côté. Si la philosophie du Wati B fait des ravages, c’est que les gosses y prennent leur revanche sur les méchants – ceux qui ne croient pas à leurs capacités intellectuelles, et qui, au contraire, pensent que même mettre du sel dans une omelette leur serait impossible au cas où ils prétendraient à un CAP cuisine.

Mme Pavoshko, par exemple, la CPE crétine à qui le jeune rappeur peut désormais opposer sa richesse et sa célébrité. Aux premières mesures de la chanson, le Zénith est en transe. On mesure l’échec de l’Education nationale sur une frange importante de la population à entendre cet hymne de la discrimination scolaire repris par une salle emplie de jeunes – des 12-25 ans –, toutes couleurs confondues. Les plus âgés connaissent par cœur les classiques de Sexion d’Assaut, repris par Black M (Ballader, Disque d’or, Casquette à l’envers, Désolé).

Porté par un deuxième tube, Sur ma route, Black M vient de rééditer son album solo agrémenté de huit titres, dont la facture musicale change et s’enrichit de swing. Ce Monde plus gros que mes yeux propose Je garde le sourire : « Mon public peut pas comprendre j'suis dans l'autodérision /Ce soir j'ai rempli l'une des plus belles salles de Paris/Mais ce soir j'ai perdu un frère, un grand proche dans ma vie /Je n'ai pas le choix, les gens en face attendent beaucoup de moi /Si je baisse les bras quoiqu'il se passe je n'peux m'en prendre qu'à moi /Depuis je garde le sourire /J'me voile la face/ Et ton regard fait que j'envie ta place ».

Black M en concert, le 5 décembre au Zénith d’Amiens, le 12 au Galaxie d’Amnéville, le 19 au Zénith de Pau. blackmesrimes.com/concerts-2

Les Yeux plus gros que le monde et Le Monde plus gros que les yeux, 1 CD Wati B/Jive/Epic/Sony. blackmesrimes.com/albums/black-m-les-yeux-plus-gros-que-le-monde


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/musiques/article/2014/12/05/black-m-au-zenith-face-a-des-jeunes-en-transe_4534842_1654986.html#jh05yVar8E74fxp9.99
 

Hommage.Afrique du Sud : dix citations de Nelson Mandela qui éclairent sa vie

 

Nelson Mandela nous a quittés le 5 décembre 2013. Nelson Mandela nous a quittés le 5 décembre 2013. © AFP

Il y a un an disparaissait le héros de la nation Arc-En-Ciel, Nelson Mandela. Retour sur un destin consacré à la libération du peuple sud-africain à travers dix citations.

1 - "Un individu est un individu à cause des autres individus"

Traduction de l'éthique africaine dans laquelle Mandela été élevé, l'Ubuntu, et qui irradie toute son action dans son travail de reconstruction de l'Afrique du Sud post-apartheid.

>> Lire notre dossier :  Nelson Mandela, l'Africain du XXe siècle

2 - "Mon engagement envers mon peuple s'est fait au détriment de ceux que je connaissais le mieux et que j'aimais le plus"

Dans son autobiographie Un long chemin vers la liberté,  Mandela évoque aussi le gâchis que fut sa vie privée.

3 - "Peut-être l'Histoire a-t-elle voulu que le peuple de notre pays paie ce lourd tribut parce qu'elle nous a légué deux nationalismes qui ont dominé le XXe siècle en Afrique du Sud… Comme ces deux nationalismes revendiquent la même terre, l'affrontement ne pouvait qu'être impitoyable".

Mandela à propos du contexte historique qui a permis l'avènement de l'apartheid en Afrique du Sud.

4 - "Les Africains veulent une juste part de l'Afrique du Sud. Ils veulent la sécurité et un rôle dans la société. Ils veulent le droit de vivre. Quant à moi je me suis voué à cette lutte du peuple africain. Je me suis battu contre la domination blanche et je me suis battu contre la domination noire. J'ai chéri l'idéal d'une société libre et démocratique dans laquelle tous les hommes vivraient en harmonie et avec des chances égales. C'est un idéal que j'espère défendre ma vie durant. Mais s'il le faut, c'est un idéal pour lequel je suis prêt à mourir".

Extrait du discours de Mandela lors du "procès de Rivonia", à Pretoria en octobre 1963, au terme duquel, en juin 1964, il sera condamné à la prison à vie.

5 - "Il aurait été très difficile, sinon impossible, pour un homme seul de résister. Je ne sais pas ce que j'aurais pu faire si j'avais été seul. Mais la plus grande erreur des autorités a été de nous laisser ensemble, car ensemble notre détermination a été renforcée…"

Nelson Mandela à propos de sa détention, dans Un long chemin vers la liberté.

Jeune Afrique

 

 



Eternel et resucée, « Roméo et Juliette » ressuscite dans ‘’Un peuple perdu’’ de la jeune cinéaste guinéenne, Fatoumata Keita

Fatoumata Kéïta, journaliste de son état a bénéficié du soutien de la maison de production Soudou Daardja (maison de la lumière, merci les frères Lumière inventeurs du 7ième art.) Le script est simple, lisible comme celui de tous les grandes œuvres. Dans le chef-d’œuvre de Shakespeare, deux familles qui se déchirent pour une raison presque oubliée, voient leur progéniture s’amouracher. Dans Le Cid de Corneille, Rodrigues qui aimait déjà Chimène se voit obligé de tuer Don Diegue, le père de sa dulcinée qui avait giflé son père. Non sans mille balancements au fil des battements de son cœur : drame cornélien.

Des deux côtés mon mal est infini !

Les films, pièces de théâtres, etc., abondent qui ont repris la thématique, un vrai filon.

Donc Fatoumata Kéïta met face à face les familles, appelons-les Guérédji et Kélétigui, des adversaires politiques représentés par leurs rejetons, Hamid fils du modeste Alséni, un homme « d’en bas ». Amina (interprétée par la réalisatrice Fatoumata Keïta), fille du Gouverneur, un monsieur « d’en haut » et qui eux, au lieu d’être l’un contre l’autre se retrouvent plutôt l’une tout contre l’autre !

On peut imaginer les péripéties, qui déchirent la trame tissée par la ninéaste : ethno stratégies, corruptions et autres mœurs qui ont cours et plombent le changement social et tuent parfois ce qu’il y a de plus noble dans une société : l’amour, pas seulement entre jeunes.

Pour le reste, suspense oblige.

Bon je n’ai pas vu le film, mais dès lors que Fatoumata Keïta relève le défi du « Libérez votre génie » et que Ce que femme veut, cela suffit

D’ailleurs j’ai un drame quasi cornélien, où ranger ce « papier » ? Où est-il le mieux sensé ?

Entre alpha et oméga, en « Culture ».

Bonne toile, bonne étoile, pas seulement sur la Toile !

Wa Salam,

Saïdou Nour Bokoum

www.nouvellerepubliquedeguinee.net

source : aminata.com

Kassé Mady Diabaté, trésor mandingue


Kassé Mady Diabaté, à Paris, le 1er décembre 2014.

Kassé Mady Diabaté porte un boubou en bazin brodé, qui fut blanc dans un passé récent et qu’il a teint en une jolie déclinaison de marron. Il le dit en riant, comme s’il avait organisé la multiplication des pains. Le grand griot malien a des airs malins quand il épie le monde à travers ses lunettes de soleil ; un peu bandit, un peu chasseur quand, pris dans le froid parisien, il laisse crisser sa lourde canadienne de cuir au moindre geste. Mais qu’il ôte ses accessoires, barrages à la timidité, et le voici enfant aux yeux presque effarouchés. Chanter l’unifie.

L’homme noir né en 1949 à Kela, « 106 km de Bamako, 30 km de la Guinée », est un héros du pays mandingue, empire unifié par Soundjata Keita au XIIIe siècle. L’Afrique a bien une histoire, et elle est entière, fluide, évidente, mardi 2 décembre, au Café de la danse où l’on fête le 10e anniversaire de No Format, le label indépendant et respectueux qui vient d’éditer son dernier album Kiriké. Avant son concert, nous rencontrons Kassé Mady Diabaté à la Bastille. Il parle « long », tout en développements, en bambara, une langue qui prend son temps. « Y-a-t-il la paix dans ta famille ? » pour dire bonjour.

Lire aussi : No Format, un label contre la standardisation

Kassé Mady Diabaté, l’humble, le modeste – c’est sa réputation – a son réseau d’admirateurs, tel Soro Solo, journaliste de radio ivoirien, longtemps ambianceur des « maquis » (les bistrots) d’Abidjan, qui produit chaque dimanche à 17 heures avec Vladimir Cagnolari « L’Afrique enchantée » sur France Inter. Dreadlocks et élégance métropolitaine, Soro Solo, un Sénoufo du Nord, nous traduit la parole du djéli, mot qu’il préfère à celui de griot « trop galvaudé, trop connoté ».

« Kiriké est emblématique, c’est d’ores et déjà un classique mandingue, il va durer », analyse Soro Solo. Kassé Mady Diabaté l’a enregistré avec « les petits-neveux », façon de parler des griots comme lui, Ballaké Sissoko à la kora, Lansine Kouyaté au balafon, Makan « Badjé » Tounkara au ngoni, tous formidables de précision émotive en scène. « Ils avaient 12, 13 ans quand ils ont joué dans l’Ensemble instrumental national du Mali, dont Kassé Mady a été l’un des grands chanteurs. A chaque fois qu’ils venaient à Bamako lui rendre visite, ils jouaient ensemble dans sa cour en s’amusant, ils se comprennent à demi-mot », poursuit Soro Solo. Kassé Mady se pensait en fin de carrière. Il est venu à Kiriké, dit-il dans un demi-sourire, « sur la pointe des pieds, sur le sable. Mon espoir international, je l’avais mis sur mon album Fodé, il y a vingt-cinq ans, mais cela n’avait pas marché ». Dilettante apaisé, il donne des concerts magnifiques, du miel et de la terre brute.

« Sa modestie, son humilité »

Arrivé en France en 1989 à la demande « du frère noir », néanmoins arnaqueur, le Sénégalais Ibrahima Sylla (1956-2013), Kassé Mady Diabaté signe un contrat avec Syllart Productions. Il le montre à une journaliste de Libération venue l’interviewer, Hélène Lee, et « la sœur blanche », par ailleurs spécialiste mondiale du reggae et ex-compagne du chanteur ivoirien Alpha Blondy, lui conseille de le déchirer derechef. « Voilà, voilà… », résume le chanteur, qui, pris dans les filets africains, publie cependant un album « World » électrique, Fodé. Sans succès, le monde extérieur n’ayant alors d’oreilles que pour Soro, de l’albinos et noble malien Salif Keita.

En 1989, la BBC réalise une série de documentaires musicaux, Under African Skies. Lucy Duran, aujourd’hui professeur de musique à la School of Oriental and African Studies de l’Université de Londres, choisit de suivre Kassé Mady : « J’adorais sa voix, et sa modestie, son humilité. » L’époque est propice. « Nous avions de l’argent pour le film, deux caméras, six assistants. » Elle veut alors, dit-elle, mesurer la distance entre les deux mondes. A Paris, Kassé Mady habite dans un hôtel du 18e arrondissement, tenu par « une noble de Kela qui le protégeait. Mais il ne parlait pas français, la vie était très difficile, il n’est pas allé à l’école, il est autodidacte. A Paris, il était comme un poisson hors de l’eau. Il ne comprenait pas le business de la musique. Il ne savait pas réclamer des royalties, alors qu’il était très célèbre au Mali depuis 1975. Quand il est rentré à Kela après avoir enregistré Fodé, c’était un héros ! Ce décalage était extrêmement touchant. »

Kassé Mady est un trésor, selon Soro Solo. D’abord parce qu’il est « une grande voix des années glorieuses de la création malienne », scandée dans les années 1970 par les biennales culturelles consacrées à « l’authenticité », irriguée par ses formations régionales, tel l’Orchestre de Mopti, ou ses ensembles nationaux, dont le Badema National, fondé sous le nom de La Maravillas de Mali par des étudiants maliens expédiés à Cuba. Et puis, Kassé Mady est précieux parce qu’il incarne le « djélia », dans sa forme la plus pure, celle de la famille des Diabaté, griots par la naissance. Le djéli porte la parole. C’est un artiste de cour, protégé des nobles, qu’il conseille sans peur. Craint, il est tout autant méprisé, puisque d’une caste inférieure.

« Kassé Mady vient de Kela, ville source et gardienne du répertoire mandingue. Il a une voix universelle, quand beaucoup de griots crient d’une voix nasale, explique Lucy Duran. Je suis pessimiste, la world music a généré le griot spectacle, qui raccourcit ses chants pour entrer dans les formats radio. Alors que l’essence même du griotisme est le texte, les mots du conseil, avec ses métaphores, sa philosophie, sa sagesse, délivrées en tête-à-tête. »

Récupérer les impayés

Kassé Mady Diabaté ne fait pas de concession, il ne la ramène pas non plus. Lucy Duran a continué à le suivre, à l’entraîner vers d’autres horizons. « Nous avons monté en 1993 Songhai 2, avec le groupe de flamenco Ketana de Madrid, il a chanté comme un ange. » En 1999, il a enregistré Kulanjan, avec Toumani Diabaté et Taj Mahal (Hannibal Records), que le président américain Barak Obama place au rang de ses albums de chevet. Kassé Mady n’est jamais crédité pour ses compositions.

Depuis quelques mois, Violet Diallo, une Anglaise forte en affaires mariée à un Malien, tente de récupérer les impayés, dans le monde entier, mais aussi auprès du BMDA, la société de droits d’auteurs locale. « Dans le djelia, il n’y a ni contrat ni droits, dit Kassé Mady Diabaté. Pour comprendre, il aurait fallu être dans l’éducation des Blancs. Mais il y a un fossé. Mes parents m’ont appris à être utile à la société, pas à devenir riche. »

D’une étrange liberté, suavement méfiant, Kassé Mady raconte : « A l’âge de raison, à 7 ans, j’étais le seul garçon de la famille, les autres étaient partis déjà. Je gardais les bœufs, les moutons, j’allais aux champs, je chantonnais ce que ma famille chantait. J’avais la voix de mon grand-père paternel, Bintou Fama, un djéli très connu, autant que ma tante Siramory Diabaté. Au début, je ne voulais pas être djéli, mais je représentais le retour de mon grand-père, c’était la lignée. On m’a encadré. » Lui accompagne Awa, l’une de ses filles, excellente chanteuse, entendue avec Toumani Diabaté et travaillant actuellement avec le Kronos Quartet.

De source officieuse, le chanteur aurait dix-neuf enfants et quatre épouses. En cette fin novembre, il revient d’un premier pèlerinage à La Mecque. Il est « hadj ». Il a fait sept fois le tour de la pierre noire de la Kaaba en récitant ses vœux de paix et de santé, pour lui, les siens, et son pays, déchiré non pas par l’islam, mais par ceux « qui vivent dans une grande ignorance de la vie du Prophète, qui aimait la musique. Ils disent qu’un Hadj ne peut plus chanter. Je ne vois pas où est le sacrilège. »

Le sacrilège, ce fut celui commis au nouvel an 2004. Kassé Mady Diabaté a donné un concert à Bamako. Il rentre en moto, cachet en poche. Des bandits ont tendu un fil en travers de la rue. Il chute. Ils le dépouillent. Ils le laissent pour mort. A la voix, succède le silence ; au savoir, la désorientation. Lentement, il a guéri.